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08/03/2011

Un scrabble artisanal


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20/12/2010

Qu'est-ce qui se joue en Côte d'Ivoire ?

Au-delà de l'actualité immédiate, instrumentalisée à des fins de propagande, qu'est-ce qui se joue, du point de vue de la marche du monde, en Côte d'Ivoire ? J'ai bien aimé cet éditorial paru dans "Le Nouveau Courrier" qui refuse de dissocier l'enjeu d'Abidjan du contexte international global. Et qui évoque la thématique de "la démocratie médiatique", où au final, ce sont les puissants relais occidentaux qui arbitrent les élégances électorales partout dans le monde ; et celle d'une nouvelle guerre froide, de nature économique, que l'Occident lance pour barrer la route aux puissances émergentes - ce qui le conduit à une militarisation du monde, qui finira par l'épuiser. Bref, lisons en cliquant sur ce lien.

31/08/2010

Novembre 2004 : le rapport officiel sud-africain qui dérange

Les soldats français de l’opération Licorne ont-ils tué des Ivoiriens en novembre 2004 devant l’hôtel Ivoire et sur les ponts De Gaulle et Houphouët-Boigny? Des questions auxquels les Ivoiriens ont des réponses vagues. Des experts sud-africains ont enquêté. Leurs conclusions sont sans appel. Décryptage.

Par Sylvie Kouamé

(Paru dans Le Nouveau Courrier du 30 août 2010)

Que s’est-il vraiment passé lors des événements de novembre 2004 qui ont occasionné une quasi-guerre entre Paris et Abidjan ? Alors qu’en France, Jean Balan, avocat des victimes, mais aussi une partie de la presse et des juges rattachés au Tribunal des Armées, considèrent que le pouvoir politique de l’époque a tout fait pour effacer toute trace de ce qui s’est passé à Bouaké, un document secret sud-africain donne des «preuves en béton» sur la nature précise des crimes commis par l’armée hexagonale en Côte d’Ivoire. Il s’agit du «rapport d’enquête sur les fusillades survenues en Côte d’Ivoire en novembre 2004». Etabli durant l’année 2005, il a été réalisé par des experts missionnés directement par le gouvernement de leur pays à la demande de l’Etat de Côte d’Ivoire. Notamment ceux du Laboratoire d’expertise médico-légale et du Centre des archives criminelles. Certains d’entre eux sont mêmes venus enquêter directement en Côte d’Ivoire : le commissaire principal D.D Van Niekerk, le capitaine C. Mangena, l’inspecteur M. Hydenrich, le sergent M.P. Lempe et le professeur G. Saayman, pathologiste au Département de la santé. Un analyste médico-légal du nom de Hermanus Johannes Espach, a également participé au travail de reconstitution des faits.

Cinq sous-rapports


Le document sud-africain se subdivise en cinq «sous-rapports». Le premier est intitulé «enquête sur la fusillade en Côte d’Ivoire en novembre 2004 – rapport rédigé par le service du Laboratoire d’expertise médico-légale de la Police sud-africaine».
Le second : «Assistance à l’Etat de Côte d’Ivoire – rapport établi par le Département de médecine légale de l’Université de Pretoria». Le troisième : «Analyse des matières composant les fragments retirés des corps – Rapport établi par le Laboratoire d’expertise médico-légale». Le quatrième : «Preuves photographiques des fragments retirés des corps». Le cinquième : «Rapport sur l’armement utilisé».
Le résultat des investigations sud-africaines est épais : 114 pages. Il est évidemment extrêmement technique et il confirme ce que les Ivoiriens ont vu de leurs yeux, et qui a été confirmé par une équipe de reportage de Canal +. La majorité des civils ivoiriens tués lors de ces événements l’ont été par balle, et les analyses montrent qu’il s’agit de la catégorie de balles utilisées par l’armée française.
Les enquêtes des experts venus de Pretoria ont été menées en quatre phases : l’hôtel Ivoire (du 14 août 2005 au 15 août 2005), les ponts Général de Gaulle et Félix Houphouët-Boigny (le 15 août 2005), les aéronefs de l’aéroport d’Abidjan (du 16 août au 17 août 2005), les aéronefs à l’aéroport de Yamoussoukro. «La délégation a été informée d’une fusillade qu’il y a dans une ville du nom de Bouaké, mais du fait de l’occupation française de cette zone, il n’a pas été possible de faire des investigations sur ce théâtre (l’armée française refuse l’accès des autorités ivoiriennes à cette zone)», écrivent les experts sud-africains.

