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13/02/2010

Les cyberescrocs peuvent nuire à votre réputation


On connaît déjà, depuis de longues années, un des techniques préférées des cyberescrocs africains. Ils envoient à des centaines de personnes Hermann_Yameogo.jpgdes mails en se faisant passer pour des héritiers de présidents déchus qui cherchent à faire sortir leur argent du pays où ils se trouvent. Désormais, ils se font passer pour des personnes existantes, connues, qui veulent effectuer le même type d'opérations.

Il y a quelques jours, je reçois un mail prétendument envoyé par Hermann Yaméogo, figure de proue de l'opposition burkinabé à partir - tout de même :) - de l'adresse barro.ali@live.fr. Son contenu :

"CHER AMI

Excusez-moi pour avoir aucune correspondance officielle avant ce message,mon nom est M. HERMANN YAMEOGO, Président de l'UNDD au Burkina Faso, Afrique de l'Ouest. J'ai besoin de votre aide pour transférer la somme de 21,6 millions $ US de mon compte ici au Burkina Faso pour l'un de vos compte à l'étranger pour les investissements. Été un citoyen de ce pays, il est permet pas pour moi de transférer audience à l'ètranger .je attend votre reponse pour vous des détails sur la manière dont le transfert sera exécuté et aussi noter que vous aurez 10% du montant total après le transfert. merci"

Le français est franchement approximatif, un oeil averti flaire l'arnaque à plein nez, mais tout le monde n'est pas averti. Ayant déjà interviewé Hermann Yaméogo et connaissant sa vraie adresse, je lui envoie un mail pour l'avertir de cette utilisation abusive de son identité. Il m'a répondu ceci.

"(...) J'étais au courant de cette affaire, découverte par une de mes filles aux USA depuis deux mois environ.J'en avais touché un mot à un ami de Fasozine et à un autre de l'Observateur Paalga  qui ont trouvé utile de  prévenir les lecteurs de cette tentative d'escroquerie. si vous voulez à votre niveau le faire, puisque  vous avez été destinataire, ce serait une bonne chose et pourrait décourager un tant soit peu l'ardeur de ces cyber-escrocs. (...)".

Je lui ai promis de diffuser son "droit de réponse" aux cyberescrocs, dont acte. Cela dit, je me demande s'il y a des manières simples de faire des réclamations chez les fournisseurs d'adresses email en cas d'usurpation d'identité.

 

05/12/2009

La gratuité en ligne, un modèle d'affaires pour tous ?

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Un des livres que j'ai lus avec intérêt ces derniers mois est "La méthode Google", de Jeff Jarvis. Un livre passionnant, qui m'a ouvert les yeux sur les inévitables mutations économiques charriées par la révolution numérique. Evidemment, tous les métiers changent et doivent changer, et ce livre nous permet de mieux comprendre pourquoi et comment...

 

Jeff Jarvis nous apprend par exemple que la publicité classique n'est plus la seule méthode pertinente pour parler à ses clients. Il n'y a plus un émetteur - l'entreprise désirant communiquer - s'adressant à un récepteur - le consommateur muet, dont le seul pouvoir est de décider d'acheter ou pas... et encore ! Il y a un vendeur qui a la parole et des probables acheteurs qui, grâce à Internet, ont eux aussi la parole, et peuvent se mettre en réseau pour féliciter l'entreprise dont ils ont apprécié le service... ou la descendre en flammes !

Cette leçon de Jarvis, beaucoup de services marketing et communication en Afrique subsaharienne francophone (celle que je connais bien) ne l'ont pas encore comprise. Les grandes compagnies n'ont pas de blogs réactifs pour dialoguer avec leurs clients. Au Cameroun, au moment où je vous parle, alors qu'une guerre de l'internet a lieu, la compagnie Ringo, qui a le vent en poupe, ne publie pas son débit déclaré ni le prix de son offre illimitée sur son site. Le site Internet d'Orange Cameroun ne fonctionne pas depuis des semaines, donc ses offres ne sont pas disponibles en ligne. Combien d'entreprises utilisent les réseaux sociaux pour gérer (à moindre coût) leur service clientèle ? Or, les marchés sont des conversations, nous apprend Jeff Jarvis. A quoi sert-il de dépenser des sommes folles en panneaux urbains alors que, lorsque vous "googlise", votre nom est "gâté" ?

