topblog Ivoire blogs Envoyer ce blog à un ami

23/03/2013

Komandant Simi'Ol invité d'honneur du festival Afro & Co - RDV à la Bellevilloise !

komandant-simi-ol.jpg

C'est un devoir moral pour les patriotes ivoiriens d'être dans la salle à 20h précis, l'heure du passage de Komandant Simi OL, artiste engagé pour l'arrêt des massacres au profit des "VOLEURS De CACAO" en Côte d'Ivoire.

Festial-AfroCo1-1024x700.jpg

Festival AFRO & CO BelleVilloise 2013

Tous les détails sur le site de Radio Africa N°1
http://africa1.com/spip.php?article30489

Le site du Komandant Simi Ol.


Source Le Gri Gri International

15/05/2012

Pour Jean-Baptiste Placca, contre la direction de RFI

Placca_1_0.jpg

L'éditorialiste Jean-Baptiste Placca vient d'être contraint à arrêter sa chronique hebdomadaire sur RFI, "la radio mondiale". Pourquoi ? Il a eu le malheur de s'en prendre à Denis Sassou Nguesso, chouchou de la Françafrique, dans une de ses chroniques. Qu'a-t-il donc dit de si grave ? L'intégralité du texte "à problèmes".

"Une petite pensée pour les femmes de Brazzaville, pour toutes les mères du Congo, à nouveau endeuillées par ce qu’il faut bien appeler une lourde faute politique. Une pensée, aussi, pour ces milliers d’enfants, qui vont devoir grandir sans leurs parents, dans un environnement national dur où, pour prendre part au banquet de la colossale manne pétrolière, il faut, au moins, graviter dans la périphérie immédiate de la galaxie du pouvoir. Un habitué des champs de guerre, venu en renfort médical, assimile le spectacle qu’il a vu aux dégâts d’un terrible bombardement. Une semaine après, des centaines de blessés n’ont toujours pas reçu les soins appropriés, tant est grand le dénuement des hôpitaux brazzavillois.

Et voilà le peuple congolais une fois encore piégé par ses propres dirigeants. Une poudrière en plein milieu des habitations des populations civiles ! Ne nous parlez pas d’accident, non ! Si ce n’est pas délibéré, alors, c’est de l’inconscience, et c’est encore pire ! Ailleurs, le chef d’état-major de cette armée-là aurait déjà été limogé. Le ministre de la Défense aurait donné sa démission, et tous ses supérieurs seraient à genoux, en train d’implorer le pardon de la nation.

Le général Denis Sassou Nguesso est chef de l’Etat congolais depuis 1979 (trente-trois ans !). Congédié par les urnes en 1992, il a repris le pouvoir par les armes, en 1997. Quinze ans plus tard, il a encore manifestement toujours besoin d’un arsenal conséquent au cœur de la capitale, pour protéger son pouvoir.

Le scandale, ici, ne réside pas uniquement dans le fait que l’on investisse des centaines de milliards dans l’armement, dans un pays qui n’a jamais été en guerre avec personne. Le scandale, c’est qu’un Etat pétrolier de ce rang, peuplé d’à peine 4 millions d’habitants, ne puisse pas investir quelques dizaines de millions dans les pansements, compresses et autre Bétadine dont ont cruellement besoin les hôpitaux du Congo.

«Le sous-équipement des hôpitaux de Brazzaville est tel que, en quelques heures, ils étaient dépassés», dit le célèbre chirurgien français Alain Delloche, bouleversé par l’ampleur de la catastrophe.

Et voilà le général Sassou Nguesso, si sourcilleux sur tout ce qui touche à son image, trahi par sa propre poudrière. La colère, contenue, des Congolais, peut se résumer à ce cri du cœur d’une femme – d’une mère –, qui a hurlé, dans le micro de RFI, que le régime en place dans son pays est un régime militaire.

Elle aurait tout aussi bien pu dire, en écho au cri de ralliement de la jeunesse du Sénégal : « Y en a marre ! Vraiment, vraiment marre ! »."

