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20/09/2008

Pendant ce temps, l'ANC se déchire

mbeki zuma.jpg
Maintenant que Jacob Zuma a réussi à passer à travers les fourches caudines de la justice sud-africaine, ses proches, qui ont noyauté l'ANC, passent à la vitesse supérieure et demandent la démission du président Thabo Mbeki, ouvrant la voie à une scission d'un parti tellement solide qu'il apparaissait comme un parti unique. Que fera Mbeki, qui vient d'enregistrer une victoire diplomatique au Zimbabwe mais qui est fondamentalement affaibli ?
Une impression désagréable me traverse l'esprit : on dirait que Zuma veut prendre la justice de vitesse, et devenir président avant que l'aboutissement d'une autre procédure le rende inéligible. Pour cela, l'ANC impose à l'Afrique du Sud une crise politique inutile et très mauvaise pour son image, dans un contexte où les "négrologues" voient un début de Rwanda partout en Afrique dès lors que des problèmes surviennent. Rien que pour cela, il faudrait peut-être que ce parti s'affaiblisse et cesse de transformer ses crises internes en problèmes nationaux. Dans un tout autre contexte, on a vu où la "guerre civile" à l'intérieur du tout-puissant PDCI-RDA a conduit la Côte d'Ivoire...
Au fait, que pensez-vous de Jacob Zuma ? Personnellement, il ne me rassure pas. Je ne pense pas que l'Afrique du Sud d'aujourd'hui a besoin, sur le plan international, d'un président qui traîne avant son élection autant de casseroles. Je comprends toutefois que son côté "insider", vétéran de la lutte armée anti-apartheid et proche du peuple puisse séduire après près de dix ans d'une présidence Mbeki qui cultivait l'art de la distance, du secret et de l'intellectualisme.
Pour aller plus, un article de Rue 89 et la plateforme de blogs sud-africaine Thought Leader.

05/09/2008

Simone Gbagbo, mère-courage

commemoration_030.jpgDepuis le début de cette semaine, la presse ivoirienne suit avec beaucoup d'intérêt la tournée de Simone Ehivet Gbagbo, Première Dame et présidente du groupe parlementaire FPI, dans le centre-nord du pays, tenu par les Forces nouvelles. Et pour cause : c'est la première fois qu'elle, considérée - à tort ou à raison - comme une "dure" de la coalition présidentielle, foule le sol des zones pudiquement appelées "CNO" depuis le début de la guerre qui a commencé le 19 septembre 2002.
Les regards sont d'autant plus tournés vers les villes et villages traversés par Simone Gbagbo qu'elle a choisi, envers et contre tout, de parler dans "l'antre du loup" comme elle le ferait à Abidjan. Partout où elle est passée, elle a tenu à dire sa désapprobation face au maintien en l'état de l'infrastructure militaire des Forces nouvelles. Elle n'a pas manqué d'interpeller directement Hervé Vétcho, comzone de Katiola, en ces termes :

«Quand j’entends Com zone, (…) moi ça me dérange. On ne doit plus avoir de zones, on ne doit avoir que des départements de la République (…) Je voudrais lui faire appel pour qu’il cesse d’être com-zone et qu’il devienne un citoyen de la République (…). Où il est Vetcho? Je voudrais vous demander d’accepter, (dans le même temps, Vetcho qui a voulu s’asseoir, se voit fermement invité par la Première dame de rester debout). Non, non, non, il faut rester débout, je n’ai pas encore fini de parler. Il faut accepter de ne plus être Com-zone, mais d’être un citoyen respectable et respecté par tous. Je suis sûr que les qualités que vous avez démontrées, vous saurez les mettre à la disposition de Katiola, pour que nous puissions venir à Katiola sans préoccupation, sans souci parce que nous savons que vous et vos hommes faites le travail de sécurité, mais cette fois, sous le drapeau ivoirien».


Bien entendu, ni l'intéressé ni ses congénères des Forces nouvelles n'ont apprécié. Ils n'ont pas manqué de le dire, dans des formules où les menaces voilées affleuraient. Simone Gbagbo ne s'est pas laissée faire. Elle a accepté d'avoir une rencontre avec les FN mais à une condition : "Discuter, oui ! Changer de discours, non !" Dans le petit village de Kapélé Sokoro, elle a dit : "Vous avez expérimenté en direct la gestion par une rébellion, avec toutes les souffrances qu'il y a eu."

