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        <title>Le blog de Théophile Kouamouo - can_a_sucre_</title>
        <description>Vous rêvez comme moi d'une Afrique digne, indépendante et imaginative ? Marchons d'un même pas.</description>
        <link>http://kouamouo.ivoire-blog.com/can_a_sucre_/</link>
        <lastBuildDate>Mon, 29 Sep 2008 01:24:33 +0200</lastBuildDate>
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        <copyright>All Rights Reserved</copyright>
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                <title>CAN 2008 : Victoire de l'Egypte, victoire d'un modèle</title>
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                <author>noreply@ivoire-blog.com (Théo)</author>
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                                                <pubDate>Sun, 10 Feb 2008 21:20:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://kouamouo.ivoire-blog.com/media/02/00/6a37367466e80c83947f997a178bb34b.jpg&quot; id=&quot;media-5407&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;6a37367466e80c83947f997a178bb34b.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;Les lampions de la CAN 2008 se sont éteints ce soir. Comme le veut la tradition, il est temps de tirer les leçons de ces trois semaines d'effervescence, de passion et de folie. Que nous apprend cette édition de la Coupe d'Afrique des Nations ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au-delà de toutes les analyses pertinentes qui pourront être faites, cette CAN met en lumière - et en valeur - un modèle : celui d'un football africain &quot;autochtone&quot; et professionnel. L'on ne peut, en effet, qu'être frappé par la forte cohésion d'une équipe égyptienne qui joue au football comme d'autres font du ballet. Une équipe qui ne se distingue pas par ses stars, mais par son jeu collectif, conséquence d'une réalité toute simple : toutes les semaines, ces garçons jouent ensemble, les uns avec les autres ou les uns contre les autres. Ils se connaissent !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce &quot;petit secret&quot; a souvent accouché d'exploits en Afrique. Ainsi, l'équipe du Cameroun qui est rentrée invaincue du Mondial 1982 était une équipe composée majoritairement de joueurs locaux (Canon de Yaoundé, Tonnerre de Yaoundé, Dynamo de Douala, etc...). L'équipe du Cameroun qui a vaincu l'Argentine en 1990 était, elle, composée de joueurs qui se sont exportés au stade de produits &quot;semi-finis&quot;. Omam Biyick, Kana Biyick, Emmanuel Kundé... ont joué pendant une bonne partie de leur carrière au pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, les équipes nationales phares d'Afrique noire sont très loin de ce modèle, à part l'Egypte. Nous exportons nos joueurs quand ils ne sont pas encore des joueurs, alors qu'ils sont des &quot;matières premières brutes&quot;. L'équipe camerounaise est constituée de jeunes qui ne jouent ensemble qu'à la faveur des grandes compétitions et des matchs qui les préparent. Ils apprennent à se connaître dans le cadre de l'équipe nationale, qui est souvent restée pendant de longs mois sans staff d'encadrement stable. Ce qui les soude, c'est l'amour d'un pays qu'ils ont tous quitté très jeunes, ou dont leurs parents émigrés leur ont parlé avec ferveur. Ce qui les met en confiance, c'est leur &quot;patrimoine de victoires&quot;, la légende des aînés glorieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jour ou l'autre, il faudra pourtant imaginer, dans les pays d'Afrique noire, des politiques étatiques dans le secteur sportif. De vraies filières &quot;sport-études&quot; dans les lycées publics, à la place des filières immorales de traite des gamins à peine pubères qui tapent plus ou moins bien dans un ballon. De vraies filières &quot;sport-études&quot; et non des &quot;Académies&quot; comme l'Académie Mimosifcom, qui a tout de même le mérite d'avoir donné naissance à un groupe de jeunes joueurs qui se connaissent assez bien, au départ.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est peut-être temps de remettre sur le tapis la question de la professionnalisation effective de nos championnats. Le développement du privé et du secteur publicitaire fait que ce qui n'était pas forcément viable économiquement il y a quinze ans l'est aujourd'hui, à condition de tourner le dos à la prévarication, au pillage et à l'à-peu-près qui est trop souvent la règle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le football contemporain en Afrique subsaharienne, c'est aussi la tragédie des jeunes qui essaient, au péril de leur vie, de rejoindre l'Europe. Tout simplement parce qu'ils seraient contraints à la mendicité chez eux, malgré leur talent. Pour un Eto'o, il y a mille destins tragiques d'espoirs échoués sur le mur d'une réalité souvent trop laide, comme nous le montre cet article publié par &lt;a href=&quot;http://www.rue89.com/2008/02/10/cameroun-les-reves-brises-des-exiles-du-foot&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Rue 89&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis les victoires du Cameroun en 2000 et 2002, aucune équipe d'Afrique subsaharienne n'a gagné la CAN, alors que la décennie que nous vivons voit exploser, de manière inédite, les joueurs subsahariens évoluant dans les championnats européens. Que cette apparente contradiction et le doublé de l'Egypte (2006, 2008) nous donnent de remettre sur le tapis le débat sur la professionnalisation du football en Afrique, au-delà des passions passagères.
