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13/02/2012

Affrontements populations-FRCI à Arrah : des morts et des blessés

ABIDJAN, (Xinhua) - De violents affrontements entre population civile et soldats des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI, nouvelle armée) mués en conflit inter- communautaire déclarés dimanche dans la localité d'Arrah (est) se poursuivaient, provoquant la fuite des populations, a-t-on appris lundi auprès d'un habitant de la localité.

Selon Konaté Alassane, un habitant joint au téléphone, l' affrontement qui a commencé dimanche est consécutif à une mésentente entre jeunes autochtones Agni et jeunes allogènes Malinké se réclamant des FRCI.  La population autochtone se disant "exaspérée" par les comportements "peu recommandables" des jeunes volontaires ayant rejoint les rangs des FRCI au plus fort de la crise post- électorale de novembre 2010, a décidé de prendre ses responsabilités en chassant ces soldats "encombrants" de la localité, a expliqué M. Konaté.

Tôt le dimanche matin, un groupe d'autochtones décidé d'en découdre avec les FRCI, a pris en otage trois soldats avant de mettre le cap sur le camp militaire.  Face à des soldats très remontés, le groupe d'autochtones, mal équipé, a dû battre en retraite saccageant au passage des habitations d'allogènes Malinké dont sont issus majoritairement les soldats.  La réaction vigoureuse des Malinkés a fait, selon des sources concordantes, des morts et des blessés dans les deux camps.  Des gendarmes déployés dans la ville avaient pu ramener le calme dimanche.  Lundi, les violences ont repris provoquant la fuite des populations de la ville, selon des sources concordantes.  Des affrontements meurtriers entre populations civiles et soldats des FRCI dans plusieurs localités du pays ont amené le gouvernement ivoirien à créer une police militaire pour traquer les "faux soldats" FRCI et regrouper toutes les nouvelles recrues dans des camps.

02/02/2012

Souvenons-nous de ce que Jean-Luc Mélenchon disait sur la Côte d'Ivoire le 17 avril 2011...

Ces propos sont une analyse juste de l'incroyable lâcheté d'un Parti socialiste pour qui ne comptent, en Afrique, que les "réseaux" et la realpolitik".

"Le parti de Laurent Gbagbo était membre de l’internationale socialiste. Quelle contribution a pris l’internationale socialiste au règlement de la crise ? Aucun. Quels ont été les membres de cette illustre organisation qui se sont interposés dans le drame ?Aucun. Pourtant le PS français assure la vice présidence de cette organisation et Pierre Mauroy en a été le président ! Que dit cette organisation sur la capture de l’un des siens et son emprisonnement dans une zone contrôlée par des mercenaires sanguinaires ? Rien. Quant aux dirigeants français du PS, prompts à faire des visites sur place ? Rien. Combien d’année, le délégué national aux questions africaines a-t-il été aussi un intime de Laurent Gbagbo ? Lui, du moins, a-t-il assumé loyalement jusqu’au bout. Mais les autres ? Et euro RSCG, l’agence de communication de Dominique Strauss-Kahn, organisatrice de la campagne électorale de Laurent Gbagbo. Vont-ils rendre l’argent au nouveau pouvoir pur et sincère de monsieur Ouattara ? Non bien sur ! Sinon il faudrait rendre celui d’Eyadema, celui de Bongo et celui de combien d’autres ? Admettons. Admettons que chacun ait, en cours de route, découvert qu’ils ont soutenu par erreur un odieux tyran. Dans ce cas pourquoi ne demandent-ils pas à l’internationale socialiste une réunion pour prendre la mesure du nombre de ses membres qui viennent de perdre le pouvoir dans la violence ? Pourquoi n’ont-ils jamais demandé leur exclusion avant ? Pourquoi ont-ils gardé toutes leurs responsabilités dans cette organisation ?

Ces débats sur la nature et l’orientation de cette organisation m’ont été mille fois refusé, l’air excédé, par un François Hollande, du temps qu’il dirigeait le PS. Il n’y a pas eu une minute de débat quand leur ami De Larua fit tirer sur la foule argentine par ses policiers, ni quand leur ami président du Venezuela social démocrate fit tirer sur celle de Caracas, ni sur leur cher Alan Garcia élu président du Pérou avec l’aide de la droite qui fit massacrer paysans et prisonniers de droit commun. Aucune de mes mises en garde concernant cette organisation, faites de vive voix ou par écrit dans mes livres et articles, n’a jamais reçu un mot de réponse ni soulevé une minute de débat. Ils s’en moquent, ils ne savent pas où c’est, ils ne savent pas de qui il s’agit…. On connait la musique. Ils soutiennent n’importe qui, n’importe comment, du moment que l’intéressé a un tampon de l’Internationale Socialiste et paye le voyage. « Nous ne permettons pas aux autres de nous dire ce que nous devons faire, de quel droit irions-nous leur dire ce qu’ils doivent faire eux » m’avait lancé François Hollande. Après quoi ils sont prêts à abandonner leurs amis d’un jour à la mare aux caïmans, quand ça tourne mal.

