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26/04/2011

L'Hôtel du Golf transformé en lieu de "maquillage" de voitures volées

L'information est attestée par plusieurs sources, dont certaines ont un accès régulier aux lieux. En plus d'être le siège de la présidence Ouattara, un camp militaire et une "prison" et un centre de tortures pour proches et barons du régime Gbagbo, l'hôtel du Golf est un des endroits où les voitures, surtout 4X4, volées dans divers quartiers d'Abidjan, sont repeintes et plus globalement "maquillées" pour être revendues dans les pays voisins de la Côte d'Ivoire.

Quelle peut être la crédibilité d'un président qui n'arrive pas à contrôler, y compris dans son propre quartier général, des activités mafieuses menées, au vu et au su de tous, par la plus haute hiérarchie de ce qui lui tient lieu d'armée ? La reprise économique est-elle possible dans un contexte où les brigands et les policiers se confondent à ce point ? Le débat est ouvert. L'on peut légitimement se demander, par ailleurs, si les nouvelles autorités ivoiriennes ne ferment pas les yeux sur ce brigandage à grande échelle pour éviter la "grande colère" de soldats qui n'ont jamais été vraiment rétribués en neuf années de rébellion et qui se sont lancés dans une opération "pay you by yourself" lourdement préjudiciable à la classe moyenne ivoirienne, aux PME mais également aux grandes entreprises - des usines ont été totalement démontées dans les zones industrielles tandis que le siège d'Orange, par exemple, a été entièrement mis à sac.

11/04/2011

Ce sont les forces pro-Ouattara qui ont libéré les 6 000 prisonniers de la MACA (confirmation IB)

Qui a pris la responsabilité politique de libérer les prisonniers de la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan, entraînant mécaniquement une recrudescence de l'insécurité et de la confusion dans un contexte déjà troublé ? Les dépêches des agences de presse (dont l'AFP) se refusent à trancher. Le camp Gbagbo accuse le camp Ouattara. Alain Lobognon, conseiller spécial de Guillaume Soro, a rejeté cette accusation sur son compte Twitter, attribuant ce choix pour le moins irresponsable à l'adversaire. Les FDS l'auraient fait pour couvrir leur fuite.

Anciens pensionnaires de la MACA, disposant donc de bons informateurs parmi les prisonniers, le journaliste Saint-Claver Oula (rédacteur en chef du Nouveau Courrier) et moi avons enquêté sur le sujet. Nos conclusions, après vérification et recoupements.

- Ce sont "les hommes d'IB" (Ibrahim Coulibaly, qui passe pour être la tête du "commando invisible" pro-Ouattara à Abidjan) qui ont libéré les prisonniers. Les détenus de droit commun, les prévenus et les bandits de grand chemin.

- Les prisonniers ont été conduits à Abobo PK 18, où les combattants pro-Ouattara ont tenté de les convaincre de s'enrôler auprès d'eux parce que c'est sous le régime Gbagbo qu'ils auraient été emprisonnés. Ceux qui ont dit "oui" ont pris les armes et sont aujourd'hui au nombre des combattants. Ce qui explique (en partie) les pillages très graves enregistrés à Angré, le quartier de Cocody le plus proche d'Abobo.

- Certains prisonniers ont été "libérés" de toute forme d'obligation militaire et ont tenté de joindre qui leur famille qui des amis dans un district d'Abidjan déserté et où la méfiance règne. Bien entendu, ils seront tentés, alors qu'ils n'ont pas un sou vaillant et que les déplacements massifs font qu'ils ne retrouveront pas forcément leurs familles, de se payer sur le dos de la bête.

Ajout effectué le 11 avril 2011 : Ibrahim Coulibaly a reconnu avoir "libéré des prisonniers" parce qu'il devait "récupérer deux de mes hommes emprisonnés depuis plusieurs années", dans un entretien accordé à Jeune Afrique. Dans la même interview, il confirme ses contacts réguliers avec Alassane Ouattara et son épouse.