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                <guid isPermaLink="true">http://kouamouo.ivoire-blog.com/archive/2008/02/07/meme-quand-le-lion-dort-il-fait-peur.html</guid>
                <title>Même quand le Lion dort, il fait peur</title>
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                <author>noreply@ivoire-blog.com (Théo)</author>
                                                <category>Can à sucre !</category>
                                                <pubDate>Thu, 07 Feb 2008 20:44:02 +0100</pubDate>
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                    A la surprise générale, les Lions indomptables du Cameroun sont en finale de la CAN 2008.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://kouamouo.ivoire-blog.com/media/01/02/33018877c720a9d01b22e8c457bac419.jpg&quot; id=&quot;media-5311&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;33018877c720a9d01b22e8c457bac419.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;
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                <title>No comment !</title>
                <link>http://kouamouo.ivoire-blog.com/archive/2008/01/30/no-comment.html</link>
                <author>noreply@ivoire-blog.com (Théo)</author>
                                                <category>Can à sucre !</category>
                                                <pubDate>Wed, 30 Jan 2008 20:00:50 +0100</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://kouamouo.ivoire-blog.com/media/01/00/f0acb8be3469061b914b83e3171ff7be.jpg&quot; id=&quot;media-5046&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;f0acb8be3469061b914b83e3171ff7be.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://kouamouo.ivoire-blog.com/archive/2008/01/29/lalla-n-est-pas-dalila.html</guid>
                <title>Lalla n'est pas Dalila</title>
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                <author>noreply@ivoire-blog.com (Théo)</author>
                                                <category>Can à sucre !</category>
                                                <pubDate>Tue, 29 Jan 2008 21:05:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;strong&gt;Ceci est un SMS vocal imaginaire et au deuxième degré envoyé à Didier Drogba à la fin du match Mali-Côte d'Ivoire (0-3) par sa belle-mère, ou belle-tante, ou belle-cousine... &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://kouamouo.ivoire-blog.com/media/02/00/9921e9e8ecf0f78772911c1329b98a68.jpg&quot; id=&quot;media-5011&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;9921e9e8ecf0f78772911c1329b98a68.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&quot;Hééé ! Mon petit Didier ! Est-ce que tu sais même ce que tu m'as fait ? Quand tu marquais le premier but ivoirien contre le Mali, est-ce que tu avais oublié que ta bonne vieille se trouvait à Bamako ? Est-ce que tu connais même mes voisins ? Depuis plusieurs jours, ils rôdent autour de chez moi en sifflant, en persiflant, en murmurant des choses que je n'entends pas mais que je devine. Ils me désignent d'avance. Je suis l'infiltrée. Je suis la traîtresse. Je suis le serpent dans la maison. Je suis la femme indigne qui pactise avec l'ennemi. Qui l'a massé. Qui lui a fait boire des décoctions spéciales pour consolider son genou. Qui prie pour lui. Qui n'arrive pas à le voir autrement que comme son gendre préféré, alors que l'intérêt national lui ordonne de maudire l'ennemi.&lt;br /&gt;Héééé ! Ballon ! Il fallait laisser un peu de talent dans les vestiaires. Tu aurais économisé des boeufs, des pagnes wax et des bazins riches qu'une horde de Diakité déchaînés t'exigera à ta prochaine arrivée ici. Tu les connais ô !&lt;br /&gt;C'est vrai qu'après le match tu es allé gentiment saluer tous tes &quot;beaux&quot; dans leurs vestiaires. Tu es bien élevé. Mais mes voisins lancent leurs méchants mots à travers ma fenêtre et disent que tu as les foutaises. Foutaises eux-mêmes ! Ils exagèrent ! Ballon rend bête ! Qu'ils ne me demandent plus des avances d'avant fin du mois. Je prends l'argent chez l'ennemi !&lt;br /&gt;Et puis, je vais te dire quelque chose. J'aime mieux que tu aies gagné ce match. J'aime mieux que tu aies marqué le premier but.  Je ne suis pas folle. Je connais les Africains. On est même chose. En cas de cas, ils auraient très vite dit tout et n'importe quoi sur toi et ta femme, ma petite Lalla. Je suis informée. Je sais tout ce qu'on a dit sur Samuel Eto'o Fils quand il a raté son pénalty contre vous lors de la dernière Can. Il avait vendu le match à ses beaux-parents. C'était une partie de la dot ! Son Ivoirienne l'avait gbassée. Elle lui avait enlevé sa force comme la Dalila de La Bible avait enlevé la force de Samson en lui coupant les cheveux pour ouvrir la voie à une victoire militaire des Philistins.&lt;br /&gt;Héééé ! Ma Lalla n'est pas Dalila. Elle n'est pas une occasion de chute pour son Didier. Ma Lalla est Ruth la Moabite, fidèle à son mari, fidèle à son pays. Elle se donne jusqu'à l'abandon. Elle dit : &quot;Où tu iras j’irai, où tu demeureras je demeurerai ; ton peuple sera mon peuple&quot;.&lt;br /&gt;Ne t'inquiète pas ! Elle ne te boudera pas la nuit de ton retour à la maison !&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Photo d'illustration : Lalla DD (Diakité-Drogba) à l'hôtel Tiama d'Abidjan.
