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06/10/2014

L'apatridie en Côte d'Ivoire, ou la déraison de la "communauté internationale"

Blé Goudé et CEI. La semaine qui vient de se dérouler a été marquée par l'audience dite de confirmation des charges contre le fondateur du Congrès panafricain des jeunes patriotes (COJEP), qui s'est déroulée à La Haye ; et par le redémarrage du dialogue entre le régime Ouattara, qui a mis dans le pot des négociations une proposition d'élargissement du bureau de l'institution chargée de superviser les élections – dont il est peu probable qu'elle règle les problèmes de fond –  et son opposition. Ces deux feuilletons d'actualité ont mis aux prises trois types d'acteurs : ceux de la nébuleuse RDR, qui est aujourd'hui au pouvoir ; ceux de l'opposition organisée autour du FPI et des mouvements alliés ; et la fameuse « communauté internationale ». 

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03/10/2014

Blé Goudé à la CPI : la jurisprudence de l'ignominie [Par Théophile Kouamouo]

Les charges contre le ministre de la Jeunesse du gouvernement Aké N'Gbo seront-elles confirmées ? Si l'on s'en tenait à la logique juridique normale, la réponse à cette question serait évidemment négative. Mais voilà : la CPI n'est pas un tribunal normal. Procès après procès, forfaiture après forfaiture, il est en train de mettre en place une jurisprudence de l'ignominie, digne des « procès de Moscou » et des pires Républiques bananières.

 

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18/06/2014

"Le Crocodile et le scorpion" de Jean-Christophe Notin : un livre de désinformation sur les relations entre la France et la Côte d'Ivoire

C'est un bouquin dangereux pour les générations futures, qui tente de réécrire l'Histoire récente et multiplie les absurdités grossières et les contre-vérités. Ce qui ne l'empêche pas de s'imposer en France comme un « livre de référence » dont on peuplera les bibliothèques et instituts spécialisés. Et pourtant !

 

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16/06/2014

Interviewé par RFI sur Gbagbo - Les mensonges éhontés de Jean-Marie Fardeau, de Human Rights Watch France

Dans un entretien accordé à la radio française de service public destinée à l'étranger, Jean-Marie Fardeau attribue à Gbagbo des propos qu'il n'a jamais tenus. Et multiplie les incohérences intéressées.

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Un jour, il faudra que des universitaires courageux se penchent méticuleusement sur le travail de l'ONG Human Rights Watch (HRW) sur la Côte d'Ivoire en particulier au cours de ces dix dernières années. En effet, nombre de responsables de cette officine qui dit défendre les droits humains, ont été pris à plusieurs reprises en flagrant délit de mensonge et de manipulation. Hier, Jean-Marie Fardeau, directeur France de cette organisation financée en grande partie par le spéculateur américain Georges Soros, que l'on dit proche d'Alassane Ouattara, s'est illustré, lors d'une interview accordée à RFI, par des mensonges renversants.

Le mythe du « dossier solide »

« Grâce » au refus de la CPI d'organiser à nouveau une audience publique après l'humiliation en « mondovision » de Fatou Bensouda lors de la première audience de confirmation des charges, et alors que le caractère extrêmement technique des documents échangés lors de ce « deuxième round » a de fait empêché l'opinion d'entrer dans le dossier, Fardeau peut affirmer sans sourciller que Bensouda a disposé de témoignages de « 108 personnes tout à fait nommées », alors que la quasi-totalité des témoins de l'Accusation se sont exprimés sous couvert d'anonymat. Il parle de « témoignages extrêmement précis » là où ils se contredisent justement à foison. La juge belge Christine Van den Wyngaert disait fort à propos dans son opinion dissidente, que « le problème précédemment identifié concernant le recours aux ouï-dire anonymes demeure ». De qui se moque donc Fardeau ? 

Et pourtant : même les noms des médecins qui ont constaté les décès des victimes supposées brandies par l'Accusation sont cachés à la Défense, qui a été empêchée de contre-enquêter. Si Jean-Marie Fardeau se précipite sur les ondes de la radio la plus écoutée en Afrique subsaharienne francophone pour donner du crédit au dossier Bensouda, c'est parce qu'il sait que ses faiblesses seront à juste titre pointées, et qu'il veut par avance lui sauver la mise. Alors qu'il devrait se soucier d'une application scrupuleuse du droit, il refuse obstinément d'entrer dans le fond des réserves de la juge belge Christine Van den Wyngaert, se contentant de supposer qu'il y a encore du travail à faire. C'est indigne ! Que penserait-on, dans le cadre des justices nationale de démocraties occidentales, d'une organisation de défense des droits de l'Homme à ce point soucieuse de défendre la réputation d'un procureur controversé, sans grand souci de la présomption d'innocence qui est due aux accusés ? Imposture !

