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07/11/2012

Le procès de Koné Katinan, qui comparaît libre, reporté au 21 novembre

Responsable de la "galaxie patriotique" en exil, Idriss Ouattara raconte :

"Le procureur a demandé ce matin au juge un dernier report pour réunir les dossiers. Demande à laquelle le juge a fait droit pour, dit-il, trancher définitivement. Mais en raison du fait que le juge prend ses congés dès cette fin de semaine, le report a été fixé au 21 décembre"

[Erratum : Après vérification, le procès aura plutôt lieu le 21 novembre.]

Le commentaire d'Idriss Ouattara :

"Ceci démontre bien que le dossier Katinan est totalement vide et que tout ce ballet auquel nous assistons aujourd'hui est purement politique. La vérité est lente mais elle finit toujours par s'imposer. On ira jusqu'au bout."

Cissé Bacongo a commencé à détruire les locaux de l'église des Assemblées de Dieu de Cocody - "Ils sont venus pour braver l'autorité de Dieu" (vidéo)

03/11/2012

Mise en cause sur ce blog, Maria Malagardis (Libération) a réagi - voici son commentaire !

Après l'arrestation de Simon Pierre Ehivet, frère de Simone Gbagbo, suite à la publication par le quotidien Libération de ses propos critiques vis-à-vis du régime Ouattara, nous nous sommes interrogés dans un post :

"La journaliste a-t-elle exposé son interlocuteur en divulguant son nom dans un article publié au sujet d'un pays qu'elle sait être un pays où la torture et les arrestations arbitraires sont légion ? En tout cas, il faut noter qu'elle a pris le soin de masquer l'identité d'un autre de ses interlocuteurs, qu'elle a caché sous le prénom de "Gaspard"."

Piquée au vif, Maria Malagardis, rédactrice de l'article, a réagi en commentaire sur ce blog :

"Je suis tout aussi consternée que vous mais arrêtez de rejeter la faute sur le messager plutôt que sur ceux qui ont arrêté Simon-pierre ! Je ne l'ai pas pris en traître, il savait très bien que j'étais là pour faire un reportage, il m'a encouragé à prendre des photos et j'ai voulu plutôt donner, enfin, son point de vue que de le stigmatiser. Maintenant, son arrestation, si elle est liée au papier, est totalement injustifiée, et j'aimerai que vous m'aidiez plutôt à dénoncer cette situation et lui permettre de retrouver la liberté au plus vite, plutôt que de chercher des ennemis imaginaires (merci pour la photo). Ce n'est pas moi le problème, c'est peut-être plutôt la liberté de parole en Côte d'ivoire aujourd'hui qui pose problème. Ne vous trompez pas d'adversaire !"

Dont acte.

"Libé" dénonce l'arrestation du frère de Simone Gbagbo - pour se dédouaner ?

Après l'arrestation et la "mise au trou" au sein de la DST ivoirienne de Simon Pierre Ehivet, frère de Simone Ehivet Gbagbo, suite à l'imprudente publication d'un reportage à Moossou où il était ouvertement cité (contrairement à d'autres interlocuteurs critiques dont l'identité était camouflée) par Maria Malagardis de "Libération", le quotidien s'indigne dans une brève.

"Est-ce pour avoir exprimé son inquiétude légitime sur le sort, très incertain, de sa sœur qu’il a été arrêté ? Cherche-t-on, à travers lui, à punir Moossou, lieu de naissance de Simone Gbagbo ?"

Est-ce le signe d'un remords confus ou une véritable prise de conscience de la nature dictatoriale du régime d'un Alassane Ouattara que "Libé" ne cesse de choyer depuis plus de dix ans ?

