01.05.2010
CIE/Délestage : l'exemple parfait de la mauvaise communication en ligne
La Côte d'Ivoire vit à l'heure du délestage électrique, une vraie plaie pour la compétitivité des entreprises et des travailleurs indépendants. Vous quittez Yopougon pour venir au bureau aux Deux-Plateaux et paf ! votre journée est complètement gâchée par huit heures de délestage sec qui semblent vous tomber dessus comme une imprévisible fatalité.
Et pourtant ! Les ingénieurs de la CIE ont créé une belle application qui nous informe du plan de délestage arrêté chaque semaine, et ce de manière très intelligence. Cliquez ici pour la voir.
Cela ne change rien au fond de l'affaire, mais il est possible de savoir deux ou trois jours à l'avance quel jour et à quelle heure vous manquerez d'électricité. Cela peut vous permettre de vous "arranger". Décider de faire un tour avant de rentrer à la maison. Choisir de rester chez soi travailler le jour où la fée Electricité désertera votre zone de travail. Quand on est une structure industrielle, renforcer les efforts de production la veille et le lendemain des jours de délestage.
Le problème est que cette application de la CIE est très peu connue. Elle existe, mais combien d'entre nous la consultent au quotidien ? Nous n'avons pas été mis au courant. Aucune campagne de communication digitale digne de ce nom n'a été lancée. Pas de compte Twitter, pas de compte Facebook pour cette application essentielle. Aucune campagne télé. Les radios FM de proximité, très adaptées à un type de communication très ciblée, ne sont pas mises dans le coup. Pas de bannières ou de widgets sur les principaux portails d'information. La Commission électorale indépendante (CEI) a été mieux inspirée quand il a fallu communiquer sur la possibilité pour chaque citoyen de vérifier sa présence sur la liste électorale grâce au web.
Moralité. Il ne suffit pas de créer une application pertinente pour qu'elle serve au grand public, dans la forêt qu'est le web. Il faut le faire savoir, communiquer, s'exprimer, avoir une forte visibilité dans les principaux lieux de trafic (forums, réseaux sociaux, portails d'info, blogs, etc).
22:55 Publié dans Technoposts | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : cie, délestage, côte d'ivoire, communication, internet, web
Abandonner Facebook ?
A la lecture d'un article publié par le site owni.fr, je me pose franchement la question. Cet article nous propose d'abandonner Facebook, parce qu'il est devenu un danger pour notre vie privée. "La puissance de Facebook repose sur le fait que vous l’utilisez. Abandonnez-le, détruisons-le, et, un nouveau système émergera, meilleur. N’oublions pas qu’il y a quatre ans, ce site n’était encore qu’un petit réseau d’universitaires américains", écrit Hugo Roy.
C'est le nouveau Facebook récemment présenté à la conférence F8 par Mark Zuckerberg himself qui lui a vraiment fait peur.
"Facebook devient la pieuvre hyper-tentaculaire du Web: avec son nouveau système d’authentification et sa nouvelle fonction de recommandation, vous serez connectés à facebook à chaque fois que vous allez sur un site lié. Vous êtes peut-être familiers avec la notion de cookies, ces fichiers qui permettent de vous identifier et d’y associer des informations, vous comprenez à quel point Facebook est sur le point de mettre en place un système de « cookies » bien plus performant et bien plus invasif.
Les sites que vous visitez en sauront beaucoup plus sur vous (même si vous n’avez pas accordé à ces sites l’accès à vos informations, il suffit de les avoir données à Facebook) car vous serez automatiquement identifié via votre identité Facebook, qui devient ainsi le point de contrôle de toute votre identité virtuelle. Parallèlement, vos actions sur ces sites sont envoyées à Facebook pour alimenter les données vous concernant et donc améliorer votre profilage. De même, le peu de contrôle que vous aviez sur les applications Facebook vient d’être encore diminué."
Pour lire l'article en entier, cliquez ici.