06/04/2011

L'Etat français a armé les forces pro-Ouattara (Le Canard Enchaîné)

Accusées de massacres massifs par des organisations internationales impartiales (le CICR et Amnesty International notamment), les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI), constituées majoritairement par les rebelles qui occupent la moitié nord du pays depuis plus de huit ans, ont été armées par l'Etat français. C'est en tout cas ce que révèle Le Canard Enchaîné, hebdomadaire satirique et d'investigation français, dans sa parution de ce mercredi 6 avril. Extraits.

"Selon plusieurs témoignages d'officiers supérieurs au "Canard", la France a appuyé la conquête du sud du pays par les forces de Ouattara. L'un d'eux, proche de l'Elysée, se félicite de "notre efficacité dans l'organisation de la descente sur Abidjan." (...) Un autre galonné, membre des services de renseignements, confie : "On a fourni des conseils tactiques aux FRCI", mais aussi "des munitions et des Famas (fusils d'assaut). De son côté, le contingent militaire français est porté, le 4 avril, à 1 700 hommes. Les 900 hommes du dispositif permanent Licorne ont été notamment renforcés par des Rambo de la Direction des opérations (ex-Service action) de la DGSE et des Forces spéciales.

Quelques-uns, parmi ces derniers, se sont retrouvés en contact direct avec l'entourage de Ouattara. A 19h30, quatre hélicos PUMA, soutenus par des MI 24 de l'ONUCI, commencent leur pilonnage, frappant au passage des objectifs aussi stratégiques que le CHU et un supermarché du quartier de Cocody. Pour la seconde fois en sept ans, "l'ancienne puissance coloniale" bombardait des soldats et des populations ivoiriennes.

Cet héroïque canardage, qui, selon l'Elysée, laissait entrevoir une reddition rapide de Gbagbo, risque pourtant de laisser des traces profondes. Et une situation difficilement gérable à Abidjan. D'abord parce que Ouattara pourrait pâtir, dans cette ville majoritairmeent acquise à Gbagbo, de son image de protégé de la France et des pays riches. L'armement de ses troupes, son équipement tout neuf ont suscité l'étonnement des Ivoiriens. Si l'aide du Burkina et du Nigeria est reconnue, d'autres pistes de financement apparaissent. Selon des témoignages et des documents obtenus par "Le Canard", des proches de Ouattara ont monnayé, en 2009 et 2010, d'importantes quantités d'or extraites des mines du Nord. Plusieurs tonnes ont été acheminées au Ghana voisin sous couvert de véhicules de... l'ONU. Puis envoyées, par petites quantités, à Anvers (Belgique) pour y être transformées. A l'état de poudre, cet or a été négocié à plus de 15 000 euros le kilo.

L'image du camp Ouattara - présenté par certains comme "l'axe du bien" - restera également entachée par les massacres commis ces derniers jours. A Duékoué, par exemple, plusieurs centaines de morts seraient, selon l'ONU et diverses organisations internationales, surtout imputables aux FRCI, les forces de Gbagbo se voyant aussi accusées d'atrocités.

En contact téléphonique permanent avec Ouattara, Sarkozy, qui prétendait le soutenir au nom de la protection des civils, devra ramer dur pour faire oublier les exploits de certains de ses chefs de guerre. Et pour transformer cette intrusion meurtrière en victoire de la démocratie."

Que retenir de cet article bien informé ? Premièrement, que la France a violé le cessez-le-feu au nom duquel Ban Ki Moon réunissait d'urgence le Conseil de sécurité il y a quelques semaines, affirmant sans preuves que la Biélorussie avait vendu des hélicoptères de guerre à Laurent Gbagbo. Deuxièmement, que, comme au Rwanda en 1994, la France officielle a entraîné et équipé des tueurs. Comme au Rwanda, elle est coresponsable des massacres.

01/03/2011

De quoi Alassane Ouattara est-il le nom ?

