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25/09/2012

Lucie Bourthoumieux, avocate de Koné Katinan : "Alassane Ouattara a peut-être raté une carrière de gardien de prison"

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Ce 25 septembre au matin, avant l'audience qui a eu lieu au tribunal d'Osu et au cours de laquelle Justin Koné Katinan, le porte-parole du président Laurent Gbagbo a bénéficié d'une mise en liberté sous caution, face à l'incapacité de l'accusation à fournir des documents pertinents - et traduits en anglais - venant d'Abidjan, le quotidien Le Nouveau Courrier publiait une interview de Lucie Bourthoumieux, avocate de Koné Katinan. Extraits. 

Ce que Koné Katinan est allé faire en Afrique du Sud

"Nous y étions dans le cadre des missions traditionnelles du porte-parole, dont la feuille de route est de trouver par tous les moyens le chemin d’une vraie réconciliation en Côte d’Ivoire. Pour qu’enfin les Ivoiriens connaissent, dix ans après le début de la guerre, la paix que le président Gbagbo lui-même n’a eu de cesse de rechercher. C’est dans le cadre de cette mission que nous étions en Afrique du Sud, invités par les plus hautes autorités de cet Etat, pour faire le point, un an et demi après la chute du président Gbagbo, sur la situation politique et sociale en Côte d’Ivoire. Et à partir de là, voir ce que le grand pays qu’est l’Afrique du Sud peut faire pour encourager la paix et la réconciliation en Côte d’Ivoire. (...) L’Afrique du Sud est le seul pays d’Afrique qui fait partie du groupe des BRICS (pays émergents au sein duquel on trouve le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine, ndlr). A ce titre, il a un rôle géopolitique certain à jouer en Afrique. L’Afrique du Sud ne peut  pas ne pas s’intéresser à ce qui se passe en Côte d’Ivoire. C’est pour cette raison que nous avons eu droit à un accueil attentif et à une grande écoute lors de nos entretiens. (...) Je pense que tous les pays du monde, l’Afrique du Sud, la France, les Etats-Unis, les pays d’Afrique… pour peu qu’ils veuillent être objectifs, ont conscience que la Côte d’Ivoire est un pays sans Etat. Pensez qu’en 2002, ce pays est attaqué par des déserteurs de l’armée ivoirienne qui se retrouvent dans une partie du pays dont ils font, dit-on, leur fief. On les appelle alors les «comzones». Pensez que ce sont ces mêmes personnes qui, pendant dix ans, ont vécu hors-la-loi, dans une région de non-droit, qui aujourd’hui s’occupent de la sécurité de la Côte d’Ivoire, l’Etat le plus important en termes économiques et financiers de l’Afrique de l’Ouest francophone. Des gens qui ne connaissent ni la notion de l’Etat ni le concept d’Etat de droit ! Je vous laisse faire des déductions sur tout ce que ces pays peuvent penser aujourd’hui. On espérait que malgré cette formidable promotion qu’ils ont eu de Ouattara, ce dernier ferait de la politique, prendrait en compte l’intérêt du peuple ivoirien. Il n’en est rien. Gbagbo représente au moins  la moitié de la population ivoirienne. Et manifestement, cette moitié dérange Alassane Ouattara. Dans ces conditions, je ne connais pas un pays sérieux qui peut regarder la Côte d’Ivoire comme un Etat solide et tourné vers son avenir. La Côte d’Ivoire est un pays sans Etat, fragile, livré aux seigneurs de guerre, qui font leur loi, qui piétinent les lois internationales et la Constitution ivoirienne."

L'affaire Tsikata et les "mensonges" de Ouattara

"l y a une affaire pendante aujourd’hui devant les juridictions ghanéennes. L’affaire Tsikata [du nom de l’homme d’affaires véreux associé à Hamed Bakayoko qui devait servir d’appât pour impliquer les exilés dans un faux complot destiné à les compromettre, ndlr]. Le grand quotidien ghanéen, qui s’appelle Daily Graphic, a parlé de cette affaire en utilisant l’expression «faux coup d’Etat» en Côte d’Ivoire. Si ses journalistes ont pris le risque d’utiliser ce terme, c’est qu’ils ont certainement des éléments concordants qui le leur permettent. Je ne vais pas rentrer dans les détails de l’affaire, mais elle est très troublante et elle montre la façon de faire de M. Alassane Ouattara. Je ne suis pas sûr que les Ivoiriens méritent cela. Mentir de cette manière à son peuple devrait être considéré comme un crime. Figurez-vous que M. Alassane Ouattara se promène avec cette cassette [des enregistrements du Colonel Katé Gnatoa, «l’appât» de Tsikata, ndlr] dont il est le commanditaire comme preuve que le Ghana est une plateforme de déstabilisation de son pays ! Je rappelle que le Ghana est à l’est de la Côte d’Ivoire et tous les troubles que connaît la Côte d’Ivoire sont à l’ouest ! [L’interview a été réalisée avant la troublante attaque de Noé, ndlr]. Au-delà de ce que Koné Katinan et moi avons pu vivre, se pose le problème du type de société qu’Alassane Ouattara propose aux Ivoiriens."

