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01/11/2008

L'insécurité fait son lit, Biya s'éternise à l'étranger

A lire sur le blog d'Edouard Tamba.

31/10/2008

Cameroun: un groupe rebelle menace des otages français

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Un groupe rebelle camerounais, les Bakassi Freedom Fighters, a affirmé par téléphone à l'AFP détenir les 10 personnes enlevées vendredi au large de Bakassi et a menacé de les "tuer tous" dans trois jours si le gouvernement camerounais ne négociait pas avec lui. Lire la suite l'article

Joint par téléphone depuis Libreville, un "Brigadier" du mouvement a affirmé à deux reprises à l'AFP: "Les 10 sont entre nos mains. Si vous ne dites pas au gouvernement camerounais de venir ici (à Bakassi) discuter avec nous, nous les tuerons tous dans trois jours". Il a ensuite raccroché sans donner d'autres détails sur le sort de otages.

Dix personnes, dont six Français travaillant dans le secteur du pétrole pour Total, ont été enlevées dans la nuit de jeudi à vendredi par des pirates dans les eaux territoriales camerounaises au large de Bakassi (frontière du Nigeria).

Il s'agit de dix membres d'équipage d'un navire du groupe français Bourbon opérant sur un terminal pétrolier. Deux Camerounais, un Tunisien et un Sénégalais, sont parmi les otages.

Le ministère français des Affaires étrangères a confirmé dans un communiqué "l'attaque d'un navire français par des individus armés dans les eaux camerounaises ce jour" (vendredi). "Dix des quinze membres d'équipage dont six ressortissants français sont retenus en otage", a-t-il indiqué.

A Marseille, l'armateur français Bourbon a fait également état de six Français parmi les personnes retenues, après avoir évoqué le nombre de sept.

Le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, "a demandé que soit immédiatement activé le Centre de Crise du ministère", annonce le communiqué. Le Quai d'Orsay "se mobilise à Paris ainsi qu'au Cameroun à Yaoundé et à Douala pour travailler à leur libération dans les délais les plus brefs", ajoute-t-il.

Les Bakassi Freedom Fighters sont un groupe rebelle membre du Niger Delta Defence and Security Council (NDDSC) qui a notamment revendiqué les attaques de juin et juillet dans la péninsule qui avaient coûté la vie à 7 soldats camerounais et un sous-préfet.

Les assaillants ont attaqué vers minuit un bateau de service affrété par Total et qui relie les plate-formes pétrolières du secteur. "Des individus armés à bord de trois "fly boat" (hors bord) ont abordé le navire et sont repartis avec 10 des 15 membres de l'équipage", a déclaré une porte-parole du groupe Bourbon.

L'enlèvement s'est produit alors que le navire, le "Bourbon Sagitta", était "en support d'une opération de chargement de brut sur un terminal pétrolier offshore à 180 kilomètres au large de Douala", selon le groupe Bourbon.

La péninsule de Bakassi est une région de mangrove très instable, où agissent de nombreux groupes armées. Officiellement rétrocédée au Cameroun par le Nigeria le 14 août après quinze ans d'un différend frontalier entre les deux pays, elle est potentiellement riche en pétrole et gaz.

Plusieurs incidents ont opposé ces derniers mois, les forces camerounaises à des groupes armés dans la péninsule. Depuis novembre, vingt-huit militaires, un sous-préfet et une vingtaine d'"assaillants" ont été tués à Bakassi, une zone de mangrove, dans des attaques de ces groupes dont les motivations restent floues.

Le 18 octobre, un chalutier avait également était attaqué par des fly-boats dans les eaux territoriales camerounaises dans des conditions similaires, selon le ministère de la Défense qui s'était targué d'avoir coulé une des vedettes rapides.

24/06/2008

Vous pouvez télécharger "Cameroun : autopsie d'une indépendance...

... chez Kwaame, colonne de droite, en haut, rubrique vidéos.
On se lève tous pour Kwaame, le trouveur de solutions !

22/06/2008

Cameroun : un documentaire à ne pas rater lundi sur France 5

C'est Hormheb qui nous file l'info. Pour en savoir plus, cliquez ici et ici. Ceux qui peuvent enregistrer, faites-le et diffusez.