J'ai bien aimé cet article paru dans Le Nouveau Courrier d'aujourd'hui et dont je reprends des extraits... Pour lire en intégralité, cliquer ici.

"De quoi Alassane Ouattara est-il donc le nom ? Il est frappant de constater qu’il existe un continuum entre le type de «réformes» que cet homme a promu, en tant que Premier ministre de Côte d’Ivoire et directeur Afrique du Fonds monétaire ivoirien (FMI) et les ressorts que ses alliés utilisent aujourd’hui afin de «l’imposer» au pouvoir. Le fringant «technocrate» qu’il était en 1989, il y a 22 ans, est arrivé en Côte d’Ivoire avec un agenda très clair. Redresser l’économie à travers les privatisations des entreprises et des filières contrôlées par l’Etat – qui étaient, pour la plupart, mal gérées au demeurant. La filière café-cacao, l’eau et l’électricité, les télécommunications, les banques d’Etat… ont été progressivement «attaquées», dans une sorte de plan d’action qui a survécu à son départ à Washington, après sa débâcle de 1993.

Une des caractéristiques des privatisations en Afrique subsaharienne est qu’elles ont eu un effet généralisé : faire reculer l’emprise des nationaux sur l’économie de leurs pays. A l’époque, tout le monde s’est dit : qu’importe ! Le secteur productif et la politique, ce sont deux choses différentes ; une filiale de multinationale bien gérée rapporte des impôts au Trésor public tandis qu’un mastodonte étatique coûte cher à entretenir. Ces arguments relevaient du bon sens élémentaire jusqu’à ce que l’on se rende compte que des instruments économiques «neutres» peuvent être utilisés pour parachever, sur le terrain politique, la recolonisation financière qu’incarnaient au fond les plans d’ajustement structurel.

Pour continuer la lecture, cliquer ici.

25/02/2011

Côte d'Ivoire : le syndrome de Touba ou comment la presse étrangère choisit ses morts

Au moment où j'écris ces lignes, la guerre a recommencé en Côte d'Ivoire, même si personne n'ose encore le dire clairement. A Abidjan, dans le centre et dans l'ouest, les combats ont repris entre l'armée ivoirienne et les insurgés pro-Ouattara. Des combats à l'arme lourde. Immanquablement, les morts se multiplient. Comment la presse doit-elle évoquer les violations des droits de l'homme occasionnées par cette situation ? En Côte d'Ivoire, les journaux ont des identités politiques très marquées, et il semble acquis qu'ils auront plus de compassion pour les morts de leur camp. Mais la presse étrangère, a priori, a le recul nécessaire pour ne pas trier les morts.

A priori, seulement... Car la couverture de la Côte d'Ivoire de ces derniers mois met en lumière une "stratégie du récit" qui occulte volontairement les crimes des pro-Ouattara pour mieux accabler le "méchant" Gbagbo. Le dernier rapport d'Amnesty International, qui évoque les crimes et les agressions sexuelles commis de part et d'autre, illustre de manière magistrale cette stratégie du récit.

- D'une part, il y a les exactions des soldats loyalistes, abondamment commentés par les médias étrangers et par la division des droits de l'Homme de l'ONUCI. Amnesty ne fait que confirmer des allégations déjà rendues publiques par d'autres moyens.

- D'autre part, il y a les exactions des Forces nouvelles, rebelles au service d'Alassane Ouattara. Silence, on regarde ailleurs... Le lecteur naïf qui parcourt le rapport d'Amnesty découvre, effaré, une réalité occultée par des médias qui ont pourtant abondamment couvert la Côte d'Ivoire depuis octobre 2010.

