12.07.2009
Obama à Accra : son discours en français
Le discours a été traduit par mes soins. Je ne suis pas un professionnel de la traduction. Merci de me signaler les incorrections. J'effectuerai les corrections. D'ores et déjà, nous pouvons commenter ce discours fondateur de la politique africaine du premier président des Etats-Unis originaire d'Afrique.
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23.06.2009
Un post marrant...
... sur la compétence et l'incompétence en entreprise, à lire ici.
21:54 Publié dans J'ai lu avec intérêt... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
16.06.2009
Sarkozy hué à Dakar
L'analyse de Pierre Haski ici.
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23.05.2009
De nouveaux accords de défense entre la France et le Cameroun
François Fillon les a annoncés lors d'une conférence à l'Institut des Relations Internationales du Cameroun (IRIC), où sont formés les diplomates. On attend avec impatience le texte de ces accords, pour pouvoir le lire, l'annoter, et comprendre ce qui changera vraiment, au-delà des déclarations d'intention et de la com'politique. Un extrait de l'article du quotidien Le Jour à ce sujet.
"De nouveaux accords de défense lient désormais le Cameroun et la France. Ils ont été signés hier par le président Paul Biya et le Premier ministre français, François Fillon, en visite au Cameroun depuis mercredi dernier. Ces nouveaux accords de défense viennent mettre fin à ceux qui existaient entre la France et le Cameroun depuis 1974. Le Cameroun est le deuxième pays africain à renégocier ces accords de défense, après le Togo. Le Sénégal, le Gabon, les Comores, Djibouti et la Rca devraient suivre.
Au cours d’un exposé sur le thème de la paix hier à l’Institut des relations internationales du Cameroun (Iric), François Fillon n’a eu cesse de clamer la transparence qui devrait désormais exister dans les relations entre la France et le Cameroun en matière de coopération militaire. C’est pour cette raison qu’après leur approbation prochaine par le parlement français, les nouveaux accords de défense qui lient les deux pays feront l’objet de publicité.
En attendant, il faut simplement retenir que la France ne souhaite plus intervenir en Afrique sur le plan militaire. Elle voudrait mettre son énergie à aider les pays africains à faire face eux-mêmes aux défis sécuritaires qui les interpellent. Ceci à travers la formation et l’entraînement. « Tous ces textes datent d’une époque révolue… Il faut les adapter aux défis d’aujourd’hui et à notre nouvel état d’esprit commun (…) Notre but est d’aider l’Afrique à bâtir son propre système de sécurité collective », a-t-il dit."
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29.01.2009
RDC - Rwanda : le point de vue de Colette Braeckman
Très intéressant. A lire ici.
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08.01.2009
Toutes les rébellions ont la même histoire

Le post de Yoro et Camille nous montre clairement que le principal terreau des rébellions et des guerres civiles en Afrique, c'est le chômage et l'analphabétisme des jeunes. Célestin n'est pas entré en rébellion parce qu'il était menacé de génocide ou parce qu'il détestait l'ivoirité - comme ont pu le faire croire les storytellers de l'insurrection ivoirienne. Mais parce qu'on lui avait promis du travail et de l'argent.
L'emploi, la croissance économique partagée... ces deux "armes" peuvent être des antidotes puissants à ces rébellions meurtrières presque toujours téléguidées par des puissances extérieures à l'Afrique et des politiciens locaux ambitieux qui peuvent mobiliser quelques dizaines de millions de dollars.
La création de richesses et une croissance bien distribuée peuvent être des clés et des antidotes anti-guerre en Afrique. Décrypter notre société à travers le monde des entreprises et de l'économie peut nous apprendre beaucoup de choses. C'est une des raisons qui me rendent très enthousiaste à l'idée de lancer un hebdomadaire spécialisé entreprises/économie/emploi... dès la fin de ce mois sur la place d'Abidjan.
13:46 Publié dans J'ai lu avec intérêt... | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
13.11.2008
Dans une tribune, Gbagbo analyse la victoire d'Obama
A lire ici.
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12.11.2008
Bakassi : les otages libérés contre treize pirates
A lire dans Le Jour de Yaoundé.