14/05/2008

Au Cameroun, le trafic de bois illégal continue de prospérer

A lire dans Le Monde.

19/03/2008

Tene Sop : "le régime camerounais est aux abois"

5a33c4086d5812de4b433d4a4f3bdaed.jpgDans une interview au Messager, Guillaume Tene Sop, membre-fondateur du CODE, le mouvement qui rassemble l'opposition camerounaise en exil, désormais ennemi public numéro un à Yaoundé, affirme : "Nous allons travailler à un isolement de ce régime violent et sanguinaire. Et nous sommes sûrs d’y parvenir". De quoi alimenter la paranoïa du pouvoir Biya.
Pour l'intégralité de l'interview, cliquez ici.

13/03/2008

Cameroun : après l'assassinat de Jacques Tiwa...

... la colère légitime de ses camarades de combat.

01/03/2008

Cameroun : combien de morts, combien de disparus ?

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Un visage, celui de Jacques Tiwa alias Nkrumah, ancien activiste du Parlement des étudiants qui, au début des années 1990, a crié la soif de liberté de la jeunesse camerounaise. Tué à Douala comme un chien, de manière tout à fait extrajudiciaire.
Des témoignages troublants sur le nombre de morts, validés par les organisations de défense des droits de l'homme.
Des jugements expéditifs et des condamnations lourdes, qui témoignent de la panique et de la radicalisation du régime - si l'on veut rester poli.

Emeutes au Cameroun : le temps des analyses (3)

Pour Vincent Sosthène Fouda, politologue vivant à Montréal, au Canada, le président Paul Biya est coupé de son pays. L'intégralité de sa tribune publiée dans le quotidien Mutations.

2d5522a069ae715f0194fa43e3b50b04.jpgEtrange adresse du Chef de l’Etat à la Nation, il n’identifie pas ceux à qui il s’adresse montrant certainement que l’heure est grave. Il parle tour à tour de jeunes et de "délinquants attirés par la possibilité de pillages ", il évoque " les apprentis sorciers qui dans l’ombre ont manipulé" les jeunes, nous découvrons que le Chef de l’Etat donne une réponse de gangster aux délinquants et aux apprentis sorciers au moment où beaucoup attendent un discours d’apaisement, des actes concrets devant amener le peuple camerounais à réaliser que le Gouvernement garde la main – que la politique n’est pas comme on semble le découvrir depuis des décennies au Cameroun une somme des hasards. En réalité, les discours du président de la République se suivent sans se ressembler, preuve d’une certaine incapacité à apporter des solutions aux problèmes de notre temps qui s’imposent à notre pays. A qui peut-on faire croire aujourd’hui qu’un conflit social ne cache point un conflit politique ? A qui veut-on faire que le mouvement des transporteurs est le bras qui a allumé le brasier ?

S’il est à déplorer des casses dans l’ensemble du territoire alors que l’immense majorité des camerounais tire déjà le diable par la queue, on ne saurait attribuer ces actes à la force de manipulation des " apprentis sorciers qui dans l’ombre " manipulent les jeunes. Ceci pour au moins une raison, ceux qui n’ont pas hier gagné du crédit par les urnes n’ont pas les moyens de mobiliser l’immense majorité de la République. Conséquence, soit le Gouvernement a perdu tout crédit soit alors il faut chercher les raisons ailleurs.
Pour nous, c’est ailleurs justement qu’il faut chercher l’origine de ce conflit. Comme nous l’avons souligné plus haut, les adresses du Chef de l’Etat se suivent sans se ressembler – Lors de l’entretien qu’il a accordé à France 24 le 30 octobre 2007, le Chef de l’Etat affirmait en effet " J'ai un mandat de sept ans et j'ai fait la moitié de ce mandat. A l'heure actuelle nous avons d'autres priorités et la constitution telle qu'elle est aujourd'hui ne me permet pas de briguer un troisième mandat. Cela étant, nous avons d'autres urgences : lutte contre la corruption, contre le SIDA, contre la pauvreté. Il faut assurer la stabilité dans l'Afrique centrale et j'estime que ces problèmes d'élections sont posés prématurément ".