02/11/2012

CPI/libération ou non de Gbagbo : le délibéré connu avant le 13 novembre (Alerte Info)

Le délibéré du procès tenu mardi à la Cour pénale internationale (CPI) sur une libération ou non de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo pourrait être connu la semaine prochaine, à défaut avant le 13 novembre, a-t-on appris auprès de son entourage. Selon Me Jean-Serges Gbougnon, un des avocats de M. Gbagbo, et Fadi El Abdallah, porte-parole de la juridiction internationale, la CPI n’a pas de date pour le délibéré et le verdict pourrait tomber à tout moment.

Source Alerte Info

Les juges de la CPI décident que Laurent Gbagbo est apte à participer aux procédures : voici leur communiqué

Le 2 novembre 2012, la Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale (CPI) a décidé que M. Laurent Gbagbo était apte à participer à la procédure devant la Cour. Les juges fixeront bientôt une date pour l'audience de confirmation des charges dans cette affaire.

Selon la décision des juges, des ajustements pratiques devront être mis en place afin de permettre à M. Gbagbo de participer à l'audience de confirmation des charges. Ceux-ci peuvent inclure la tenue d’audiences plus courtes, la mise à disposition d'installations appropriées pour se reposer pendant les pauses, la possibilité pour le suspect de se dispenser de tout ou partie de la procédure, ainsi que de la suivre par liaison vidéo s'il le désirait. La Chambre déterminera les modalités appropriées pour la conduite des audiences en consultation avec la Défense et le Greffe.

Contexte

Selon le mandat d’arrêt émis à son encontre, Laurent Gbagbo aurait engagé sa responsabilité pénale individuelle, en tant que coauteur indirect, pour quatre chefs de crimes contre l’humanité : a) de meurtres, b) de viols et d’autres violences sexuelles, c) d’actes de persécution et d) d’autres actes inhumains, qui auraient été perpétrés dans le contexte des violences postélectorales survenues sur le territoire de la Côte d’Ivoire entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011. Il a été remis à la CPI le 30 novembre 2011 et est apparu pour la première fois devant les juges de la Chambre préliminaire le 5 décembre 2011.

Le 26 juin 2012, la Chambre avait nommé trois experts pour aider à déterminer si M. Gbagbo était apte à véritablement exercer ses droits au cours de la procédure engagée à son encontre devant la Cour. L'ordre de procéder à un examen médical faisait suite à une requête de la Défense demandant, entre autre, que l’audience de confirmation des charges initialement prévue pour le 13 août 2012 soit reportée parce que l'état de santé de M. Gbagbo le rendait inapte à participer à la procédure. Le 2 août 2012, la Chambre préliminaire I de la CPI a reporté l'audience de confirmation des charges jusqu'à ce que la question de l'aptitude de M. Gbagbo à prendre part à l'audience ait été résolue.

 

Les rapports médicaux confidentiels ont été déposés le 19 juillet 2012. Une audience sur cette question a été tenue à huis clos les 24 et 25 septembre 2012 en présence de M. Gbagbo, sa Défense, l’Accusation, le Greffe et les experts nommés par la Chambre.

La CPI est la première cour pénale internationale permanente créée en vertu d’un traité pour mettre fin à l’impunité des auteurs des crimes les plus graves touchant la communauté internationale, à savoir les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité, et le génocide.

Un manifestant ivoirien tabassé par les policiers néerlandais à La Haye raconte (+photos)

Les photos (par RD)

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Son témoignage (recueilli par l'activiste Steve Beko).