La Première Dame de Côte d'Ivoire a-t-elle tort ? Fait-elle dans la provocation gratuite ? Certains journaux le pensent. Parmi eux, "Le Nouveau Réveil", quotidien proche de Henri Konan Bédié, qui vient de faire un meeting à Bouaké où il a chargé Gbagbo et ménagé Soro, quand bien même il disait à Yopougon que la Côte d'Ivoire ne devait pas être l'otage des chefs de guerre...

Pour ma part, je pense que Simone Gbagbo a fait preuve de courage - malgré sa garde personnelle, assez nombreuse, elle est tout de même en zone FN. Par ailleurs, son attitude politique a l'avantage d'être plutôt saine. La paix advient plus facilement entre des interlocuteurs au langage clair qu'entre des individus qui cachent dans leur gibecière un "plan B", un "plan C", voire une "tactique Z". L'attitude politique de Simone Gbagbo est aux antipodes des faux-semblants et du clair-obscur pratiqués ces dernières années par une classe politique disant une chose le matin et son contraire le soir. Elle a le mérite de faire avancer le débat autour d'une question que tout le monde se pose : quand est-ce que l'autorité pleine et entière de l'Etat central s'exercera-t-elle enfin ? Tirer les membres des Forces nouvelles de leur confort, leur rappeler leurs engagements à Ouaga n'est peut-être pas "ouagadougoument correct", mais peut être salutaire pour l'avancée du processus de paix. Personne ne se sépare des"passe-droits" et rentes de situation créées par l'administration de territoires plus grands que de nombreux pays, s'il est en permanence caressé dans le sens du poil.

01/09/2008

Des télés panafricaines, pour dire quoi ?

aljazeera1.jpgCertains parmi vous, lecteurs de ce blog, m'ont reproché après mon dernier post de me contenter de sonder d'éventuels conflits de leadership derrière l'annonce de l'ambitieux projet "Africa 24" et d'escamoter une problématique plus centrale : l'enjeu, pour l'Afrique, de disposer de ses propres instruments de communication, qui lui permettront d'avoir sa propre voix dans le concert de la mondialisation médiatique.
Les expériences des "Al-Jazeera", "Al-Arabiya", "CNN", "France 24" ou "Telesur" défient l'Afrique et lui montrent le chemin à suivre. Elle le fait déjà, de manière balbutiante - c'est une évidence.
Je vous propose de débattre sur ce que vous attendez d'une chaîne de télévision panafricaine et ce que vous pensez de ce qui existe aujourd'hui. Personnellement, j'attends une chaîne de télévision qui essaie de couvrir l'actualité d'un maximum de pays africains et diffuse des débats politiques et sociétaux élevant le niveau général de la population et la culture citoyenne. Et vous ?

29/08/2008

Obiang-Bongo : la guerre des télés

Et si la guerre de leadership entre les chefs d'Etat des "pétro-Républiques" d'Afrique centrale se poursuivait sur un terrain bien singulier, celui des chaînes de télévision panafricaines ? Tout porte à croire qu'Omar Bongo Ondimba et Teodoro Obiang Nguema, qui se méfient profondément l'un de l'autre, veulent avoir chacun "sa" Al-Jazeera, histoire de ne pas laisser à l'autre le monopole de la "parole internationale" et des petites campagnes médiatiques perfides.
omarbongo.jpgTout commence par des conflits entre les fondateurs de 3A Télésud qui se terminent par l'éjection de Constant Nemale, le "visage" de la chaîne, au profit d'un homme d'affaires gabonais, Eric Benquet, accusé par ses ennemis d'être l'homme de paille de Pascaline Bongo, la très influente fille de son père. Nemale, fils de personne, refuse de s'en laisser conter. Il lance un ambitieux projet de chaîne de télévision panafricaine, et très astucieusement, se jette dans les bras d'Obiang, qui voit en lui "un bon petit" qui améliorera l'image de son pays en chantier sur la scène internationale et qui fera comprendre à Bongo voire à Biya qu'il n'est plus un "petit président". Il annonce donc très clairement qu'il soutiendra Africa 24 dans ce communiqué que nous avons reçu au moins trois fois dans notre boîte email - ce qui témoigne de l'activisme des acteurs de cette guerre des télés à la fois sur le terrain des blogs et des mailings :