Un tireur d’élite au moins au sixième étage de l’Ivoire
Sur ce qui s’est passé à l’hôtel Ivoire, l’on se souvient que Michèle Alliot-Marie avait affirmé que les soldats français avaient répliqué à des coups de feu venus de la foule. Elle avait également parlé de balles à blanc et de tirs de sommation. Le général Bentégeat de son côté avait soutenu que les manifestants s’étaient tirés les uns sur les autres. Ce que les experts sud-africains ont établi, avec un raisonnement scientifique explicité dans leur rapport est tout autre.
«Il est avéré qu’au moins un coup de feu a été tiré du sixième étage, de l’intérieur de l’hôtel, certainement par un tireur d’élite. L’auteur de ce document est d’avis qu’au moins un des points d’impact de ces coups de feu tirés par un «tireur d’élite» a été le mur de l’ambassade d’Allemagne». L’on se souvient que ce sont les militaires français qui occupaient le fameux sixième étage de l’hôtel. Les enquêteurs assènent : «Le bâtiment de l’hôtel a été passé au peigne fin mais nous n’avons trouvé trace d’aucun coup de feu qui aurait été tiré des positions des civils en direction des positions tenues par les Français. Toutes les preuves glanées sur la scène du crime à la date de l’investigation ont montré que tous les coups de feu qui ont été tirés l’ont été à partir des positions décrites comme tenues par les Français vers les positions des civils».

Des rapports d’autopsie sur 36 cas


Ils sont malheureusement incomplets mais ont le mérite d’exister. 36 rapports d’autopsie ivoiriens ont été confirmés et complétés par le professeur G. Saymann, directeur du département de médecine légale de l’Université de Pretoria. «27 [décès] sont dus à des blessures par balle ou d’autres blessures balistiques. 8 décès sont dus à l’asphxie ou des événements du même ordre (notamment l’inspiration ou la noyade. Un décès est imputable à une blessure due à un instrument tranchant (blessure à l’arme blanche) et peut avoir un lien avec les événements faisant l’objet de l’enquête». «Des balles intactes, des fragments de balles ou d’autres métaux ont été retirés des corps et remis au Laboratoire d’expertise médico-légale des services de police sud-africains pour analyse balistique. Dans certains cas, plus d’une balle et/ou d’un fragment ont été retirés d’un corps. Au moins quatre (4) des corps semblent avoir été touchés par de multiples métaux ou autres fragments (tels que des éclats d’obus) provenant peut-être d’engins explosifs, de fragments de balles et de surfaces dures (telles que les structures en béton). Au moins (3) trois cas semblent avoir été touchés par des projectiles de calibre exceptionnellement grands tandis qu’au moins un cas a laissé apparaître des traits de blessure due à un engin tel qu’une grenade propulsée par fusée. (…) Il semblerait qu’un certain nombre de corps aient été atteints par des projectiles (balles et/ou éclats d’obus) provenant de plusieurs directions. Au moins deux des victimes, en particulier, semblent avoir été touchées à plusieurs reprises de dos comme de face. (…) Un nombre important de victimes avaient des traces de blessures par balle, indices que leurs corps ont été traversés par des projectiles ayant une trajectoire fortement inclinée vers le bas (par rapport à la position anatomique), suggérant ainsi que ces blessures ont été faites à partir d’une position de tir en hauteur relative par rapport aux défunts. (…) Le décès de la plupart des victimes, dont la mort semble s’être produite dans la zone du pont du général de Gaulle, semble être imputable à de multiples blessures par éclats d’obus, quand au moins un décès est probablement dû à un projectile de gros calibre (12,7 mm ou plus). Au moins six décès survenus à l’hôtel Ivoire semblent être imputables à une asphyxie. Ces constatations concordent avec des blessures dues à un piétinement et/ou un accident du type auquel l’on peut s’attendre dans les cas de mouvements importants de foule. Bien que l’on ne sache pas l’âge précis des défunts dans la plupart des cas, il semble qu’au moins trois des défunts étaient des jeunes (âgés apparemment de moins de 18 ans). Trois des victimes étaient de sexe féminin.»