Mais le cas de Laurent Gbagbo ne ressemble à aucun autre. Je prends le risque de me voir affubler par bien des petites cervelles qui liront ces lignes une nouvelle fois de leurs simplifications offensantes. Mais je ne risque, moi, aucune confrontation désagréable avec mes actes. J’ai rencontré Simone Gbagbo du temps où elle était dans l’opposition. Je n’ai jamais été invité sous sa présidence. Je n’ai jamais participé à une conférence sur place, ni été défrayé pour cela, je n’ai pas eu de tache d’écriture rémunérée par euro RSCG. Gbagbo ne m’a jamais téléphoné, écrit, fait porter des messages ou interpellé. J’étais, pour lui aussi, ce que j’étais pour ses chers amis du PS et de la gauche du PS. Une ombre au tableau. Mais il reste ceci : que ça plaise ou pas :

Gbagbo a été la seule tentative de faire de la vraie sociale démocratie en Afrique. Qu’il ait échoué, dérivé ou ce que l’on voudra, mérite mieux que le lâche abandon auquel ont procédé les dirigeants du PS français. Les ivoiriens méritaient au moins une tentative d’interposition politique. Aujourd’hui, au moins par compassion humaine, par respect pour leur propre passé et leur ancienne amitié, ils devraient se soucier de savoir ce que devient Laurent Gbagbo et sa famille entre les mains des mercenaires givrés de Alassane Ouattara. Ils ne le feront pas. Ils espèrent juste que ça passe et qu’on ne leur demande aucun compte.

Je crois bien que les images de « l’arrestation » de Laurent Gbagbo devraient créer un grand malaise. Leur violence, le style « mercenaire aux yeux rouges » des assaillants, l’ambiance de lynchage des vaincus, les violences faites aux femmes, l’évidente main mise de notre armée sur l’opération, rien ne ressemblait moins à une opération de protection de la population sous mandat de l’ONU. Mais, depuis le début, Laurent Gbagbo est l’homme à abattre pour les concessionnaires français qu’il a menacé dans leurs intérêts un temps même s’il les a bien cajolé ensuite. Cela n’excuse rien, mais cela explique tout. Et d’abord la réécriture de la personnalité d’Alassane Ouattara. En fait, un vrai aventurier repeint en bon père de la démocratie. Soutenu par l’ancien président hier accusé de totalitarisme, Konan Bédié qui l’avait empêché en son temps d’être candidat à l’élection présidentielle, et par le premier ministre de Gbagbo, un soi disant « rebelle du nord », vrai seigneur de la guerre, dont les mercenaires ont été immédiatement maintenus en place et rebaptisés en « force républicaine », le changement de camp valant amnistie pour les crimes qui leur étaient hier reprochés. Alassane Ouattara est un chef de clan et rien de plus. L’argument de sa victoire électorale est une fiction qui pouvait être utile aussi longtemps qu’il pouvait y avoir une perspective d’accord sur ce point entre les parties. Mais il n’y en avait pas.

Ne restaient donc en présence qu’une addition de tricheries. Valider les mensonges des bourreurs d’urnes d’Alassane Ouattara revenait à prendre partie dans une guerre civile. Elle dure depuis 2003. La raconter obligerait à un récit qui prendrait trop de place. Aucune page n’y valut mieux que la précédente. Mais aucune ne correspond au récit simpliste de la lutte entre gentil et méchant qui repeint Gbagbo en tyran et Ouattara en démocrate. Car si l’on en a vu beaucoup montrer du doigt ce fait que Gbagbo n’a pas obéi aux injonctions de l’ONU, on dit moins, et même jamais, que Ouattara n’y a pas davantage obéi. Notamment parce que ses mercenaires n’avaient pas désarmé pendant l’élection, contrairement à la demande de l’ONU. Leur influence pédagogique explique sans doute les votes à 90 % en faveur de sa candidature dans les zones qu’ils contrôlaient. On vit clairement le parti pris quand fut refusé le recomptage des suffrages, demandé par Gbagbo et refusé par Ouattara. Pourquoi ? On l’avait bien fait aux USA, faut-il le rappeler ? A la fin il faut se souvenir que le mandat de l’ONU était de "protéger les civils" et d’"empêcher l’utilisation d’armes lourdes" contre eux, pas d’aller arrêter un président sortant en bombardant le palais présidentiel.

Mais qui s’en soucie ? « Vae victis », comme dirait Michel Denisot. Malheur aux vaincus ! Je crois que cette opération militaire déclenchée sans le début d’une discussion et ou d’un vote de l’assemblée nationale commence un mauvais style pour la suite de nos relations avec l’Afrique. Il est urgent que notre pays se ressaisisse. En premier lieu que le parlement ne laisse plus s’installer cette habitude qui voit dorénavant tous les artifices d’interprétation et de procédure réunis pour justifier que les parlementaires n’aient jamais leur mot à dire sur les expéditions militaires du pays. On n’a voté à l’Assemblée et au Sénat ni sur l’Afghanistan, ni sur la Libye, ni sur la Cote d’Ivoire ! Ni avant, ni pendant, ni depuis ! Et, bien sûr, c’est nous qui donnons des leçons de démocratie aux autres ! Mais nous, quel genre de démocratie est donc la nôtre entre l’Europe qui nous dicte des lois et des astreintes jamais délibérées et un régime présidentiel qui déclenche des guerres à sa guise et sans mandat ni contrôle du parlement ? Il me semble qu’une commission d’enquête parlementaire sur cette intervention est seule capable de faire la lumière sur l’enchainement qui a conduit jusqu’à cette intervention militaire française dans la guerre civile ivoirienne."

