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26/06/2013

Culte de la personnalité : scène d'un autre âge au Cameroun de Paul Biya

28/05/2013

Risques d'attaques terroristes en Côte d'Ivoire : le communiqué du Quai d'Orsay qui fait peur

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Au regard de l’activisme de groupes terroristes opérant dans la bande sahélienne, il importe que les Français résidant ou de passage en Côte d’Ivoire fassent preuve d’une vigilance accrue, notamment à l’égard de tout comportement suspect, lors de leurs déplacements et dans les endroits qu’ils fréquentent de façon habituelle ou occasionnelle.

Il convient de demeurer attentif à l’évolution de la situation au Mali mais aussi aux recommandations éventuelles qui pourraient être diffusées par le Consulat général de France en Côte d’Ivoire.

Source http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/c...

25/04/2013

Eugène Nyambal, un Camerounais courageux

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Viré par le FMI après avoir dénoncé, en interne, une entente crapuleuse entre le gouvernement de Biya et le FMI de Strauss-Kahn (lié à Biya à travers Stéphane Fouks d'Euro RSCG) dans une belle affaire de corruption, Eugène Nyambal porte plainte aux Etats-Unis pour faire éclater le scandale. Fanny Pigeaud raconte l'affaire sur Mediapart. COURAGE BRO' 

http://www.mediapart.fr/journal/international/240413/le-f...

03/11/2012

Assassinats mystérieux de religieux et de civils au Cameroun : l'épouse de Mongo Beti rompt le silence

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Un article très intéressant d'Odile Tobner (l'épouse du regretté écrivain Mongo Beti) vient d'être publié sur le site de l'association Survie. Il est une énumération assez troublante des assassinats mystérieux de personnalités au Cameroun, qui n'ont jamais connu de suites judiciaires. Mgr Plumey (Français dont la mort n'a pas suscité de grand désir d'investigation dans la presse de son pays), l'abbé Mbassi, le père Mveng, les religieuses françaises proches de Jeanne-Irène Biya, Marthe, la veuve du président de l'UPC, assassiné en 1960 par les services français, etc...

Curieusement, les femmes tuées par ces meurtriers mystérieux sont toujours violées, en dépit de leur âge. L'article fait froid dans le dos. A lire ici.

28/09/2012

Une émission spéciale sur Ruben Um Nyobé, "père" de la Résistance anticoloniale camerounaise


L'invité de l'histoire du 240912 par telesud

22/07/2012

Monseigneur Tonye Bakot et le faux problème Bamiléké du Cameroun

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Avez-vous entendu parler de la dernière sombre affaire qui hystérise le Cameroun ? Je vous la résume. C’est l’histoire d’un prélat, l’archevêque de Yaoundé, Mgr Tonye Bakot, par ailleurs grand chancelier de l’Université catholique d’Afrique centrale (UCAC), qui écrit au Père Martin Birba, doyen de la Faculté de sciences sociales et de gestion de l’Université en question. L’objet du courrier, «Statistiques», n’a rien à voir à un quelconque cours relevant de cette discipline. Mgr Tonye Bakot évoque plutôt de sinistres considérations relevant de la comptabilité ethnique. En gros, que dit la lettre?

-Que 48% des enseignants associés viennent de la seule province de l’Ouest-Cameroun.

-Que 31,5% des enseignants permanents viennent de la seule province de l’Ouest-Cameroun.

-Que plus de 60% des étudiants de la Faculté viennent de la seule province de l’Ouest-Cameroun.

Pour Mgr Tonye Bakot, ces statistiques révèlent un «problème». Qu’il faut corriger par une forme de discrimination (positive ou négative, selon les intérêts ou les opinions de chacun). «A valeur égale sur le plan intellectuel», il faut privilégier les enseignants des autres régions, nous apprend l’Eminence. «Outre les corrections anonymisées» qui existent visiblement déjà, ce qui pousse le vieux curé indigne à relayer des rumeurs non prouvées de signaux secrets inscrits par les étudiants de l’Ouest à l’usage des enseignants de l’Ouest à l’occasion des concours, il faut diversifier le plus possible les profils ethniques des correcteurs. 

