03.07.2008
Côte d'Ivoire : justiciables corrompus pour justice pourrie ?

L'actualité numéro un en Côte d'Ivoire, c'est l'opération "mains propres" dans la filière café-cacao. De nombreux commentaires privilégient la dimension politique de ce coup de filet. Quant à moi, je m'intéresse plus aux aspects sociologiques de l'affaire. Et je me pose une question : une société corrompue jusqu'à la moelle peut-elle être redressée uniquement par des décisions politiques ? Je n'y crois pas. Elle doit elle-même faire l'effort de se réformer, elle doit accoucher d'une majorité silencieuse qui veut la rupture.
Comme on l'a constaté, la presse proche de l'opposition, en Côte d'Ivoire, pourfend quotidiennement l'opération "mains propres" lancée par Laurent Gbagbo, qui a visé en priorité des responsables proches de son propre parti. C'est normal. Les accords de Linas-Marcoussis ont renforcé le mythe du totalitarisme absolu de la classe politique sur la société civile. Votre parti est signataire des accords garantissant une place à la mangeoire ? Vous avez tous les droits, y compris celui de voler le peuple. La remise en cause de ce mythe terrifie la classe dirigeante, toute la classe dirigeante, y compris la drôle d'opposition qui est restée en permanence majoritaire au gouvernement et qui veut pourtant faire campagne sur "le bilan" de Gbagbo. Quelques arrestations dans ses rangs, quelques preuves de détournement, et la théorie du "pouvoir FPI" tombe à l'eau au profit de la réalité d'une "tontine politique" qui a fait beaucoup de mal à l'éthique de responsabilité en Côte d'Ivoire.
Les barons de la filière café-cacao vont être jugés. Mais on parle peu de la crédibilité de ceux qui vont les juger. Or, la justice ivoirienne est aussi malade que la classe politique. Ainsi, le greffe est une vaste machine à produire de l'argent. Avez-vous gagné votre procès ? Pour avoir le document qui vous permet d'entrer dans vos droits, il faut "donner un peu" ! Pourquoi voulez-vous manger seul ? La Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan (MACA) est une vaste jungle où tout s'achète. Avec beaucoup d'argent, les détenus peuvent en sortir, dormir chez eux, revenir, repartir...
Hier, j'écoutais des conversations dans la rue. "Eux aussi, ils ont exagéré ! Il fallait qu'ils prennent cinquante à cent millions seulement !" Au Cameroun, on connaît la vieille rengaine : "La chèvre broute là où elle est attachée !"
Nous avons besoin d'une vraie révolution morale, d'une subversion des fausses valeurs qui sont les nôtres.
C'est pour cela qu'il faut refuser de toutes les forces la rhétorique hémiplégique des politiciens qui veulent nous faire croire que "l'enfer, c'est les autres". Au-delà de la diabolisation et des messianismes, il faut que le corps social pratique l'art de la vigilance.
Pour aller plus loin, extrait d'un coup de gueule mémorable émis en novembre 2007 par Me Mentenon, alors bâtonnier de l'ordre des avocats :
"Le bâtonnier a (...) indiqué que l’enceinte et les alentours du Palais présentent les signes d’un marché permanent et à ciel ouvert. Toute chose qui, selon lui, déteint sur la qualité de la justice. Tapant du poing sur la table, maître Claude Mentenon a stigmatisé la présence des vendeurs de cartes de recharge, des cireurs, des gérants de cabines ambulantes, des « margouillats » ou courtiers... qui n’ont rien à y faire, mais qui gravitent autour et dans le palais. ‘’Ces margouillats réalisent des escroqueries de tout genre et offrent un service des greffes parallèle avec la complicité de certains magistrats, greffiers, avocats. Nous sommes tous coupables par omission, abstention et par omission’’, a-t-il conclu, non sans décrier le fonctionnement rustique des services des greffes et le surpeuplement des magistrats dans les bureaux, qui a un impact négatif sur la qualité des décisions rendues." (Source L'Inter)
13:30 Publié dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
17.05.2008
Côte d'Ivoire : Soro-Zakaria, c'est la guerre

Le chef du gouvernement ivoirien et (toujours) secrétaire général des Forces nouvelles s'en est pris hier à un de ses chefs de guerre les plus médiatiques et les plus folkloriques, Koné Zakaria, selon le quotidien Fraternité-Matin.