Malabo, 19-08-2008 : CIDGE- Le Ministre de l'Information, de la Culture et du Tourisme et Porte Parole du Gouvernement, Jeronimo OSA OSA EKORO, a annoncé la signature officiel d'un important accord de coopération avec une nouvelle chaîne de télévision, AFRICA 24, dont le siège de production est à Paris (France). Un acte qui s'est déroulé lors d'une conférence en présence de son Excellence ELO NDONG NSEFUMU, troisième Vice-Premier Ministre du Gouvernement et représentant spécial du chef de l'Etat à la cérémonie. Le Fondateur de AFRICA 24, a présenté les objectifs de la nouvelle chaîne, véritable première chaîne d'information mondiale sur l'Afrique qui a pour objectif de présenter le véritable visage dynamique et évolutif du continent Africain. Un continent aujourd'hui présenté par les médias internationaux sous un angle essentiellement tragique. La Guinée-Equatoriale s'est dit heureuse de s'engager aux côtés des 14 autres pays africains qui ont décidé de rejoindre la nouvelle chaîne de télévision AFRICA 24. Valorisée à hauteur de 50 millions d'euros, la nouvelle chaîne de télévision panafricaine émettra officiellement à partir du 1er janvier 2009.


Vous avez lu comme moi : Africa 24 serait soutenue par 14 autres pays africains. Réalité ou bluff ? On peut se demander, dans cette guerre de obiang.jpgchefs d'Etat, quels camps choisiront Paul Biya - qui ne cache pas son peu d'estime à la fois pour Obiang et pour Bongo - et Laurent Gbagbo - qui a souvent témoigné de l'intérêt au projet 3A Télésud du temps de Némalé...

On peut aussi se poser d'autres questions. Ces chaînes concurrentes travailleront-elles à renforcer le panafricanisme ou les guerres stupides de nos chefs de village ? Est-il souhaitable que la "parole panafricaine" ne soit affaire que de chefs d'Etat et de leurs enfants, surtout lorsque l'on sait que les deux qui sont aux prises ne sont pas particulièrement attachés à la liberté d'expression chez eux ? Quelle est donc la stratégie du leadership gabonais, qui a vendu Africa n°1 à Kadhafi après avoir acheté 3A Télésud ?
Question subsidiaire : que devient la télévision panafricaine du banquier camerounais Paul Fokam, qui a déjà réussi à être au tribunal avec de nombreux ex-cadres estimant avoir été floués ?

15/08/2008

Des "blogcamps" à Abidjan ?

Une petite idée fait son chemin dans mon esprit : et si nous organisions des "blogcamps" à Abidjan ? Des rencontres au cours desquelles nous échangerions sur nos expériences de blogueurs, où nous formerions ceux qui le veulent au blogging - quand on pense aux avantages que pourraient tirer nos artistes ou nos entreprises en matière d'exposition, on se dit que quelque chose se gaspille forcément...
Je reste perplexe sur un certain nombre de points :

- Où organiser de telles rencontres ?
- Comment ? En partenariat avec des organisations qui voudraient former leurs membres/adhérents/travailleurs ?
- Comment financer de telles rencontres ?
- Et puis, au final, est-ce que c'est vraiment un besoin ?

07/08/2008

Voici l'accord de coopération judiciaire France-Côte d'Ivoire

Je le verse au dossier de la discussion sur l'affaire Kieffer et le respect par le juge Ramaël de ce fameux accord.

Un extrait qui me semble significatif :

Titre H. Chapitre I.

Article 3
Les commissions rogatoires, tant en matière civile et commerciale qu'en matière pénale et administrative, à exécuter sur le territoire de l'un des Etats contractants seront transmises par la voie diplomatique pour être exécutées par les autorités judiciaires de l'Etat requis.
Article 4
L'Etat requis pourra refuser d'exécuter une commission rogatoire si celle-ci n'est pas de sa compétence ou si elle est de nature à porter atteinte à la souveraineté, à la sécurité ou à l'ordre public dudit Etat.
Article 5
Les personnes dont le témoignage est demandé seront invitées à comparaître par simple avis administratif. Si elles refusent de déférer à cet avis,l'autorité requise usera des moyens de contrainte prévus par la loi de l'Etat où a lieu la comparution.
Article 6
Sur demande expresse de l'autorité requérante, l'autorité requise fera toutes diligences pour :
1 ° Exécuter la commission rogatoire selon une forme spéciale si celle-ci n'est pas contraire à la législation de l'Etat où a lieu l'exécution de cette commission;
2° Informer en temps utile l'autorité requérante de la date et du lieu où il sera procédé à l'exécution de la commission rogatoire, afin que les parties intéressées puissent y assister dans le cadre de la législation de l'Etat requis.
Article 7
L'exécution des commissions rogatoires ne donnera lieu au remboursement d'aucun frais, sauf en ce qui concerne les honoraires d'experts.
Article 8
Les dispositions du présent chapitre n'excluent pas la faculté pour les Etats contractants de faire exécuter directement par leurs représentants ou les délégués de ceux-ci les commissions rogatoires relatives à l'audition de leurs ressortissants.
En cas de conflit de législation, la nationalité de la personne dont l'audition est requise sera déterminée par la loi de l'Etat où la commission rogatoire doit être exécutée, au moment de sa délivrance.

