13.10.2011
Comment gagner (un peu) d'argent avec votre blog sur Ivoire-Blog
Dans deux mois, la plateforme de blogs Ivoire-Blog aura quatre ans. Aujourd'hui, c'est quoi Ivoire-Blog ? Plus d'une centaine de blogs régulièrement mis à jour. Plus de 300 000 visites par mois. Près de 600 000 pages vues par mois. Une forte communauté d'internautes actifs, souvent présents sur les réseaux sociaux, et qui diffusent... Un très bon référencement naturel sans aucun artifice, qui fait "monter" vos posts très vite dans les moteurs de recherche.
Vous avez donc de bonnes raisons de bloguer sur Ivoire-Blog. Beaucoup de blogueurs passionnés se découragent parce qu'ils s'interrogent sur le sens de leur effort. Le blogging est gourmand en temps passé sur Internet et ne rapporterait pas. On peut aussi publier sur les réseaux sociaux et se trouver vite une "audience".
Mais un blog n'est pas un groupe Facebook qui n'est ouvert qu'aux membres du groupe, qui dépend du bon vouloir des administrateurs du réseau social. Un blog, c'est plus que cela. Et son contenu vous appartient. De plus, si vous avez un "angle" intéressant, vous pourrez très vite fidéliser une audience et gagner (un peu) d'argent.
Pour payer ses frais techniques qui lui permettent d'être assez stable, la plateforme Ivoire-Blog a placé quelques espaces de publicité sur l'ensemble des blogs. Mais chaque blogueur a le loisir de placer ses propres espaces de publicité, en utilisant Google Adsense, Africawin ou d'autres régies. De nombreux blogueurs sur Ivoire-Blog le font déjà.
Un blog, c'est un contenu original, un service rendu. Ainsi, le blog boulorapide a choisi de compiler des offres d'emploi, le blog des NTIC aide les mobinautes à débloquer leur téléphone, souvent importé, le blog E-learning recense les bourses à l'étranger, opportunités d'études à distance, etc... Ils sont spécialisés, apportent un vrai plus, et sont du coup plus intéressants pour les régies pub.
Je pense que les blogs d'information communautaire, de proximité, sont un bon créneau et sont encore trop peu nombreux. Il y en a quelques-uns comme Echos du Zanzan, le blog de Tiobli. Ils sont un bon créneau parce que s'ils "prennent", leur promoteur peut toujours diffuser des publi-reportages, des annonces sponsorisées liées à la zone qu'il "couvre", etc.
Vous pouvez aussi créer un blog lié à votre communauté religieuse, au sport que vous pratiquez, à votre passion, et mobiliser des partenariats.
Les "vendeurs", artistes et autres personnes ayant un besoin d'exposition peuvent aussi créer un blog sur la plateforme Ivoire-Blog, la plus visitée en Côte d'Ivoire, pour entrer en contact avec leur public, leur audience, et transformer ces contacts en opportunités d'affaires.
03:03 Publié dans Technoposts | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
21.09.2011
Africa Web Summit : voici le texte de base de ma présentation
Le thème c'était "médias en ligne en Afrique : le défi des contenus en l'absence de modèle économique viable".
Connaissez-vous beaucoup de blogs culinaires tenus par des Africains vivant en Afrique ? Avez-vous souvent surfé sur des plateformes qui centralisent toute l’information administrative disponible sur le Congo, la Côte d’Ivoire ou le Cameroun ? La presse régionale de votre pays profite-t-elle de l’espace illimité qu’est Internet pour toucher un public au sein de la diaspora souvent si attaché à son terroir ? Plus grave : combien de sites de quotidiens nationaux en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Cameroun, réussissent-ils vraiment à avoir sur Internet une audience comparable à leur audience offline ? Très peu, en réalité.
Le web d’Afrique francophone que je connais bien est pauvre, très pauvre en contenus. Je l’assimile à une salle de bains où il y a peu d’eau mais beaucoup de récipients. Un peu paradoxal, n’est-ce pas ? Les seuls sites médias qui ont réussi à s’en sortir assez rapidement sur les marchés qui nous intéressent sont les agrégateurs nationaux d’information. Comme abidjan.net, cameroon-info.net, seneweb.com, etc… Ils ont souvent été créés par des étudiants finissant leur formation en Amérique du Nord ou en Europe, qui ont très vite été déniaisés en ce qui concerne les technologies de publication en ligne – CMS, Google Adsense, etc… Ces portails se caractérisent jusqu’à présent par le fait qu’ils ne produisent pas de contenu, mais agrègent ceux des médias existants, sans rediriger vers leur site (comme le fait par exemple Yahoo Actualités), sans de vrais reversements publicitaires… et très souvent sans autorisation pendant longtemps. On a donc créé une sorte de chaîne de la valeur où les producteurs de contenus amateurs et professionnels les produisaient juste pour une visibilité qu’ils ne parvenaient pas à monétiser. C’est, à mon avis, la principale source du déséquilibre et du manque de diversité des contenus afro-orientés en français sur la Toile.