Des informations avaient fait état, la veille de l’arrivée du Premier ministre Guillaume Soro à Séguela, de ce que commandant de la zone militaire 5, le Cdt Koné Zakaria était en déplacement sans préciser où exactement. Mais son retour avait été annoncé pour vendredi matin afin d’accueillir le secrétaire général des Forces nouvelles et Premier ministre, Guillaume Kigbafori Soro. Mais surprise, le Com’zone Koné Zakaria ne s’est présenté ni à l’accueil de la délégation ni à la rencontre que le chef du gouvernement a eue avec les populations près du Centre culturel Madégbê. Aucune explication n’a non plus justifié cette absence surprenante de Koné Zakaria.
Cependant, dans son allocution, plusieurs séquences ont permis de se rendre compte de la position du chef du gouvernement. Le Premier ministre a non seulement désavoué son compagnon, mais il a aussi, montré qu’il était engagé dans la voie de la sortie de crise de manière irréversible. Notamment en dénonçant l’état désastreux de la voirie de Séguela à la suite du maire, du piteux état de l’ex- hôtel Sietho, de la persistance du racket, de la mauvaise gestion des recettes municipales et de la nécessité d’aller au désarmement qui passe par le regroupement des ex-combattants de Kani aujourd’hui.
En somme, une gestion catastrophique de la cité. «Même s’il n’avait pas parlé de la voirie (le maire), j’allais moi-même en parler parce qu’à Séguéla, il n’y a plus de routes. Les chauffeurs sont obligés maintenant de choisir le trou dans lequel ils vont tomber. Ce n’est pas possible. C’est donc un vrai problème. C’est dommage que depuis toutes ces années, rien n’a été fait dans ce sens. Mais, M. le maire, très rapidement, nous allons réagir à cela, essayer de reprofiler celles qui peuvent l’être et de refaire celles qui doivent l’être.” En attendant des actions urgentes dans ce secteur, Guillaume Soro a décidé de prendre une décision immédiate qui permettra de soutenir les actions du gouvernement, notamment la rétrocession de la gestion de mairie aux élus. “Vous avez parlé, à voix basse des taxes de la municipalité. Je vous remercie, mais je demande au général Bakayoko (ndlr: chef d’état-major des FAFN) de faire une réunion avec les militaires et de donner la mairie au maire, avec les taxes et autres. Redonnez-les lui pour qu’il travaille parce qu’un maire est le premier pôle de développement”. Interpellé également par le président du Conseil général de Séguela, sur la situation de l’ex-hôtel Sietho, le chef du gouvernement a instruit le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, qui est membre de sa délégation, de faire procéder à sa réhabilitation immédiate afin de préparer aisément la visite d’Etat que le Président Gbagbo effectuera dans la région.
Deux remarques me viennent à l'esprit.
- Guillaume Soro, qui avait affirmé avec beaucoup de véhémence qu'il n'y avait pas de problème au sein des Forces nouvelles lors de "son" attentat, en juin 2007, vient de montrer que ceux qui parlaient de fissure dans la rébellion après l'accord de Ouaga et qui identifiaient Zakaria comme un des "opposants" à ce deal, avaient bel et bien raison.
- Guillaume Soro, qui vise les principales mairies du Nord pour son futur parti politique, veut se faire aimer des populations qu'il a d'abord captivées par la force et la propagande victimaire, et "tente de faire prendre les vessies pour des lanternes", selon l'expression d'un commentateur d'une note précédente sur ce blog. Il charge donc Zakaria, le maillon faible qui a, comme tous les chefs de guerre, saigné "sa" zone dans le cadre d'une entreprise de pillage dont Guillaume Soro était le patron le plus visible. C'est Zakaria qui était la pièce maîtresse du trafic de cacao de la zone rebelle aux marchés européens via le Burkina Faso et le Togo, avec le grand ami du Premier ministre, Adama Bictogo. Pendant tout ce temps, quand Soro "tenait" toute cette zone, y compris Séguéla, que n'a-t-il pas entrepris des travaux de voirie ou ordonné à Zakaria, assis sur des tonnes d'or brun, de le faire ? Comment accuser Zakaria sans accuser le principe même de cette rébellion, qui a fait trôner des analphabètes notoires dans des régions grandes comme certains pays ?
