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24.10.2008

"Enlèvement d'enfants" à Abidjan : un post intéressant

A lire ici.

22.10.2008

Processus de paix ivoirien : le dernier rapport de la FIDH

Intéressant à lire, ici.

21.10.2008

Abidjan : sacrifices humains ?

Je relaie ici un post de Richman sur des étranges enlèvements à Abidjan perpétrés par des malfaiteurs parce qu'il rejoint de nombreux témoignages que j'ai entendu moi même. L'objectif n'est pas de faire paniquer quiconque, mais nous devons être vigilants face à ce type de criminalité...

26.09.2008

Robert Ménard quitte RSF

Pour en savoir plus, cliquez ici.

22.09.2008

Kgalema Motlanthe, nouveau président de l'Afrique du Sud

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Le Congrès national africain (ANC), le parti au pouvoir en Afrique du Sud, a choisi, lundi 22 septembre, son vice-président Kgalema Motlanthe, pour assurer la fonction de président de la République, en remplacement de Thabo Mbeki, démissionnaire. M. Motlanthe "sera le nouveau président, pas un président par intérim, il sera le président de la République [avec les pleins pouvoirs] jusqu'aux élections" générales au deuxième trimestre 2009, a déclaré le porte-parole du groupe parlementaire du parti, K. K. Khumalo, à l'issue d'une réunion du groupe au Cap. Un président par intérim n'aurait pu expédier que les affaires courantes du pays, alors que les pleins pouvoirs lui permettent de constituer un vrai gouvernement de transition.
Kgalema Motlanthe doit encore être formellement élu par les députés, mais sa désignation ne fait aucun doute puisque l'ANC détient plus des deux-tiers des sièges à la Chambre des députés.
Le nom de la présidente de cette assemblée, Bakela Mbete, une fidèle du chef de l'ANC, Jacob Zuma, circulait depuis samedi. La vice-présidente du pays, Phumzile Mlambo-Ngcuka, à qui la loi accorde la préséance, avait refusé ce poste, affirmant qu'elle partirait avec le chef de l'Etat.

La fiche de Motlanthe dans le Who's Who sud-africain ici, sa page Wikipedia ici.

10.09.2008

Africa 24 : le site Internet déjà en ligne

Pour le consulter, cliquez ici.

05.09.2008

Quel avenir pour la presse écrite ?

Pour ceux qui se posent cette question, une édition très intéressante de l'Atelier des médias ici.

26.07.2008

Les moutons se promènent ensemble...

... mais ils n'ont pas le même prix. Méditons cette vérité zouglou au moment où Laurent Gbagbo révèle que la loi-convention liant son pays aux compagnies pétrolières ne laisse à l'Etat ivoirien que 12% de la manne de l'or noir (50 000 barils/jour).
En effet, en Arabie saoudite, les choses sont sensiblement différentes. L'Etat contrôle, à travers une société progressivement nationalisée, 95% de la production du pays (9 millions barils/jour).

"Le forage débuta en avril 1935 dans la région de Dammam Dome, le long de la côte du golfe Persique, mais le premier puits ne commença à rendre qu'en mars 1938. Le premier baril embarqua en mai 1939 à Ras Tanura qui devint par la suite un des plus grands terminaux exportateurs de pétrole. En 1991 plus de 60 milliards de barils avaient été produits depuis 1938 rien que par l'Aramco, mais les réserves connues sont de 257,5 milliard de barils et susceptibles d'augmenter davantage à mesure que les gisements du Sud du Nadj seront circonscrits. Les réserves de gaz naturel non-associé dépassaient en 1991 les 6,4 milliards de mètres cubes. Les programmes d'expansion en cours prévoyaient une augmentation de la production à 10 millions de barils par jour.