22:31 Publié dans Technoposts | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
13.02.2010
Les cyberescrocs peuvent nuire à votre réputation
des mails en se faisant passer pour des héritiers de présidents déchus qui cherchent à faire sortir leur argent du pays où ils se trouvent. Désormais, ils se font passer pour des personnes existantes, connues, qui veulent effectuer le même type d'opérations. Il y a quelques jours, je reçois un mail prétendument envoyé par Hermann Yaméogo, figure de proue de l'opposition burkinabé à partir - tout de même :) - de l'adresse barro.ali@live.fr. Son contenu :
"CHER AMI
Excusez-moi pour avoir aucune correspondance officielle avant ce message,mon nom est M. HERMANN YAMEOGO, Président de l'UNDD au Burkina Faso, Afrique de l'Ouest. J'ai besoin de votre aide pour transférer la somme de 21,6 millions $ US de mon compte ici au Burkina Faso pour l'un de vos compte à l'étranger pour les investissements. Été un citoyen de ce pays, il est permet pas pour moi de transférer audience à l'ètranger .je attend votre reponse pour vous des détails sur la manière dont le transfert sera exécuté et aussi noter que vous aurez 10% du montant total après le transfert. merci"
Le français est franchement approximatif, un oeil averti flaire l'arnaque à plein nez, mais tout le monde n'est pas averti. Ayant déjà interviewé Hermann Yaméogo et connaissant sa vraie adresse, je lui envoie un mail pour l'avertir de cette utilisation abusive de son identité. Il m'a répondu ceci.
18:41 Publié dans Technoposts | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cyberescrocs, hermann yaméogo, réputation en ligne, côte d'ivoire, burkina faso, undd
05.12.2009
La gratuité en ligne, un modèle d'affaires pour tous ?

Jeff Jarvis nous apprend par exemple que la publicité classique n'est plus la seule méthode pertinente pour parler à ses clients. Il n'y a plus un émetteur - l'entreprise désirant communiquer - s'adressant à un récepteur - le consommateur muet, dont le seul pouvoir est de décider d'acheter ou pas... et encore ! Il y a un vendeur qui a la parole et des probables acheteurs qui, grâce à Internet, ont eux aussi la parole, et peuvent se mettre en réseau pour féliciter l'entreprise dont ils ont apprécié le service... ou la descendre en flammes !
Cette leçon de Jarvis, beaucoup de services marketing et communication en Afrique subsaharienne francophone (celle que je connais bien) ne l'ont pas encore comprise. Les grandes compagnies n'ont pas de blogs réactifs pour dialoguer avec leurs clients. Au Cameroun, au moment où je vous parle, alors qu'une guerre de l'internet a lieu, la compagnie Ringo, qui a le vent en poupe, ne publie pas son débit déclaré ni le prix de son offre illimitée sur son site. Le site Internet d'Orange Cameroun ne fonctionne pas depuis des semaines, donc ses offres ne sont pas disponibles en ligne. Combien d'entreprises utilisent les réseaux sociaux pour gérer (à moindre coût) leur service clientèle ? Or, les marchés sont des conversations, nous apprend Jeff Jarvis. A quoi sert-il de dépenser des sommes folles en panneaux urbains alors que, lorsque vous "googlise", votre nom est "gâté" ?
J'ai aussi beaucoup apprécié le conseil de Jarvis qui nous demande de "penser plateforme". Google est devenu Google non pas en étant éditeur de services ou de contenus, mais créateur de plateformes permettant à d'autres d'améliorer leur expérience utilisateur, de mieux créer ou découvrir des contenus, de faciliter leur vie quotidienne, voire de mieux organiser leur entreprise. De quelles types de plateformes spécifiques avons-nous besoin à Abidjan, en Côte d'Ivoire, en Afrique subsaharienne ? Le débat est lancé.
Il n'empêche que j'ai tiqué face à ce que je considère comme le "fanatisme de la gratuité" qui anime Jarvis. La gratuité est un modèle d'affaires, d'accord. Mais comment financer cette gratuité ? Des fois, j'ai l'impression que la gratuité est l'arme fatale des pays comme les Etats-Unis, dont les "venture capitalists" et les fonds d'investissement. Sans ces ressources quasiment illimitées, Facebook aurait-il aujourd'hui 350 millions d'inscrits ? Twitter, qui ne rapporte encore rien mais qui gagne des utilisateurs en attendant de les monétiser, repose sur ce modèle qui n'existe pas encore sous nos contrées.