Le 31 décembre dans ses vœux à la Nation, défiant toute intelligence, le Chef de l’Etat parle des constitutions comme étant " … par ailleurs de portée générale et ne concernent qui que ce soit en particulier ", signifiant par là qu’il n’est point visé par un quelconque article de la Constitution de 1996 y compris l’ article 6 alinéa 2 qui stipule clairement qu’au terme de 2 septennats le Chef de l’Etat en exercice ne puisse plus se présenter aux suffrages du peuple. Monsieur René Sadi Secrétaire Général du RDPC dans un entretien au quotidien gouvernemental Cameroon Tribune explicite encore mieux les choses en affirmant que " la révision de la constitution est " un enjeu majeur " pour son parti qui détient une majorité écrasante de députés à l’Assemblée Nationale soit 153 députés sur un total de 180.

…les mauvais souvenirs d’une époque que nous croyons révolue …
Le Chef de l’Etat conclut son allocution par ces deux phrases qui nous rappellent des temps d’une autre époque : " A ceux qui ont pris la responsabilité de manipuler des jeunes pour parvenir à leurs fins, je dis que leurs tentatives sont vouées à l’échec. Tous les moyens légaux dont dispose le Gouvernement seront mis en œuvre pour que force reste à la loi. " Le Président Ahmadou Ahidjo s’adressant aux étudiants en grève leur avait signifié que " l’ordre règnera par tous les moyens ", le souvenir des solutions dictatoriales s’affiche donc au grand jour à Yaoundé et dans l’ensemble du Cameroun où l’on compte déjà des dizaines de morts depuis le début des manifestations lundi dernier.

Le Chef de l’Etat ne manque cependant pas de rappeler que " le Cameroun est un Etat de Droit et entend bien le rester. Il a des institutions démocratiques qui fonctionnent normalement. C’est dans ce cadre que sont traités les problèmes de la Nation. Ce n’est pas à la rue d’en décider. " Il omet cependant d’identifier clairement les institutions auxquelles il fait allusion sans clairement y faire référence. Il omet de parler du pouvoir d’achat des Camerounais alors qu’en même temps on assiste à une flambée des prix des denrées de première nécessité. Si les prix de certains produits suivent une évolution mondiale, d’autres produits localement méritent que le Chef de l’Etat s’y attarde et apporte des solutions politiques car justement tel est le rôle du politique, non pas d’esquiver les problèmes, non pas d’exceller dans la manière d’éviter les questions mais plutôt dans la capacité que doit avoir tout leader politique à proposer des solutions réalistes quand il est sollicité.

Le Chef de l’Etat confirme alors sa rupture avec la base de la société camerounaise, les discours préparés par Patricia Balme et son équipe sonnent de plus en plus creux, et montrent un réel fossé entre le panier de la ménagère camerounaise et le panier du Palais de l’Unité.
Au final, il est nécessaire que le Chef de l’Etat s’implique réellement dans la vie politique du Cameroun pour les 3 ans qui lui restent à passer au pouvoir, qu’il sécurise ses concitoyens qui sont de plus en plus inquiets face à la flambée des prix de produits de première nécessité, qu’il augmente le pouvoir d’achat des ménages et enfin que s’inspirant des institutions démocratique auxquelles il fait allusion, il respecte la Constitution du Cameroun et organise en Chef d’Etat, la transition attendue aujourd’hui par tous. En attendant, le peuple camerounais attend avec l’impatience notamment la mise sur pied des institutions démocratiques prévues dans la constitution de 1996, le sénat, la Cour Constitutionnelle.

29/02/2008

Crise au Cameroun : pour ceux qui veulent aller plus loin

Difficile de se tenir informé quand la situation est aussi volatile. Mais pas désespéré, dès lors qu'on est assez organisé.

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Pour le live-blogging et l'info citoyenne, rendez-vous chez Nino.

Pour une analyse plus militante, ne pas oublier de consulter le blog du Conseil national de la résistance (en exil), très informé sur ce qui se trame au pays et dirigé par un vieux routier du Parlement étudiant dont la flamme ne s'est heureusement jamais éteinte, Guillaume Tene Sop. Tene Sop est assurément une des personnes qui compteront dans le Cameroun de demain.