En 1973, l'Arabie saoudite s'arrogea 25% des droits et des propriétés de l'Aramco. Cette réappropriation du patrimoine national conduisit le gouvernement à la prise de contrôle de l'Aramco dont elle acquit 60% en 1974, puis 100% en 1980. Officiellement renommée Saudi Arabian Oil Company ou Saoudi Aramco en 1988, l'Aramco continue de faire trembler l'industrie et de bouleverser les salles de change du monde entier en usant de son acronyme vieux de 50 ans. L'Aramco remplit aujourd'hui les fonctions d'opérateur pour la production du pays, et joue le rôle d'intermédiaire dans un certain nombre de projets de BTP ou d'ingénierie. La compagnie officiait d'ailleurs à ce titre dès 1949 en supervisant la construction de la ligne ferroviaire Dammam-Riyadh dont le gouvernement était maître d'œuvre, ou plus récemment en contrôlant le déroulement du Master Gas Plan. La puissance de l'Aramco s'est aussi manifestée par la conduite d'opérations en aval de l'extraction, par exemple l'établissement en 1988 d'une coentreprise avec Texaco destinée à raffiner, distribuer et commercialiser des produits dérivés du pétrole dans l'Est et la région du Golfe des États-Unis.

Bien que l'Aramco contrôle 95% de la production d'Arabie saoudite, deux autres compagnies opèrent dans la moitié saoudite de la Zone Divisée, l'ancienne zone neutre entre le Koweït et l'Arabie saoudite. La Getty Oil Company, à capitaux américains, détient la concession pour la zone terrestre alors que l'Arabian Oil Company (AOC), de nationalité japonaise, exploite la concession offshore. Cette bande de territoire, sujet d'un litige entre les deux pays, fut mise en commun par l'Arabie saoudite et le Koweït en 1965, puis divisée en deux parties quasi-égales en 1970. Les deux pays convinrent également de partager équitablement les réserves pétrolières de la zone et de se diviser les revenus du pétrole. Les réserves connues pour toute la zone totalisaient en 1991 5 milliards de barils, et la production était en moyenne de 359 000 barils par jour entre 1985 et 1989, la part saoudite de cette production constituant entre 2 et 4 pourcents de la production totale de l'Arabie saoudite. Seul opérateur pour la province de l'Est, l'Aramco n'a jamais eu besoin de forer et d'exploiter que le nombre optimum de puits ; après un demi siècle, plusieurs de ces puits requierent une repressurisation artificielle par un système d'injection d'eau de source saumâtre non-potable est drainée et injectée dans les réservoirs à mesure que le brut en est extrait. Seuls 850 puits sont utilisés pour couvrir une production allant jusqu'à 9 millions de barils par jour, ce qui représente une moyenne de 10 588 barils par jour chacun."


(Source Wikipedia)