L'enjeu du procès de Katinan

"Koné Katinan a une feuille de route donnée par le président Gbagbo. Un des points de cette feuille de route, c’est de considérer qu’à chaque fois qu’il arrive quelque chose à un responsable de la galaxie pro-Gbagbo, il est essentiel de penser aux autres. Il s’agit de mettre fin, à travers cette affaire, à la terreur psychologique à laquelle Alassane Ouattara soumet les exilés au Ghana. Il s’agit d’amener la justice ghanéenne à statuer, une fois pour toutes, sur cette question d’extradition des réfugiés politiques qui n’est pas possible au regard de la loi. Or la justice a ses propres lois, ses propres lenteurs, ses procédures auxquelles nous nous soumettons. On ne peut pas préjuger d’une décision judiciaire, mais en tant qu’auxiliaire de justice et au regard des textes, je peux vous affirmer que ni la loi ghanéenne ni les conventions qui lient le Ghana ne permettent d’extrader Koné Katinan vers la Côte d’Ivoire. Que Koné Katinan ait un statut de réfugié ou pas. Mais il se trouve qu’il a en plus un statut de réfugié. Koné Katinan ne peut être extradé. Et les autorités ghanéennes en sont conscientes. Il s’agit d’appliquer la loi et rien que la loi."

L'état d'esprit de Koné Katinan, ce qu'il faisait de ses journées à la DST ghanéenne

"Vous savez, Koné Katinan, c’est l’enfant de Gbagbo. Il est serein, déterminé et combatif. Comme le président Gbagbo. Il fait comme son mentor. Il lit beaucoup. Il ne reçoit pas beaucoup pour des raisons de sécurité. Bien entendu, en tant qu’avocate, j’ai la latitude d’entrer en contact avec lui très régulièrement. C’est le droit dans son expression la plus basique."

Les manoeuvres du régime Ouattara

"Je ne travaille pas avec l’équipe de M. Alassane Ouattara. Mais ce que je peux vous dire, c’est que les documents qui m’ont été transmis par l’Etat du Ghana provenant de l’Etat de Côte d’Ivoire étaient des documents en français traduits en anglais. Ce qui s’est passé le 13 septembre, c’est que le gouvernement ghanéen a reçu à la dernière minute – à l’audience, d’ailleurs – des documents venant d’Abidjan. Et au regard de cela, le juge, qui fait bien son travail, a demandé un ajournement pour en prendre connaissance. (...) Ce que je sais, c’est que la procédure inquisitoire a ceci de formidable qu’elle ne permet pas à un tribunal de prendre une décision sur des déclarations. Il faut qu’elles soient documentées avec des éléments de preuves et des éléments physiques, c’est-à-dire des témoins. Nous n’avons pas vu de témoins le 13 septembre. En l’état actuel de la procédure, je n’ai pas encore vu les documents qui ont été versés le 13 septembre à l’audience. Je ne sais pas s’ils étaient en français ou en anglais. C’est quand je les verrai que je pourrai dire si des éléments de preuve ont été constitués. Mais je peux vous dire que nous restons très curieux des éléments de preuves dont M. Alassane Ouattara peut bien se prévaloir. Je rappelle tout de même que l’on parle, en ce qui concerne la BCEAO, de 300 milliards de FCFA qui auraient été dérobés ! Il faut, bien entendu, mettre cela en parallèle avec le fait que de décembre à mars, l’Etat de Côte d’Ivoire a fait face à ses engagements… Les fonctionnaires ont été payés. Je n’ai pas souvenir qu’une fois au pouvoir, Ouattara ait payé les salaires de ces mois aux fonctionnaires…"

Propos recueillis par Grégory Protche (Le Gri-Gri International) et Théophile Kouamouo (Le Nouveau Courrier)

Liberté sous caution accordée à Koné Katinan : un témoin oculaire raconte

Leader de la galaxie patriotique ivoirienne en exil, Idriss Ouattara se fait un devoir d'assister à toutes les audiences dans le cadre du procès de Justin Koné Katinan, porte-parole du président Laurent Gbagbo dont le régime d'Alassane Ouattara n'a de cesse de demander l'extradition. Il raconte l'audience d'aujourd'hui, et explique dans quelles conditions le ministre du Budget du gouvernement Aké N'Gbo a obtenu la mise en liberté sous cautiondu juge ghanéen Aboagye Tandoh.