Doit-on punir ou décorer un éditorialiste pour avoir dit ces phrases fortes et pleines de bon sens ? C'est ce type d'incidents qui montre aux yeux du monde le type de dirigeants africains qu'une certaine France chérit jusqu'à la déraison. C'est le réflexe de protection qui s'est exprimé à cette occasion qui explique la longévité de nos tyrans. Doit-on rappeler que Denis Sassou N'Guesso a été réinstallé au pouvoir en 1997 au prix d'une guerre impitoyable financée par la multinationale d'Etat française Elf Aquitaine ?

Jean-Baptiste Placca mérite, sur ce coup, qu'on le soutienne. C'est pour cette raison que j'ai signé la pétition en la faveur de ce journaliste et entrepreneur de presse courageux, qui a été mon premier patron à 'L'Autre Afrique' et qui a généreusement parachevé ma formation. Et que je vous exhorte à faire de même. En suivant ce lien : http://www.gopetition.com/petitions/p%C3%A9tititon-en-fav...

14/11/2011

"Ses yeux" : le clip officiel de Mike Danon, le futur Bona ivoirien

10/11/2011

Pourquoi il faut voir "Un pas en avant - les dessous de la corruption", le dernier film de Sylvestre Amoussou

J'ai regardé avec plaisir "Un pas en avant, les dessous de la corruption", le dernier film de l'acteur et réalisateur béninois Sylvestre Amoussou. Je suis allé à l'Espace Saint-Michel à Paris, où le film est diffusé, d'abord et avant tout pour soutenir Sidiki Bakaba, qui y tient un des rôles principaux. Et au final, j'ai vu un beau film, drôle et profond, qui décrit avec justesse les mécanismes de la corruption d'Etat et la complicité tacite entre des élites africaines prédatrices et une "communauté internationale" donneuse de leçons mais dont les représentants sont cyniques et véreux. Ce film raconte ces choses assez graves toujours avec le sourire, et préfigure, avec son casting panafricain et ses multiples accents qui vont des Antilles à la Côte d'Ivoire, à quoi pourrait ressembler la mélodie des rues dans ce qui sera un jour, peut-être, les Etats-Unis d'Afrique.

Il faut absolument aller voir "Un pas en avant, les dessous de la corruption". Pourquoi ?

- Parce que c'est un bon film, distrayant et qui vous rendra plus intelligent.

- Parce que le courage de Sylvestre Amoussou et de son équipe, qui subissent l'ostracisme des institutionnels français de la culture, qui ne lui pas donné un centime alors qu'ils financent des navets consensuels, doivent être accompagnés par un beau succès qui complexera un certain nombre de petits marquis.

- Parce que son film Africa Paradis, majeur, mal vu pour des raisons évidentes, avait aussi été "cassé" sournoisement. Regardons des petites images de ce chef-d'oeuvre qui raconte des lendemains où l'Europe ruinée reverserait son lot de chômeurs dans une Afrique prospère et arrogante.

Où voir le film "Un pas en avant, les dessous de la corruption ?" Pour l'instant, à l'Espace Saint-Michel (métro Saint-Michel) à Paris. Tous les jours à 14 heures (sauf jeudi), 16h00, 20h00 et 22h00 (sauf vendredi et dimanche). Courez-y, vous ne regretterez pas.

31/03/2010

Ma clé Internet CDMA : bientôt du vrai haut débit en Côte d'Ivoire

Pour la première fois de ma vie, je regarde des vidéos "tranquillos" sur mon ordinateur à Abidjan, alors qu'elles sont en haute définition. Je télécharge avec un confort jamais connu. Grâce à qui ? A ma clé CDMA achetée chez MTN à 59 000 FCFA pour trois mois de connexion gratuite. Le "pricing" définitif viendra plus tard. Le service est visiblement encore en "bêta" : aucune publicité grand public n'a été faite.