J'ai aussi beaucoup apprécié le conseil de Jarvis qui nous demande de "penser plateforme". Google est devenu Google non pas en étant éditeur de services ou de contenus, mais créateur de plateformes permettant à d'autres d'améliorer leur expérience utilisateur, de mieux créer ou découvrir des contenus, de faciliter leur vie quotidienne, voire de mieux organiser leur entreprise. De quelles types de plateformes spécifiques avons-nous besoin à Abidjan, en Côte d'Ivoire, en Afrique subsaharienne ? Le débat est lancé.

Il n'empêche que j'ai tiqué face à ce que je considère comme le "fanatisme de la gratuité" qui anime Jarvis. La gratuité est un modèle d'affaires, d'accord. Mais comment financer cette gratuité ? Des fois, j'ai l'impression que la gratuité est l'arme fatale des pays comme les Etats-Unis, dont les "venture capitalists" et les fonds d'investissement. Sans ces ressources quasiment illimitées, Facebook aurait-il aujourd'hui 350 millions d'inscrits ? Twitter, qui ne rapporte encore rien mais qui gagne des utilisateurs en attendant de les monétiser, repose sur ce modèle qui n'existe pas encore sous nos contrées.

Aura-t-on alors de grosses plateformes gratuites au rayonnement mondial, et rien d'autre en face ? La gratuité intégrale et érigée au rang de religion marche pour les produits et services grand public (et grand public sur le web, ça signifie des millions et des millions). Si l'on rapporte ce débat au cas pratique des contenus d'information, qui est mon métier, comment financer une information qui intéresse quelques milliers de personnes seulement ? Ne courons-nous pas le risque de ne voir survivre, sur l'info africaine, que de l'info subventionnée, du style RFI, BBC ou les médias d'Etat africains, souvent bien obtus ? Le débat est ouvert, et il a quelque chose à voir avec celui de la citoyenneté.

24/02/2009

Gmail : la grosse panne

Avez-vous remarqué que pendant plusieurs dizaines de minutes au moins aujourd'hui, il était impossible d'entrer dans le service de messagerie de Google, Gmail, et dans les services de messagerie utilisant le logiciel Gmail en marque blanche ?
Grosse panique chez moi en tout cas. Et sans doute chez Google. On se souvient du plantage de Google Chrome il y a quelques jours.
Le dicton populaire dit : "Qui trop embrasse mal étreint."
En Afrique, on dirait que Jerry Yang de Yahoo a gbassé les ingénieurs de Google.

20/11/2008

Obama est comme moi...

Il a un compte Flickr. Et c'est sur son Flickr qu'il a diffusé en exclusivité les images de la fameuse nuit où la face du monde a changé avec son élection à la tête de l'Empire.
Médias, où est votre pouvoir si les hommes politiques, les artistes, les chefs d'entreprises peuvent parler au grand public à travers leurs blogs, leur profil Facebook, leur compte Flickr ou leur Twitter ?
Que devient le métier que j'ai appris ?
En 2008, les journalistes sont-ils une espèce en voie de disparition ? Le voile qui séparait les grands de ce monde et la foule est-il déchiré grâce ou à cause du web 2.0 ?

30/10/2008

Knol, le Wikipédia de Google, désormais en français

google-knol-big_0.jpgCela fait un certain nombre de mois que la blogosphère mondiale bruissait de bruits sur Knol, le Wikipédia façon Google, c'est-à-dire monétisable - les auteurs et Google pouvant gagner de l'argent à travers l'écriture pour les uns et la diffusion pour l'autre de "knols" - "un knol est un article qui fait autorité sur un sujet précis", explique Google. Puis, la blogosphère anglophone a évoqué Knol, dans sa version anglaise - qui ne décollerait pas trop, d'ailleurs. Aujourd'hui, Knol est en français.
Knol essaie, selon de nombreux observateurs, de contrer Wikipedia, comme Google Chrome vient s'installer sur les plates-bandes d'Internet Explorer (de Windows) et de son partenaire Mozilla.
Que penser de Knol ? Pour ma part, je commence à être effrayé par une économie du net "tout-Google", et par mes propres addictions aux produits Google, notamment Google Chrome.

18/09/2008

Présidentielle 2008 : la campagne lancée sur le net

Les états-majors politiques ivoiriens ne chôment pas sur le net. En prévision de la prochaine présidentielle, ils semblent vouloir "occuper le terrain".
Président sortant, Laurent Gbagbo a un portail de campagne, en plus du site institutionnel de la Présidence de la République et du site (pas toujours mis à jour) du FPI.

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Le PDCI, quant à lui, a un site qui reprend tous les discours de campagne de Henri Konan Bédié. On remarquera que le site joue sur la continuité entre Houphouët-Boigny et son successeur.