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08/05/2012

Michel Galy : "Voici ce qui doit changer entre Paris et Abidjan"

Le politologue français Michel Galy analyse, dans une tribune publiée en exclusivité par Le Nouveau Courrier, l’alternance en France et les perspectives qui se dessinent. Il évoque également les craintes qu’il faut légitimement avoir.

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Violation de la liberté de la presse en Côte d'Ivoire : comment le CNP veut imposer les mensonges officiels

Le Nouveau Courrier bientôt suspendu dans sa version papier en Côte d'Ivoire ? Peut-être. Le Conseil national de la presse, organe de répression du régime Ouattara, vient de nous coller un blâme. Et il l'explique dans un courrier.

"Vous publiez à la page 02 de votre parution numéro 502 du jeudi 26 avril 2012, une contribution de Monsieur Roger Gballou, intitulée : «FPI : La convention de toutes les espérances». A la lecture, le Conseil National de la Presse (CNP) relève ceci : «Le 29 avril 2012, le parti politique de Laurent Gbagbo tient une convention, un an après le coup d’Etat qui emporta son régime».
Le CNP condamne ces écrits qui violent son communiqué n°014/CNP/DP/SG en date du 21 septembre 2011, dans lequel il vous est interdit de publier des écrits relevant de la manipulation des faits et de la réalité. Le CNP vous rappelle que Monsieur Alassane Dramane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire, exerce son mandat actuel des suites d’élections démocratiques reconnues par la communauté nationale et internationale et, pour lequel, il a été officiellement investi. Vous écopez ainsi d’un blâme pour le manquement susmentionné."

Dont acte. Il est toutefois loisible de constater que le CNP s'empêtre dans ses théories. Ouattara n'a pas fait de coup d'Etat puisqu'il a été "officiellement investi". Le souci avec ce pan de l'histoire officielle est qu'il a pris le pouvoir par les armes le 11 avril 2011, et a été investi le 21 mai 2011. Il a pris le pouvoir sans être reconnu par "la communauté nationale", incarnée par le Conseil constitutionnel. Qui l'a par la suite investi en endossant les résolutions de l'Union africaine, sans revenir sur sa décision donnant Laurent Gbagbo vainqueur des élections.

Si ce n'est pas d'un coup d'Etat qu'il s'agit - le coup d'Etat étant une rupture de l'ordre constitutionnel -, de quoi s'agit-il donc ?

07/05/2012

Un ennemi de l'Afrique est tombé, mais la Françafrique n'est pas morte

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L’Histoire retiendra que Nicolas Sarkozy aura été, après Valéry Giscard d’Estaing, le second président en exercice en France à perdre le pouvoir après un seul mandat. Comme Giscard, il laisse le pouvoir à la gauche, après avoir échoué à réunir les droites. Comme Giscard, il n’incarnait pas vraiment le gaullisme historique français, mais représentait une droite ouvertement libérale et atlantiste (alignée sur les Etats-Unis). Giscard est tombé avec en bruit de fond «l’affaire des diamants» de Jean-Bedel Bokassa, dont il avait complaisamment orchestré le sacre avant de le renverser. Sarkozy s’en va alors que s’enchaînent les révélations sur les 50 millions d’euros que Muammar Kadhafi lui aurait promis, pour financer sa campagne victorieuse de 2007… On connait la suite de l’idylle !

Bon débarras ! Un ennemi de l’Afrique indépendante s’en est allé, un adversaire déclaré des Africains vivant en France, Subsahariens et Maghrébins, est tombé. Ni remords, ni regrets. La carrière politique de cet homme qui aura amené la droite républicaine vers une impasse idéologique fascisante est finie. Nicolas Sarkozy est avocat, ça tombe bien pour lui. Il risque fort désormais d’avoir beaucoup de travail avec toutes les procédures judiciaires qui visent déjà ses proches – et qui l’atteindront bientôt – et qui témoignent toutes du rapport problématique à l’argent de sa coterie de profiteurs.