A quoi bon investir dans le contenu si des gens qui ne dévissent pas de leur ordinateur vous le volent impunément ? J’ai plusieurs fois piqué des colères un peu démesurées à la lecture d’articles du quotidien que j’ai fondé à Abidjan, Le Nouveau Courrier, mis en ligne avant que nous l’ayons décidé (les «metteurs en ligne» s’étaient procurés le journal papier ou le PDF). Des articles souvent rédigés après avoir fait des centaines de kilomètres dans le cadre de reportages ou après avoir consacré plusieurs jours et des ressources financières à des enquêtes. Et Google n’est pas toujours très juste. Les fraudeurs sont souvent mieux référencés que les honnêtes gens… (rires).
Bien entendu, la question de l’absence de modèle économique ne saurait se résumer au non-respect du droit d’auteur et de la nétiquette dans notre sphère d’action. Si ce n’était que ça, ce serait simple, finalement. C’est tout un écosystème cohérent économiquement qu’il faut créer. Il faut le créer parce que l’Afrique subsaharienne se distingue encore radicalement du reste du monde dans sa manière de consommer. Or, c’est bien parce que des internautes finissent pas payer quelque chose sur Internet ou grâce à Internet que la web economy se développe dans le monde. En dehors de la performance, point de salut. Sur le web, les sites qui vendent paient ceux qui jouissent d’un fort trafic dans l’espoir d’améliorer leur visibilité donc leurs ventes.
Or nous sommes en face de gros obstacles. L’Afrique n’achète pas sur Internet. Peut-être est-ce pour cette raison que Google, Facebook et les autres mastodontes ne s’intéressent pas encore sérieusement au continent. Pendant de nombreuses années, Google a même « retenu » les gains des webmasters africains sur sa plateforme Adsense, malgré une campagne en ligne virulente… Paypal a blacklisté un certain nombre de pays africains, dont le Cameroun et la Côte d’Ivoire. MTN, Orange et les autres opérateurs de téléphonie mobile ayant créé des produits de « mobile money » ne sont pas pressés d’ouvrir leurs plateformes en fournissant leurs API. Le taux de bancarisation est de moins de 10% en Afrique, du coup on ne peut pas encore concrétiser un achat sur Internet.
La planète est incomplète… Le SIXIEME JOUR du web en Afrique est toujours attendu. Nous sommes le dimanche, jour du Seigneur, et je parle du sixième jour en référence à Dieu qui, selon la Bible, a fait le monde en six jours. Et c’est le sixième jour que l’acte le plus important de la Création a été posé. Le sixième jour a donc été LE jour, le départ des choses sérieuses, d’un mouvement, d’une grande aventure. En tout cas, vu d’un œil humain – ce n’est sans doute pas l’avis des baleines que nous massacrons… ;)
Une question se pose alors : à quand le SIXIEME JOUR du web africain ? Faut-il attendre que l’Afrique se normalise dans ses modes de consommation, que Google et Facebook s’intéressent à elle et structurent son marché web pour avoir de vrais modèles économiques pour les médias en ligne ?
Je crois que non. Au départ, il nous faut des plateformes structurantes ambitieuses aux niveaux national et surtout régional. De telles plateformes nationales, régionales, qui seraient au départ des grosses PME à fort potentiel, pourraient être finalement rachetées par les plus grands groupes, si elles le désirent, au moment où le marché arrivera à maturité.
Où en est-on en ce moment ? D’emblée, je me rends compte qu’il y a peu de vraies régies web vraiment représentées sur le terrain et agressives sur les différents marchés africains. Pourtant, le web est aujourd’hui dans de nombreux pays un média plus puissant que la presse écrite, qui réussit, elle, à vendre des espaces pub. Le web s’adapte à tous les budgets, y compris ceux de la toute petite entreprise (TPE).