Que s’est-il passé sur les deux ponts d’Abidjan ?


En réalité, il n’y a pas de suspense ni de polémique sur ce qui s’est passé sur les ponts de Gaulle et Houphouët, dans la mesure où les caméras de Canal + ont bien montré des hélicoptères français mitraillant les manifestants qui tentaient de les traverser. Mais les analyses balistiques confirment ce que les yeux ont vu, et ajoutent des détails. Sur les deux ponts, «les traces trouvées auraient pu être causées par des munitions de calibre 12.7 mm et 7.62 mm». Les enquêteurs poursuivent : «Si l’on tient compte des positions à partir desquelles les coups de feu ont été tirés sur les ponts, on peut conclure que les coups de feu ont été tirés à partir d’un hélicoptère». L’affaire est donc pliée !
L’armée française a toujours assumé la destruction de la flotte aérienne militaire ivoirienne. Le rapport sud-africain revient tout de même sur les Sukhoï 25. Ceux d’Abidjan ont été «indiscutablement endommagés par des instruments et des outils tranchants à impact» tandis que ceux de Yamoussoukro ont subi la fureur de «missiles» qui sont venus de «positions tenues par les militaires français».
Quelle est l’importance d’un rapport d’enquête qui documente, en réalité, des faits qu’on connaissait, certes de manière moins précise ? C’est la question que l’on peut se poser au sujet du document secret sud-africain, tenu confidentiel par les autorités d’Abidjan et de Pretoria depuis cinq ans. En réalité, il est d’une importance juridique inouïe. Des experts d’une Nation considérée comme sérieuse et développée, assermentés, ont analysé les indices laissés après les événements de novembre 2004 et ont rendu des conclusions sans appel, crédibles au point de vue international. Ce travail tranche avec celui de la justice et des autorités françaises, qui n’ont réalisé aucun travail balistique sérieux établissant la manière dont la base-vie de Licorne à Bouaké a été bombardée. Bien entendu, les autorités françaises de l’époque n’ont pas non plus réalisé les autopsies méthodiques validées par le gouvernement sud-africain, en appui aux autorités ivoiriennes.
Le précieux document sud-africain qui rend justice aux victimes ivoiriennes n’est pas resté dans les tiroirs. Il est utilisé par les avocats de ces victimes, liés eux-mêmes à l’Etat de Côte d’Ivoire, dans les cercles plus restreints de la diplomatie internationale, pour obtenir des réparations pour leurs familles (pour ceux qui sont morts), et pour eux-mêmes (pour ceux, nombreux, qui sont blessés et invalides). Nous reviendrons sur ces négociations diplomatiques de l’ombre, serrées et pas toujours dénuées d’arrières pensées, dans Le Nouveau Courrier de demain.

29/08/2010

Novembre 2004 : "Le Nouveau Courrier" révèle un rapport secret

Dans un rapport confidentiel de plus de 100 pages dont Le Nouveau Courrier a obtenu une copie, des experts sud-africains, en matière balistique et spécialistes de médecine légale, mandatés par leur gouvernement, accablent les militaires français de l'opération Licorne. De manière scientifique, ils établissent que non seulement les civils ivoiriens massés à Abidjan devant l'Ivoire ou sur les ponts n'ont pas tiré, mais que des armes, y compris de gros calibre, ont été utilisées contre eux par l'armée française. Ils commentent également les autopsies des morts, dont trois au moins étaient âgés de moins de 18 ans.

Pour ceux qui sont en Côte d'Ivoire, le journal est dans les kiosques ce lundi.

Pour ceux qui sont à l'étranger, ils peuvent l'acheter en PDF sur la plateforme http://www.abidjan.net, espace shopping.

04/08/2010

Merci à vous, amis blogueurs !

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Repos (mérité ?) après la grande épreuve. Avant de revenir sur le devant de la scène, je tiens - alors que je couve un petit palu bien vicieux - à remercier ici tous les blogueurs, commentateurs de blogs et "facebookers" qui nous ont soutenu, Saint-Claver, Stéphane et moi lors de nos deux semaines à l'ombre, racontées ici.