18:05 Publié dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
03.04.2008
Renouvellement du permis de conduire en Côte d'Ivoire : cas pratique d'organisation de la vie chère

Bonjour à toutes & tous,
L'on se souvient que pour le renouvellement des permis de
conduire des bagarres ont éclaté entre membres du gouvernement de
Côte d'Ivoire. L'opération a été même suspendue pendant longtemps
avant d'être relancée.
De façon officielle, il a été annoncé que le renouvellement
coûte 21.500 Frs CFA. Cependant l'entreprise STARTEN à qui cette
opération est concédée, fait payer 27.000 Frs CFA soit 5.500 Frs
de plus pour soit disant payer le déplacement des équipes
mobiles chargées de l'exécution de l'opération sur le terrain.
Une des responsables des unités mobiles jointes
pour information, n'a pas pu donner d'explications plausibles en ce qui
concerne cette majoration. Elle a parlé de frais de transport de
l'équipe qui doit se déplacer. Mais pourquoi est -ce nous qui
devons payer le transport de gens qui sont payés pour ce travail ?
Faisons le calcul; pour renouveler les permis d'une
structure de 100 salariés située à TREICHVILLE, STARTEN engrangera sur
leur dos la bagatelle de 550.000 Frs CFA (5.500 x 100)
en guise de transport de ANGRE à TREICHVILLE. Franchement
même en Avion le transport aurait été moins cher. C'est du vol
pur et simple.
Pourquoi le citoyen ivoirien qui veut renouveler son permis
doit -il supporter un surcoût fantaisiste ? Pour que des gens
continuent de s'enrichir sur son dos?
Pour rappel, Le Ministre du Transport, MABRI, est allé sur les
plateaux de la télévision ivoirienne pour dire que STARTEN est en
déca des objectifs quantitatifs fixés par le cahier de
charges. De ce fait, les centres de renouvellement du permis de
conduire seront décuplés et des unités mobiles allant vers les
usagers seront mises en place afin d'atteindre
ces objectifs.
Pourquoi nous, citoyens, devons payer pour l'atteinte
d'objectifs d'une entreprise privée qui a bataillé férocement pour avoir ce
marché?
Si nous ne prenons garde, d'ici quelques semaines il
y aura une augmentation de fait dû au renouvellement de
permis.
REFUSEZ L'OPERATION À CE COUT. De toutes les façons quand on
fait une promo, on baisse les coûts pour la rendre attrayante.
Mais comme nous ne sommes pas un pays en crise alors la promo est
plus cher que l'ordinaire.
Photo : Le ministre des Transports de Côte d'Ivoire, Mabri Toikeusse.
23:40 Publié dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
31.03.2008
Obama et Sarkozy : le jour et la nuit

Obama et Sarkozy m'apparaissent radicalement différents, surtout depuis que j'ai lu (en français) son fameux discours sur la question raciale.
Tout au long de sa campagne, Sarkozy m'est apparu comme un homme prospérant dans les lignes de fracture de la société, captivant "sa France à lui" en lui faisant croire qu'elle est le bon grain à séparer de l'ivraie. De nombreux Français qui ont élu Sarkozy l'ont fait CONTRE LEURS VOISINS. Ils représentaient la France qui se lève tôt, et non la France des flemmards qui réclament l'Etat-providence. Quand Sarkozy disait : "Aimez la France ou quittez la" aux fils d'immigrés qui ont des "griefs historiques" contre un pays qui est leur seul pays, ils se réjouissaient, et pour cause. Cette phrase, ils auraient aimé la lancer au voisin d'en face, l'intellectuel "black" ou "beur" qui la ramène tout le temps avec les histoires d'esclavage et de colonisation.