 

09/11/2011

Lucie Bourthoumieux, avocate de Gbagbo, parle

C'est dans L'Inter de ce mercredi. Quelques extraits forts.

Du transfert de Gbagbo à la CPI

lucie bourthoumieux.jpg"Pour moi, il n’y a aucune raison, ni politique, ni juridique, ni objective pour que le président Gbagbo se retrouve à la CPI (Cour Pénale Internationale). D’abord sur le plan juridique, vous savez autant que moi que la Côte d’Ivoire n’a pas ratifié le traité de Rome instituant la Cour Pénale Internationale. Qu’est-ce que cela veut dire? A supposer que par extraordinaire, la communauté internationale, qui soutient le président Ouattara, prenne le risque grave de transférer le président Gbagbo à la CPI. Elle ne sera pas en mesure de juger le président Gbagbo. Parce que la CPI n’a aucune compétence de jugement. La seule compétence que la CPI a aujourd’hui en l’état actuel des choses, c’est de mener des enquêtes sur tel ou tel événement ou fait qui s’est passé en Côte d’Ivoire; et ensuite faire un rapport. C’est vrai que le droit commande à la CPI que pendant cette phase d’investigations, si elle considère que la présence de telle ou telle personne sur le territoire ivoirien est nuisible à la paix, alors la CPI peut l’éloigner de la Côte d’Ivoire. Mais je vous rappelle que sur cette condition, le rapport de la Commission des Droits de l’Homme de l’Onu, dans sa dernière livraison, est très clair. Il soutient que la présence du président Gbagbo en Côte d’Ivoire, n’est nullement un obstacle à la paix, ni pour le pays, ni pour la sous-région. Au contraire, sa présence rassure et est même un élément stabilisateur. Donc une éventuelle décision de transfèrement du président Gbagbo à la CPI serait juridiquement hasardeuse et politiquement très grave."

De l'état d'esprit de Laurent Gbagbo

"J’ai eu l’honneur de rencontrer le président Laurent Gbagbo pour la dernière fois le 17 septembre. Je l’ai rencontré deux fois. La première fois, c’était le 5 septembre, et la dernière fois, c’était le 17 septembre en compagnie de mes confrères, Maîtres Vergès et Dumas. La première Dame, je l’ai vue le 7 septembre. Ils ont le moral haut. Le président Gbagbo est un homme moralement très fort. Mais ce qui m’a marqué, moi personnellement chez lui, c’est son absence de haine. J’étais étonnée de voir que quelqu’un qui a été si violemment trahi, si violemment insulté injustement par la prétendue communauté internationale et par nous, les Africains et les Ivoiriens surtout, n’ait conservé aucune trace de haine ni de vengeance dans ses propos. Je dis bien aucune. Et ça, vous savez, depuis le 26 mai 2011 que j’ai eu l’honneur de le rencontrer pour la première fois dans sa résidence surveillée de Korhogo, cela m’a frappée. Tout cela me laisse penser que le président Gbagbo prend sa force morale et mentale dans l’amour profond qu’il a pour la Côte d’Ivoire et pour le peuple ivoirien, qui fait qu’il met l’intérêt de la Nation ivoirienne au-dessus de sa propre personne et de son propre sort. Donc sur ce plan-là, le président Gbagbo va très bien. Il est debout, comme il le dit lui-même : «Je suis débout parce que la cause en vaut la peine; parce que la question n’est pas de savoir qui me déteste moi Gbagbo ou qui m’aime. Mais la question est de savoir, est-ce qu’aujourd’hui au 21ème siècle, nous allons accepter que la Côte d’Ivoire en particulier et l’Afrique en général, redeviennent le vassal de l’Occident?». Voilà la question fondamentale qui fait que le président Gbagbo est debout."

Du dernier rapport de Human Rights Watch sur la Côte d'Ivoire

"Je vous arrête tout de suite, monsieur. Vous savez, j’ai regardé et lu ce rapport. C’est un rapport pitoyable, je le dis en connaissance de cause et je pèse mes mots. Figurez-vous que ce rapport dans ses grands titres, souligne que c’est Gbagbo qui est responsable. Mais quand vous lisez son contenu, il n’y a aucun fait ni preuve qui vient soutenir ou étayer cette affirmation grave. D’ailleurs, il y a certains de mes confrères qui vont porter plainte contre Human Rights Watch pour diffamation. Que veut l’Occident? Nous sommes dans un monde où les rebelles sont légitimés et légalisés par la soi-disant communauté internationale. On demande aux gens qui sont au pouvoir dans un pays, qui sont là pour défendre les institutions et le pouvoir d’État, qui sont institutionnellement installés, de laisser les rebelles les attaquer, attaquer les institutions de leur pays, tuer leurs populations sans riposter. On leur dit de fuir et d'aller en exil doré qu’on propose. Mais ce n’est pas cela la vie des Nations. La vie des Nations est régie par la Charte des Nations unies, qui pose comme principe fondamental le respect des institutions des États, le respect de la souveraineté nationale et le devoir de non-ingérence dans les affaires intérieures des États. Sur quoi ou sur quel texte Human Rights Watch et la prétendue communauté internationale s’appuient pour intervenir ou donner leur point de vue dans les pays africains? On peut difficilement prendre au sérieux une telle affirmation venant de cette ONG. Gbagbo, président de la République, chef suprême des armées, n’est pas un chef de guerre. Ouattara, qui vient avec les rebelles et qui ne s’en cache pas, c’est un chef de guerre. C’est tout de même curieux que Human Rights Watch n’en dit pas mot. Aujourd’hui, ce que nous soutenons devant le Conseil de sécurité de l’Onu et devant la CPI à qui nous avons écrit, c'est qu'ils jouent leur crédibilité dans cette affaire. Il est impensable aux yeux des Ivoiriens, des Africains et de toutes les personnes éprises de justice, qu’on parle de responsabilité de Gbagbo pour faits de guerre dans un rapport, en laissant Ouattara. Ce n’est même pas possible, c’est inconcevable et indécent."