Le web africain gagnerait à mieux exploiter, par exemple, une tendance qui se retrouve même en Occident, où le SIXIEME s’est levé depuis belle lurette. C’est le online/offline. La décision d’achat, on la prend en ligne, mais au final on va dans une boutique pour acquérir le bien ou se faire délivrer le service. Aux Etats-Unis, dans le domaine de la publicité à la performance, il y a ce qu’on appelle le coût par appel. L’annonceur paie sa régie en fonction des appels de prospects qu’elle a pu générer.
L’absence d’outils locaux de paiement en ligne n’est donc pas insurmontable. L’existence de vraies régies efficaces et locales, enrichira forcément les contenus. S’il y a 10 000 annonceurs dans un pays comme la Côte d’Ivoire investissant chacun 100 000 F par an sur le web, ça fait un marché d’1 milliard de FCFA par an pour ce segment-là. Pas assez pour intéresser Google, mais assez pour intéresser de grosses PME qui misent sur l’avenir !
Cette manne nouvelle serait un vrai enjeu pour les créateurs de contenu qui se bousculeraient pour la capter en proposant aux internautes des contenus à même d’attirer une audience ciblée et fidèle, qui représenterait une clientèle pour la nuée de petits annonceurs désormais présents sur Internet.
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02:24 Publié dans Technoposts | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Africa Web Summit : ce que je retiens de deux journées-marathon
Je reviens tout juste de Brazzaville, où j'ai participé, avec plusieurs "figures" du web africain et francophone, à l'Africa Web Summit, organisé par l'entrepreneur congolais Vérone Mankou. En quelques phrases, ce que j'ai retenu des riches échanges de ces deux journées.
Premièrement, bien entendu, j'ai touché la tablette de Vérone, la "VMK Tablet", autour de laquelle de grandes joutes oratoires s'organisent. Alors, est-elle une tablette africaine ou une tablette chinoise ? Le débat est un peu biaisé. Toutes les grandes marques fabriquent leurs terminaux en Asie, y compris les plus prestigieuses des "majors" américaines. Ce sont les applications et services que Vérone proposera qui diront si, oui ou non, sa tablette est centrée sur son pays et sur l'Afrique. En tout cas, la page "index" que j'ai déjà vue semble indiquer que l'entrepreneur valorisera les contenus locaux, notamment tout ce qui est "outils de guidage" (bars, administrations, etc...). Et je pense que des terminaux pensés d'abord pour les marchés africains accoucheront forcément de démarches plus ciblées et plus riches. Quant aux applications conçues pour un public dont la qualité de connexion n'est toujours pas évidente, on ne peut que diriger nos regards vers les "Labs" et les développeurs du continent.
Deuxièmement, j'ai tendu l'oreille quand le Nigérian Loy Okezie a parlé d'un smartphone Android (Ideos) qui est en train d'arriver sur le marché africain et qui coûtera 100 dollars (c'est-à-dire 50 000 FCFA). Il me semble que c'est une grande nouvelle annonciatrice de l'aube d'une démocratisation du data et de l'Internet mobile sur le continent. Votre grand-tante institutrice à Agboville ou à Bangangté aura bientôt un smartphone. Quels services lui proposerez-vous ?
Troisièmement, je me suis lourdement interrogé sur l'absence de vision des gouvernants africains quant à la révolution numérique. Là où ils devraient sentir qu'il ne s'agit pas que d'un nouveau marché mais bel et bien du nouveau monde. J'ai écouté avec passion Joël Nlepe parler de l'ouverture des données publiques et de la valeur ajoutée qu'elle pourrait "libérer" et Isabelle Gross de Balancing Act Africa parler de ce qu'il faudrait faire pour tirer le mieux profit de l'après-fibre optique. Mais qui les entend ? Qui est pressé de traduire en vision globale ces conseils avisés ? Petit exemple : malgré ses ressources pétrolières, le Congo a traîné pour se raccorder à la fibre optique, qui ne sera disponible que mi-2012. D'ici là, ce sont les très coûteux moyens satellitaires qui fournissent un débit de piètre qualité.
