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13/03/2008

Les manifs contre la vie chère secouent le Burkina

L'info (notamment sur l'arrestation de Thibault Nana), porte-étendard du mouvement, les images et l'analyse du côté de chez Zwan.

00:44 Publié dans Vite dit ! | Lien permanent | Commentaires (1)

06/03/2008

Affaire de tags

C'est Kwaame qui m'a coopté. Il y a en ce moment un gros buzz sur la Toile dont le principe est suivant. Quelqu'un vous tague, en même temps qu'il tague cinq autres bloggeurs. Avant cela, il donne six informations plus ou moins vagues sur lui. Une fois que vous êtes tagué, vous donnez vos six infos à vous et vous taguez six autres personnes. Suis-je assez explicite ? J'espère.

Mes six infos, que j'organise autour d'un objet : le livre.

1 - Le premier livre que je me souviens d'avoir lu : Oui-Oui, chauffeur de taxi.
2 - Le premier bouquin dans lequel j'ai publié : Course contre la montre et autres nouvelles, recueil des nouvelles sélectionnées dans le cadre du concours RFI-ACCT de la nouvelle en langue française session 1994. Ma nouvelle s'appelait "Peut-être dans une autre vie" et j'avais commencé à l'écrire en plein cours, en terminale. L'élève dissipé, quoi...
3 - Le livre que j'ai le plus relu : la Bible.
4 - Les livres que j'ai lu lors de mon dernier voyage au Burkina Faso : Lettre à Jimmy d'Alain Mabanckou et La Paix par l'écriture, recueil de nouvelles publié par les Editions Vallesse.
5 - Le livre que j'ai perdu lors de mon avant-dernier voyage en avion, en Inde : Une brève histoire de l'avenir, Jacques Attali.
6 - Le livre que j'ai le plus attendu : Un Bantou à Washington, de Célestin Monga, qui a mis près de deux mois de la commande, dans une grande librairie d'Abidjan, à la livraison.

Les six personnes que je tague :

- Cafémobile.
- Batochou.
- Delugio.
- Houédanou.
- Poukoi.
- Edouard Tamba.

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20/02/2008

L'affaire Ange Djédjé irrite les blogosphères française et ivoirienne

a67f5383767bdd02112a49fff4822b68.jpgOn aura tout vu. Nicolas Sarkozy et son gouvernement, incapables de résoudre la question du "pouvoir d'achat" des Français, espèrent les séduire en valorisant leur bilan en matière de traque des étrangers et de reconduite des sans-papiers à la frontière. Il faut faire du chiffre, montrer qu'on expulse à tour de bras, qu'on protège la France de l'invasion. Visiblement, les efforts faits pour chasser le maximum d'étrangers ne suffisent pas. Il faut tricher et faire passer des touristes pour des sans-papiers dès qu'ils dépassent d'un ou de deux jours la date d'expiration de leur visa.
Ainsi d'Ange Djédjé, ressortissant ivoirien en voyage en Italie, placé en centre de détention administrative en Alsace alors qu'il était en possession de son billet d'avion pour rentrer dans son pays. Pour des raisons politiciennes, l'administration française aurait préféré qu'il voyage aux frais de l'Etat, avec escorte, et soit comptabilisé parmi les expulsés.
Histoire rocambolesque, que la blogosphère ne se prive pas de commenter. En France, l'on met en lumière les coûts occasionnés par de telles attitudes, au moment où le pouvoir d'achat est au plus bas. "Les caisses sont vides, c'est la faute des étrangers", ironise le Journal d'un avocat pour montrer les impasses et le ridicule d'un certain discours de droite et d'extrême-droite.
Le célèbre Versac dénonce "l'absurdité éloquente de certaines applications ubuesques du droit des étrangers" et estime que c'est une "honte".
Côté africain, notre ami Ben se lâche. J'aime bien son indignation, même si je trouve qu'il exagère en comparant la "chasse aux Noirs" actuelle aux rafles du temps de la Shoah, et que cela dessert son post.