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                <guid isPermaLink="true">http://kouamouo.ivoire-blog.com/archive/2008/01/25/pour-l-amour-de-raissa.html</guid>
                <title>Pour l'amour de Raïssa</title>
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                <author>noreply@ivoire-blog.com (Théo)</author>
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                                                <pubDate>Fri, 25 Jan 2008 21:42:16 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;img src=&quot;http://kouamouo.ivoire-blog.com/media/02/01/a111af4d48f88aa4c029f56814ce7689.jpg&quot; id=&quot;media-4912&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;a111af4d48f88aa4c029f56814ce7689.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Il voulait marquer. Pas par esprit de concurrence. Pas pour la gloire. Pas (seulement) par patriotisme.&lt;br /&gt;Il voulait marquer pour l'amour de Raïssa.&lt;br /&gt;Raïssa, sa fille, son bonheur, sa douleur.&lt;br /&gt;Raïssa qui avait tiré sa révérence alors que son père, Aruna, était à la CAN 2006 en Egypte, au milieu de ses coéquipiers, au coeur des passions et des enjeux du football-roi. &lt;br /&gt;Raïssa. Elle n'avait que cinq mois.&lt;br /&gt;2006. Année de grands défis et de triomphes pour des Eléphants arrivés en finale de la CAN et en phase finale de la Coupe du Monde. &quot;Annus horribilis&quot; pour Aruna, endeuillé, blessé, traumatisé.&lt;br /&gt;Il voulait marquer. Pour regarder ses infortunes passées dans les yeux et les conjurer. Pour mettre fin au &quot;temps du malheur&quot;. Pour rendre hommage à sa Raïssa, devant des centaines de millions d'Africains agrippés à leur poste de télévision. Pour continuer de vivre, aussi.&lt;br /&gt;Il a marqué.&lt;br /&gt;Mais il n'a pas dansé tout de suite le &quot;fatigué fatigué&quot;, à l'image de ses coéquipiers venus l'entourer et le fêter.&lt;br /&gt;Il avait le triomphe grave, Aruna.&lt;br /&gt;Il avait la joie triste, Aruna. &lt;br /&gt;Mais il a marqué !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Photo : Aruna Dindané et son épouse Hawa.
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                <guid isPermaLink="true">http://kouamouo.ivoire-blog.com/archive/2008/01/22/le-temps-jadis.html</guid>
                <title>Le temps jadis</title>
                <link>http://kouamouo.ivoire-blog.com/archive/2008/01/22/le-temps-jadis.html</link>
                <author>noreply@ivoire-blog.com (Théo)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 22 Jan 2008 21:59:21 +0100</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://kouamouo.ivoire-blog.com/media/02/02/55e2a59a19fb8460b3ea9e189bb2dc40.jpg&quot; id=&quot;media-4699&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;55e2a59a19fb8460b3ea9e189bb2dc40.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;blockquote&gt;&quot;Ô rage! ô Désespoir ! ô vieillesse ennemie !&lt;br /&gt;N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ? &lt;br /&gt;Et ne suis-je blanchi dans des matchs glorieux ?&lt;br /&gt;Que pour voir en un jour ce spectacle honteux ? &lt;br /&gt;(...)&lt;br /&gt;Ô cruel souvenir de ma gloire passée !&quot;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Librement inspiré de Corneille (Le Cid).