Dire que Nicolas Sarkozy a été un bourreau de l’Afrique n’est ni mentir ni exagérer. Cet homme a brisé tous les tabous et a fait de la souveraineté de la Côte d’Ivoire et de la Libye de simples chiffons de papier. Violent, il a lancé des milices assassines à l’assaut de ces nations. L’insécurité, les actes de génocide dans l’Ouest, l’activisme meurtrier des miliciens dozos en Côte d’Ivoire en témoignent. Le chaos libyen, la prolifération d’armes lourdes, la poussée salafiste, le Mali livré à des hordes salafistes dont certaines ont part liée avec Al-Qaida… tel est l’héritage mortifère de l’ancien maire de Neuilly dans la bande sahélo-saharienne. Nicolas Sarkozy aura été le président français le plus détesté en Afrique depuis les indépendances. Et sur le continent, on fêtera plusieurs jours sa fabuleuse débâcle.

Un système qui n’est pas réductible à un homme

Pour la première fois depuis 1993, la droite sera, selon toute évidence, à 100% dans l’opposition. Le président ne sera pas de droite, le Premier ministre non plus. Le Sénat est déjà à gauche, l’Assemblée nationale suivra lors des législatives qui viennent. La gauche aura donc le pouvoir. Tout le pouvoir. Alors qu’une crise financière inédite fait trembler l’Europe, osera-t-elle en finir avec les pratiques discutables – et meurtrières – de la Françafrique, qui sont arrivées à un tel point qu’elles créent une fracture au sein même de la communauté nationale hexagonale ?

Une hirondelle ne fait pas le printemps. Une élection ne fait pas la révolution. La Françafrique est toujours là. Président élu de la République française, François Hollande en est le nouveau chef. A ce titre, il est le nouvel adversaire de l’Afrique digne, de ceux des Africains qui pensent que leur continent a un destin en dehors de l’arrimage à une quelconque grande puissance. Le système qui a semé la mort et la désolation ces dernières années en Côte d’Ivoire, en Libye, au Mali, n’est pas réductible à un homme. La Françafrique, c’est la présence des bases militaires françaises en Afrique. Les dix dernières années en Côte d’Ivoire montrent bien que ces bases peuvent servir d’instrument puissant de déstabilisation des Etats dont les chefs déplaisent. La démocratie dans un pays occupé par l’armée française ne peut être qu’une démocratie «sous haute surveillance». Une démocratie frelatée, en carton-pâte, en trompe-l’œil. La Françafrique, c’est également ce franc CFA piloté depuis Paris, nouvel instrument de pression de la galaxie françafricaine dont les filiales locales les plus «dynamiques» sont installées à Abidjan et à Ouagadougou. Sur les 54 Etats africains, seuls les quinze pays de la zone franc sont considérés – et se considèrent – comme mineurs sur le plan monétaire. Il faut en finir avec ce scandale. 

A gauche, des activistes françafricains…

La Françafrique de gauche existe. Et l’activisme africain de personnalités comme Jean-Louis Bianco, Laurent Fabius, Jean-Pierre Mignard (qui a l’oreille d’Alassane Ouattara, d’Idriss Déby et de Paul Biya), n’a rien de rassurant. François Hollande est déjà sous surveillance. Au-delà de sa détestation de Gbagbo – qui irrite une partie de sa base électorale, et il le sait désormais –, François Hollande a déjà fait un premier renoncement. Sur le départ des troupes françaises de Côte d’Ivoire. «Je considère que la France doit maintenant retirer ses troupes de Côte d’Ivoire. Sa présence n’y est plus nécessaire», disait-il dans le cadre d’une interview à Jeune Afrique en octobre 2011. «Pour l'instant, il y a une demande du gouvernement ivoirien (…) Et tant que nous n'avons pas eu de la part des autorités qui ont décidé de cette présence une demande de nous retirer, nous ne le ferons pas. Mais c'est vrai que l'objectif est plutôt de ne pas rester plus longtemps que nécessaire», a affirmé le candidat socialiste entre les deux tours.

François Hollande aura très vite les clés des secrets d’Etat français. Il saura, avec la plus grande des certitudes, que le bombardement de novembre 2004 au terme duquel il a décrété l’infréquentabilité de Laurent Gbagbo, a été le fruit des sombres manœuvres des gouvernements d’alors. Il connaîtra le rôle des services spéciaux de son pays en Côte d’Ivoire, de septembre 2002 à aujourd’hui. Il connaîtra la situation réelle en Libye, au Mali, et sera instruit sur les fautes et erreurs de son prédécesseur. Comprendra-t-il mieux ceux de ses électeurs d’origine africaine qui crient leur amertume hebdomadairement sur le pavé parisien ? S’il refuse de les entendre, cela ne sera pas sans conséquences. Il continuera de crier leur dépit, de dénoncer la nouvelle Françafrique. Et refuseront de mettre, dans cinq ans, leur bulletin dans l’urne au profit du Parti socialiste. 