Sarkozy est d'accord avec les envolées d'un Alain Finkielkraut, qui assimile toute expression de la douleur historique des "Français issus de la colonisation" à un chantage mémoriel. Il aime les généralités et joue avec les sous-entendus racistes : le paysan africain n'est jamais entré dans l'Histoire, n'est-ce pas, et ses petits-enfants viennent nous reprocher de l'y avoir inséré avec, certes, un peu de brutalité...
Barack Obama - à qui j'ai longtemps préféré Hillary Clinton, exemple de femme politique aux convictions trempées - est l'anti-Sarkozy. Déjà parce qu'il témoigne de ses convictions sociales d'homme de gauche là où Sarkozy cherche dans la génétique une explication rassurante aux déséquilibres sociaux.
Là où il existe un antagonisme au fond artificiel, Obama fait un travail de pédagogue pour expliquer les ressentiments et appeler à leur dépassement. Alors que l'on voulait le piéger avec les déclarations violentes de son ancien pasteur sur le racisme d'une Amérique blanche qui mériterait d'être maudite, Barack prend de la hauteur et prouve qu'il peut être un réconciliateur. Prenez le temps de lire. Cela me fait penser aux plus beaux éditoriaux de Pius Njawé sur la question ethnique au Cameroun. Dans la France où Finkielkraut et Dieudonné se regardent dans les yeux remplis de ressentiment, il faudrait peut-être un Barack Obama.
14:25 Publié dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : barack obama, nicolas sarkozy, question raciale
08.03.2008
Gabon : mes conseils à Omar Bongo

Une fois n'est pas coutume : je ne suis pas du tout d'accord avec l'analyse de Pierre Haski de Rue 89 sur ce qui nous est vendu comme la réaction d'Omar Bongo aux méthodes Hortefeux. Une analyse contenue dans un article intitulé "Expulsions de Français : le Gabon tend un miroir à la France".
Je refuse d'être embarqué dans la querelle pitoyable d'un couple égoïste qui a pris l'habitude de manger ses enfants tout simplement parce que le conjoint fragilisé se met à jouer au parent se souciant des intérêts de sa famille. Il est tout à fait étrange qu'Omar Bongo se révolte, en 2008, contre une logique d'expulsions qui a cours depuis de nombreuses années. Que ne s'est-il pas indigné plus tôt ? Tout cela a une forte odeur de manipulation.
Indigné que ses complices habituels n'aient pas empêché la révélation des preuves de sa kleptocratie par des médias français (notamment par France 2, que de nombreux Gabonais reçoivent par le biais de Canal Horizons), Omar Bongo veut rallier des "idiots utiles" : les Africains et les Français hostiles à la chasse aux étrangers version Sarkozy.
Si Omar Bongo est fâché, il peut vendre ses propriétés en France et rapatrier l'argent gagné pour créer des universités de haut niveau au Gabon où tous les étudiants gabonais et africains viendraient étudier, s'épargnant les humiliations des fonctionnaires français.
Si Omar Bongo est furieux, il peut rapatrier ses fonds placés en France et en Suisse et créer un fonds d'investissement ou de capital-risque pour investir dans des multinationales africaines qui pourront recruter les jeunes formés par les universités de haut niveau qu'il aura créés et d'autres jeunes, qui ne seront plus obligés de risquer leur vie pour arriver en Europe.
Si Omar Bongo est excédé, il peut fermer le tunnel qui relie sa résidence à la base militaire française de Libreville, en guise de protestation.
Mais il ne le fera pas. Son anticolonialisme de pacotille ne vise qu'à obtenir des garanties de ses complices en France. Bongo donne de la voix parce qu'il veut plus de Françafrique pour lui, mais surtout pas parce qu'il réclame plus de dignité pour son peuple.
Son anticolonialisme de pacotille ressemble à s'y méprendre à celui de son gendre, homologue et complice, Denis Sassou Nguesso, exprimé sur le perron de l'Elysée en juillet 2007.
15:45 Publié dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
05.01.2008
La tarte à la crème des gouvernements d'union
Cela en devient lassant. Chaque fois qu'il y a une crise politique en Afrique liée aux couacs des processus démocratiques, la brave communauté internationale surgit avec sa solution-miracle. "Il faut créer un gouvernement de réconciliation nationale", conseillent invariablement les médiateurs, facilitateurs et diplomates des "pays-amis" et "pays-tuteurs".