                </description>
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                <guid isPermaLink="true">http://kouamouo.ivoire-blog.com/archive/2008/01/22/lettre-de-consolation-a-un-jeune-camerounais.html</guid>
                <title>Lettre de consolation à un jeune Camerounais</title>
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                <author>noreply@ivoire-blog.com (Théo)</author>
                                                <category>Can à sucre !</category>
                                                <pubDate>Tue, 22 Jan 2008 21:00:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://kouamouo.ivoire-blog.com/media/02/02/60cb0f2079fcece0260a4991b158fb19.jpg&quot; id=&quot;media-4698&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;60cb0f2079fcece0260a4991b158fb19.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;Laisse seulement, mon frère. Laisse ! Tes larmes ne changeront rien à l'affaire. La machine à remonter le temps n'existe pas. On va faire comment ? Laisse seulement !&lt;br /&gt;Je sais. Tout ton orgueil, toute ta rage, tous tes espoirs, tu les a toujours mis dans cette équipe. Elle te représente. Elle a su incarner ta soif de rivaliser avec les plus forts, sans complexe inutile. 1990... Ce but d'Omam Biyick contre l'Argentine de Diego Maradona t'a fait rugir pour la première fois, et t'a prouvé que le monde était (aussi) à toi. Ce but de Patrick Mboma contre la France en 2000, il t'a soulevé ! &quot;Souvent soumis, jamais vaincu&quot;, as-tu hurlé. Ces belles victoires, elles te ressemblent. Elles te ressemblent bien plus que ce &quot;Renouveau&quot; vieux de vingt-six ans, bien plus que ce régime des &quot;grandes ambitions&quot; sans ambition, avachi, insouciant, prévaricateur.&lt;br /&gt;Alors, quand les Lions sont à genoux, tu doutes. Ton estomac souffre. Tu as mal. Tu pleures. Essuie tes larmes, mon frère. Cette petite lettre, je te l'envoie pour te consoler.&lt;br /&gt;Je sais. Tu penses à tes camarades de classe, de bureau. Ils sont Ivoiriens, Sénégalais, Maliens. Ils t'attendent au travail, à la fac. Tu n'en as pas raté une, et a affiché tes certitudes (à la camerounaise !). S'ils te narguent, cite cette parole de l'Ecclésiaste : &lt;em&gt;&lt;strong&gt;&quot;Mieux vaut la fin d'une chose que son commencement&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;. Et prends l'air mystérieux de celui qui sait de quoi il parle. Si les ricanements persistent, envoie moi un message sur ce blog.&lt;br /&gt;Faut prendre les choses du bon côté. Positive. Dis-toi que ce que tu perds en émotions sportives, tu le gagnes en potentielles récriminations politiques. Conteste les moeurs de ce gouvernement de pourris qui a nommé, à la dernière minute, un vieil entraîneur qui était sans doute déjà à la retraite quand tu entrais au Cours élémentaire. Pointe du doigt les malversations du ministère des Sports et de la FECAFOOT, qui, s'il n'y avait pas les espoirs de tout un peuple qui dépendaient des Lions, mériteraient bien des siècles de défaite. Hurle contre ce Paul Biya à qui nos Lions ont donné quatre victoires à la CAN et qui n'a jamais construit le moindre stade - qui a laissé s'évanouir dans les herbes hautes le stade de Bafoussam commencé par ce prédécesseur. Rappelle à tous les autres Camerounais que cela fait trente-six ans que leur pays n'a plus organisé la CAN, et que c'est un pur scandale. Qui sait ? Tu planteras peut-être les raisins de la nécessaire colère qui seule pourra nous libérer.&lt;br /&gt;Et garde ton sens de l'humour. Ouvre une &quot;33&quot; bien glacée et fais rire tout le monde avec ce constat. Malgré son malheur, le Cameroun démontrera sa solidité économique. Au moment où le CAC 40, l'indice Nasdaq et l'indice Dow Jones plongent, l'indice &quot;Brasseries du Cameroun&quot; grimpe. Si tes compatriotes célèbrent leurs victoires en trinquant à leur bonheur, ils noient leurs chagrins dans des grands flots éthyliques. Est-ce que j'ai menti ?&lt;br /&gt;Gardons l'espoir. La CAN n'est pas finie. Elle peut devenir sucrée. Laisse seulement !