Plus profondément, Jean-Marie Fardeau affirme que le dossier Bensouda est « extrêmement complet » pour dire tout de suite après que Human Rights Watch « n'a pas connaissance du dossier de la procureure ». Comment peut-on juger de ce qu'on ne connait pas ? Ignominie !

L'énorme mensonge sur les « partisans » de Ouattara prétendument traités de « rats d'égoût » par Gbagbo

Dans son interview accordée à RFI, Jean-Marie Fardeau remet « sur le marché » un mensonge grossier contenu dans le rapport consacré à la Côte d'Ivoire publié par HRW et qui s'intitulait « Ils les ont tués comme si de rien n'était ». « Nous, Human Rights Watch, et d’autres organisations, avions déjà témoigné et rapporté le fait que Laurent Gbagbo lui-même s’était exprimé à la radio, notamment pour appeler à l’érection de barrages dans la ville d’Abidjan pour bloquer les partisans de Ouattara, en appelant à dénoncer tous les étrangers qui étaient suspectés d’être des soutiens de Ouattara, notamment les migrants ouest-africains, et en traitant les partisans de Ouattara de « rats d’égout » », affirme-t-il. Or ces propos n'ont jamais été prononcés par Gbagbo, encore moins à la Radio. Contrairement aux pratiques en vigueur, HRW se garde bien de citer sa source avec précision concernant ses propos. Evoqués en page 5 du rapport « Ils les ont tués comme si de rien n'était », dans la partie « résumé », sans la moindre référence de bas de page, ils disparaissent totalement du corps du rapport. Qui n'en parle plus du tout. 

Fort curieusement, on retrouve des propos qui leur ressemblent à la page 49. Mais ils ne sont pas de Laurent Gbagbo, mais du journaliste K.K Maurice du quotidien Le Temps. Ils ne désignent pas « les supporters d'Alassane Ouattara » mais « les rebelles » et leurs « mercenaires burkinabé » qui affrontent les forces loyalistes à Abobo. Bien entendu, ces propos sont extrêmement durs, comme ils peuvent l'être en temps de guerre ouverte. Une chose est sûre : les avocats du président Gbagbo gagneraient à porter plainte contre Jean-Marie Fardeau, pour dévoiler à la face du monde ses manipulations.

Le deux poids deux mesures de Fardeau

Le directeur « France » de Human Rights Watch affirme que nul n'est besoin de preuves remises à Fatou Bensouda par la France pour « alimenter un dossier pour le procès de Laurent Gbagbo », parce que « c'est lui qui dirigeait directement les Forces de sécurité (FDS) dans la période post-électorale ». Si l'on suit cette logique, c'est qu'Alassane Ouattara, qui était le chef des Forces Républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) durant la même période, devrait tout logiquement se retrouver en procès, lui aussi. Mais Fardeau appelle plutôt à juger ceux, qui dans le camp Ouattara, se sont rendus coupables de crimes contre l'humanité. Et non Ouattara lui-même. Pour lui, la justice revient à s'acharner contre le chef politique d'une armée régulière, et à livrer des lampistes au service du chef politique d'une rébellion soutenue par l'Occident et qui a finalement eu le dessus. 

Par ailleurs, il endosse sans la moindre réserve le chiffre de « 548 personnes qui auraient été exécutées » par les pro-Ouattara alors qu'il est sorti du chapeau de la présidente d'une Commission d'enquête contrôlée de bout en bout par le pouvoir, et qu'il est objectivement le fruit d'une sous-estimation volontaire. Dans la mesure où seulement dans le département de Duékoué, voire dans le quartier « Carrefour » uniquement, le nombre de victimes des milices pro-Ouattara est supérieur à ce chiffre fantaisiste.

Théophile Kouamouo [Le Nouveau Courrier]

12/05/2014

Ahoua Don Mello, porte-parole de Gbagbo pendant la guerre, fait des révélations sur la chaîne de TV camerounaise Equinoxe

03/02/2014

Enorme jurisprudence - Sous Ouattara, la justice ivoirienne admet la "légitimité" de l'administration Gbagbo durant la guerre post-électorale

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La joie des proches des dix ex-responsables de la Police ivoirienne, acquittés hier alors qu'ils étaient jugés pour "violation de consignes" après avoir bénéficié d'un non-lieu concernant des accusations aussi diverses qu'originales (viol, vol, atteinte à la sûreté de l'Etat) est naturellement compréhensible.

