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12/09/2012

Il y a 35 ans, mourait Steve Biko... le chantre de la conscience noire

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"Le 12 septembre 1977, à 31 ans, Steve Biko mourait, seul, dans une cellule de la prison centrale de Pretoria (Afrique du Sud), d’une lésion cérébrale. La photo de son cadavre gisant à même le sol, nu, couvert de plaies et d’ecchymoses fit le tour du monde grâce au journaliste britannique qui fut aussi son ami, Donald Woods, auteur de sa biographie la plus complète (1979). Arrêté le 21 août à Port Elisabeth, près de sa ville natale où il était assigné à résidence après des mesures de bannissement, Biko fut amené dans les locaux de la police de sécurité de la ville et interrogé à son quartier général. Roué de coups à plusieurs reprises, enchaîné et totalement dévêtu, il était dans un état déjà très grave le 7 septembre, reconnaîtront plus tard les autorités dans un rapport qui accuse les médecins de n’avoir pas décelé les « lésions neurologiques » causées par « une chute accidentelle »... Il fallut attendre le 11 septembre pour que l’on recommande son transfert immédiat à l’hôpital. La police choisit celui de Pretoria, 1 200 km plus loin. Dans un état comateux, Steve Biko fut transporté jusqu’à la capitale dans l’arrière d’une jeep, toujours nu, à même le plancher. Son décès, pour lequel les autorités donnèrent jusqu’à huit versions différentes, fut constaté le lendemain. (...) Son lâche assassinat suscita une telle indignation internationale que le Conseil de sécurité procéda enfin au renforcement de l’embargo sur les armes décrété en 1963, qu’il avait refusé après la répression sanglante de la révolte de Soweto une année auparavant. Comme le déclara Mandela lors de son élection en 1994 : "Biko a été le premier clou dans le cercueil de l’apartheid."" Lire la suite ici.

 

08/09/2012

Florent Geel de la FIDH et ses ambiguités sur le massacre de Nahibly (décryptage vidéo)


Kouamouo démontre à la FIDH que l'armée de... par legrigriinternational

06/09/2012

Après la tablette africaine, le Congolais Vérone Mankou lance "le smartphone africain" à 85 000 FCFA

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La société ‘’VMK’’ va mettre sur le marché congolais, dès octobre prochain, le premier Smartphone africain, conçu par un jeune congolais se servant de la technologie chinoise, a annoncé le directeur de cette société Vérone Mankou, jeudi à Brazzaville, lors d’une cérémonie qui a servi de cadre pour la présentation publique du produit.

Selon Vérone Mankou : ‘’ce Smartphone dénommé +Elikia+, est conçu pour être un téléphone de toutes les mains avec un écran tactile de 3,5 pouces, une mémoire Ram de 512 Mo avec un processeur de 650 Mhz, pouvant stocker dans sa mémoire interne de 256 Mo extensible jusqu’à 32 Go via carte mémoire microSD.’’ 

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''Elikia'' qui a toutes les commodités d'un Slmartphone (écouteur, appareil photo, connecteur stéréo, prise de charge/du câble micro-USB, etc .), sera mis sur le marché congolais dès octobre 2012 pour un montant de 85.000 FCFA, a-t-il ajouté, précisant que l’appareil sera présenté le 3 octobre à Abidjan, pendant les Africa Télécom People, une grande conférence des technologies de la communication. 

L’appareil est le deuxième produit que le jeune constructeur congolais de 27 ans met sur le marché africain, après la tablette tactile Way-C, en vente sur le marché africain depuis l’année dernière, pour un coût in initial de 150.000 FCFA, ramené aujourd’hui à 100.000 FCFA. 

La société VMK (mot de la langue congolaise Kongo ‘’Vumbuka’’ qui signifie ‘’Réveillez-vous !’’ , a vu le jour en 2009. Société anonyme avec un capital de 250 millions de FCFA, elle est spécialisée dans les technologies mobiles, plus précisément dans la conception des produits grands publics. 
 
Source APA

05/09/2012

En Côte d'Ivoire, l'année 2012 ressemble étrangement à l'année 1992

C'est mon édito de lundi dernier lu avec talent - comme d'habitude bien sûr - par Grégory Protche du Gri-Gri International.