02:05 Publié dans Technoposts | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
01.10.2010
Ecosystème du web en Afrique : le post salutaire de Mohamed Diaby
J'ai lu avec beaucoup d'intérêt un post d'un de mes blogueurs préférés. Mohamed Diaby, consultant marketing mobile et innovation. Il cite ses "dix propositions clés pour le mobile en Afrique". Et elles sont toutes très pertinentes. Malheureusement, nous sommes dans un contexte où l'innovation ne "challenge" pas assez les cadres bossant dans la téléphonie mobile sous nos cieux, qui en réalité ne font qu'adopter, un peu par suivisme, des applis qui sont en général pensées en Asie pour des Asiatiques. Ou, pire, en Occident pour des Occidentaux. Je choisis deux propositions qui m'ont particulièrement inspiré.
La proposition 2 : L’Internet mobile en Afrique, c’est fournir l’accès à Internet sur les téléphones mobiles. Mais c’est aussi rendre accessible informations et contenus du Web directement sur le mobile sans nécessairement avoir besoin de recourir à une Connexion Internet. Je pense par exemple à des initiatives qui permettent d’embarquer du contenu Web dans des cartes memoires et ainsi les rendre disponibles offline. J’en parlais déjà dans un article précédent où je disais que le Web en Afrique est offline. (Mon commentaire : Merveilleuse idée notamment pour les encyclopédies, les tutoriels voire les médias, mais il faudrait un bon circuit de distribution et de promo).
La proposition 4 : L’Afrique a besoin de produire plus de contenu local, surtout via les téléphones mobiles si on tient compte du taux de pénétration très fort du mobile comparé aux ordinateurs. Pour celà, il faut mettre en place plus de plateformes permettant de produire et publier du contenu local via le mobile.Il faut favoriser l’essor des Mobile blogs, Mobile photoblogs et autres plateformes de questions réponses, petites annonces et services aux particuliers. (Mon commentaire : Les plateformes de mise en relation de particuliers ont un potentiel qu'on n'imagine pas).
La proposition 5 : Le Mobile Health en Afrique, ce n’est pas uniquement de la télémédecine. C’est aussi un accès facile et rapide à des informations fiables et de qualité dans l’environnement de la santé et des soins. Les services géolocalisés tels les pharmacies de garde, les centres de soins les plus proches, etc ou la diffusion de conseils utiles en cas d’urgences devraient se vulgariser et être accessibles au citoyen lambda via le mobile. (Mon commentaire : les services géolocalisés de manière générale peuvent être utilisés, y compris pour trouver un vulcanisateur, un blanchisseur, un resto, etc... Pas besoin d'applis compliquées en plus).
Maintenant, je pose une question. Où sont les espaces où créateurs de contenus, développeurs, marketeurs et opérateurs doivent se retrouver pour défricher l'avenir ? Et si le problème était les opérateurs, trop contents de gagner facilement leur vie pour aller plus loin ?
Et je vous envoie vers le post complet de Mohamed. Cliquez ici.
02:20 Publié dans Technoposts | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
01.05.2010
CIE/Délestage : l'exemple parfait de la mauvaise communication en ligne
La Côte d'Ivoire vit à l'heure du délestage électrique, une vraie plaie pour la compétitivité des entreprises et des travailleurs indépendants. Vous quittez Yopougon pour venir au bureau aux Deux-Plateaux et paf ! votre journée est complètement gâchée par huit heures de délestage sec qui semblent vous tomber dessus comme une imprévisible fatalité.
Et pourtant ! Les ingénieurs de la CIE ont créé une belle application qui nous informe du plan de délestage arrêté chaque semaine, et ce de manière très intelligence. Cliquez ici pour la voir.
Cela ne change rien au fond de l'affaire, mais il est possible de savoir deux ou trois jours à l'avance quel jour et à quelle heure vous manquerez d'électricité. Cela peut vous permettre de vous "arranger". Décider de faire un tour avant de rentrer à la maison. Choisir de rester chez soi travailler le jour où la fée Electricité désertera votre zone de travail. Quand on est une structure industrielle, renforcer les efforts de production la veille et le lendemain des jours de délestage.
Le problème est que cette application de la CIE est très peu connue. Elle existe, mais combien d'entre nous la consultent au quotidien ? Nous n'avons pas été mis au courant. Aucune campagne de communication digitale digne de ce nom n'a été lancée. Pas de compte Twitter, pas de compte Facebook pour cette application essentielle. Aucune campagne télé. Les radios FM de proximité, très adaptées à un type de communication très ciblée, ne sont pas mises dans le coup. Pas de bannières ou de widgets sur les principaux portails d'information. La Commission électorale indépendante (CEI) a été mieux inspirée quand il a fallu communiquer sur la possibilité pour chaque citoyen de vérifier sa présence sur la liste électorale grâce au web.