Novembre 2004 : vers la relance du dossier des victimes ivoiriennes

"Où en est le dossier? Vous savez que le président Gbagbo avait, pour des raisons politiques mais aussi et surtout pratiques, choisi un règlement à l’amiable. Sur le plan pratique, le président Gbagbo avait fait le raisonnement suivant: si nous optons, comme le droit nous le permet, de traduire les autorités françaises devant un tribunal pénal, notamment le Tribunal Pénal aux Armées de Paris, parce que c’est cela la procédure, nous allons rentrer dans une procédure très longue qui ne serait pas profitable aux victimes elles-mêmes. Parce qu’elle peut durer plus de 20 à 30 ans. Et nombreuses sont les victimes qui ne verraient pas l’aboutissement de cette procédure et n’auraient pas le bénéfice de la décision ultime, puisqu’elle ne les trouverait certainement pas en vie. Donc le président Gbagbo a préféré à une procédure très longue, un règlement amiable dont l’intérêt est d’accélérer l’indemnisation des victimes. (...) Nous avons écrit au président Sarkozy en janvier 2010 pour lui faire cette proposition de règlement amiable au nom des victimes, en lui montrant bien que nous ne voulions pas d’une procédure conflictuelle qui risquait de mettre à mal les relations entre les deux pays. Et dans un premier temps je n’ai pas été déçue, puisque la semaine qui a suivi l’envoi de notre courrier, nous avons eu une réponse de l’Élysée nous informant qu’ils avaient pris connaissance avec intérêt de notre courrier, et qu’ils entendaient y donner suite. Et qu’ils transmettaient le courrier à la ministre française de la Justice d’alors, Mme Michèle Alliot-Marie...(...) Nous nous sommes approchés de Mme Alliot-Marie qui, au téléphone, nous a laissé un peu dans le vague. Nous avons compris qu’elle était quelque peu embêtée, parce que comme le disait le président Gbagbo, nous entendions vider le contentieux de novembre 2004. Donc elle a fait traîner les choses en prétextant un emploi du temps chargé, jusqu’à ce qu’on arrive aux élections présidentielles et ce que nous savons tous. (...) Il n’est plus question de règlement amiable. Mais nous sommes en train de travailler à faire avancer rapidement ce dossier, et permettez que je n’en dise pas plus là-dessus."

16/10/2011

Un samedi électrique à Yopougon

Ce samedi était jour de tension à Yopougon, Abidjan, Côte d'Ivoire. Et pour cause. Le régime d'Alassane Ouattara a tout mis en oeuvre pour empêcher une manifestation des pro-Gbagbo dans ce fief historique du FPI. Au final, le meeting a été annulé, des irréductibles ont bravé l'interdiction, et une répression violente s'est abattue sur certains quartiers. Quelques liens et une vidéo.

Meeting annulé de Yopougon : Justin Koua dénonce un complot sur le site du Nouveau Courrier.

Des centaines de jeunes pro-Gbagbo dispersés, alors que les femmes pro-Ouattara manifestent sur le site du Nouveau Courrier.

Le quartier Sicogi Bloc assiégé, des jeunes tabassés par des FRCI qui veulent "enlever Gbagbo dans leurs têtes" sur le site du Nouveau Courrier.

 

 

30/09/2011

L'interview intégrale de Koné Katinan au Courrier d'Abidjan

Dans la mesure où le CNP d'Eugène Dié Kacou mène une guerre économique contre la presse libre ivoirienne et tente de l'affaiblir par des interdictions répétées, Le Nouveau Courrier s'est sagement "autocensuré" dans la publication de l'interview que Koné Katinan lui a donnée. La lire en intégralité ici bas, pour bien comprendre l'état d'esprit de celui dont il est le représentant et le porte-parole. Laurent Gbagbo.

 

Dialogue avec Alassane Ouattara

Koné Katinan : « Voici les instructions de Gbagbo »

Le porte-parole du fondateur du FPI évoque, dans cet entretien, l’initiative tardive de dialogue d’Alassane Ouattara, la centralité du rôle de Gbagbo dans la réconciliation, ainsi que l’offensive judiciaire tous azimuts déployée en ce moment.

kone_katinan.jpg

L’actualité de ces derniers jours est marquée par la manifestation de la volonté d’Alassane Ouattara d’engager des discussions avec le FPI autour des élections législatives. Que pensez-vous de ce revirement ?