Je suis en train de naviguer sur le web, et je me rends compte du soutien et de l'activisme remarquables de la blogosphère, en plus du relais naturel que constitue la presse "classique". La blogosphère existe, et elle peut prendre chair, au-delà de nos pensées "jetées" sur la Toile. Je ne sais pas quels mots peuvent contenir ma reconnaissance envers vous tous. Je sens une grande responsabilité peser sur mes épaules. J'ai le devoir d'être meilleur, plus soucieux des intérêts de la communauté dans ma manière de pratiquer le journalisme, digne de la mobilisation qui a été la vôtre.

Nous reviendrons bien entendu sur ces "deux semaines à l'ombre". Mais il est évident que nous ne pourrons pas éluder ce que nous avons vécu. Il y aura forcément un "avant" et un "après" le passage par la case "prison".

19/05/2009

Un article de moi sur les "cultures urbaines" en Côte d'Ivoire

C'est dans la revue Le Français dans le monde. Vous pouvez le lire en PDF. 

La première page ici.

La deuxième page ici.

24/04/2009

Merci Franck !

Je suis très heureux de ce petit coup de pub de Franck Agani, un entrepreneur passionné et inspiré, qui est l'un des "early adopters" de Objectifs Hebdo.

17/02/2009

La démocratie est un jeu, par Armand Brice Tchikamen

Je suis heureux de partager avec vous un court métrage plein d'humour d'Armand Brice Tchikamen, réalisateur plein de talent. Le titre ? La démocratie est un jeu. La démocratie devrait être un jeu en Afrique, loin des violences meurtrières que nous avons vécues en Côte d'Ivoire, mais aussi au Kenya, au Zimbabwe et à Madagascar.


12/02/2009

Affaire des 65 millions : le juge va plus loin que le procureur

Mme Gomé Hilaire (1).JPG
Le tribunal des flagrants délit est allé au delà des douze mois d’emprisonnement requis par le procureur de la République, contre la principale inculpée. Cinq années d’emprisonnement ferme assorties d’une amende de 300.000 F, de dix ans de privation des droits civiques et d’une interdiction de paraître et de séjour pendant cinq ans ! Telle est la peine infligée hier sur le coup de 14 h, par le tribunal des flagrants délits d’Abidjan à Mmes Gomé Gnohité née Bléhon Emilienne, secrétaire particulière du Président de la République et Umviga épse Metté Elise.

Si la première a été déclarée coupable d’escroquerie, la seconde a été sa complice dans la commission du délit. Le tribunal qui a fait droit à la requête du Président de la République a aussi condamné les deux femmes à lui payer chacune à titre de dédommagement, le franc symbolique. Au terme du procès qui s’est tenu avant-hier mardi, le parquet d’Abidjan, à travers ses représentants à l’audience, avait requis à l’encontre de Mme Gomé Emilienne la peine de 12 mois de prison ferme et 300.000 F d’amende. Et la relaxe pure et simple pour délit non établi en ce qui concerne Mme Umviga épse Metté Elise. Un réquisitoire particulièrement clément au regard du jugement qui vient d’être rendu. Jugement auquel, les avocats de la défense des deux condamnées entendent relever appel. Ce qui constitue une lueur d’espoir pour non seulement, les deux concernées, mais aussi pour leurs parents, amis et connaissances qui, arrivés massivement hier au tribunal, ont élevé des cris de vive protestation au prononcé du jugement qu’ils estiment injuste et trop sévère. Beaucoup de femmes ont tout simplement fondu en pleurs.