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28.10.2008
Assassinat de Sankara : Prince Johnson accuse encore

C`est une exclusivité RFI. Pour la première fois depuis son passage spectaculaire devant la commission Vérité et réconciliation le 29 août, Prince Johnson, l`ancien chef rebelle libérien, a donné des détails ce week-end sur son rôle dans la mort du président burkinabè, tué en octobre 1987. Cette fois-ci c`est au micro de RFI qu`il s`est confié. A l`époque, Prince Johnson s`entraînait au Burkina Faso. Selon lui, la mort de Sankara aurait été décidée par son bras droit et successeur, l`actuel numéro Un burkinabè Blaise Compaoré, avec l`aval du président ivoirien de l`époque, Félix Houphouët-Boigny. Blaise Compaoré a toujours démenti avoir joué le moindre rôle dans la mort de Thomas Sankara. Prince Johnson a d’abord rendu hommage à l’ancien président burkinabè, qui pour lui, était un homme exceptionnel, aimé par son peuple et par le monde extérieur. Mais il fallait se débarrasser de lui : « La seule option pour notre formation, rester au Burkina puis aller en Libye, était de répondre positivement à la requête de Blaise, c’est-à-dire se débarrasser de Thomas Sankara qui était contre notre présence au Burkina ». A la question de savoir s’il a été facile de se débarrasser de Thomas Sankara, Prince Johnson répond que le vrai maître des lieux à cette époque-là était plutôt l’actuel président : «Franchement, Sankara n’était qu’un chef cérémonial, c’est Blaise Compaoré qui contrôlait tout, les casernes et la garde présidentielle donc il était très facile de s’infiltrer».
Prince Johnson est allé plus loin en citant le nom de l’ancien président ivoirien, Félix Houphouët Boigny : «Il voulait la chute de Sankara pour que nous puissions suivre notre formation et retourner au Liberia pour tuer Doe (Samuel K. Doe, président du Liberia à cette époque, NDLR) parce que Doe a tué son beau-fils, William Tolbert junior... »
La réaction du porte-parole de Compaoré
« Pour moi,ce ne sont pas des accusations avérées… 21 ans avec des aveux basés sur des éléments dignes de fiction, je me dis : qui est derrière ces affabulations ? »
La réaction de l'avocat de la famille Sankara
« C’est ce qu’on dit toujours quand on a été plusieurs voleurs… Le 40e n’a pas de parole mais les 39 autres connaissent la vérité... Prince Johnson est bien passé par le Burkina Faso à ce que je sache. Je crois que dans ce dossier, chacun essaie toujours de cracher sur le cadavre de Thomas Sankara et ça c’est inacceptable.»
Pour l'instant, les gardiens du temple de la mémoire d'Houphouët n'ont pas encore réagi.
Post précédent sur les premières révélations de Prince Johnson, moins précises, ici.
20:26 Publié dans J'ai lu avec intérêt... | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
16.10.2008
Il était grand temps, par Josua Christian Zady

C’est un secret de polichinelle que le terme d’exclusion est devenu au seuil des années 90 la référence du débat social. Entendons-nous bien, nous ne parlons pas d’exclusion dans le sens où la politique et les politiciens ivoiriens la perçoivent, mais d’exclusion comme l’apparition d’une nouvelle forme de pauvreté due au chômage de longue durée ; d’exclusion entendue comme l’ensemble des processus de mise à l’écart. Aujourd’hui, de plus en plus de jeunes sont dans l’impasse, incapables de jouer un rôle dans la société, frappés par la drogue, l’alcool sans qu’ils paraissent s’en émouvoir. Une spirale de mécomptes les tire vers le bas. Pour ceux-là, il faut faire quelque chose dans l’urgence et le Ministre Dosso Moussa ne croyait pas si bien dire lorsqu’il a affirmé dernièrement que l’intégration de la jeunesse constitue un défi majeur. Nous l’en félicitons au passage et en profitons pour dire que cela passe par l’assainissement des concours de la Fonction Publique. Un aperçu nous a été donné cette année avec les concours de l’ENA qui ont connu un brin d’objectivité grâce à nos écrits ; la fraude à grande échelle n’a pu s’opérer. Tous les observateurs s’accordent même à reconnaître les efforts consentis par nos autorités pour dissuader les principaux acteurs de la corruption, à travers notamment la mise en place, au forceps, de la Commission de surveillance dirigée par Monsieur Sanogo Porno dont l’éthique et la longue expérience professionnelle ont permis de déjouer au cycle moyen supérieur des velléités de fraudes orchestrées par les membres de l’Administration de l’ENA.