Côte d'Ivoire 1992-2012 - Kouamouo édito - 3... par legrigriinternational

01/09/2012

Procès de Laurent Akoun : le reportage vidéo de Afreeknews

23:11 Publié dans Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0)

Une émission intéressante sur la Côte d'Ivoire sur la chaîne camerounaise Vox Africa

Où l'on voit le très spécial ambassadeur Adama Dosso dans ses oeuvres et ses contradictions.

31/08/2012

Quand "Le Monde diplomatique" démasque le régime Ouattara (extraits)

Le titre se passe de commentaires. «Un territoire hors de contrôle – Guerre pour le cacao dans l’ouest ivoirien». Le périodique français Le Monde Diplomatique donne à lire, dans son édition de septembre, un article de terrain accablant pour le régime Ouattara et les FRCI. C’est un article qui tranche avec la langue de bois et l’incroyable complaisance qui caractérise les médias hexagonaux depuis la prise de pouvoir de l’actuel chef de l’Etat. Et qui ne tarde pas à désigner décrire ce qui se passe dans l’Ouest par son nom : un mouvement de «colonisation». «A Abidjan, les exactions contre les partisans de l’ancien président Laurent Gbagbo se sont multipliées cet été. Si M. Ouattara a finalement pris le pouvoir, en mars 2011, après la crise postélectorale est encore loin. Dans l’ouest du pays, l’Etat ne contrôle plus rien ; des mafias ont mis la main sur l’économie du cacao», résume le journal. Extraits de l'article de Fanny Pigeaud, consacrés à Amadé Ouérémi, le chef de la milice burkinabé et aux contrebandes juteuses des hommes de guerres de Ouattara. Les intertitres suivis d'une astérisque (*) sont de moi.

Amadé Ouérémi et la milice burkinabé de l'Ouest*

Après la signature de l’accord de paix (4), le 26 janvier 2003, d’ex-combattants rebelles profitent de l’accalmie pour s’emparer des portions de territoire : M. Amadé Ouérémi, un Burkinabè ayant grandi en Côte d’Ivoire, s’installe ainsi avec plusieurs dizaines – voire plusieurs centaines – d’hommes armés dans le parc national du mont Péko, à 35 km au nord de Duékoué. Ils y cultivent notamment du cacao. Impossible de les déloger : en 2010, ils chassent même des agents de l’Office ivoirien des parcs et réserves et incendient leur véhicule. Un autre phénomène déstabilisateur apparait en 2007 : l’arrivée par cars entiers de Burkinabè. En toute illégalité, beaucoup s’établissent dans la forêt de Goin-Dédé où ils développent des plantations de cacao. Dans le même temps, de nombreux déplacés de la guerre ne parviennent pas à récupérer leurs champs. 

(...)

Les villages ont perdu tous leurs habitants autochtones

A cela s’ajoute l’immigration burkinabé d’une ampleur sans précédent. Huit cars transportant chacun environ 200 personnes arrivent désormais chaque semaine à Zagné, à 50 km au nord de Taî. Une partie de ces voyageurs s’entassent aussitôt dans des camions de chantiers qui prennent la direction du Sud Ouest. Leur installation se trouve facilitée par l’absence d’une grande partie de la population autochtone – au moins 70.000 personnes  réfugiés au Liberia. Les treize villages implantés au sud de Taï ont ainsi perdu tous leurs habitants autochtones. Sauf : fin juin, à Tiélé Oula, il restait 9 Oubi sur les quelque 200 qui y vivaient avant 2011, pour 3000 Burkinabè. 

La culture du cannabis a commencé...

Si certains Burkinabé investissent les champs des absents, beaucoup gagnent les forêts de Goin-Débé et de Cavally désormais totalement ravagées. Dormant sous tente, ils y plantent des cacaoyers, des hévéas mais aussi du cannabis. A Yamoussoukro et à Abidjan, la situation est connue. Fin mai, le gouvernement a ordonné l’évacuation des forêts avant le 30 juin. Sans résultat. ‘L’Etat doit contrôler les frontières, assène le maire adjoint de Tai, M. Téré Téhé. Et il ne faut pas attendre que ces gens aient fini de planter pour les chasser’’.