Mais, alors qu'ils célébraient qui leur père, qui leur époux, qui leur ami éloigné d'eux pendant près de trois ans, se rendaient-ils compte de la force de la JURISPRUDENCE que représente ce verdict libérateur ? En effet, si le tribunal a déclaré "à l'unanimité" les prévenus non coupables pour "délit non établi", le parquet militaire - qui représentait dans le prétoire ce pouvoir là même qui a jeté ces hommes en prison aussi longtemps - a estimé que les accusés ont "agi sous les ordres d'une hiérarchie légitime".

Le pouvoir Ouattara dit donc, très clairement et de manière très officielle, que de décembre 2010 à avril 2011, l'administration Gbagbo était "légitime". Cela signifie par voie de conséquence que tous ceux qui ont été persécutés pour avoir obéi aux ordres de cette administration n'ont rien fait de mal. Alors que leur statut de prisonniers politiques est désormais gravé dans le marbre de l'Histoire grâce à cet aveu judiciaire, ils devraient en toute logique - mais il n'y a rien de logique dans toute cette histoire - être dédommagés. Et tous ceux qui se trouvent encore en prison pour avoir suivi Gbagbo plutôt que Ouattara devraient déjà être en train de faire leur paquetage et de préparer leur libération !

Il ne sera donc plus possible en Côte d'Ivoire - vu que l'Accusation, qui semble être tombée sur son chemin de Damas, ne fera en toute logique pas appel - d'interdire des journaux parce qu'ils écriront qu'Aké N'Gbo a été Premier ministre... par exemple.

Si on veut suivre la logique que nous suggère à la fois le juge et le procureur militaire, Alassane Ouattara a bel et bien perpétré un coup d'Etat le 11 avril 2011 vu que juste avant, "une hiérarchie légitime" était en place.

Mais il ne faut pas, n'est-ce pas, trop énerver ceux qui sont déjà "embrouillés" entre leurs concepts juridiques foireux, leur sadisme revanchard et les nombreuses pressions du "maître", qui fixe visiblement ses conditions avant de venir à Abidjan inspecter son "dominion" sans que cela ne nuise trop à son image.

 

 

04/08/2013

Don't cry mama Simone de Komandant Simi Ol

La "note d'intention" de l'artiste

Chanson en hommage à Simone Gbagbo, "précieux" outil de communication du mouvement international de soutien à l'ex-première dame de la République de Côte d’Ivoire devenue l’incarnation historique de la femme Africaine humiliée et souillée par les ardeurs colonialistes intergénérationnelles et multiformes.

Nous voulons synchroniser l’indignation collective face à l’impunité séculaire d’un pouvoir délibéré de souillure, par conséquent de destruction psychologique et de soumission de la femme noire, au péril de la souveraineté des nations Nègres du passé, du présent et du futur.

Nous voulons renforcer la respectabilité de l’image de la femme Africaine, matrice des ressources humaines de l’Afrique, face aux grands défis futurs.

Nous voulons lancer un signal d’alerte au vu des menaces de destruction psychologique systématique et de déshumanisation de la femme Africaine par les crimes, les viols et la paupérisation liées aux programmes de guerres formatées par l’expansionnisme néo-colonial de l’occident en Afrique.

Enfin nous voulons conforter la force, le courage et la générosité de la femme Africaine dans ses perspectives d’actions de survie, de résistance et de développement, aux travers des péripéties historiques d’une Afrique en proie à la tragédie permanente.


Le texte de la chanson

MAMA SIMONE DON'T CRY :

The guns will soon aim another skyline
Babylon system is close to the decline
Every little thing gonna pretty soon be fine

Your dream gonna be reality
We’ll get back to sovereignty
By the Most-high Africa gonna be free

I know all the troubles you’ve been through
That’s why I am here to tell you

Refrain
Don’t cry no Mama Simone no no don’t cry
Colors of the rainbow blooming up in the sky
Express reasons for your weeping eyes to get dry
Don’t cry no Mama Simone no more rivers to cry
I can see brighter days up in the sky
And I really bet ya my words ain’t no lie
Don’t cry Wo hoow Mama Simone

Troubles and pains of yesterday
Will just be blown so faraway
Lord knows some of them gonna have to pay

Earning years of disastrous crops
They gonna shed those boiling teardrops
In reaction of their dark devilish jobs

I know your nights have reached confines of despair
But I say no more troubles to bear

02/08/2013

En Côte d'Ivoire, une croissance artificielle portée par l'endettement

La propagande intense sur la croissance ivoirienne "à presque deux chiffres" doit forcément être relativisée. Et pour cause : la production du pays stagne, et ce sont surtout ses importations, dopées par des financements extérieurs inédits, qui "fabriquent" une activité aux bases fragiles. Quelques données qui font réfléchir.