Néanmoins beaucoup reste encore à faire pour donner la chance à tous ceux qui n’ont ni parents haut placés, ni suffisamment d’argent pour s’offrir une place dans l’Administration Publique. On nous reprochera assurément de parler beaucoup de l’ENA ; cela est vrai. Mais c’est parce qu’elle le mérite : elle permet de voir gros et de saisir que la société ivoirienne, dans l’état actuel, est en déliquescence comme elle est incapable de promouvoir l’excellence. La preuve nous a été donnée par le Ministre Cissé Bacongo qui a ouvertement disqualifié l’examen du BTS par la découverte de faux diplômes. Le chiffre de deux mille (2000) faussaires annoncé par le Ministre ne constitue pas seulement une hallucination, mais aussi et surtout une grande honte pour l’Etat de Côte d’Ivoire dont la corruption du système éducatif vient ainsi d’être portée à nu. Nul n’ignore qu’en Côte d’Ivoire le BTS est devenu une marchandise qu’on peut acheter sur le marché en l’occurrence la DECOES. Avec une somme de trois cent mille francs (300 000) on peut facilement s’offrir ce diplôme sans être régulièrement inscrit dans une école et parfois même sans avoir nécessairement besoin de subir les épreuves écrites et orales. Les étudiants qui savent l’existence de cette pratique le répètent à l’envi à certains professeurs qui refusent de donner dans la compromission et qui sont réputés pour leur rigueur au travail. Nombre de ces enseignants nous ont approchés pour nous confier qu’ils ont volontairement arrêté depuis des années de participer aux examens de BTS au motif qu’il est inadmissible que les opérations de délibération ne se font pas dans le centre même de correction et qu’ils n’y sont pas associés. En effet, disent-ils, une fois les corrections achevées, les copies sont acheminées à la DECOES qui se charge de la transcription des notes et de la publication des résultats. Cela veut tout simplement dire qu’il n’y a pas de procès-verbal dûment signé par l’ensemble des correcteurs comme on a l’habitude de le faire au Baccalauréat. Comment alors ne peut-on pas s’attendre à une fraude massive savamment entretenue par ceux-là mêmes qui sont supposés garantir la crédibilité dudit examen? Voici dépeint dans toute sa laideur les conditions d’organisation du BTS depuis de longues années. Il faut saluer le courage du Ministre Cissé Bacongo qui a pris la décision d’assainir le milieu. Décision noble, mais qui ne portera véritablement ses fruits qu’avec le départ de l’actuelle direction de la DECOES qui se caractérise par sa longévité à la tête de cette structure.
On ne le répétera jamais assez, un peuple ne dure et ne se sauve que par sa culture, le renouvellement perpétuel de ses valeurs morales et spirituelles ainsi que par la qualité de la formation de sa jeunesse. Or ce qui nous est donné de constater avec le système éducatif ivoirien dans son ensemble n’est que l’échec patent d’un modèle de société.
Le Collectif des Jeunes Diplômés de Côte d’Ivoire, contrairement à ce que de nombreuses personnes croient, n’a pas vocation que de critiquer. Il se définit comme un organe de contrôle qui, se plaçant au-dessus de la mêlée, fustige les dérives d’où qu’elles viennent, mais sait aussi apprécier les bonnes actions. C’est pourquoi il remercie le Gouvernement d’avoir prêté une oreille attentive à ses nombreuses critiques et revendications. Nous voulons également saisir l’occasion pour dire à toute la jeunesse et singulièrement aux heureux candidats de cette année que rien ne s’obtient sans lutte et sans sacrifice. Si aujourd’hui ils sont nombreux à fêter leur succès sans bourse déliée, c’est justement parce que des jeunes gens comme eux, au mépris de tous les risques encourus, ont eu le courage de dénoncer les dérives de notre société et de refuser le gouffre sans fond dans lequel semblaient nous précipiter des individus sans foi ni loi. C’est pourquoi il ne faut jamais oublier notre ami Assalé Tiémoko Antoine, 1er vice-président du Collectif des Jeunes Diplômés de Côte d’Ivoire qui a payé au prix fort les conséquences de cette lutte et qui croupit actuellement dans les geôles de la prison.
Deux enseignements majeurs peuvent être tirés de cette lutte :
Le premier, c’est que le seul combat qui mérite aujourd’hui d’être mené par la jeunesse et qui doit mobiliser tout ce que nous avons d’énergie, c’est celui de notre devenir et de l’avenir de notre pays. Nous avons la lourde responsabilité de sortir notre pays du sous-développement par l’imposition d’une exigence éthique. Ainsi, les gens qui ont été poussés à la mendicité, à la nécessité, au désespoir et qui se servent de leur mythomanie comme viatique doivent voir se briser ce cercle et trouver des rêves nouveaux.
Le deuxième, c’est qu’on peut obtenir satisfaction de ses revendications sans violence forcément, sans battre le pavé, mais dans le dialogue et dans un esprit citoyen. Qu’on n’a nul besoin d’accepter les compromissions pour se frayer un chemin dans la vie. Notre génération est une génération qui peut se trouver une raison de vivre et qui a le devoir de donner du rêve aux générations futures.
Si nous avons compris cela, nous avons le devoir de construire, comme l’affirme Gérard Mermet, dans Francospie 1995, Editions Larousse, une société centripète qui s’efforce à intégrer la totalité de ses membres à l’opposé de celle d’aujourd’hui qui est centrifuge parce qu’elle tend à exclure tous ceux qui ne parviennent pas à se maintenir dans le courant parce qu’ils n’ont pas les relations nécessaires.
Retenons enfin que notre avenir et celui de notre pays seront ce que nous en ferons ou ce que nous avons décidé d’en faire.
Dieu bénisse la jeunesse ivoirienne pour les batailles à venir !!!
Fait à Abidjan, le 13 Octobre 2008
Collectif des Jeunes Diplômés de Côte d’Ivoire
Le Bureau Exécutif National
collectifdesjeunesdiplomes@yahoo.fr
09 40 35 38
Photo d'illustration tirée du compte Flickr de Kvidje.
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