Problème : les nouveaux occupants sont armés. Observant un jeune paysan burkinabè partir au champ un fusil en bandoulière, le chef autochtone du village de Tiélé Oula, M. Jean Gnonsoa ne cache pas son désarroi : ‘’Ici les étrangers peuvent avoir des armes mais pas les autochtones’’ – sous peine de représailles. ‘’Comment régler sereinement un litige foncier  face à quelqu’un qui est armé ?’’, s’interroge M. Téhé. ‘’Les Burkinabè nous disent que le président qui est venu (M. Ouattara) est leur homme. Et qu’ils ont donc le droit de tout faire’’, déplorent des villageois. De fait, certains s’emparent de plantations déjà occupées. (...)

Une contrebande qui profite bien aux FRCI*

Une chose est certaine : les FRCI se sont arrogé le droit de percevoir les taxes qui devraient normalement revenir à l’Etat. Selon un rapport de l’Onu, elles prélèvent aussi ‘’de 4 à 60 dollars beaucoup plus’’, sur les déplacements de personnes et de véhicules (5). Et elles rackettent les paysans : dans un village près de Taï, une femme se plaint de devoir leur payer 20 000 FCFA (30 euros) par mois pour accéder à sa plantation. 

Après la mort des Casques bleus, plusieurs centaines d’éléments Frci ont été déployés autour de Taï pour une opération de ‘’sécurisation’’ dirigée par le commandant Losséni  Fofana alias Loss. Ancien chef de guerre des Forces nouvelles, ce dernier commandait déjà les troupes qui ont attaqué Duékoué en 2011. Ces soldats auraient joué un rôle important dans le massacre des Guérés .  Pour l’actuelle opération de ‘’sécurisation’’, il a fait installer de nombreux points de contrôle. Les mauvaises langues assurent qu’un seul sac de cacao n’échappe au racket des Frci. Et peut-être aussi à la contrebande vers le Ghana. 

(...)

Le massacre de Nahibly orchestré pour tuer des témoins gênants ?*

Fin juillet, des centaines d’individus parmi lesquels des dozos et des Frci ont attaqué et détruit le camp de déplacés du Haut commissariat des nations unies pour les réfugiés (HCR), près de Duékoué. En toute impunité. Des sources humanitaires parlent de 137 cadavres retrouvés dans les jours qui ont suivi ; des dozos ont également cherché à faire disparaitre de nombreux corps. Plusieurs indices laissent penser que cette attaque avait été planifiée de longue date. Sous couvert d’anonymat, un spécialiste de la région nous confie : ‘’Le camp était gênant car les témoins du massacre de mars 2011 s’y trouvaient. Aujourd’hui, ils sont morts ou disparus. C’est ce que voulaient ceux qui ont organisé l’opération’’.

Pour lire tout le papier et conserver le journal, allez dans votre kiosque à journaux (en France mais aussi en Côte d'Ivoire) ou acheter l'édition électronique.

 

30/08/2012

Un des avocats de Gbagbo : "J'ai vu le dossier d'accusation... ce qu'on lui reproche, c'est beaucoup de vent"

10:39 Publié dans Vidéo | Lien permanent | Commentaires (1)

27/08/2012

L'éditorial de l'hebdomadaire Le Point sur "J'accuse Ouattara" lu par Grégory Protche


Kouamouo accuse, par Patrick Besson (lu par... par legrigriinternational

22/08/2012

Un documentaire radio très instructif - et très long - sur Nelson Mandela

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Il s'appelle "Nelson Mandela, le rêve d'une nation" et a été réalisé par Fabrice d'Almeida. Il a été diffusé par France Culture et est disponible sous un format podcast, en cinq parties. Il raconte un long itinéraire politique, au-delà de l'angélisation un peu idiote d'un Mandela sorti de tout contexte historique, de toute l'histoire des luttes des peuples africains... et transformé en icône laïque, apolitique et finalement vidé de sa substance. Le documentaire raconte la naissance à la politique, le choix de la lutte armée, le rôle ingrat de Winnie, "la face cachée de Nelson", le passage du statut de "terroriste" à celui de héros international, etc...

Nous sommes à l'heure d'Internet, de la rapidité... mais ces longs documentaires, qui se révèlent comme de vrais cours de sciences politiques, méritent quelques nuits blanches d'écoute, dans le silence et la méditation. Pour écouter, cliquez ici.