Aujourd'hui, c'est au Kenya que cette formule est préconisée. En Côte d'Ivoire, après le processus électoral heurté d'octobre 2000, le gouvernement d'union apparaissait comme LA solution. Sa mise en place n'a pas empêché la rébellion du 19 septembre 2002, soutenue sournoisement par des partis membres de la coalition gouvernementale. Pour appliquer les accords de Linas-Marcoussis, Pierre Mazeaud et Dominique de Villepin ont prévu la création d'un gouvernement de réconciliation nationale, et imposé un "Premier ministre de consensus", Seydou Diarra. Il a fallu de nombreuses années de statu quo pour que les Ivoiriens arrivent à l'accord de Ouaga... qui lui aussi prévoit un gouvernement d'union !
Le problème avec cette formule devenue un grand classique dans la résolution des conflits liés aux processus démocratiques, c'est qu'elle finit par être une alliée des gouvernements impopulaires qui refusent de respecter la voix des urnes. Ainsi, au Togo, Faure Gnassingbé a perpétré un hold-up électoral avec la bénédiction de ses mentors étrangers... qui avaient déjà préparé le "paquet-cadeau" du gouvernement d'union. Lequel gouvernement d'union s'est révélé une machine à discréditer une partie de l'opposition togolaise et à désenchanter l'opinion publique. En tout cas, la démocratie n'a pas avancé, les rancoeurs restent vivaces, et le mépris est désormais total pour le peuple souverain - puisqu'il est clair que ce sont des combinaisons internationales qui fondent la distribution des strapontins, la farce électorale n'était qu'une modalité destinée à juger d'un rapport de forces... physique !
Pourquoi les "bonnes volontés" européennes et américaines n'écoutent-elles pas de manière plus attentive les voix de la société civile et du procureur général kényan, demandant le recomptage des votes ? Ne s'inspirent-elles pas de ce qui s'est passé aux Etats-Unis en 2000, après le duel Bush-Al Gore ? Pourquoi ne pas se fonder sur des formules constitutionnelles et démocratiques ? Pourquoi ne pas respecter LA VOIX DU PEUPLE ?
Les Occidentaux recherchent la "stabilité" dans les pays du Sud qui leur sont alliés ? Le Kenya est l'oeil des Etats-Unis en Afrique de l'Est, et il n'est pas question que ce bastion s'effondre.
La stabilité est une nécessité absolue pour un pays comme le Kenya qui fonde largement son économie sur le tourisme. Mais la "stabilité express" n'est pas toujours la solution. Il faut arrêter les frais, c'est d'une importance capitale. Mais il faut aussi songer à régler les problèmes de fond dans le respect de la morale, de la démocratie et des équations majoritaires.
18:30 Publié dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note


même en parler parce qu’à Séguéla, il n’y a plus de routes. Les chauffeurs sont obligés maintenant de choisir le trou dans lequel ils vont tomber. Ce n’est pas possible. C’est donc un vrai problème. C’est dommage que depuis toutes ces années, rien n’a été fait dans ce sens. Mais, M. le maire, très rapidement, nous allons réagir à cela, essayer de reprofiler celles qui peuvent l’être et de refaire celles qui doivent l’être.” En attendant des actions urgentes dans ce secteur, Guillaume Soro a décidé de prendre une décision immédiate qui permettra de soutenir les actions du gouvernement, notamment la rétrocession de la gestion de mairie aux élus. “Vous avez parlé, à voix basse des taxes de la municipalité. Je vous remercie, mais je demande au général Bakayoko (ndlr: chef d’état-major des FAFN) de faire une réunion avec les militaires et de donner la mairie au maire, avec les taxes et autres. Redonnez-les lui pour qu’il travaille parce qu’un maire est le premier pôle de développement”. Interpellé également par le président du Conseil général de Séguela, sur la situation de l’ex-hôtel Sietho, le chef du gouvernement a instruit le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, qui est membre de sa délégation, de faire procéder à sa réhabilitation immédiate afin de préparer aisément la visite d’Etat que le Président Gbagbo effectuera dans la région.