Ce billet n’a pas pour objectif premier de démontrer que la démarche de Mgr Tonye est ethniciste, tribaliste, etc… Mais il a pour ambition de prouver qu’elle est intellectuellement mal construite, malhonnête voire profondément stupide, et qu’elle est caractéristique de ces raisonnements erronés qui conduisent le Cameroun – et l’Afrique – à poser des faux problèmes auxquels il sera forcément apporté de fausses solutions. Relevons au passage que la logique totalement ahurissante du prélat conforte à la fois les tribalistes anti-Bamilékés et les tribalistes Bamiléké. Parce que, si l’on ne rejette que les soupçons de fraude aux concours évoqués, l’on finit par admettre que les ressortissants de l’Ouest-Cameroun sont «forts», plus «forts» que les autres. Ce qui est grotesque.

Je n’ai jamais fait le moindre certificat de statistiques, mais comme tout honnête homme je connais un des concepts-clés de cette discipline scientifique : l’échantillon. 60% des étudiants de la Faculté sont originaires de la seule province de l’Ouest-Cameroun. Quel était leur pourcentage parmi les candidats au concours ? Quel était leur pourcentage parmi les bacheliers de leur promotion ? Mgr Tonye Bakot ne le dit pas. Le sait-il seulement ? S’en soucie-t-il ?

Quel est le pourcentage des «ressortissants de l’Ouest» au Cameroun ? Le recensement général de la population de 2005, dont les résultats ont mis cinq années à être rendus disponibles, ne le dit pas. A quoi peut donc ressembler un «équilibre ethnique» pertinent au Cameroun ? Si nous avons, au hasard 35% de la population générale qui «vient» d’une province A, 20% d’une province B, et 8% d’une région C…, l’équilibre veut-il que, parce qu’il y a 10 provinces, chaque province apporte au pot commun 10% des fonctionnaires, des étudiants des établissements publics et privés, des joueurs de l’équipe nationale, des Miss Cameroun et de leurs dauphines ? Si la réponse à cette question est oui, l’on créera forcément  un déséquilibre structurel qui ne pourra être résolu que par une épuration – génocide, émigration forcée, etc… Est-ce vraiment cela que les Camerounais veulent ?

