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01/05/2010

CIE/Délestage : l'exemple parfait de la mauvaise communication en ligne

La Côte d'Ivoire vit à l'heure du délestage électrique, une vraie plaie pour la compétitivité des entreprises et des travailleurs indépendants. Vous quittez Yopougon pour venir au bureau aux Deux-Plateaux et paf ! votre journée est complètement gâchée par huit heures de délestage sec qui semblent vous tomber dessus comme une imprévisible fatalité.

Et pourtant ! Les ingénieurs de la CIE ont créé une belle application qui nous informe du plan de délestage arrêté chaque semaine, et ce de manière très intelligence. Cliquez ici pour la voir.

Cela ne change rien au fond de l'affaire, mais il est possible de savoir deux ou trois jours à l'avance quel jour et à quelle heure vous manquerez d'électricité. Cela peut vous permettre de vous "arranger". Décider de faire un tour avant de rentrer à la maison. Choisir de rester chez soi travailler le jour où la fée Electricité désertera votre zone de travail. Quand on est une structure industrielle, renforcer les efforts de production la veille et le lendemain des jours de délestage.

Le problème est que cette application de la CIE est très peu connue. Elle existe, mais combien d'entre nous la consultent au quotidien ? Nous n'avons pas été mis au courant. Aucune campagne de communication digitale digne de ce nom n'a été lancée. Pas de compte Twitter, pas de compte Facebook pour cette application essentielle. Aucune campagne télé. Les radios FM de proximité, très adaptées à un type de communication très ciblée, ne sont pas mises dans le coup. Pas de bannières ou de widgets sur les principaux portails d'information. La Commission électorale indépendante (CEI) a été mieux inspirée quand il a fallu communiquer sur la possibilité pour chaque citoyen de vérifier sa présence sur la liste électorale grâce au web.

Moralité. Il ne suffit pas de créer une application pertinente pour qu'elle serve au grand public, dans la forêt qu'est le web. Il faut le faire savoir, communiquer, s'exprimer, avoir une forte visibilité dans les principaux lieux de trafic (forums, réseaux sociaux, portails d'info, blogs, etc).

 

15/03/2010

Presse et internet en Afrique : l'intuition d'Hervé Bourges

hervé bourges.jpgJ'ai lu avec beaucoup d'intérêt une chronique d'Hervé Bourges, ex-patron du CSA français et vieux routier de l'enseignement du journalisme à la fois en Afrique (Yaoundé) qu'en France (Lille). Paru dans Jeune Afrique (édition du 14 au 20 mars 2010), son papier évoque des évolutions du métier que nous, fous du web, pressentons, mais que l'establishment de la presse en Côte d'Ivoire continue d'ignorer... alors que le grand chambardement est pour très bientôt. Hervé Bourges écrit :

"Les toutes prochaines années vont permettre à la presse internet de se développer considérablement sur le continent africain grâce à l'arrivée d'une nouvelle génération de terminaux - les téléphones portables connectés - qui dispenseront leurs propriétaires d'utiliser un ordinateur pour accéder à l'information sur internet. Les spécialistes du développement des réseaux estiment que les futurs internautes se connecteront à la Toile non pas par des ordinateurs, mais via des téléphones portables de troisième génération. Ces téléphones seront de plus en plus disponibles en Afrique à des prix abordables : il ne fait aucun doute que leur usage va révolutionner l'accès à l'information, mais aussi à l'expression, en commençant par les jeunes générations. Dès lors, l'Afrique fera un pas de géant et gommmera ce qui subsiste de la fracture numérique."

Hervé Bourges ajoute :

"Il faut faire confiance aux journalistes pour tirer le meilleur parti de ces évolutions rapides."

Je lis cette dernière phrase comme un défi, non seulement aux journalistes, mais à tous les producteurs de contenus et d'applications spécifiques en Afrique. Le moment vient, nous devons être prêts. Et c'est dans l'union que les plus belles choses se feront.

C'est cet état d'esprit qui a déjà poussé certains d'entre nous, en Côte d'Ivoire, à s'impliquer dans la création d'une organisation regroupant les producteurs de contenus Internet, qui agira pour l'éclosion d'un écosystème rendant possible l'émergence de contenus professionnels (donc monétisés) et de qualité.

Pour en savoir plus, il suffit de me joindre par mail : kouamouo [at] yahoo.com. Au nom du collectif en cours de création, je vous répondrai.

 

25/08/2008

Digg-like afro-orientés

Sortant péniblement de plusieurs jours de maladie, j'ai eu la surprise d'apprendre la naissance de l'agrégateur pour l'Afrique francophone, Bao Afrobazz.
Voici ce qu'en disent les promoteurs :


"Nous vous invitons à partager "vos nouvelles" en lien avec le continent africain sur le site communautaire bao.afrobazz.com. Cette initiative a pour objectif d'offrir plus de visibilité à la blogosphère africaine francophone ainsi qu'à tout ce qui a trait au continent africain et sa diaspora. La communauté bao.afrobazz.com n'est donc pas réservée aux seuls blogeurs mais à tous ceux et celles qui souhaitent partager et commenter tout type d'information (articles, vidéos, photos...) en lien avec le continent africain.

Alors à très bientôt sur http://bao.afrobazz.com/
BAO est l'acronyme de Bouche à Oreille."


Pour proposer des liens ou voter pour des posts, des articles, des photos, des vidéos ou des podcasts qui vous ont plu, il faut s'inscrire sur le site - comme je suis en train de le faire... Ceux qui connaissent Digg, Scoopeo ou Wikio comprendront assez rapidement le système Afrobazz. Bon à savoir, un autre agrégateur afro-orienté s'est créé ces dernières semaines. Il est bilingue et a une philosophie légèrement différente : Afrikeo.
Nous, blogueurs afro-orientés, ne pouvons que nous réjouir à haute voix de la création de plateformes qui nous permettent d'augmenter notre audience. Bon vent à Bao et à Afrikeo.


08/08/2008

La maladie d'Aviso

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Abonné Aviso-Côte d'Ivoire Télécom, je vis le calvaire avec ma connexion Internet depuis un certain temps. Lundi, déjà, alors que j'avais une importante e-conférence, il était IMPOSSIBLE de surfer. J'ai appelé le centre d'appels d'Aviso, ils m'ont promis que les choses iraient mieux dans l'après-midi. Cela n'a pas vraiment été le cas. Dans la nuit, la connexion a fonctionné pour redevenir extrêmement capricieuse le lendemain mardi. Mardi, j'ai appelé de nouveau. Ils ont promis que tout irait pour le mieux mercredi et ont parlé de travaux sur leur réseau.
Pourtant, jusqu'à présent, les choses ne s'améliorent pas. On est un peu à l'aise la nuit mais durant la journée, c'est la galère. J'arrive à consulter mes mails une fois sur deux. Il y a de nombreux sites que je n'arrive pas à ouvrir.
Si vous aussi vous êtes abonné Aviso, j'aimerais que vous me racontiez votre expérience - peut-être que dans ma zone c'est pire qu'ailleurs. Comment faites-vous pour travailler dans ces conditions ? Que faire pour qu'Aviso, qui ne tolère aucun retard dans les paiements de ses factures, respecte ses clients et nous informe avec exactitude de ce qui se passe, nous présente ses excuses et nous dédommage si nécessaire ?