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02/10/2014

Les mirages de la croissance africaine, par Théophile Kouamouo [publié dans L'Humanité Dimanche]

Si l'on s'en tient aux chiffres, le continent le plus pauvre au monde connaîtrait un relèvement économique prodigieux. Mais une Commission spécialisée de l'ONU pointe du doigt un modèle fragile : industrialisation en berne, chômage persistant et investissements mal orientés. A rebours des recettes néolibérales, elle propose une plus forte intervention des États.

 

 

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25/04/2013

Eugène Nyambal, un Camerounais courageux

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Viré par le FMI après avoir dénoncé, en interne, une entente crapuleuse entre le gouvernement de Biya et le FMI de Strauss-Kahn (lié à Biya à travers Stéphane Fouks d'Euro RSCG) dans une belle affaire de corruption, Eugène Nyambal porte plainte aux Etats-Unis pour faire éclater le scandale. Fanny Pigeaud raconte l'affaire sur Mediapart. COURAGE BRO' 

http://www.mediapart.fr/journal/international/240413/le-f...

02/07/2010

Guillaume Liby, un banquier engagé

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Enfant de Guibéroua parti aux Etats-Unis pour terminer ses études supérieures, Guillaume Liby est aujourd’hui directeur général de la United Bank of Africa Côte d’Ivoire. Une banque qu’il a réussi à développer sur tout le territoire en moins d’un an. Son ambition ? Donner une très forte impulsion au secteur bancaire de la Côte d’Ivoire.

Pour lire la suite dans Côte d'Ivoire Economie, cliquer ici.

02/04/2010

Selon Newsweek, l'Afrique devient "la nouvelle Asie" au point de vue économique

J'ai lu avec intérêt cet article de Newsweek dont la thèse est que l'Afrique est un des nouveaux moteurs de la croissance mondiale et il m'a interpellé. Je l'ai traduit (bien entendu le travail est loin d'être parfait) pour que nous puissions en discuter tous.

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16/04/2009

Respecter les idées et la valeur des autres*

C’est le type d’histoires que l’on a tellement entendu qu’elle ne surprend plus. Un patron de start-up ou un chercheur, qui a développé une nouvelle idée ou un concept révolutionnaire, prend rendez-vous avec le directeur d’un département d’une multinationale ou avec un banquier. Il désire obtenir un partenariat « win-win » ou un financement. Se rendant compte du potentiel de la vision de son interlocuteur, et après avoir pris la peine de collecter le maximum d’informations sur le projet, le directeur de département ou le banquier l’éconduit avec mépris… et se précipite pour appeler deux ou trois amis, afin de récupérer à son propre compte, à l’aide d’une société-écran, l’idée dont il a ridiculisé le concepteur.
Si à chaque fois que ce type de scénario se produisait sous nos cieux, les victimes allaient faire valoir leur bon droit en justice, les tribunaux crouleraient sous les dossiers. Pourquoi notre culture des affaires contemporaine considère-t-elle donc l’idée comme une sorte de chose vide de valeur, qu’il est de bonne guerre de « piquer » sans états d’âme ? Au-delà de la dimension morale, ce genre de plagiat, qui se confond souvent avec du délit d’initié et de l’abus de position dominante, a des conséquences économiques claires, en ce qu’il entrave les voies de l’innovation et retardent l’évolution et la maturation de nos marchés.

Les « voleurs d’idées » sont très rarement géniaux. Ils ne sont guère habités par le projet qu’ils portent, mais recherchent en général de l’argent facile étant donné qu’ils se débrouillent souvent pour être à la fois les clients et les vendeurs. L’aventure de l’entreprise ne les fait pas forcément vibrer. Ils n’ont pas toujours de la suite dans les idées et ne sauront pas faire évoluer des concepts dont ils ne sont pas accoucheurs.
C’est parce qu’ils le savent que les Occidentaux ont créé, en plus des banques, des entreprises spécialisées dans l’accompagnement des porteurs de projets novateurs. Les fonds de capital-risque (« venture capital »), par exemple, appuient les entreprises en phase d’amorçage ou qui ont besoin de fonds pour financer leur développement. De nombreuses innovations, dans le monde riche, voient le jour grâce aux « business angels ». Le « business angel » est une personne physique dont la particularité est, selon l’encyclopédie libre Wikipédia, d’investir une part de son patrimoine « dans une entreprise innovante à potentiel et qui, en plus de son argent, met gratuitement à disposition de l’entrepreneur, ses compétences, son expérience, ses réseaux relationnels et une partie de son temps ».

Une société où les détenteurs de positions sociales oppriment les détenteurs d’idées, qui privilégie donc le fait accompli et la rente au détriment de la découverte et du risque est une société sclérosée. On ne peut pas développer un pays sans croire de manière passionnelle à l’Homme et à son potentiel.

Plus profondément, nous devons en finir avec un schéma social fondé sur les obstacles et les embûches et choisir un modèle de société ouverte. Pourquoi avons-nous tant de mal, en entreprise, à laisser circuler l’information, à donner leur chance aux plus jeunes, à ouvrir le système ? Il ne faudrait pas que les cadres du secteur privé qui se trouvent à des postes de responsabilité, singent les attitudes négatives d’un leadership politique qu’ils sont pourtant prompts à critiquer vertement.

* Cet article est l'éditorial du numéro 8 d'Objectifs Hebdo.

25/10/2008

Pendant qu'on parle du cacao, on oublie le palmier à huile

palmier-huile1.jpgSaviez-vous que la Côte d'Ivoire est un des rares pays africains à posséder une filière palmier à huile "intégrée", c'est-à-dire où les planteurs locaux fournissent aux industriels locaux les régimes à partir desquels se fabrique l'huile alimentaire que nous consommons ? C'est un ami qui est au coeur de cette filière bien particulière qui a attiré mon attention sur cet heureux particularisme.
Un particularisme menacé par les cours mondiaux qui, après être monté un peu follement il y a quelques mois - au moment de la flambée des prix généralisée portée par le cours du baril de pétrole - sont désormais franchement à la baisse par rapport à cette période mais d'une extrême volatilité. Il y a peu, le gouvernement avait exhorté producteurs et industriels à bloquer les prix et à ne pas répercuter les flambées observées à Sumatra, en Indonésie - c'est là-bas que se calcule le cours du palmier à huile au quotidien. Le principe d'un cours national trimestriel et concerté avait été adopté.
La réalité a changé. Désormais, les prix se caractérisent surtout par de très grosses fluctuations. Les industriels veulent revoir le principe acquis il y a quelques mois et opter pour un prix négocié chaque mois, histoire de ne pas créer des distorsions trop en contradiction avec l'état du marché. Les agriculteurs sont divisés : certains jouent sur le long terme, et préfèrent "accompagner" les industriels de qui dépend leur prospérité, tandis que d'autres veulent à présent profiter d'une règle qui a pu les pénaliser quand le cours mondial frôlait les sommets.
Mon ami me dit que ce conflit peu médiatisé menace la filière "intégrée" à l'ivoirienne, notamment à un moment où les produits d'Asie, souvent plus compétitifs, viennent "casser" notre industrie - l'exemple d'Uniwax fragilisé par la contrefaçon chinoise est célèbre...
Tout ce que le consommateur que je suis peut demander aux deux parties, c'est d'y aller "mollo" pour préserver des prix acceptables, des bouteilles "made in Côte d'Ivoire" suffisantes pour tout le pays, voire pour la région ouest-africaine (déficitaire), et les nombreux emplois fournis par le secteur des oléagineux.