- Entre 2011 et 2012, le secteur primaire (agriculture, pêche, sylviculture, élevage) a crû de 0,1%, ce qui signifie qu'il a stagné. Le secteur secondaire (industrie, mines, énergie, BTP) a été en baisse (-3,74%). Seul les secteurs des services et des impôts indirects ont crû (16% et 14%). Comme le montre le tableau ci-dessous.


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- La "croissance" ivoirienne est aussi caractérisée par une détérioration inédite de sa balance commerciale, historiquement excédentaire pour le premier producteur mondial de cacao, et premier producteur africain de café et d'anacarde. Pour la première fois depuis très longtemps, la Côte d'Ivoire importe plus qu'elle exporte. Le tableau qui suit permet de montrer un appareil productif grippé. Les exportations de biens se contractent (-1,5%), alors que les importations de biens augmentent de 45,8%.

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Avec quoi la Côte d'Ivoire achète-t-elle frénétiquement des biens à l'étranger ? Avec de l'endettement, pardi. Entre 2011 (huit mois de régime Ouattara) et 2012 (année pleine), les financements extérieurs ont culminé à près de 1000 milliards de FCFA. Plus précisément, pendant les années Gbagbo, les financements extérieurs ont représenté en moyenne par an 76,91 milliards de FCFA. Sous Ouattara, ils représentent jusqu'ici 478 milliards de FCFA annuels. Soit six fois plus. Comme le montre ce graphique que j'ai réalisé sur la base de données de la BCEAO.

L'endettement actuel de la Côte d'Ivoire permettra-t-il de doper de manière prodigieuse la production agricole et industrielle dans les années qui viennent ? C'est à cette seule condition qu'il sera soutenable et ne créera pas des hausses d'impôts (ou plus sûrement "la grande braderie" du patrimoine de l'Etat et de la Nation) demain. Il est en tout cas permis d'en douter.

- Les données de la BCEAO nous indiquent qu'entre 2011 et 2012, les "salaires et traitements" des fonctionnaires sont passés de 720 milliards de FCFA à 940 milliards de FCFA (soit 30%), alors qu'il n'y a pas eu de hausse significative officielle des rémunérations des agents de l'Etat et que les recrutements ont été officiellement quasi-gelés. S'agit-il du coût de l'insertion des ex-rebelles dans les fichiers de la paie publique ? S'agit-il de détournement de fonds publics déguisés ? En tout cas, cette augmentation représente, à elle seule, la moitié des financements extérieurs octroyés à l'Etat de Côte d'Ivoire en 2012.

- Les marchés de gré à gré ont représenté 60% de l'ensemble des marchés approuvés en 2012, ce qui a fait paniquer observateurs et bailleurs de fonds. En effet, le phénomène est inédit dans l'histoire récente de la Côte d'Ivoire.

- Les scandales financiers se multiplient au point que l'ambassade de France s'est vu obligée d'envoyer un rapport circonstancié au ministère de l'Economie et des Finances à Paris et que le "cas ivoirien" a été évoqué par la multinationale pétrolière Chevron au Congrès américain. Comme l'indiquait récemment Jeune Afrique, hebdomadaire dont les dirigeants entretiennent des relations privées très poussées avec le couple Ouattara...

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07/07/2013

Affaire "MTN a financé Gbagbo" : son porte-parole dément catégoriquement

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Plusieurs agences de presse ainsi que de nombreux sites internet, reprenant un article du  journal Sud -Africain  le « Sunday times », ont livré à leurs lecteurs une information faisant état de ce que le Président Laurent GBAGBO aurait reçu des financements de la  part de la firme sud-africaine de téléphonie mobile MTN. 

Le Président Laurent GBAGBO tient par la présente, à apporter de façon solennelle, un vif démenti aux allégations mensongères portées contre sa personne par ces différents média. 

Le Président Laurent GBAGBO, fidèle au code de bonne moralité et d’honneur qui gouverne son action politique et sa vie de tous les jours, n’a jamais été mêlé  à aucune opération de financement  ni avec la société MTN, ni avec une quelconque autre société.