J'entends déjà des justifications : la presse ne peut pas être partout. Et elle n'était pas au courant. Le problème est qu'un des faits évoqués par Amnesty International, la tuerie de Touba, qui a eu lieu en octobre 2010, quelques semaines avant le premier tour, était largement documentée. Les images des victimes ont été abondamment partagées sur Internet. Amnesty International écrit :

"En octobre 2010, des membres des FN ont sommairement exécuté onze hommes qu'ils avaient détenus et qui étaient accusés d'être des « coupeurs de route » et d'avoir assassiné plusieurs voyageurs à Touba (environ 680 km à l'ouest d'Abidjan). Bien que ces assassinats aient été publiquement connus (des membres des FN ont eux-mêmes filmé ces tueries, y compris les cadavres des 11 personnes abattues), aucune mesure concrète ne semble avoir été prise par les dirigeants des FN pour demander des comptes aux auteurs de ces actes."

Expéditions punitives contre des villages de leur zone qui ont eu le "malheur" de voter Gbagbo, tueries sur la base ethnique, viols... Comment se fait-il que ces exactions des Forces nouvelles n'aient pas été évoquées par la "grande presse" ? J'ai ma petite réponse : au nom de ce que je baptise "le syndrome de Touba". Il faut préserver l'image de ceux qui sont estampillés "bons", "gentils", "dignes d'être soutenus". Je me souviens d'octobre 2002. Près d'une centaine de gendarmes et leurs familes avaient été froidement assassinés par les "rebelles qui sourient" et jetés dans une fosse commune. Tout le monde savait : les journalistes sur place, qui ont même filmé l'envoi à la mort des victimes, les organisations des droits de l'homme. Mais il a fallu un mois pour que l'information sorte. C'était dans un rapport tardif... d'Amnesty International.

Utiliser les droits de l'homme dans des guerres d'influence internationales, c'est violer les droits de l'homme.

13/09/2010

Paix et élections

Paru dans Le Nouveau Courrier du 11 septembre 2010.

Epuisés après huit ans de sécession et plus de dix ans d’instabilité politique chronique, les Ivoiriens soupirent légitimement après le prochain scrutin présidentiel. Bon nombre d’entre eux espèrent que les urnes apporteront une paix définitive, là où les kalachs ont charrié la guerre, le sang et la mort. Leur attente sera-t-elle déçue ? Le pays tout entier prie pour que la réponse à cette question soit négative.

Pour conjurer le malheur, il serait tout de même bon de s’interroger sur la nature exacte de la relation entre la paix et les élections en Côte d’Ivoire. En d’autres termes, est-ce l’absence d’élections qui a entraîné la guerre ? Bien évidemment, non. La crise armée a commencé le 19 septembre 2002, moins de deux ans après la présidentielle du 22 octobre 2000, et quelques semaines après les premiers scrutins départementaux du pays. C’est la volonté de contrarier un processus électoral dont l’issue était considérée par certains comme illégitime qui a donné naissance à la rébellion. Une rébellion dont le projet initial était un coup d’Etat.

L’on peut considérer que la guerre est la conséquence d’un scrutin jugé illégitime par certains, parce que le processus qui y a conduit était fondé sur de mauvaises bases, selon eux. C’est ainsi que, quand ils ont jeté le masque de « zinzins » et « bahéfoués » derrière lequel ils se cachaient, les rebelles ivoiriens ont fustigé « l’exclusion » dont certains candidats ont été victimes en octobre 2000, puis exigé que « chaque Ivoirien » ait sa carte d’identité – après avoir, curieusement, compromis le processus d’identification en détruisant de manière systématique tous les registres d’état-civil se trouvant sur leur passage.

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En résumé, c’est la contestation électorale qui a conduit la Côte d’Ivoire à la crise armée. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, faut-il s’inquiéter d’une tragique répétition de l’Histoire ? Les croyants doivent en tout cas redoubler de ferveur dans la prière, dans un contexte où un leader du RHDP appelle les militants de son bord à descendre dans les rues en cas de proclamation de Gbagbo comme vainqueur et où les dignitaires du camp présidentiel pestent contre une liste électorale qu’ils considèrent comme « truffée de fraudeurs ».