 

Je pense que les personnes les mieux indiquées pour répondre à cette question, ce sont les membres de la direction du FPI. Mais en tant que cadre, j’observe que ce revirement s’est fait à la suite d’un voyage que M. Ouattara a entrepris en Occident. Et comme la Côte d’Ivoire est dirigée depuis la France et l’Europe, on peut en conclure que ce sont des instructions qu’il a reçues. Je constate que cela fait plus de trois ou quatre mois que la direction du FPI a déposée – sans suite – une requête auprès de M. Ouattara. Je suppose que tout simplement ceux qui dirigent vraiment la Côte d’Ivoire lui demandent de le faire. Et il s’est exécuté.

Dans le fond, comment le FPI doit-il aborder cette question du dialogue avec Ouattara ? Quel est le regard du porte-parole et représentant du président Gbagbo ?

Comme je l’ai expliqué, ce sont des souhaits, des directives que je vais donner. Le FPI est un parti politique qui  a des organes compétents qui décident. Les instructions du président Gbagbo sont en tout cas claires sur la question. Il y a un premier contentieux électoral qui n’a jamais été vidé. Ce n’est pas parce que l’armée française est intervenue sur instrumentalisation de Nicolas Sarkozy pour installer son ami au pouvoir que le contentieux sur la présidentielle est terminé en Côte d’Ivoire. Ce contentieux est pendant. C’est parce qu’il est pendant que le président de la République élu est en prison. Il faut que cette question-là soit posée et réellement discutée. On n’a pas fini ce contentieux électoral et on nous invite à aller à de nouvelles élections. Et dans les mêmes conditions ! Hier, l’armée particulière de M. Ouattara occupait le Nord du pays et n’avait pas désarmé. Aujourd’hui, elle occupe tout le pays. J’ai du mal à voir comment dans ce contexte on peut aller à des élections sans que les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Selon vous, la clé d’une discussion sérieuse, c’est un dialogue entre Gbagbo et Ouattara…

M. Ouattara est dans une logique absurde. Il sait qu’il n’a pas gagné les élections présidentielles. Il a besoin de la légitimité du FPI pour gouverner. Et il veut que le FPI lui donne cette légitimité en faisant fi du candidat que le FPI a présenté, et qui a été élu par les Ivoiriens. Et qui se trouve être en prison. On se bat pour l’écarter par tous les moyens du débat politique en instrumentalisant le parti qu’il a créé contre lui-même. Evidemment, c’est peine perdue. Entre Gbagbo et le FPI, il y a une telle synergie qu’on ne voit pas comment Ouattara pourrait bien procéder. Pour nous, la question préalable à toute négociation, c’est la libération du président Gbagbo et l’ouverture d’un débat politique franc autour de la question : qui a gagné les élections en Côte d’Ivoire ? On ne peut pas faire l’économie de ce débat entre Ouattara et le président Gbagbo.

Le président Gbagbo a justement lancé un certain nombre d’offensives judiciaires et politiques. Plainte contre l’armée française pour «tentative d’assassinat», demande d’une Commission d’enquête onusienne, plainte contre la candidate à la candidature socialiste Martine Aubry. Quelle est la logique qui en découle ?

Les choses sont simples. Les armes n’ont jamais conféré la légitimité, la clameur publique de la communauté internationale non plus. Quand les clameurs se sont tues, la vérité est têtue, il faut bien qu’elle sorte. L’armée française, manipulée par Nicolas Sarkozy, s’est invitée dans un conflit qui n’était pas le sien. Pendant dix jours, ele largue des bombes et des missiles sur sa Résidence officielle où se trouve sa famille y compris un enfant de deux ans. En français, cela s’appelle au moins une tentative d’assassinat. Par ailleurs, il y a eu des assassinats. Dans les alentours de la Résidence, il y a eu des personnes qui sont mortes suite au lancer de bombes et de missiles par l’armée française. Je suis ferme là-dessus. Nous présenterons les preuves au tribunal. Nous avons d’ailleurs l’intention de déposer une autre plainte contre Nicolas Sarkozy pour crimes de guerre.

En ce qui concerne Abobo, Sarkozy est parti d’un fait. Des femmes auraient été tuées à Abobo, dans un endroit contrôlé au moment des faits par deux factions rivales de la rébellion, celles d’IB et de Soro. L’armée ivoirienne était dans une position de retrait. L’armée ivoirienne ne pouvait se trouver sur le théâtre d’opérations. L’ONU a établi qu’il y a eu tueries mais n’a pas pu déterminer qui a tué. Sur la base de la clameur qui accusait le président Gbagbo, l’ONU a donné mandat à l’ONUCI et à la Force Licorne de détruire les armes lourdes dirigées contre les civils. C’est pour cela qu’il est important de savoir qui a tué ces femmes d’Abobo. Il faut situer les responsabilités ! Parce que c’est cette tuerie qui a ouvert la voie à la résolution 1975. Parce que c’est cette résolution, faussement interprétée d’ailleurs, que l’armée française est intervenue. Et a tué des Ivoiriens en 2011, après en avoir tué en 2004. Cela ne peut rester sans suites !