Dans sa lettre, Mgr Tonye Bakot note que 50% des enseignants permanents de la faculté qu’il dissèque sont originaires du Centre et du Littoral tandis que 31,5% sont originaires de l’Ouest. Pourquoi agglomère-t-il le Centre et le Littoral ? Pourquoi agglomère-t-il, dans son «recensement» des enseignants non permanents, le Centre, le Sud et le Littoral ? Pourquoi ne donne-t-il pas le pourcentage du seul Centre, c’est-à-dire 37,9% ? Quand on regarde froidement ses données, l’on se rend compte que seules quatre des dix régions du Cameroun sont représentées dans le corps enseignant... S’il ne cachait pas certaines données, l’on se rendrait compte que l’Ouest n’est pas la seule région «sur-représentée» dans le corps enseignant, même si l’on se plie à son prisme déformant. En réalité, le raisonnement de Tonye Bakot part d’un étrange prérequis selon lequel il y a un problème «de l’Ouest», et que c’est ce seul problème que les politiques d’équilibrage doivent régler. Il trahit la sujétion de Tonye Bakot à une vision coloniale du Cameroun, traduite dans la fameuse phrase du colonel Jean Lamberton, qui a été un des officiers français qui a réprimé violemment le mouvement indépendantiste camerounais : «Le Cameroun s’engage sur le chemin de l’indépendance avec, dans sa chaussure, un caillou bien gênant. Ce caillou c’est la présence d’une minorité ethnique : les Bamiléké, en proie à des convulsions dont l’origine ni les causes ne sont claires pour personne. (…) Sans doute le Cameroun est-il désormais libre de suivre une politique à sa guise et les problèmes bamiléké sont du ressort de son gouvernement. Mais la France ne saurait s’en désintéresser : ne s’est-elle pas engagée à guider les premiers pas du jeune Etat, et ces problèmes, ne les lui a-t-elle pas légués non résolus ? (…) En fait, les Bamiléké forment un peuple. Il suffit pour s’en convaincre de considérer leur nombre, leur histoire, leur structure sociale et leur dynamisme. Qu’un groupe homogène de populations nègres réunisse tant de facteurs de puissance et de cohésion n’est pas si banal en Afrique Centrale ; au Cameroun, du moins, le phénomène bamiléké est sans équivalent (…) L’histoire obscure des Bamiléké n’aurait d’autre intérêt qu’anecdotique si elle ne révélait à quel point ce peuple est étranger au Cameroun.» On ne peut comprendre les dérapages de Mgr Tonye Bakot que si l’on prend en compte le fait que le logiciel colonial continue de coloniser son cerveau, comme celui de tous ceux qui prétendent qu’il y a un problème bamiléké au Cameroun – les Bamilékés qui se vantent de leurs qualités supposées, et les tribalistes anti-Bamilékés qui s’en inquiètent. Mgr Tonye Bakot n’est donc pas un patriote camerounais. Il s’oppose à la construction nationale. En effet, peut-on parler de nation camerounaise si les droits de chaque citoyen sont subordonnés à l’endroit où son grand-père, voire son arrière-grand-père paternel est né ?

Au-delà du défi national, les intégrismes ethniques camerounais escamotent une des questions les plus importantes du pays. Au lieu de traquer les origines ethniques de ses étudiants, le grand chancelier de l’Université catholique serait bien inspiré d’enquêter sur les origines sociales de «ses» étudiants, et d’élargir son étude – qu’il pourrait faire réaliser par ses étudiants en sciences sociales, toutes ethnies confondues – sur les chances qu’un fils de pauvre a de s’en sortir autrement que par le banditisme dans un pays gangrené par la corruption et le refus de la méritocratie. Combien y a-t-il de fils d’ouvriers, de modestes paysans, de sans-emploi, dans son établissement où la scolarité représente près de trois années de SMIC au Cameroun ? Au fond, qu’est-ce que cela peut bien faire à un fils de paysan de l’Adamaoua qu’il y ait plus de fils de ministres vivant à Santa Barbara dont les grands-parents viennent de l’Ouest que de fils de ministres vivant à Santa Barbara dont les grands-parents viennent de l’Adamaoua… dans une université où il a très peu de chances d’étudier ? Et si l’échauffement ethnique était le consensus minimal des différentes coteries bourgeoises du Cameroun, qui, avant d’aller à l’assaut du pouvoir, prennent chacune en otage une armée de nécessiteux aveuglés par les illusions identitaires ? 

 

 

10/02/2012

L'affaire Vanessa Tchatchou ou l'hallucinant vol d'un bébé

Un reportage publié par Le Nouveau Courrier, à lire ici.

Vous pouvez aussi écouter cette interview réalisée par la radio Cameroonvoice.

26/01/2012

Cameroun : où est passé le bébé de Vanessa ?

Un éditorial poignant d'Haman Mana, patron du quotidien Le Jour, sur l'affaire de trafic de bébé qui illustre à merveille le niveau d'inhumanité publique et d'impunité généralisée auquel le Cameroun de Paul Biya est arrivé.