Le Président Laurent GBAGBO rappelle à toutes et à tous, que courant de l’année 2009, l’une de ses proches collaboratrices qui voulait malencontreusement associer son nom à une transaction financière  irrégulière  portant sur un montant de 65 millions de francs CFA avec la filiale de la société MTN située à Abidjan, avait été immédiatement démise de ses fonctions.  En outre, il avait intenté une action judiciaire conte cette collaboratrice qui s’était soldée par sa condamnation à une peine d’emprisonnement ferme de cinq ans. Elle n’avait recouvré la liberté qu’au bénéfice d’une grâce  que le Président de la République avait accordée à cent femmes en 2010. 

Par ailleurs, pour cette même affaire, le premier responsable de la société MTN à Abidjan, avait été expulsé de la Côte d’Ivoire. Il s’était rendu coupable d’avoir « jeté le discrédit sur les Institutions de la République de Côte d’Ivoire, en l’occurrence le Président de la République ». En effet, il avait laissé figurer dans les comptes de l’entreprise une ligne « don au Chef de l’Etat », alors qu’il savait que l’argent en question avait été viré sur le compte de l’entreprise EMIKA qui n’avait aucun rapport ni avec la Présidence de la République, ni avec la personne du Président de la République.

La vigoureuse réaction du Président Laurent GBAGBO ci-dessus rappelée dans cette affaire, reste le meilleur témoignage si besoin en était, de ce qu’il n’a jamais reçu aucun financement de la société MTN.

Le Président Laurent Gbagbo espère vivement que cette mise au point contribuera à arrêter cette campagne mensongère dirigée contre sa personne.

P/ Le Président Laurent GBAGBO

Son Porte-Parole.

Le Ministre Justin Koné KATINAN 

 

 

 

18/06/2013

Un député du parti de Ouattara accuse les juges de la CPI d'avoir pris "l'argent de Gbagbo", promet à ses "militants" un voyage à La Haye

Vêtues de tee-shirt sur lesquels on pouvait lire “procès de Gbagbo=paix durable”, des "victimes" de la crise postélectorale de 2010 en Côte d'Ivoire, se sont rassemblées lundi devant le principal tribunal d'Abidjan pour s'opposer à une éventuelle remise en liberté de l'ancien président Laurent Gbagbo, actuellement incarcré à la Cour pénale internationale (CPI).

 

 

Si les plus jeunes ont choisi de scander “Gbagbo assassin” en langue malinké, les vieilles personnes ont, quant à elles, opté pour des pancartes sur lesquelles on pouvait lire “les juges de la CPI sont-ils influencés par l’UA ?”, lors de cette journée de manifestation initiée par le député Alphonse Soro, président de l’Alliance pour le changement (APC), proche du pouvoir.

 

“Gbagbo a tué mon frère, ma sœur, tous mes parents à Abobo (quartier populaire au nord d’Abidjan). Aujourd’hui je suis seule, il doit payer pour ça”, a lancé une jeune fille, demandant à la CPI de rendre justice.

La CPI accusée de corruption

 

Des partisans du parti présidentiel, qui s'étaient réjoui du mandat d’arrêt lancé contre M. Gbagbo, pour quatre chefs d’accusations, dont des crimes contre l’humanité, accusent la CPI de corruption.

“Deux petits juges de la CPI ont pris l’argent de Gbagbo et veulent le libérer”, a lancé M. Soro, demandant aux manifestants de se tenir prêt car “à compter d’aujourd’hui (lundi), des mots d’ordres vont tomber” pour organiser des manifestations publics à la Haye.

Parmi ces manifestants, une vieille femme, la quarantaine environ, se déplaçant à l’aide d’une canne et tenant une pancarte, contestait la décision de la CPI d’ajourner le verdict de l’audience de confirmation des charges pesant contre M. Gbagbo.

Des meetings seront organisés à la Haye

Devant un parterre de "victimes" de la crise postélectorale, le président de l’APC rassurant que “Gbagbo sera jugé et condamné”, a demandé une grande mobilisation car, selon lui, leur mouvement se tiendra sur deux à trois mois et s’étendra partout en Côte d’Ivoire.

“Nous allons faire le voyage sur la CPI”. Telle est la promesse faite par M. Soro, sous les applaudissements de ces quelques "victimes", venues pour la plupart d’Abobo et Anyama (nord d’Abidjan).

Pour rappel, la CPI a ajourné le 3 juin le verdict de l’audience de confirmation des charges pesant sur l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, demandant à son procureur Fatou Bensouda, de procéder à une enquête plus approfondie pour apporter des preuves supplémentaires.

Avec Alerte Info