Pour rappel, disons que Mmes Gomé Gnohité née Bléhon Emilienne, secrétaire particulière du Président de la République et Umviga épse Metté Elise se disant, « collaboratrice extérieure » du Président ont été traduites devant la justice pour s’être fait remettre par le directeur général de la société de téléphonie mobile Mtn, M. Rwi Yegura Mporé Aimable, la somme de 65.542.610 F. Cette remise de fonds s’est faite autour au nom du Président de la République. La substance des débats à l’audience établit que Mme Gomé a été contactée par Mme Metté Elise, Ivoirienne d’origine rwandaise, pour solliciter pour le compte du DG de Mtn, son compatriote rwandais, une audience auprès du Chef de l’Etat. Une véritable polémique s’est engagée entre les deux femmes à la barre sur l’objet de l’audience demandée. Pour Mme Metté, la demande d’audience répond à la volonté du DG de Mtn, Mporé Aimable, d’aller présenter au Président Laurent Gbagbo un trophée acquis à l’extérieur par sa société. Question pour lui de se faire connaître par le Chef de l’Etat, qu’il dit n’avoir jamais eu l’occasion de rencontrer. Les déclarations de Mme Metté ont été corroborées à l’enquête préliminaire par le DG de Mtn, lequel, expulsé de la Côte d’Ivoire à cause de cette affaire n’était pas présent au procès. Toujours selon dame Metté Elise, l’initiative du don est venue de la secrétaire qui, en acceptant de transmettre la demande d’audience du DG de Mtn, aurait demandé que ce dernier ne vienne pas voir le Président les mains vides. Pour lui permettre de faire don d’une ambulance et la réfection du dispensaire d’un village sinistré. Mme Metté soutient que c’est bien Mme Gomé Gnohité qui a fait parvenir au DG une facture de construction, à partir de laquelle il a procédé à la détermination du montant et à son décaissement de la comptabilité de sa société. Ses déclarations font état de ce que la secrétaire du Président, une fois en possession des fonds qu’elle a reversés sur son compte personnel, aurait oeuvré pour ne pas faire aboutir l’audience demandée. Et donc, c’est face à tous les obstacles constitués, que Mme Metté Elise dit avoir, avec le DG de Mtn, utilisé d’autres voies qui ont permis à Mporé d’être reçu finalement par le Président Gbagbo. Sitôt informé de toutes les manigances faites dans son dos, le Chef de l’Etat, a lui-même actionné les poursuites judiciaires. Sur l’objet de l’audience demandée par le DG de Mtn au Président de la République, l’ex-secrétaire particulière donne une version contraire à celle de sa co-accusée. Elle déclare en effet, que c’est bien pour faire un don au Président de la République que le rendez-vous a été sollicité. Et si elle a offert sa contribution pour faire aboutir le décaissement, c’est pour marquer son soutien à l’action. Raison pour laquelle elle a accepté la garde des fonds. Elle dit n’en avoir pas soufflé mot au Président parce que le donateur voulait que ce soit une surprise. Quel est alors l’objet de l’audience pourtant validée par le Président Gbagbo ? Cette question essentielle est restée hélas, sans réponse précise.

Pour le gouvernement, le DG de Mtn, «alors qu’il savait que les fonds dont il s’est défait aussi facilement avaient été virés sur les comptes de la société Emika Entreprises et non à la Présidence de la République, il a fait figurer, gratuitement, dans les livres comptables de la société Mtn Côte d’Ivoire, la mention «Don au chef de l’Etat» correspondant à la remise de ces fonds» (confère communiqué du ministre de l’Intérieur). Il est accusé d’avoir fait preuve d’une «légèreté évidente» et tenté «de jeter le discrédit sur une institution de la République de Côte d’Ivoire, en l’occurrence le Président de la République». Il a été expulsé par arrêté du ministre de l’Intérieur. Et depuis avant-hier, il a quitté le territoire ivoirien.

Landry Kohon (Frat-Mat)

04/09/2008

Choco Miss Noël : futilité malsaine

Je rebondis sur un post récent de Yoro pour dire tout le mal que je pense du concours Choco Miss organisé à Abidjan par Patricia Kalou, pour initier les fillettes très rapidement à la facticité du monde d'artifices, d'esbroufe et de "boucan" qui veut se transformer en référentiel en Côte d'Ivoire.
Je suis d'accord avec Yoro parce que je pense que la culture populaire n'est pas innocente, elle renvoie à des corpus de valeurs. Nous n'avons pas envie que nos fillettes mettent toute leur espérance dans un culte d'une beauté instrumentalisée aux fins que l'on sait par les adultes qui font la promotion des valeurs négatives dont nous parlons ici.
Je déplore que la société Chocodi fasse de ces histoires de "choco-miss" un point central de sa communication comme en témoignait, il y a plus d'un an, un post du blog Babiwatch.