topblog Ivoire blogs Envoyer ce blog à un ami

20/08/2010

Affaire "Letondot" : l'Etat togolais ridicule !

Une des caractéristiques du colonisé ayant atteint le summum de sa névrose, c'est de se faire plus royaliste que le roi. Sans blague... Au passage, on notera une forme d'impuissance face à l'impossibilité de censurer ce qui est mis en ligne à partir du Togo. Haine de la démocratie. Esprit rétrograde assumé. Absence totale de dignité. Le ministère togolais de la Défense a raté une occasion de se taire.

LOME (AFP) - Le gouvernement togolais a dénoncé jeudi des "manipulations" autour d'un incident opposant un militaire français à un photographe togolais, estimant que la diffusion de la vidéo où l'on voit le militaire menacer le journaliste avait des conséquences "graves" pour l'officier et pour le Togo.

Le ministère togolais de la Défense et des Anciens combattants "s'élève contre toutes les manipulations intervenues dans cette affaire" qui a valu des sanctions à l'officier, dans un communiqué lu sur les médias d'Etat.

"Tout en ne cautionnant pas les propos" du lieutenant-colonel Romuald Letondot qui avait menacé un photojournaliste en marge d'une manifestation de l'opposition, Lomé "sélève contre toutes les manipulations intervenues dans cette affaire".

"Cet incident malencontreux né du malentendu aurait pu être ainsi circonscrit si malheureusement la scène de l'altercation n'avait pas été filmée par un témoin (...) qui l'a mise en ligne sur le Web sans se soucier des conséquences graves que la vidéo pourrait avoir", estime le ministère.

Des conséquences "aussi bien pour l'officier français, victime sans raison du vandalisme des manifestants, que pour notre pays, le Togo, qui entretient avec tous les pays du monde des relations amicales, courtoises et empreintes de confiance", poursuit-il.

Le 10 août, des manifestants avaient attaqué la voiture de l'officier en poste à Lomé, un incident photographié par Didier Ledoux, journaliste au quotidien privé Liberté.

Le lieutenant-colonel l'avait alors vivement apostrophé, lui demandant d'effacer le cliché. Le tutoyant ostensiblement il avait notamment menacé de "mettre un coup" sur son appareil et de le faire mettre "en taule".


La vidéo diffusée sur YouTube a été visionnée par plus de 700.000 internautes.

C'est la première fois que les autorités togolaises s'expriment sur l'incident.

Journalistes et défenseurs des droits de l'Homme avaient condamné le comportement de l'officier, tout comme les ministères français des Affaires étrangères et de la Défense. Il a été rappelé par Paris et s'est vu infliger une sanction disciplinaire de dix jours d'arrêt.

Didier Ledoux a annoncé son intention de le poursuivre.

 

jibtel 2.gif

 

 

30/01/2010

Togo suspendu de la CAN : la CAF sans coeur ?

Repus de leur puissance sans partage, Issa Hayatou et ses collaborateurs de la CAF ont-ils tout simplement perdu la raison ? Impossible, à mon avis, de comprendre leur acharnement contre un Togo dont deux citoyens ont trouvé la mort alors qu'ils se rendaient à la grand-messe du foot continental. Personnellement, j'étais favorable à ce que les footballeurs togolais jouent, pour montrer aux terroristes qu'ils n'auraient pas raison d'eux et que la barbarie ne saurait triompher sur la civilisation. Mais on peut tout de même comprendre une Nation traumatisée ! Mais c'est cette civilisation qui veut qu'on pleure avec ceux qui pleurent et non qu'on les accable parce qu'on veut se venger de leur gouvernement. Ce n'est pas bon. Carton jaune à la CAF.

Issa HayatouWS (2)~2.jpgLe Togo privé des deux prochaines Coupes d'Afrique des Nations: la Confédération africaine de football (CAF) l'a sanctionné samedi à la suite de la décision du gouvernement de Lomé de retirer l'équipe nationale de la compétition cette année en Angola contre l'avis des joueurs.

"Cette décision des autorités politiques enfreint les règlements de la CAF et de la CAN", estime la Confédération dans un communiqué. La Fédération togolaise se voit par ailleurs infliger une amende de 50.000 dollars (environ 36.000 euros).

Le Togo avait décidé de retirer son équipe nationale de la Coupe d'Afrique des Nations après le mitraillage du car de la sélection le 8 janvier dernier, deux jours avant le début de la compétition, alors qu'elle se rendait disputer son premier match dans l'enclave du Cabinda. Deux membres de la délégation togolaise avaient été tués dans l'attentat.

La Confédération africaine de football rappelle samedi dans son communiqué qu'elle avait condamné l'attentat et "même annoncé aux joueurs qu'elle comprendrait parfaitement leur volonté de se retirer de la compétition".

"Cependant, alors que les joueurs ont exprimé leur volonté de jouer, le gouvernement du Togo a décidé de retirer son équipe nationale de la compétition", constate la CAF, qui estime que "cette décision des autorités politiques enfreint les règlements de la CAF et de la CAN". "Ainsi en application de ces règlements, le Comité Exécutif décide de suspendre l'équipe nationale représentative du Togo pour les deux prochaines éditions de la Coupe d'Afrique des Nations", précise la CAF.

La CAN, dont la finale opposera dimanche l'Egypte au Ghana, n'a pas connu de nouvelles violences depuis l'attentat contre l'équipe du Togo. Vendredi, lors d'une conférence de presse aux côtés du président de la FIFA Sepp Blatter, le président de la CAF Hissa Hayatou avait justifié la décision de ne pas annuler la compétition après l'attaque. "On ne pouvait pas tout annuler comme ça", avait-il expliqué. "Nous avions un programme. C'était la bonne décision". AP