Aura-t-on alors de grosses plateformes gratuites au rayonnement mondial, et rien d'autre en face ? La gratuité intégrale et érigée au rang de religion marche pour les produits et services grand public (et grand public sur le web, ça signifie des millions et des millions). Si l'on rapporte ce débat au cas pratique des contenus d'information, qui est mon métier, comment financer une information qui intéresse quelques milliers de personnes seulement ? Ne courons-nous pas le risque de ne voir survivre, sur l'info africaine, que de l'info subventionnée, du style RFI, BBC ou les médias d'Etat africains, souvent bien obtus ? Le débat est ouvert, et il a quelque chose à voir avec celui de la citoyenneté.
13:49 Publié dans Technoposts | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : jeff jarvis, la méthode google, gratuité sur internet, penser plateforme, les marchés sont des conversations, web africain
24.02.2009
Gmail : la grosse panne
Avez-vous remarqué que pendant plusieurs dizaines de minutes au moins aujourd'hui, il était impossible d'entrer dans le service de messagerie de Google, Gmail, et dans les services de messagerie utilisant le logiciel Gmail en marque blanche ?
Grosse panique chez moi en tout cas. Et sans doute chez Google. On se souvient du plantage de Google Chrome il y a quelques jours.
Le dicton populaire dit : "Qui trop embrasse mal étreint."
En Afrique, on dirait que Jerry Yang de Yahoo a gbassé les ingénieurs de Google.
14:31 Publié dans Technoposts | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
20.11.2008
Obama est comme moi...
Il a un compte Flickr. Et c'est sur son Flickr qu'il a diffusé en exclusivité les images de la fameuse nuit où la face du monde a changé avec son élection à la tête de l'Empire.
Médias, où est votre pouvoir si les hommes politiques, les artistes, les chefs d'entreprises peuvent parler au grand public à travers leurs blogs, leur profil Facebook, leur compte Flickr ou leur Twitter ?
Que devient le métier que j'ai appris ?
En 2008, les journalistes sont-ils une espèce en voie de disparition ? Le voile qui séparait les grands de ce monde et la foule est-il déchiré grâce ou à cause du web 2.0 ?
20:04 Publié dans Technoposts | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
30.10.2008
Knol, le Wikipédia de Google, désormais en français
Cela fait un certain nombre de mois que la blogosphère mondiale bruissait de bruits sur Knol, le Wikipédia façon Google, c'est-à-dire monétisable - les auteurs et Google pouvant gagner de l'argent à travers l'écriture pour les uns et la diffusion pour l'autre de "knols" - "un knol est un article qui fait autorité sur un sujet précis", explique Google. Puis, la blogosphère anglophone a évoqué Knol, dans sa version anglaise - qui ne décollerait pas trop, d'ailleurs. Aujourd'hui, Knol est en français.
Knol essaie, selon de nombreux observateurs, de contrer Wikipedia, comme Google Chrome vient s'installer sur les plates-bandes d'Internet Explorer (de Windows) et de son partenaire Mozilla.
Que penser de Knol ? Pour ma part, je commence à être effrayé par une économie du net "tout-Google", et par mes propres addictions aux produits Google, notamment Google Chrome.
20:09 Publié dans Technoposts | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
18.09.2008
Présidentielle 2008 : la campagne lancée sur le net
Les états-majors politiques ivoiriens ne chôment pas sur le net. En prévision de la prochaine présidentielle, ils semblent vouloir "occuper le terrain".
Président sortant, Laurent Gbagbo a un portail de campagne, en plus du site institutionnel de la Présidence de la République et du site (pas toujours mis à jour) du FPI.
Le PDCI, quant à lui, a un site qui reprend tous les discours de campagne de Henri Konan Bédié. On remarquera que le site joue sur la continuité entre Houphouët-Boigny et son successeur.
Alassane Dramane Ouattara a un site sur lequel il se fait fort de figurer auprès d'Houphouët-Boigny et de Nelson Mandela.