(Un éditorial publié par Le Nouveau Courrier)

15/02/2012

Opération "100 abonnés en un mois pour Le Nouveau Courrier"

Dans cette vidéo, j'exhorte tous les lecteurs du quotidien "Le Nouveau Courrier" qui ont conscience de la valeur du journalisme d'investigation dans le contexte historique précis que nous vivons, à utiliser le nouvel outil de suscription disponible sur le site du journal pour s'abonner à sa version PDF, abonner des proches et faire s'abonner ceux qui le peuvent. Nous lançons une campagne qui doit nous conduire à 100 abonnés en un mois. C'est la première du genre. Le journalisme affranchi des sentiers battus a un coût. Et en dehors des lecteurs-citoyens qui apprécient son importance, personne ne peut le payer. L'opération est donc lancée.


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07/01/2012

De nouveaux articles sur l'affaire Guy-André Kieffer dans Le Nouveau Courrier...

... Après la découverte d'un squelette qui pourrait être, selon le juge Ramaël, le sien.

- Squelette supposé de Kieffer retrouvé : les zones d'ombre d'une étrange "découverte".

- Affaire Kieffer : les mille et une fausses pistes du juge Ramaël.

05/01/2012

Ahoua Don Mello, porte-parole du dernier gouvernement Gbagbo, appelle au boycott des produits français en Côte d'Ivoire

"A chaque époque et face à chaque régime, la méthode de lutte pacifique s’adapte. Nous avons pris le temps de caractériser le régime en place. Les élections législatives ont montré que ce régime n’a pas l’onction du peuple mais tire sa force de la fraude et du soutien de la France de SARKOZY. Ce n’est pas le PDCI qui dira le contraire, lui qui crie aujourd’hui à la fraude et est passé de 94 députés lorsqu’il était dans l’opposition à 77 députés dans sa cogestion de l’Etat avec le RDR. Ce pouvoir est donc perdant dans un jeu démocratique normal, dans des conditions consensuelles et inclusives. Le choix du boycott pacifique des élections législatives a prouvé son efficacité, car il est difficile de mettre un militaire français ou onusien derrière chaque électeur pour le contraindre d’aller voter. Par contre, il est facile de contraindre le Président de la commission électorale indépendante d’annoncer de faux chiffres.

Les pays n’ont pas d’amis mais des intérêts. La France agit pour conserver le marché ivoirien à son seul profit, ce que refusait le Président GBAGBO. Si 85% des ivoiriens décident aujourd’hui de ne plus consommer français lorsqu’ils ont le choix, ne vous en faites pas, des instructions claires seront données à OUATTARA de revoir sa copie et des conditions consensuelles et inclusives seront créées pour mettre fin à cette parenthèse de l’histoire de la Côte d’Ivoire.

Avec le développement prodigieux des pays émergents, l’Occident n’a plus le monopole des produits manufacturés et de la haute technologie. Et comme le client est roi au sens strict du terme dans l’économie de marché, il a donc le choix. Quel militaire français ou onusien peut vous obliger à téléphoner avec une puce d’une compagnie de télécoms française, à remplir votre véhicule d’essence dans une station-service contrôlée par une multinationale française, à payer un billet d’avion dans une compagnie française ou à ouvrir un compte dans une banque française, etc ?"

La suite de ses propos sur le site du Nouveau Courrier, à lire ici.

04/01/2012

L'affaire Kieffer se retourne contre le clan Ouattara

Trois articles parus dans Le Nouveau Courrier évoquent une nouvelle piste dans l'enquête sur la disparition de Guy-André Kieffer, menant droit vers une véritable affaire d'Etat.

- Disparition de Guy-André Kieffer : des révélations troublantes mettent en cause le camp Ouattara, à lire ici.

- Les dessous de la dernière visite du juge Ramaël à Abidjan, à lire ici.

- Quand Guy-André Kieffer dénonçait Anthony Ward, le trader de Ouattara, à lire ici.

 

29/11/2011

Gbagbo a reçu son mandat d'arrêt de la CPI

A lire ici.