Mon opinion sur Sarkozy et ses hommes de main est faite : cet homme est un immense danger public, s'il avait connu les 15è et 16è siècle il aurait été indiscutablement du côté des champions négriers les plus zélés que le monde ait connu.

A défaut d'y avoir été son tempérament, ses convictions, ses tics, sa pensée donnent à se convaincre qu'il en a hérité des gènes, que son ADN en est encore fortement imprégné.

L'actualité abonde ces derniers jours d'une campagne de rafles, de chasse au nègre sans précédent si ça n'est celle orchestrée par les nazis à l'égard des juifs de France sous Vichy.

Le négrier qui somnole en l'homme aurait-il fait corps avec le revanchard maladroit pour régler son compte à l'Homme Noir ?

Cet homme a tout pour être méprisable, garder le silence fasse à cette bêtise qui se construit sous mes yeux m'aurait été insupportable.


Manque de pot pour Brice Hortefeux : cette honteuse affaire Djédjé survient durant la semaine où il croyait faire une bonne opération de com' auprès des Africains d'Afrique et de France à travers une interview dans Jeune Afrique. Mais la com' n'est pas toute-puissante : avec toute la bonne volonté du monde, elle ne peut pas faire d'un petit cidre un grand vin, d'une Nation étriquée une terre d'accueil et d'espérance.

19:15 Publié dans Vite dit ! | Lien permanent | Commentaires (2)

Kosovo : un dangereux précédent

Ce que beaucoup d'observateurs considéraient comme impossible a finalement eu lieu. Le Kosovo, province serbe majoritairement peuplée d'ex-immigrés albanais, qui a été le théâtre d'une guerre sanglante sous Slobodan Milosevic, a finalement déclaré (unilatéralement) son indépendance. Les pays occidentaux - notamment la France et les Etats-Unis - ont chaleureusement salué cet acte contraire au droit international contemporain et aux résolutions de l'ONU. L'OTAN et l'Union européenne se précipitent au berceau de l'Etat nouveau-né pour lui proposer un statut de dominion qui ne dit pas son nom.
Personnellement, je considère l'indépendance du Kosovo comme une mauvaise nouvelle pour les pays du Sud. Il est vrai que ce précédent donnera du coeur à l'ouvrage aux mouvements séparatistes corses ou basques en Europe, mais les Etats européens sont assez forts pour maintenir leur intégrité territoriale.
En réalité, le cas kosovar nous permet d'entrevoir une nouvelle arme impérialiste, qui permettra de faire peur aux régimes qui, au Sud, refusent de marcher au pas : le chantage territorial. L'Occident instrumentalisait déjà des rébellions. Désormais, il pourra parrainer des sécessions en se fondant sur des arguments s'appuyant sur des concepts tels que les droits de l'homme et les ethnies martyrisées. Lorsqu'on a vécu ce que l'on a vécu en Côte d'Ivoire, l'on sait très bien qu'on peut faire de tout peuple un peuple détesté grâce à la puissance des médias.
Des intérêts coalisés - parmi lesquels on retrouvait ceux d'Houphouët-Boigny et de la France foccartienne - ont essayé de cisailler le Nigeria en s'appuyant sur le mouvement séparatiste biafrais dans les années 60-70. Le droit international les a bloqués. Demain, que se passera-t-il ? Le précédent kosovar ouvre la voie à une brutalisation des rapports à l'intérieur des corpus nationaux les plus fragiles des pays pauvres.
Demain, les populations de Bakassi (majoritairement nigérianes) pourront s'armer, "jouir" de l'asymétrie des forces militaires par rapport à l'Etat du Cameroun pour se victimiser et demander leur indépendance. Les Burkinabé du Sud-Ouest ivoirien "victimes de l'ivoirité" pourront demander leur indépendance. Conséquence logique : la xénophobie gagnera du terrain et le fantasme de la guerre démographique se justifiera.
Je suis pessimiste. Et vous, qu'en pensez-vous ?