Vanessa Tchatchou, une Camerounaise à peine pubère, a accouché, il y a six mois, d’un bébé, à l’hôpital gynéco-obstétrique de Yaoundé. Entre la salle d’accouchement et les couveuses, le bébé s’est volatilisé. La gamine et sa famille réclament le nouveau-né. Face à elles : les silences de l’hôpital, des forces de sécurité et des autorités en charge de la santé, de l’enfance et de la famille.
L’on est surtout étonné de la réaction que provoque cette affaire: l’indifférence. L’indifférence de la grande majorité des Camerounais, qui regardent cette affaire de loin, en se disant silencieusement et lâchement : «  Cela n’arrive qu’aux autres»… Si on peut comprendre le mutisme ignorant de cette masse de Camerounais anesthésiés par trente années de biyaïsme, rien n'explique le silence complice des autorités camerounaises devant ce fait grave.
Un nouveau-né a disparu d'une formation hospitalière publique de premier ordre, qu'en dit le ministre de la Santé publique ? Une enfant a accouché d'un enfant, qui a disparu et qui laisse une petite Camerounaise, sa famille, dans un désarroi profond; où est la ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille? Et celle des Affaires sociales donc? Un cas de trafic humain avéré est là sous nos yeux ; que font les forces du maintien de l'ordre et leurs commanditaires, si souvent prompts à se mobiliser pour faire échec aux plus banales manifestations et même, désormais, aux conférences de presse?
Il y a comme cela, dans l'affaire du bébé volatilisé, volé de Vanessa, tout le cocktail de la vie camerounaise aujourd'hui : une fille seule à dix-sept ans qui fait un enfant, un hôpital où un bébé peut disparaître sans laisser de traces, une police, une gendarmerie gangrenées par les corruptions et qui ne lèvent pas le petit doigt devant des faits d'une extrême gravité ; une Justice qui refuse de rendre justice, mais qui sait abattre son maillet sur la tête des victimes à elles désignées par les puissants.
On savait déjà que dans notre Cameroun, on trafiquait de tout. Désormais le trafic des êtres humains fait partie des tristes joyeusetés de la vie camerounaise.
Haman Mana

15/10/2011

L'alternance est-elle impossible au Cameroun ?

J'étais un des invités du Journal des auditeurs de la radio Africa n°1 autour de cette thématique. Ecoutez l'émission ici.

 

13/09/2011

Cameroun : cent candidats sans programme ?

Alors que l'élection présidentielle camerounaise qui se tient le 9 octobre prochain semble sans enjeu et ne suscite ni débats de fond ni même empoignades viriles, le pays étant coincé dans une torpeur assez déconcertante, un groupe de "profonds patriotes" essaie de secouer le cocotier à travers un site ad hoc où il propose des idées, voire un programme, à la vingtaine de candidats retenus. Extraits de leur "préambule".

"Promis à un brillant avenir dès son accession à l'indépendance en 1960, les multiples crises politiques et économiques qu'a traversées le Cameroun depuis cinquante ans n'ont pas permis à notre pays de se hisser au rang que les Camerounais estiment être le sien. Toujours locomotive de l'Afrique centrale, le Cameroun continue malheureusement d'évoluerbien en deçà de ses énormes potentialités.

A l'approche de l'élection présidentielle du 9 Octobre prochain et parce que le débat politique se doit d'être ouvert à toutes les filles et tous les fils de la Nation, nous avons décidé, en tant que citoyens camerounais, d'y apporter notre modeste contribution à travers quelques propositions que nous jugeons fondamentales pour un développement durable et participatif dans notre pays.

Les thèmes clés de nos propositions tourneront autour de la préservation des pans stratégiques de notre économie, de l'instauration d'une politique de transparence économique et de l'amélioration du climat des affaires, préalables selon nous à la relance économique. Ces propositions seront avant tout indicatives des orientations cadres que nous souhaitons voir l'état prendre. Elles s'adressent principalement aux candidats à l'élection présidentielle qui, en s'engageant à les mettre en œuvre, s'assureront le large soutien des différents pans de la société camerounaise."

Pour aller plus loin avec eux, cliquer ici.