Il est incontestable que ce qui préserve un pays de la guerre, c’est le refus de ceux qui en ont les moyens d’en prendre l’initiative. C’est la sagesse et le sens des responsabilités de l’élite politique qui protègent le peuple. C’est sa conception de l’entreprenariat politique qui détermine tout. Ce qui nous a malheureusement été donné de voir durant les huit dernières années, c’est une compétition dans la « course aux ressources », qu’elles soient directement financières ou « monétisables », tant au sein du gouvernement qu’entre les belligérants. L’exemple le plus tragiquement évocateur restera dans l’Histoire le cacao ivoirien, dont une partie des recettes a été détournée dans la zone gouvernementale, tandis que la totalité de la production des zones sous contrôle de la rébellion était exportée à travers une « nouvelle route contrebandière » passant par le Burkina Faso et le Togo. Le fruit des rapines des deux bords étant pour partie précieusement conservé dans des banques européennes…

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Si la politique est vue comme un moyen d’enrichissement facile, et si perdre les élections signifie perdre une source de revenus confortables, pourquoi ne pas investir une partie de ce qu’on a pour « garantir l’avenir », y compris par un recours à la force armée aux fins de conquérir des territoires ou des postes ministériels « juteux » ? De plus, les diverses formes de « partage tribal/clanique » des différentes portions de la rente politique nationale lient étroitement des leaders (nationaux ou régionaux) à leurs bases, constituées en général sur le mode communautaire. Ce sont donc des « armées dormantes » qui peuvent être mobilisées à n’importe quel moment.

La Côte d’Ivoire demeure donc tout aussi fragile que le jour où le démon de la guerre l’a visitée. Sa sortie de convalescence dépend de manière centrale de ses hommes politiques. De leur capacité à laisser le jeu démocratique se faire, mais aussi de leur volonté de bâtir des consensus solides, y compris en ce qui concerne le partage du pouvoir aux différents niveaux, et la détribalisation – qui ne peut être que progressive – d’une société ivoirienne qui a trop souffert et qui rêve d’une nouvelle ère. Celle de « l’entente cordiale ».

 

10/09/2009

Gbagbo vainqueur de la présidentielle, selon un sondage commandé par ADO

ado_bedie_gbagbo.jpgC'est "La Lettre du continent" qui l'indique. Selon un sondage commandé au cabinet Liaison Marketing, "référencé à l'IFOP et affilié à l'ESOMAR (European Society for Opinion and Research)" par Voodoo, agence de com' d'Alassane Ouattara, Gbagbo serait en "tête d'affiche présidentielle".

Selon Maurice Fotsing, le patron du cabinet, qui n'a pas voulu communiquer les chiffres exacts à "La Lettre du continent", les résultats de son étude sont "du même ordre de grandeur" que ceux de la SOFRES.

Mécontent de ces résultats, Mamadou Sanogo, secrétaire national aux élections du RDR, aurait confié le même sondage aux élèves d'Agitel, grande école d'Abidjan, selon La Lettre du continent. Sans grand changement de tendance.

ADO se serait résolu à repartir au combat. A priori, un sondage n'est qu'une photographie de l'opinion à un moment donné. L'émotion que les sondages produisent au sein de l'opposition ivoirienne s'explique, à mon avis, par un certain nombre de facteurs.

- Notre faible culture des sondages et des études d'opinion, dès lors qu'il s'agit de politique. En effet, les entreprises (notamment dans le domaine des télécoms) recourent régulièrement aux sondages en Côte d'Ivoire.

- Les assurances données, par les ténors de l'opposition, depuis des longues années, à leurs mentors à l'étranger. Désormais, ils ont peur que ces mentors se découragent et rejoignent Laurent Gbagbo avec armes et bagages pour continuer à avoir des marchés et rentes de situation.

- L'opportunisme de la "classe politique intermédiaire", en Côte d'Ivoire ou ailleurs dans le monde. Si les députés de l'opposition qui ont une certaine assise locale se rendent compte que leurs leaders se noient, ils risquent de "dealer" avec le pouvoir pour négocier un "pacte de non-agression", voire rejoindre d'une certaine manière la majorité avant la présidentielle.