15/02/2008

Sarkozy, la mémoire et la repentance

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Lors de la campagne électorale qui l'a conduit à l'Elysée, Nicolas Sarkozy est souvent apparu comme un adversaire du "mémorialisme" et de la repentance, qui avait conduit Chirac à demander pardon, au nom du peuple français, pour les rafles de Juifs pendant la Deuxième Guerre mondiale. Le jour de sa victoire, il a dit ceci :

"Je vais remettre à l'honneur la nation et l'identité nationale, je vais rendre aux Français la fierté de la France, je vais en finir avec la repentance qui est une forme de haine de soi et la concurrence des mémoires qui nourrit la haine des autres."


C'est le même Nicolas Sarkozy qui, aujourd'hui, demande que chaque enfant de CM2 prenne en charge la mémoire d'un enfant français victime de la Shoah. Un zèle mémoriel qui a fait bondir Simone Veil, rescapée de la Shoah.

"C’est inimaginable, insoutenable, dramatique et, surtout, injuste. On ne peut pas infliger cela à des petits de 10 ans! On ne peut pas demander à un enfant de s’identifier à un enfant mort. Cette mémoire est beaucoup trop lourde à porter. Nous mêmes, anciens déportés, avons eu beaucoup de difficultés, après la guerre, à parler de ce que nous avions vécu, même avec nos proches. Et, aujourd’hui encore, nous essayons d’épargner nos enfants et nos petits-enfants. Par ailleurs, beaucoup d’enseignants parlent -très bien- de ces sujets à l’école."


L'initiative de Sarkozy relève-t-elle, oui ou non, de la repentance ? Si ce n'est pas le cas, elle relève du pathos le plus morbide. Elle ne peut être que repentance, car ces enfants français ont été livrés à la mort par des Français, encouragés par le gouvernement de Vichy, qui était dirigé par des Français. Sarkozy est donc adepte de la repentance, contrairement à ce que l'on pourrait penser. La repentance le dérange quand elle concerne des "peuplades" naturellement inférieures, anciennement colonisées et qu'il est toujours question de dominer, de manière plus ou moins esthétique.

En tout cas, Nicolas Sarkozy, par ses choix, alimente la "concurrence des mémoires".

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07/02/2008

Les escadrons de la mort de Déby et l'arche de Zoé

Alors que, dans l'indifférence internationale, Déby arrête (et se prépare à tuer ?) tous azimuts des leaders de l'opposition démocratique n'ayant jamais été mêlés à une rébellion (contrairement à lui), le ministre français de la Défense Hervé Morin vient "dealer" la "grâce présidentielle" pour des membres de l'arche de Zoé accusés de kidnapping massif d'enfants.
La France, patrie des droits de l'homme Blanc ?

14:10 Publié dans Vite dit ! | Lien permanent | Commentaires (4)

05/02/2008

Côte d'Ivoire : ce que je pense de la crise dans la galaxie patriotique

4126667c502e15c5c84563447f2f7939.jpgJ'avais promis de donner mon point de vue après un post plus informatif qu'autre chose au sujet de l'affaire "haro sur Blé Goudé" qui a fait couler beaucoup d'encre et de salive. La promesse est une dette. En quelques lignes, ce que j'en pense.

- La galaxie patriotique est actrice et victime des intrigues du Palais. La Présidence de la République est, en Côte d'Ivoire comme dans d'autres pays, un concentré d'ambitions, de haines, de vanités qui s'entrechoquent sans arrêt. Là-bas, on fait de la politique, quel que soit le rang que l'on occupe. On veut montrer, positivement ou négativement, son influence. On peut aller jusqu'à la monnayer. Tout individu côtoyant le chef de l'Etat représente soit un danger, soit un intrus, soit une opportunité. C'est la règle du jeu. Ceux qui savent naviguer dans ces eaux, qui anticipent les jeux d'intérêt des piliers de la Cour, qui savent remercier Untel ou Untel d'avoir indiqué l'heure à laquelle le "boss" est disponible et d'avoir ouvert la porte les séparant du boss, triomphent. Tandis que les autres voient devant eux les portes se fermer, les visages se froisser, les prétextes se multiplier. Etre ou ne pas être dans un clan influent dans l'administration quotidienne de l'agenda du "PR", là est la question.