Je suis plutôt satisfait même si le débit réel (entre 600 kbit/s et 1 mégabit/s selon le moment) est en dessous de ce qui est promis : du 3 mégas mais je n'y croyais pas, mais alors pas du tout...

Et je me demande combien de temps la qualité de la connexion restera. Ce service sera-t-il victime de son succès ? La firme MTN a-t-elle assez de bande passante pour gérer un gros succès de cette offre mobile ?

On verra. Ne rêvons pas trop, mais rêvons tout de même à l'arrivée prochaine d'un débit acceptable en Côte d'Ivoire, qui ouvrirait de nombreuses voies pour l'information, les services, le divertissement, etc...

 

25/02/2010

Signé Pahé

sarko-opposition-786632.jpg


Il est pas hilarant, talentueux ? Le blog de Pahé, le caricaturiste gabonais le plus inspiré du moment, ici.

27/12/2009

Yannick Koffi, dix ans, génie de la guitare bass

C'est une belle histoire, celle d'un petit garçon ivoiro-australien, fils de musicien qui, dès son plus jeune âge, a montré à ses parents ébahis des talents innés, apprenant à taper en rythme sur des pots et des casseroles en même temps qu'il faisait ses premiers pas et prononçait ses premières paroles.

Très vite, on se rend compte que Yannick est capable de maîtriser un instrument aussi vite qu'il pose ses mains sur lui. Pour son cinquième anniversaire, il reçoit un kit de batterie jazz. Six mois plus tard il joue du clavier. Dès que son corps le lui permet, il devient un pro de la guitare basse. Il fait partie intégrante de Africa Diaspora, premier orchestre ouest-africain d'Australie, aux côtés de son frère aîné et de son père. Son talent explose sur Myspace, Youtube et dans les médias traditionnels, puisqu'il est passé au Oprah Winfrey Show. Jusqu'où ira celui qu'on appelle le "Mozart de Marickville ? A suivre... Le site de Yannick Koffi ici.

10/12/2009

Pourquoi il faut sauver Le Messager

A la suite de Etum du blog africa2point0, j'affirme ici haut et fort qu'il faut sauver le quotidien camerounais Le Messager, créé par Pius Njawé, icône du combat pour la liberté de la presse en Afrique.

Il faut sauver Le Messager si l'on veut participer à démontrer qu'au Cameroun, qu'en Afrique, le mal et l'inversion des valeurs ne triomphent pas toujours. Si Le Messager meurt, c'est une part de notre rêve qui meurt avec lui. Car l'histoire de Pius Njawé et de son journal est une belle histoire, une authentique belle histoire. C'est l'histoire d'un jeune homme qui n'a pas eu la chance de faire des longues études, amoureux des lettres et d'une certaine idée de son pays, qui a lancé en 1979, dans une ville de province, Bafoussam, un hebdomadaire qui résiste depuis trois décennies.

pius_njawe3.jpgC'est l'histoire d'un patron de presse courageux dont le journal a ouvert mon esprit et mon coeur à la cause de la démocratie et de la liberté. Je n'avais pas quinze ans, je lisais encore des trucs comme "OK Podium" quand j'ai commencé à lire Le Messager, ses éditorialistes remplis de talent et son regard sans concession mais plein d'amour pour le Cameroun et l'Afrique. Malgré tous les défauts qu'on peut trouver à Njawé et au Messager, il y a un côté chevaleresque dans cette aventure.

Comment sauver Le Messager ? Pour pouvoir débattre sérieusement autour de cette question, il faut en poser une autre. Qu'est-ce qui menace de mort Le Messager ? Selon François Soudan de Jeune Afrique, Pius Njawé aurait évoqué à la fois Internet et les mauvaises manières d'un opérateur télécom (visiblement Orange Cameroun). A ce sujet, l'édito de Njawé ici.