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Alassane Dramane Ouattara a un site sur lequel il se fait fort de figurer auprès d'Houphouët-Boigny et de Nelson Mandela.

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Gnamien Konan dispose d'un blog, mais aussi d'un portail plus classique.

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10/09/2008

Internet en Afrique : Google veut casser les prix

Bonne nouvelle, non ?

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Le moteur de recherche sur internet Google (GOOG), la première banque européenne HSBC et le câblo-opérateur Liberty Global se sont associés dans un projet destiné à fournir un accès internet haut débit à faible coût à trois milliards de personnes vivant en Afrique et dans d'autres pays émergents.

Le projet, baptisé O3b Networks, vise la connexion à internet des "autres trois milliards de personnes" (other 3B), d'où son nom. Il représente un investissement de 750 millions de dollars, selon le Financial Times.

Le consortium a passé commande pour 16 satellites de télécommunication en orbite basse auprès de Thales (HO) Alenia Space, le numéro un européen du secteur.

Le contrat comprend aussi une option sur plusieurs satellites supplémentaires, avec une livraison et une mise en service des satellites prévues pour la fin 2010.

O3b prévoit de couvrir l'Asie, l'Afrique, l'Amérique latine et le Moyen-Orient, en offrant une connexion aux performances comparables à celles de la fibre optique.

"L'accès à l'infrastructure internet est encore très limité dans les marchés émergents", déclare le fondateur et président de O3b Networks, Greg Wyler, dans un communiqué émis à Londres.

"C'est seulement lorsque les marchés émergents auront un accès abordable et généralisé au reste du monde que nous assisterons à l'apparition de contenus créés localement, de système d'éducation par internet, de télémédecine et d'autres projets porteurs de croissance économique et de développement social (...)".

"LE FOSSÉ NUMÉRIQUE"

Le nouveau système devrait permettre de réduire le coût de la bande passante pour les opérateurs télécoms et les fournisseurs d'accès internet, ce qui se traduirait par des appels et des services en haut débit meilleur marché, indique le consortium dans un communiqué.

Le système s'interconnectera aux réseaux terrestres, aux réseaux mobiles de troisième génération, ainsi qu'aux points d'accès sans fil Wimax.

Le ministre sud-africain des Finances, Trevor Manuel, a accueilli chaleureusement le projet au cours d'une conférence de presse en Allemagne organisée par les Nations Unies sur les objectifs du Millénaire.

"Le fossé numérique est une réalité et tout ce que nous pouvons faire pour le combler doit être encouragé", a-t-il dit, ajoutant que l'information, c'est le pouvoir, un soutien à la démocratie et une aide à la décision.

Selon Greg Wyler, les satellites en orbite basse fonctionnent mieux pour l'accès internet, avec un temps de latence réduit, comparés aux satellites utilisés pour la télévision.

Le consortium, qui a pour l'instant levé 65 millions de dollars, estime que le projet devrait coûter 650 millions de dollars d'ici à son lancement, fin 2010.

Dans certaines parties du monde, le service devra faire face à la concurrence des câbles en fibre optique en cours de construction. Une dizaine de ces câbles devant relier l'Afrique à l'Europe, le Moyen-Orient et l'Asie ont été annoncés.

"Nous avons la possibilité d'offrir des tarifs plus bas que ce qui existe aujourd'hui", a cependant affirmé Greg Wyler, soulignant que son groupe pouvait apporter le haut débit à tous.

"Le pari est mondial: le PIB, la croissance et la demande dans tous les marchés émergents vont-ils se développer?", s'est-il interrogé. "Si la réponse est oui, peut-être pas dans certains pays, mais certainement dans d'autres, alors ce sera un bon pari."

Richard Hurst, analyste télécoms au cabinet IDC, affirme que si sur le papier le projet devrait être une bonne initiative, il estime en revanche que la capacité potentiellement limitée du spectre du satellite en Afrique signifie qu'il y aura toujours besoin de câbles en fibre optique pour accroître les capacités.

(Source Reuters)

03/05/2008

Un nouveau fournisseur d'accès en Côte d'Ivoire

Son nom ? Vipnet. Pour en savoir plus, cliquez ici.