12.06.2008

Banque du Sud "à l'africaine" : pourquoi le projet de Gbagbo doit être soutenu

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Les membres de notre petite communauté ont débattu et débattent avec passion de la récente prise de position du président ivoirien Laurent Gbagbo, qui milite pour la création d'une "Banque du sud" à l'africaine, dans la droite ligne de ce qui se crée actuellement en Amérique latine.
Parmi nous, il y en a qui tentent de démonter le projet et celui qui le porte ; il y en a qui soutiennent l'initiative. Ceux qui sont hostiles au projet ont leurs arguments. Parmi ces arguments, j'en ai retenu un : il faut d'abord que les rues d'Abidjan et des villes de l'intérieur soient propres avant de penser "Banque du Sud". Je ne suis pas sûr que Lula ait attendu d'éradiquer les favelas avant d'adhérer au projet "Banque du Sud". Je ne suis pas sûr que toutes les rues du Venezuela soient nickel.
La saleté de nos rues est liée à des facteurs sociologiques et organisationnels, mais également au manque d'infrastructures de voirie décentes, c'est-à-dire au manque de financements d'un certain niveau. Depuis la fin de la guerre froide, les ajustements structurels et la mainmise des institutions de Bretton Woods sur nos économies, il n'y a plus eu de gros investissements. Il fallait d'abord honorer le service de la dette. Là où les PAS sont finis et où l'initiative PPTE a été menée jusqu'à son terme, ces investissements lourds n'ont toujours pas eu lieu. L'Occident nous prête assez pour qu'on ne meure pas mais pas assez pour qu'on se développe. Le FMI et la Banque mondiale, inquiets de l'attractivité nouvelle de nos pays pour des nations comme la Chine, fait la grimace et nous oblige à ne pas recourir aux financements "non traditionnels". Le FMI et la Banque mondiale créent des règles contraignantes qu'ils font sauter dès lors que les intérêts des principaux pays administrateurs, notamment les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France, sont en jeu. C'est un piège. Il faut en sortir. Il faut en sortir si l'on veut réunir les fonds pour construire nos ponts, nos autoroutes, nos systèmes d'évacuation d'eau, nos systèmes de traitements des ordures, notre habitat monderne. Il faut en sortir : c'est ce qui nous permettra d'avoir des villes propres.
De plus, les cours des matières premières se portent bien. La "Banque du Sud" à l'africaine serait un moyen, pour des petits Etats "accablés" par l'importance de leurs recettes pétrolières, d'investir au lieu de gaspiller. La "Banque du Sud" serait une manière de réaliser les projets d'envergure (notamment les routes transnationales et les lignes de chemin de fer qui figurent dans les dossiers du NEPAD) qui ne seront jamais une priorité pour le FMI et la Banque mondiale. La BAD pouvait jouer ce rôle, mais elle est en partie "tenue" par les Européens et les Américains.
Un chef d'Etat africain a fait avancer une réflexion sourde en évoquant ouvertement, lors d'un Forum international, une très belle idée. Cela est à son crédit. Cette idée est courageuse, et un chef d'Etat françafricain ne l'aurait jamais émise : elle est dangereuse pour l'Occident.
Gbagbo ne rompt pas avec la France parce qu'il ne peut pas. C'est elle qui ouvre les portes du FMI, de la Banque mondiale, voire de l'ONU à son pays. Gbagbo n'a pas attaqué la France, c'est la France qui l'a attaquée. Pragmatiquement, il est en train de réussir à la neutraliser avec le sourire et quelques cadeaux. Pour mieux aborder les projets d'avenir qui permettront à ses successeurs de "rompre avec la France" - mais cela leur semblera inutile et dérisoire...
Gbagbo n'est pas parfait. Le critiquer - voire le critiquer vertement - est tout à fait légitime. Mais cette prise de position est légitime et mérite d'être soutenue.

04.06.2008

IB condamné en France, et après ?

4cfbea55596061958f87a8f90c7d005e.jpgLa nouvelle est tombée en début d'après-midi. IB a été condamné, par le tribunal correctionnel de Paris, à quatre ans de prison ferme pour "direction ou organisation de groupement ayant pour objet une activité mercenaire". Il a été condamné pour une tentative de coup d'Etat qui remonte aujourd'hui à un peu moins de cinq ans, alors qu'il est poursuivi en Côte d'Ivoire pour une autre conspiration qui devait se dénouer fin 2007, et qui s'est terminée par un "buzz" sur YouTube : un feuilleton grotesque du "putschiste-allant-putscher" appelé "Noël à Abidjan".
En Côte d'Ivoire, certaines personnes ont été arrêtées, parmi lesquelles Jean-Paul Ney, journaliste barbouze qualifié de mythomane par la blogosphère française et dont le haut fait d'armes est d'avoir fait préfacer un de ses livres par Nicolas Sarkozy. Pendant ce temps, "IB" court toujours, visiblement réfugié dans un pays ouest-africain n'ayant aucune envie de le livre (pour quelle raison ?) aux autorités d'Abidjan.
Que va-t-il se passer désormais qu'IB est reconnu coupable par "contumace" par un tribunal de chez "nos ancêtres les Gaulois" ? Un mandat d'arrêt international sera-t-il lancé ? Le pays qui le protège actuellement va-t-il le livrer à l'ancien colonisateur ?
On attend de voir.