Gnamien Konan dispose d'un blog, mais aussi d'un portail plus classique.
18:09 Publié dans Technoposts | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
10.09.2008
Internet en Afrique : Google veut casser les prix
Bonne nouvelle, non ?

Le moteur de recherche sur internet Google (GOOG), la première banque européenne HSBC et le câblo-opérateur Liberty Global se sont associés dans un projet destiné à fournir un accès internet haut débit à faible coût à trois milliards de personnes vivant en Afrique et dans d'autres pays émergents.
Le projet, baptisé O3b Networks, vise la connexion à internet des "autres trois milliards de personnes" (other 3B), d'où son nom. Il représente un investissement de 750 millions de dollars, selon le Financial Times.
Le consortium a passé commande pour 16 satellites de télécommunication en orbite basse auprès de Thales (HO) Alenia Space, le numéro un européen du secteur.
Le contrat comprend aussi une option sur plusieurs satellites supplémentaires, avec une livraison et une mise en service des satellites prévues pour la fin 2010.
O3b prévoit de couvrir l'Asie, l'Afrique, l'Amérique latine et le Moyen-Orient, en offrant une connexion aux performances comparables à celles de la fibre optique.
"L'accès à l'infrastructure internet est encore très limité dans les marchés émergents", déclare le fondateur et président de O3b Networks, Greg Wyler, dans un communiqué émis à Londres.
"C'est seulement lorsque les marchés émergents auront un accès abordable et généralisé au reste du monde que nous assisterons à l'apparition de contenus créés localement, de système d'éducation par internet, de télémédecine et d'autres projets porteurs de croissance économique et de développement social (...)".
"LE FOSSÉ NUMÉRIQUE"
Le nouveau système devrait permettre de réduire le coût de la bande passante pour les opérateurs télécoms et les fournisseurs d'accès internet, ce qui se traduirait par des appels et des services en haut débit meilleur marché, indique le consortium dans un communiqué.
Le système s'interconnectera aux réseaux terrestres, aux réseaux mobiles de troisième génération, ainsi qu'aux points d'accès sans fil Wimax.
Le ministre sud-africain des Finances, Trevor Manuel, a accueilli chaleureusement le projet au cours d'une conférence de presse en Allemagne organisée par les Nations Unies sur les objectifs du Millénaire.
"Le fossé numérique est une réalité et tout ce que nous pouvons faire pour le combler doit être encouragé", a-t-il dit, ajoutant que l'information, c'est le pouvoir, un soutien à la démocratie et une aide à la décision.
Selon Greg Wyler, les satellites en orbite basse fonctionnent mieux pour l'accès internet, avec un temps de latence réduit, comparés aux satellites utilisés pour la télévision.
Le consortium, qui a pour l'instant levé 65 millions de dollars, estime que le projet devrait coûter 650 millions de dollars d'ici à son lancement, fin 2010.
Dans certaines parties du monde, le service devra faire face à la concurrence des câbles en fibre optique en cours de construction. Une dizaine de ces câbles devant relier l'Afrique à l'Europe, le Moyen-Orient et l'Asie ont été annoncés.
"Nous avons la possibilité d'offrir des tarifs plus bas que ce qui existe aujourd'hui", a cependant affirmé Greg Wyler, soulignant que son groupe pouvait apporter le haut débit à tous.
"Le pari est mondial: le PIB, la croissance et la demande dans tous les marchés émergents vont-ils se développer?", s'est-il interrogé. "Si la réponse est oui, peut-être pas dans certains pays, mais certainement dans d'autres, alors ce sera un bon pari."
Richard Hurst, analyste télécoms au cabinet IDC, affirme que si sur le papier le projet devrait être une bonne initiative, il estime en revanche que la capacité potentiellement limitée du spectre du satellite en Afrique signifie qu'il y aura toujours besoin de câbles en fibre optique pour accroître les capacités.
(Source Reuters)
02:33 Publié dans Technoposts | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
03.05.2008
Un nouveau fournisseur d'accès en Côte d'Ivoire
Son nom ? Vipnet. Pour en savoir plus, cliquez ici.
21:56 Publié dans Technoposts | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