Moralité. Il ne suffit pas de créer une application pertinente pour qu'elle serve au grand public, dans la forêt qu'est le web. Il faut le faire savoir, communiquer, s'exprimer, avoir une forte visibilité dans les principaux lieux de trafic (forums, réseaux sociaux, portails d'info, blogs, etc).
22:55 Publié dans Technoposts | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : cie, délestage, côte d'ivoire, communication, internet, web
Abandonner Facebook ?
A la lecture d'un article publié par le site owni.fr, je me pose franchement la question. Cet article nous propose d'abandonner Facebook, parce qu'il est devenu un danger pour notre vie privée. "La puissance de Facebook repose sur le fait que vous l’utilisez. Abandonnez-le, détruisons-le, et, un nouveau système émergera, meilleur. N’oublions pas qu’il y a quatre ans, ce site n’était encore qu’un petit réseau d’universitaires américains", écrit Hugo Roy.
C'est le nouveau Facebook récemment présenté à la conférence F8 par Mark Zuckerberg himself qui lui a vraiment fait peur.
"Facebook devient la pieuvre hyper-tentaculaire du Web: avec son nouveau système d’authentification et sa nouvelle fonction de recommandation, vous serez connectés à facebook à chaque fois que vous allez sur un site lié. Vous êtes peut-être familiers avec la notion de cookies, ces fichiers qui permettent de vous identifier et d’y associer des informations, vous comprenez à quel point Facebook est sur le point de mettre en place un système de « cookies » bien plus performant et bien plus invasif.
Les sites que vous visitez en sauront beaucoup plus sur vous (même si vous n’avez pas accordé à ces sites l’accès à vos informations, il suffit de les avoir données à Facebook) car vous serez automatiquement identifié via votre identité Facebook, qui devient ainsi le point de contrôle de toute votre identité virtuelle. Parallèlement, vos actions sur ces sites sont envoyées à Facebook pour alimenter les données vous concernant et donc améliorer votre profilage. De même, le peu de contrôle que vous aviez sur les applications Facebook vient d’être encore diminué."
Pour lire l'article en entier, cliquez ici.
22:31 Publié dans Technoposts | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
13.02.2010
Les cyberescrocs peuvent nuire à votre réputation
des mails en se faisant passer pour des héritiers de présidents déchus qui cherchent à faire sortir leur argent du pays où ils se trouvent. Désormais, ils se font passer pour des personnes existantes, connues, qui veulent effectuer le même type d'opérations. Il y a quelques jours, je reçois un mail prétendument envoyé par Hermann Yaméogo, figure de proue de l'opposition burkinabé à partir - tout de même :) - de l'adresse barro.ali@live.fr. Son contenu :
"CHER AMI
Excusez-moi pour avoir aucune correspondance officielle avant ce message,mon nom est M. HERMANN YAMEOGO, Président de l'UNDD au Burkina Faso, Afrique de l'Ouest. J'ai besoin de votre aide pour transférer la somme de 21,6 millions $ US de mon compte ici au Burkina Faso pour l'un de vos compte à l'étranger pour les investissements. Été un citoyen de ce pays, il est permet pas pour moi de transférer audience à l'ètranger .je attend votre reponse pour vous des détails sur la manière dont le transfert sera exécuté et aussi noter que vous aurez 10% du montant total après le transfert. merci"
Le français est franchement approximatif, un oeil averti flaire l'arnaque à plein nez, mais tout le monde n'est pas averti. Ayant déjà interviewé Hermann Yaméogo et connaissant sa vraie adresse, je lui envoie un mail pour l'avertir de cette utilisation abusive de son identité. Il m'a répondu ceci.
18:41 Publié dans Technoposts | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cyberescrocs, hermann yaméogo, réputation en ligne, côte d'ivoire, burkina faso, undd
05.12.2009
La gratuité en ligne, un modèle d'affaires pour tous ?

Jeff Jarvis nous apprend par exemple que la publicité classique n'est plus la seule méthode pertinente pour parler à ses clients. Il n'y a plus un émetteur - l'entreprise désirant communiquer - s'adressant à un récepteur - le consommateur muet, dont le seul pouvoir est de décider d'acheter ou pas... et encore ! Il y a un vendeur qui a la parole et des probables acheteurs qui, grâce à Internet, ont eux aussi la parole, et peuvent se mettre en réseau pour féliciter l'entreprise dont ils ont apprécié le service... ou la descendre en flammes !