Pour ce qui est de Martine Aubry, il nous semble que certaines personnes éprouvent du plaisir à parler du président Gbagbo en termes désobligeants et calomnieux. Les avocats du président Gbagbo considèrent que ces propos ne peuvent pas passer inaperçus. Et ont porté plainte contre elle. Tout cela exprime quelque chose : nous exigeons le respect pour le président Gbagbo.

 

29/09/2011

Une interview intéressante de Laurent Akoun, numéro deux du FPI

28/09/2011

La vraie histoire du troisième pont d'Abidjan, par Ahoua Don Mello

 

 

B_PONT.JPG

Le Pont Henri KONAN BEDIE dont la première pierre a été posée à Abidjan le mercredi 7 septembre 2011, à grand renfort de publicité, est un projet initialement connu sous le nom de Pont Riviera-Marcory, dans le cadre « des 12 travaux de l’Eléphant d’Afrique » du régime du Président Bédié déjà en 1996.

 

En 1996 donc, pour cet important projet, la maîtrise d’œuvre est confiée au Bureau National d’Etudes Techniques et de Développement (BNETD) dirigé à l'époque par THIAM Tidiane. Monsieur THIAM désigne alors son ingénieur, le plus expérimenté de ce secteur, pour la conduite technique du projet.

Compte tenu des difficultés financières que rencontrait l'État de Côte d'Ivoire, une équipe technique entièrement ivoirienne, composée de juristes, d’économistes, d’ingénieurs, d’environnementalistes, de sociologues et de spécialistes de marché, proposa un BOT (Built, Operate and Transfert ; le BOT consiste à attribuer un projet par le biais d'appel d'offres à un opérateur privé qui le finance. Ce dernier se rembourse à travers une concession pour une période déterminée). Le projet est alors confié à un opérateur privé en charge de mobiliser le financement nécessaire à la réalisation du projet, et le remboursement devait par conséquent être assuré par un péage imposé aux automobilistes.

Un appel d’offres est lancé à cet effet et le Groupe BOUYGUES est choisi comme l’opérateur technique et financier du projet. Une convention de concession est signée après plus de deux ans d’études et de négociation. Le coût du projet est négocié à 91.8 milliards de FCFA avec une concession de 30 ans intégrant les frais financiers, les assurances et les différentes marges bénéficiaires.

Pour la réalisation du projet, le Groupe Bouygues crée une société privée de droit ivoirien (SOCOPRIM) conformément à la convention de concession. Le capital de SOCOPRIM est fixé à 28 milliards de FCFA, détenus par le groupe Bouygues (16 milliards de FCFA), l’Etat de Côte d’Ivoire (4.9 milliards de FCFA), la CAA (1.2 milliards de FCFA), le groupe TOTAL (1.25 milliards de FCFA), et le groupe DEG (4.65 milliards de FCFA). Des bailleurs de fonds sont contactés pour mobiliser le reste du financement nécessaire pour couvrir le coût du projet dont la SFI (21 milliards de FCFA), la BAD (18 milliards de FCFA), la CAA (2.8 milliards de FCFA), la BOAD (6 milliards de FCFA), le groupe PROPARCO (10 milliards de FCFA).

 

Le BNETD propose en outre un échangeur sur le boulevard Giscard d'Estaing pour éviter tout engorgement sur le pont Riviera-Marcory et faciliter ainsi, l’accès au dit boulevard. Coût de l’échangeur : 10 milliards de FCFA financés par l’AFD (4 milliards de FCFA) et la BOAD (6 milliards de FCFA).

L’étude d’impact environnemental et le plan de déplacement et de réinstallation de la population occupant l'emprise du projet (l'emprise est l'emplacement du pont, des voies de raccordement et de l'échangeur) sont évalués à 6 milliards de FCFA entièrement à la charge de l’État de Côte d’Ivoire.

Le projet final comprend donc un pont de 2 fois 3 voies avec un trottoir, une digue, une voie de raccordement au boulevard Giscard d'Estaing, une voie de raccordement au boulevard MITTERAND. Le délai de réalisation est estimé à 24 mois, le début des travaux est fixé à fin décembre 1999.

La mobilisation du financement du projet « Pont Riviera-Marcory » étant bouclée, la mise en œuvre du projet pouvait alors démarrer et démarre justement par le plan de déplacement et de réinstallation des occupants de l’emprise du projet. Ce volet prend fin avant le 24 décembre 1999.

Cette opération de déplacement et de réinstallation qui touche le secteur informel, permet de réinstaller de petits commerçants, de petits artisans et des propriétaires de maquis qui deviennent par une juste compensation des pertes, des petites et moyennes entreprises prospères. Ce qui est différent, aujourd'hui, des destructions massives sans contrepartie du pouvoir actuel qui accroît la pauvreté.

C’est dans l’attente du démarrage effectif des travaux que le coup d’État du 24 décembre 1999, des "jeunes gens" dirigés par le regretté Robert GUEI, a eu lieu.

A la suite de ce coup d’État qui chassa le Président Bédié du pouvoir, les bailleurs de fonds suspendent bien évidemment leur financement. Le projet est ajourné pendant la période de transition.

Après l'élection du Président Laurent GBAGBO, en Novembre 2000, notre modeste personne est nommée à la tête du BNETD. Nous choisissons de reconduire l’équipe projet pour son expérience inestimable et les compétences avérées de ces membres.