"Je suis mal en point mais le moral demeure haut. Ils ont fait couler mn sang sans raison et je suis sur que cela débouchera sur la libération de mon président. Ils disent m'avoir tabassé parce que j’étais en état d'ébriété. J’ai demandé un test d'alcoolémie qu'ils ont refusé de faire. Je n'ai jamais touché à l'alcool. En fait les organisateurs du voyage ont établi une liste d'amis devant accéder à la salle d'audience mais la police ne voulait pas permettre a ceux qui ont bu d'y accéder. Je suis donc allé demander s'ils pouvaient me laisser entrer car il fallait occuper les places qui étaient attribués aux patriotes. C'est à ce moment là que Z… qui était sur la liste voulait forcer le passage malgré qu'il ait bu. Le policier l'a donc repoussé violemment et lui a répliqué. Le policier est donc allé appeler du renfort et lui a fui. C’était dans mon dos donc je n'ai rien vu quand les autres flics sont arrivés ils m'ont pris pour cible. J’ai tout fait pour ne pas leur résister afin qu'ils arrêtent mais rien n’y fit. J’ai vraiment failli me faire tuer. Aujourd’hui je vais prendre rendez-vous à la maison d'aide juridique. Je compte déposer une plainte mon frère. Merci pour ton soutien et surtout pour le combat que tu mènes sans relâche pour la libération de ton pays seul le Dieu te le rendra au centuple. J’ai pris l'engagement de combattre ! Je ne vais donc pas rester là à pleurnicher. Je vais les poursuivre juste pour que cet acte ignoble ne disparaisse pas sans laisser de trace officielle sinon je n’attends rien d'autre."

Une longue interview de moi sur Aligre FM, une radio indépendante parisienne

Résumé en trois vidéos montées par l'irremplaçable Grégory Protche, éditeur de "J'accuse Ouattara".

Vous pouvez acheter "J'accuse Ouattara"  à la librairie Présence Africaine à Paris, sur le site Internet du Nouveau Courrier ici (et c'est préférable pour nous), sur Amazon et sur commande chez votre libraire.

Gaëtan Mootoo (Amnesty International) fait le point de sa mission en Côte d'Ivoire sur Telesud

31/10/2012

Quand les FRCI coupaient l'oreille d'un de leurs prisonniers (source agence dépendant de l'ONU)

Les témoignages ci-dessous sont extraits d'une dépêche d'IRIN, une agence de nouvelles dépendant du Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies (OCHA).

"Le 15 septembre, j’ai été enlevé par une unité des FRCI basée au camp 2, à Yopougon-Niangon. Ils nous ont accusés, d’autres jeunes et moi, de planifier une action contre la stabilité et nous ont demandé de leur révéler où nous cachions nos armes », a dit Thibaut Guéï, un enseignant résidant à Yopougon, à l’ouest d’Abidjan. Cette commune était un bastion pro-Gbagbo lors des violences post-électorales de 2010-2011. 

«Chaque fois que nous contestions ces accusations, nous étions sévèrement battus et ils versaient de l’urine sur nous », a dit M. Guéï, en montrant à IRIN son oreille gauche, qui a été coupée par l’un des soldats. « Je les ai suppliés de ne pas le faire, mais ils l’ont fait. » 

« Quand j’ai perdu connaissance, ils ont appelé mes parents et exigé 150 000 francs CFA (300 dollars) pour me libérer et m’emmener à l’hôpital. »  (...)

Boniface Ackah, 28 ans, a dit qu’il avait été arrêté le 16 août à Dabou, à l’ouest d’Abidjan, après un attentat contre un poste de police de la commune. Il a ensuite été transféré dans la capitale. 

« Nous avons été incarcérés pendant dix jours. Ils ne nous ont jamais rien expliqué. Ils nous ont battus avec des matraques et des bâtons », a dit M. Ackah, dont le corps garde les traces des hématomes causés par ces passages à tabac. Il a dit que lui et d’autres détenus avaient contacté leur famille [et, qu’en conséquence,] les soldats avaient demandé 50 000 francs CFA (100 dollars) à certaines [familles] et un million de francs CFA (2 000 dollars) à d’autres. 

« Les soldats déterminaient qui avait un père riche ou pas. Nos parents sont pauvres, mais ils disaient ‘ce parent a de l’argent et peut envoyer une certaine somme’. Et la personne qui vient te chercher doit payer avant de quitter le camp de détention », a dit M. Ackah à IRIN." 

L'article dans son intégralité ici.