Pourquoi abidjan.net est un géant aux pieds d'argile

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C'est le portail internet le plus connu par les Ivoiriens si l'on exclut bien évidemment des "monstres" comme Yahoo et Google, qui ne sont d'ailleurs utilisés que pour les fonctionnalités courrier électronique et moteur de recherche. Abidjan.net est indubitablement LA success story de l'Internet en Côte d'Ivoire. Ses promoteurs ont eu l'idée géniale de miser sur le net alors qu'il était encore embryonnaire en Afrique. Ils ont également profité du contexte de la longue crise politique en Côte d'Ivoire - une crise politique qui a passionné une bonne partie du continent.

Si l'on en croit le site de mesure d'audiences alexa.com, abidjan.net est le huitième site Internet de Côte d'Ivoire en termes de visiteurs uniques. Derrière les mastodontes du courrier électronique et de la recherche (Yahoo, Google, MSN), mais aussi derrière le réseau social Hi-5. Devant un géant mondial comme YouTube. Devant un phénomène planétaire comme Facebook. Mais surtout très loin devant les sites des quotidiens. Seul Frat-Mat est présent dans le "Top 100" et se situe à la 88è place.

C'est un comble ! C'est un comble surtout parce que l'info apporte à abidjan.net plus de la moitié de son trafic, et que cette info est produite quasi-uniquement par les quotidiens ivoiriens, qu'abidjan.net pille systématiquement depuis des années. Ainsi, abidjan.net est quasiment le "propriétaire" des archives de la presse ivoirienne sur le net, avec allafrica.com, qui va jusqu'à faire payer des archives volées !

Comment se fait-il que cette anomalie prospère et qu'abidjan.net prospère sur cette anomalie ? Une seule raison à ce "scandale". L'incompétence crasse des journalistes de Côte d'Ivoire sur tout l'univers du web, et l'ignorance des patrons des rédactions quant à la possibilité de "monétiser" leur site. Il fut un temps où pour nous assurer de la visibilité, nous étions capables de supplier abidjan.net de passer nos papiers...

Tout le monde le sait. La nature a horreur du vide. Et abidjan.net a été pour nous tous une source d'information précieuse, dont la diversité a souvent contrebalancé la pensée unique des médias français sur la crise ivoirienne. Mais voilà : il n'est pas normal que le fournisseur de contenant prospère sur le dos des fournisseurs de contenus. La presse ivoirienne se vend de moins en moins bien, parce que les lecteurs qui ont le net à la maison et surtout au bureau ne voient plus pourquoi ils achèteraient des contenus qui sont gratuits, mais malheureusement sur un support (abidjan.net) dont les promoteurs n'ont pas dépensé le moindre kopeck pour produire l'information. Ce n'est pas juste ! Ce modèle, un jour ou l'autre, sera activement contesté par les rédactions ! Ce jour là, abidjan.net aura du souci à se faire. Frat-Mat, par exemple, a tout à fait le droit de demander à abidjan.net de retirer de son site tous ses contenus, présents ou passés.

Les sociétés de service et d'ingénierie informatique (SSII) et les agences de communication interactive devraient réfléchir à des modèles économiques qui préservent à la fois les intérêts des producteurs de contenus et des "fabricants de contenants". Aujourd'hui, on peut tout à fait réaliser un portail fédérant les contenus de plusieurs sources d'information (la force d'abidjan.net !) tout en respectant le droit à la propriété des journaux grâce à l'outil des flux RSS - c'est exactement ce que fait, par exemple, le portail wikio ! Ceci dit, avant d'implémenter une telle solution, il faudrait déjà que les sites des journaux africains soient mieux faits. Par exemple, le site de Frat-Mat n'est pas doté de flux RSS ! Impossible de se tenir informé des nouveaux articles par son Netvibes ou par n'importe quel autre agrégateur d'info !
Face à l'incompétence des journaux à réaliser des sites potables, les "opérateurs techniques" pourraient opter sur des modèles économiques valorisant le "partage de revenus". Les journaux auraient des sous-portails dans les portails globaux, et ils partageraient les revenus publicitaires générés à partir de leurs pages avec les propriétaires des portails, qui doivent également supporter les coûts en matière de bande passante, de graphisme et d'ingénierie.

L'Internet, en Côte d'Ivoire, doit cesser d'être l'ennemi de la presse ! Les grands sites Internet qui font du bénéfice devraient arrêter la piraterie !

04/02/2008

Qu'est-ce qu'un blog ? Pourquoi le blogging change l'info ?

Une vidéo très claire et très pédagogique pour faire comprendre à vos proches ce qu'est le phénomène des blogs. Et pour appréhender vous-mêmes l'ampleur de la révolution. C'est en anglais. Qui se dévoue pour la traduire pour nous ?