Le projet est aussitôt relancé. L’équipe-projet le réévalue en tenant compte de l’inflation. Cette réévaluation a mis en évidence un surcoût de 10 milliards de FCFA qui risquait d’avoir un impact sur le prix du péage et le délai de concession. Pour absorber le surcoût l’équipe projet propose une solution alternative : la construction d’un pont semi-métallique.

La proposition technique validée, elle est aussitôt présentée au Président Laurent GBAGBO qui émet, somme toute, des réserves sur un pont à péage au cœur d’Abidjan ! Il demande néanmoins de reprendre les négociations avec l’opérateur technique et financier BOUYGUES et d’étudier parallèlement une solution sans péage.

Les bailleurs de fonds demandent que les relations entre la Côte d’Ivoire et le FMI soient rétablies avant de donner leur feu vert. Le Ministère de l’Economie et des Finances conduit avec succès le programme intérimaire arrêté avec le FMI. Un programme triennal est conclu en mars 2002. Sa bonne exécution devait conduire à la conclusion du PPTE à la fin du programme. Une mission est prévue pour le 20 septembre 2002 à Washington pour poursuivre les échanges avec le FMI.

C’est alors q’un autre coup d’État en Septembre 2002 est tenté avec comme objectif des conspirateurs d'emmener Alassane Dramane OUATTARA au pouvoir. Le coup d’État manqué se transforme alors en rébellion et suspend une fois de plus le démarrage du Pont Riviera-Marcory. Les bailleurs de fonds suspendent encore évidemment, leur collaboration avec la Côte d’Ivoire.

Après toutes ces péripéties, le Président Laurent GBAGBO demande qu’une solution interne de financement soit trouvée et que le péage soit définitivement écarté.

Le BNETD s’en remet au Ministère de l’Economie et des Finances qui a en charge la recherche de financement. Le Ministère propose donc un compte séquestre à la BNI alimenté par un prélèvement sur le pétrole et un appel public à l’épargne garanti par le compte séquestre.

Un opérateur chinois propose au BNETD une solution technique à 60 milliards de FCFA.

Le BNETD se propose, sur cette base, de négocier avec l’opérateur BOUYGUES soit la transformation du contrat de concession en marché public soit la rupture du contrat et l’évaluation des dommages et intérêts.

Au vu, de la proposition chinoise, la rupture du contrat est avantageuse pour l’État ivoirien. D’une pierre la Côte d’Ivoire peut réaliser deux coups : 1/réaliser un projet moins cher sur fonds propres 2/ éviter le péage en plein cœur d’Abidjan dans un contexte de pauvreté accentuée.

À la faveur du point de décision du processus PPTE avec les bailleurs de fonds obtenu en 2009, le Ministère de l’Economie et des Finances marque son accord pour la mobilisation interne du financement. Cela suppose la réévaluation du projet pour définir le montant à mobiliser, la constitution d’un dossier de consultation des entreprises et la rupture du contrat de concession.

La réévaluation du projet est achevée en 2010. Le gouvernement ivoirien décide de maintenir l’opérateur BOUYGUES sur la construction de l’échangeur du boulevard Giscard d'Estaing et de négocier la rupture du contrat de concession sur le pont. Une avance de démarrage est payée par l’État ivoirien pour la construction de l’échangeur.

Le démarrage des travaux est plusieurs fois reporté avec à chaque fois différents prétextes jusqu’au coup d’État de la France du 11 avril 2011.

Pour écarter l’expertise ivoirienne, ADO fait revenir, SEREY EIFFEL, le dernier Directeur Général français du BNETD (1990-1994) comme conseiller spécial à la Présidence de la République pour les affaires économiques après son passage au GABON où il a dirigé la société écran d’Alassane OUATTARA : l’Institut International pour l’Afrique (IIA). Le projet du Pont Riviera-Marcory est relancé en écartant la solution sans péage du Président Laurent GBAGBO. Alassane OUATTARA reconduit le projet initial réévalué à 125 milliards de FCFA avec à la clé un péage de 700 FCFA par véhicule et par passage, dans un contexte de pauvreté généralisée. La mise à l’écart des solutions du BNETD signe certainement le retour de l’expertise française en Côte d’Ivoire avec pour corollaire le renchérissement des coûts de tous les projets en portefeuille pour lesquels les études ont été déjà bouclées par le BNETD durant les années de crise, sur ressources propres issues du déploiement du BNETD en Afrique. Ces dossiers « prêts à porter » constituent une «  banque » de près de 200 projets et ont permis de gagner du temps lors de la mise en œuvre du pont de Jacqueville, de l’autoroute du nord, de la route Boundiali-Tingrela, du transfert de la capitale, de la réhabilitation de l’Hôtel Ivoire et du programme d’urgence dans le cadre du rétablissement des relations avec les bailleurs de fonds en 2009.

Dépouiller le peuple ivoirien pour garantir les intérêts de la France-Afrique, lutter contre la concurrence des pays émergents, le Pont Henri KONAN BEDIE est l’expression de cette nouvelle alliance entre la France et la Côte d’Ivoire et à terme, entre l’Occident et l’Afrique et le retour en force des conseillers occultes français car on n’est mieux servi que par soi-même, dit l’adage. Le mode opératoire de ce pont marque le point de départ de la Solution ADO dans le secteur des Grands Travaux en Côte d’Ivoire et le futur visage français de l’économie ivoirienne avec le financement françafricain occulte de l’Elysée. Nous sommes en plein dans la devise de la France-Afrique : "Ce qui est bon pour la France est obligatoirement bon pour l'Afrique".