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                <title>Salomon Kalou : le but qui vaut absolution ?</title>
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                <author>noreply@ivoire-blog.com (Théo)</author>
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                                                <pubDate>Mon, 21 Jan 2008 20:45:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://kouamouo.ivoire-blog.com/media/02/00/7f6b062eac13b0d40fef15767fb8c918.jpg&quot; id=&quot;media-4640&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;7f6b062eac13b0d40fef15767fb8c918.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;Je ne suis pas un passionné du ballon rond. Mais comme tout Africain, je suis accro à la CAN. Comment ne pas l'être ? Le catalogue de mes souvenirs d'enfance est plein d'images des différentes Coupes d'Afrique des nations, depuis au moins 1984 (il n'y avait pas encore de télévision nationale au Cameroun, et mon frère et moi avions les oreilles vissées au transistor paternel, et le coeur accroché aux lèvres d'Abel Mbengue et de Zacharie Nkwo, qui pouvaient se permettre des récits enjolivés - personne d'autre qu'eux ne voyait les matchs en direct).&lt;br /&gt;Je chroniquerai donc cette CAN, mais à la marge de la technique footballistique et du sport en lui-même. Je parle de la &quot;geste sportive&quot;, comme d'une sorte de &quot;commedia dell'arte&quot; qui met en branle émotions et postures caricaturales mais révélatrices des vécus, des imaginaires et des aspirations de nos peuples.&lt;br /&gt;Le premier post de la rubrique que j'ai appelée &quot;CAN à sucre !&quot; sera consacré à Salomon Kalou. Ces dernières années, il a été l'ennemi public numéro un des supporters des Eléphants de Côte d'Ivoire. Salomon Kalou était l'homme qu'il fallait détester. Les maquis s'échauffaient, les salles de rédaction s'indignaient lorsqu'un &quot;courageux&quot; osait trouver des circonstances atténuantes au rénégat qui osait quémander la nationalité néerlandaise alors que son pauvre pays en guerre, humilié, déprimé, l'appelait à la rescousse. Des chroniqueurs venimeux disaient pis que pendre de Jacques Anouma, président de la Fédération ivoirienne de football, qui continuait à courtiser l'impudent alors que la Nation outragée le vomissait.&lt;br /&gt;Salomon Kalou : un désamour qui englobait son frère Bonaventure, accusé de ne pas se donner assez pour son pays, alors qu'il mouillait le maillot pour le PSG. Les frères Kalou symbolisaient le manque de patriotisme. Dans des discussions enfiévrées, après quelques litres de... &quot;Drogba&quot;, les rumeurs les plus folles bruissaient sur leur mère, coupables de leur inculquer la haine de leur pays.&lt;br /&gt;Et voilà que Salomon Kalou, capable du meilleur comme du pire à l'image du roi Salomon de la Bible, a fait trembler la terre ivoirienne. Un but magistral, un &quot;one-man-show&quot;, une action individuelle, un exploit. &quot;Est-ce bien lui, mon fils, mais l'enfant a changé, on l'a trop critiqué, les gens sont mauvais&quot;, ont répété les mamans abidjanaises, promptes à pardonner aux héros leur inconduite passée.&lt;br /&gt;Kalou, le rachat ! Le retour prodigieux du fils prodigue ! Qui osera encore l'insulter ? N'est-il pas déjà pardonné ? Sa mère n'est-elle pas bénie d'avoir donné naissance à un tel fournisseur de bonheur brut ?&lt;br /&gt;Brasseur de passion, le foot n'aime pas la mesure. Je propose aux &quot;anti-Kalou&quot; qui ne veulent pas ravaler leur langue un argumentaire. Dieu parle à Kalou pour lui montrer l'énormité de la bêtise qu'il aurait fait en reniant la terre de ses pères. Il lui montre l'étendue de la gloire qu'il peut avoir aux côtés des siens. Les aventures humaines enrichissantes ne sont pas seulement occidentales. C'est bien grâce et avec les siens que Kalou fait aujourd'hui les titres du JT de TF1, et fait la &quot;Une&quot; de la presse mondiale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Voici, oh! qu'il est agréable, qu'il est doux Pour des frères de demeurer ensemble!&lt;br /&gt;C'est comme l'huile précieuse qui, répandue sur la tête, Descend sur la barbe, sur la barbe d'Aaron, Qui descend sur le bord de ses vêtements.&lt;br /&gt;C'est comme la rosée de l'Hermon, Qui descend sur les montagnes de Sion; Car c'est là que l'Éternel envoie la bénédiction, La vie, pour l'éternité. (Psaumes 133)&lt;/blockquote&gt;
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