- La galaxie patriotique est victime de l'idéologie égalitaire. Dans les milieux issus du combat politique et où à un moment donné la camaraderie semblait simple et sans barrières, l'on a tendance à penser qu'il faut satisfaire au même niveau tous ceux qui, à un moment ou à un autre, ont posé des actes héroïques, sans forcément tenir compte de leur efficacité et de leur utilité à l'instant "T". Or la politique est aussi, quoiqu'on dise, une mangeuse d'hommes amnésique, broyeuse de destins, exigeante en matière de résultats quotidiens. Seuls arrivent à "percer" ceux qui savent se rendre utiles de la meilleure des manières, au bon moment.

- La galaxie patriotique est victime de la complexité de la crise ivoirienne et de la "stratégie" présidentielle. Celui qui arrive à survivre, c'est celui qui arrive à décoder le jeu du "chef" et à l'accompagner tout en maintenant sa crédibilité auprès de sa base. C'est à ce jeu-là que Blé Goudé est vraiment le plus fort. Haut-bas-haut, chaud-froid-chaud... mais toujours sur le même tempo que Gbagbo. Blé Goudé a été, lors de la crise, souvent plus en convergence avec "le sommet" que le FPI, parti présidentiel. Il a su jouer de tout ses atouts. Ex-ami de Soro, il saurait comment le combattre. Ami de Soro, il saura comment maintenir le lien avec lui afin que jamais il ne rebascule du côté du RHDP. Ami des vedettes et du mouvement zouglou, il peut participer à la création des "tendances sociétales" que les hommes politiques rêvent tous de contrôler plus ou moins. Accessible et accédant au "lieu saint", il est une courroie de transmission, un agent de lobbying que beaucoup de cercles courtisent au nom de leurs intérêts bien compris.

- Le côté "bété" de Blé Goudé joue-t-il ? Question taboue. Je ne saurais y répondre. Mais je sais que beaucoup de "frustrés" le sont aussi, parce qu'ils n'ont pas joué le bon jeu au bon moment. La politique, c'est un jeu d'échecs dont le seul but est la victoire. Devant ce but, toutes les logiques plient le genou.

26/01/2008

Petit zapping sur Ivoire-Blog

C'est réjouissant. Les posts créatifs et rigolos sur la CAN se bousculent sur Ivoire-Blog.
Avant le match, c'est le temps des métaphores animalières. Edgar Yapo et Djé dissertent sur le symbolisme des Ecureuils, et leur rapport aux Eléphants.
Yoro nous raconte la légende de l'écureuil qui n'avait pas peur de l'éléphant après le match.
Babiwatch, qui avait déménagé de WordPress à Ivoire-Blog, nous revient après une longue absence, toujours autour du thème de la CAN.

16:56 Publié dans Vite dit ! | Lien permanent | Commentaires (0)

18/01/2008

Finalement, c'est Dacoury-Tabley !

c90be587cd4fd077850732c076a25103.jpgL'Ivoirien Philippe Henri Dacoury-Tabley est désormais le gouverneur de la BCEAO, après une longue bataille diplomatique opposant la Côte d'Ivoire aux autres pays de l'UEMOA. Certains pensaient que leur tour était arrivé, d'autres ne voulaient pas de Paul-Antoine Bohoun Bouabré, mais se disaient ouverts à d'autres Ivoiriens. Au final, qui a perdu, qui a gagné ? Débattons.

01:38 Publié dans Vite dit ! | Lien permanent | Commentaires (9)

11/01/2008

Un coup d'Etat transparent ?

Nous avons commenté avec passion les images de Jean-Paul Ney sur la Toile. Voici que deux vidéos, montrant IB et un "barbouze français" en train de conspirer, selon leur auteur, sont disponibles sur YouTube. Des vidéos postées par un internaute qui a créé un compte exprès pour les diffuser. Qu'en pensez-vous ?