Au moment où les Ivoiriens souffrent d'une pauvreté accentuée par l'incapacité du régime de Monsieur Alassane Dramane OUATTARA à payer les salaires, d’une extermination des micro-entreprises, d'un affaiblissement du portefeuille des petites et moyennes entreprises qui accroît chaque jour le nombre de chômeurs et ne parlons pas de l'insécurité chronique. Au moment où les ivoiriens sont soignés gratuitement mais sans médicaments. C'est ce moment que Monsieur Alassane Dramane OUATTARA et le Groupe BOUYGUES choisissent pour construire un pont à péage à 700 F CFA le passage et par voiture, là où le Président GBAGBO propose un projet deux fois moins cher et sans péage. Pour faire avaler la pilule au PDCI, ils ont donné le nom du Président Bédié au pont. Comme par hasard, le déblocage de fonds qui a suivi pour lancer les travaux et toute cette effervescence autour du pont coïncident avec l'approche des élections en France, cela rappelle étrangement toutes ces affaires de France-Afrique avec leurs rétro-commissions.

Les divergences d’approche du développement de la Côte d’Ivoire et la prise en compte stricte des intérêts des Ivoiriens par le Président Laurent GBAGBO sont la cause fondamentale de l’emprisonnement du Président légal et légitime de la République de Côte d’Ivoire par la Françafrique.

 

Par Ahoua DON MELLO, Docteur-Ingénieur des Ponts et Chaussées de Paris, ex DG du BNETD 2000-2010, Ministre de l’équipement et d’assainissement du gouvernement Gilbert AKE NGBO.

 

 

27/09/2011

Gbagbo porte plainte contre Martine Aubry pour diffamation

Voici le communiqué produit par ses avocats...

"Lucie BOURTHOUMIEUX, Roland DUMAS, Jaques VERGES et Marcel DECCALDI, conseils du Président Laurent GBAGBO, portent plainte contre Madame Martine AUBRY à la suite des propos outrageants, à l’encontre du Président Laurent GBAGBO, tenus lors de l’émission dimanche+ sur la chaine de télévision Canal+ le 25 septembre 2011.

Les conseils du Président Laurent GBAGBO jugent particuliérement indécentes les déclarations de Madame AUBRY à l’égard du peuple ivoirien qui depuis septembre 2002 est victime de crimes et violences du fait de l’ingérence des puissances etrangères en CÔTE D’IVOIRE."

Plus que jamais, la stratégie des conseils du président ivoirien renversé se présente comme offensive. Feuilleton à suivre.

23/09/2011

Liberté de la presse en Côte d'Ivoire : le communiqué inquiétant du CNP

Quand l'instance de régulation de la presse en Côte d'Ivoire, au lieu de faire respecter le droit de la presse par un pouvoir qui le bafoue en mettant en prison des journalistes, s'amuse à vouloir imposer une "histoire officielle", à rebours de toutes les traditions démocratiques connues. Mieux vaut lire ça qu'être analphabète...

 

Depuis la fin de la crise postélectorale, des journalistes s’évertuent, dans leurs écrits, à faire admettre à l’opinion que les autorités politiques en place seraient issues d’un coup d’Etat opéré contre leurs prédécesseurs.

 

A cet effet, les concepteurs de ces idées présentent le Chef de l’Etat Ivoirien comme un « président installé par coup d’Etat » et son « régime installé par la France», tandis que l’ancien chef de l’Etat est vu comme « renversé par l’Armée française » voire « prisonnier du chef de l’Etat français ».

 

Ce procédé utilisé à foison dans certains journaux traduit, loin du souci d’informer les lecteurs, une tendance inacceptable à la manipulation des faits et de la réalité.

 

Le Président de la République de Côte d’Ivoire exerce son mandat actuel des suites d’élections démocratiques reconnues par la communauté nationale et internationale et, pour lequel, il a été officiellement investi dans ses charges.

 

Ces faits étant établis et de notoriété, le CNP prévient qu’à compter de la publication du présent communiqué, il sera intraitable sur les écrits à caractère subversif et insultant non seulement pour les autorités en place mais également pour le peuple ivoirien qui a, dans la transparence, élu son président.

 

Le CNP met donc en garde les auteurs de tous écrits de presse qui travestissent les faits et leur rappelle que pareilles dérives les exposent, eux et leurs organes de presse, à la rigueur de la Loi.

 

 

Fait à Abidjan, le 21 septembre 2011

 

Pour le CNP

Le Président

Le livre La Recolonisation de l'Afrique

 

28/07/2011

Déclaration d'Eric Kahé

Alors que ses proches sont dans le meilleur des cas persécutés et dans le pire des cas abattus et que des rumeurs "justificatives" sont distillées, Eric Kahé, ancien ministre du Commerce et président de l'AIRD, parti politique appartenant au CNRD (coalition pro-Gbagbo), a fait une déclaration pour remettre les choses à plat et défendre son honneur. Pour lire l'intégralité, cliquez Ek Declaration 201107.pdf