Le blogueur Etum sous-estime l'effet Internet. Je me demande pourquoi. Les acheteurs les plus sûrs d'un journal qui coûte 400 FCFA, ce sont les salariés assez bien payés du secteur formel. Ils sont nombreux à avoir le net au moins au bureau. Pourquoi achèteraient-ils ce qu'ils peuvent consulter gratuitement ? De toute façon, on peut avoir une heure de connexion dans un cyber à 400 FCFA, ça permet de consulter ses mails, d'en écrire, de lire les journaux. Selon le classement Alexa, lemessager.net est le 38è site le plus consulté au Cameroun - le deuxième site média après cameroon-info.net, portail dont le modèle économique est de piller les contenus des journaux sans rien leur reverser et de collecter de la publicité. Tous ces gens qui consultent le site du Messager au Cameroun, l'achètent-ils ? Non. L'achetaient-ils par le passé ? Une partie d'entre eux, sans doute. Manque à gagner.

Je comprends que cette histoire gêne les partisans des contenus gratuits sur Internet. Mais il faut bien se poser une question. La presse de nos pays, où le niveau de vie est bas, où la culture de l'abonnement est inexistante, où les apporteurs de fonds sont invisibles, où le marché de la publicité est souvent irrationnel, survivra-t-elle à la culture de la gratuité ?

Et puis, je pense tout de même que Le Messager est de manière centrale victime du pouvoir camerounais qui le harcèle de diverses manières et lui refuse une licence pour créer des médias audiovisuels, tandis qu'il en donne à d'autres. Si Le Messager, marque forte, avait pu créer sa radio et sa télé, comme La Nouvelle Expression par exemple, les choses se seraient passées autrement, c'est évident. De plus, c'est le gouvernement camerounais qui refuse d'appliquer la convention de Florence, recommandant aux gouvernants de ne pas taxer les intrants utilisés pour fabriquer les journaux, qu'il a librement signée. C'est ce refus entêté qui fait que les journaux coûtent désormais 400FCFA. Or, c'est bien ce prix qui limite le nombre possible d'acheteurs.

Comment aider Le Messager ? Je suis favorable à la création d'une SA comme le dit Etum, mais si les fondamentaux ne changent pas, cela ne servirait qu'à donner un sursis au groupe. Quel modèle économique une marque comme Le Messager ? Je n'ai aucune certitude là-dessus.

Sans doute faudrait-il transformer le quotidien en hebdo, avec des parutions exceptionnelles - et relayées par un réseau de médias audiovisuels partenaires - aux lendemains des jours où il y a eu des événements forts ; renforcer le site ; et - impérativement ! - créer, ailleurs qu'au Cameroun, une chaîne de télévision payante de débats et d'analyse de l'actualité qui serait diffusée  par le satellite et les câblo-opérateurs, dans le monde entier et au Cameroun, si le gouvernement ne le leur interdit pas. Qu'en pensez-vous ?

Sur Twitter, répandons le hashtag #sauvonslemessager.

21/08/2009

Un discours qui ne vieillit pas

 

Continuons, nous aussi, de rêver pour l'Afrique. Ayons la force de rêver et refusons-nous surtout au cynisme et au pessimisme. Demain peut toujours nous surprendre. Les compagnons de Martin Luther King imaginaient-ils que quarante ans après l'épreuve terrible de sa mort, un président noir serait élu à la tête des Etats-Unis, y compris dans certains Etats racistes du Sud dont il parle dans ce discours ?

31/05/2009

C'est la vie

J'aime bien cette chanson d'Henri Dikongué, dont je me suis souvenu en découvrant le blog CameroonEchoes. Elle me rappelle un épisode doux-amer de ma vie. Je travaillais pour Le Monde. J'étais allé au Bénin "couvrir" l'élection présidentielle de 2001. Là-bas, j'ai appris par un mail qu'une amie à moi avait choisi de mettre fin à ses jours.

Le lendemain, j'étais de retour à Abidjan. Et je recevais un coup de fil m'annonçant la naissance de la première fille de mon plus vieil ami. J'étais dans un taxi, et c'est cette chanson qui passait à la radio. C'est la vie. Ayons toujours à l'esprit d'opposer la force de la vie aux pulsions de mort.

Pour écouter, cliquez ici.