Cette leçon de Jarvis, beaucoup de services marketing et communication en Afrique subsaharienne francophone (celle que je connais bien) ne l'ont pas encore comprise. Les grandes compagnies n'ont pas de blogs réactifs pour dialoguer avec leurs clients. Au Cameroun, au moment où je vous parle, alors qu'une guerre de l'internet a lieu, la compagnie Ringo, qui a le vent en poupe, ne publie pas son débit déclaré ni le prix de son offre illimitée sur son site. Le site Internet d'Orange Cameroun ne fonctionne pas depuis des semaines, donc ses offres ne sont pas disponibles en ligne. Combien d'entreprises utilisent les réseaux sociaux pour gérer (à moindre coût) leur service clientèle ? Or, les marchés sont des conversations, nous apprend Jeff Jarvis. A quoi sert-il de dépenser des sommes folles en panneaux urbains alors que, lorsque vous "googlise", votre nom est "gâté" ?
J'ai aussi beaucoup apprécié le conseil de Jarvis qui nous demande de "penser plateforme". Google est devenu Google non pas en étant éditeur de services ou de contenus, mais créateur de plateformes permettant à d'autres d'améliorer leur expérience utilisateur, de mieux créer ou découvrir des contenus, de faciliter leur vie quotidienne, voire de mieux organiser leur entreprise. De quelles types de plateformes spécifiques avons-nous besoin à Abidjan, en Côte d'Ivoire, en Afrique subsaharienne ? Le débat est lancé.
Il n'empêche que j'ai tiqué face à ce que je considère comme le "fanatisme de la gratuité" qui anime Jarvis. La gratuité est un modèle d'affaires, d'accord. Mais comment financer cette gratuité ? Des fois, j'ai l'impression que la gratuité est l'arme fatale des pays comme les Etats-Unis, dont les "venture capitalists" et les fonds d'investissement. Sans ces ressources quasiment illimitées, Facebook aurait-il aujourd'hui 350 millions d'inscrits ? Twitter, qui ne rapporte encore rien mais qui gagne des utilisateurs en attendant de les monétiser, repose sur ce modèle qui n'existe pas encore sous nos contrées.
Aura-t-on alors de grosses plateformes gratuites au rayonnement mondial, et rien d'autre en face ? La gratuité intégrale et érigée au rang de religion marche pour les produits et services grand public (et grand public sur le web, ça signifie des millions et des millions). Si l'on rapporte ce débat au cas pratique des contenus d'information, qui est mon métier, comment financer une information qui intéresse quelques milliers de personnes seulement ? Ne courons-nous pas le risque de ne voir survivre, sur l'info africaine, que de l'info subventionnée, du style RFI, BBC ou les médias d'Etat africains, souvent bien obtus ? Le débat est ouvert, et il a quelque chose à voir avec celui de la citoyenneté.
13:49 Publié dans Technoposts | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : jeff jarvis, la méthode google, gratuité sur internet, penser plateforme, les marchés sont des conversations, web africain
24.02.2009
Gmail : la grosse panne
Avez-vous remarqué que pendant plusieurs dizaines de minutes au moins aujourd'hui, il était impossible d'entrer dans le service de messagerie de Google, Gmail, et dans les services de messagerie utilisant le logiciel Gmail en marque blanche ?
Grosse panique chez moi en tout cas. Et sans doute chez Google. On se souvient du plantage de Google Chrome il y a quelques jours.
Le dicton populaire dit : "Qui trop embrasse mal étreint."
En Afrique, on dirait que Jerry Yang de Yahoo a gbassé les ingénieurs de Google.
14:31 Publié dans Technoposts | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
20.11.2008
Obama est comme moi...
Il a un compte Flickr. Et c'est sur son Flickr qu'il a diffusé en exclusivité les images de la fameuse nuit où la face du monde a changé avec son élection à la tête de l'Empire.
Médias, où est votre pouvoir si les hommes politiques, les artistes, les chefs d'entreprises peuvent parler au grand public à travers leurs blogs, leur profil Facebook, leur compte Flickr ou leur Twitter ?
Que devient le métier que j'ai appris ?
En 2008, les journalistes sont-ils une espèce en voie de disparition ? Le voile qui séparait les grands de ce monde et la foule est-il déchiré grâce ou à cause du web 2.0 ?
20:04 Publié dans Technoposts | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note