CHAPITRE II. COMPARUTION DES TÉMOINS EN MATIÈRE PENALE
Article 9
Si, dans une cause pénale, la comparution personnelle d'un témoin est nécessaire, le Gouvernement de l'Etat où réside le témoin l'engagera à se rendre à l'invitation qui lui sera faite. Dans ce cas, les indemnités de voyage et de séjour, calculées depuis la résidence du témoin, seront au moins égales à celles accordées d'après les
tarifs et règlements en vigueur dans l'Etat où l'audition devra avoir lieu. Il lui sera fait sur sa demande, par les soins de l'autorité consulaire de l'Etat requérant, l'avance de tout ou partie des frais de voyage.
Article 10
Aucun témoin qui, cité dans l'un des deux Etats, comparaîtra volontairement devant les juges de l'autre Etat, ne pourra y être poursuivi ou détenu pour faits ou condamnations antérieures à son départ du territoire de l'Etat requis. Cette immunité cessera quinze jours après la date à laquelle la déposition aura pris fin et où le
retour du témoin aura été possible.
Article 11
Les demandes d'envoi de témoins détenus seront acheminées par la voie diplomatique.


Lire l'accord dans son intégralité ici. Qu'en pensent les juristes du village ?

24/05/2008

"Paix des braves" entre la Côte d'Ivoire et "ses" Français ?

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L'événement n'a pas été, il me semble, très commenté. Il est pourtant symboliquement important. Mercredi dernier, des entrepreneurs français ayant quitté la Côte d'Ivoire en novembre 2004 sont venus au Palais présidentiel du Plateau, demander pardon à la Côte d'Ivoire et expliquer, en résumé, qu'ils avaient été abusés par leur ancien exécutif, Jacques Chirac en tête. Extrait de leur "confession" à Gbagbo :

"Excellence, Monsieur le Président de la République nous profitons de l’occasion qui nous est donnée, pour avoir une pensée particulière pour l’ensemble des victimes liées aux évènements de novembre 2004.
Aussi nous voudrions adresser au peuple ivoirien un message de solidarité et de soutien au nom de l’association.

Selon nous, nous avons été otages et victimes de la politique politicienne de certains anciens dirigeants français qui nous ont sacrifiés sur l’autel de leurs intérêts. C’est pourquoi, Excellence Monsieur le Président de la République et de façon solennelle nous vous demandons pardon.

Excellence, Monsieur le Président de la République, en tant que Président de l’ADESCI et au nom des opérateurs économiques que je représente, nous tenons à vous féliciter pour le climat d’apaisement qui règne dans notre pays dû, à votre idée novatrice du dialogue inter-ivoirien dont vous êtes l’initiateur, et, qui permet à tous les Ivoiriens dont nous faisons partie de retrouver espoir. (...)
Que « l’arbre puisse accueillir de nouveau ses oiseaux ». (...)
Excellence, Monsieur le Président de la République, nous savons que notre départ de Côte d’Ivoire a servi à véhiculer une image négative sur votre politique et sur la Côte d’Ivoire, et a servi de fonds de commerce pour d’autres.
Nous, enfants de Côte d’Ivoire, nous voulons à travers les medias rétablir la vérité sur la scène internationale, pour rendre à César ce qui est César."


Extrait de la réponse de Gbagbo, surtout adressée (à mon avis) à un certain nombre de personnes bien ciblées à Paris.

"Sous mon mandat, la Côte d’Ivoire n’aura jamais une rupture avec la France. Je vous le dis parce que cela n’a aucun sens. Nous sommes le pays qui a les rapports les plus intimes, les plus anciens, les plus historiques et les plus caractéristiques avec la France. Des dirigeants politiques ivoiriens, je suis celui qui ne parle pas une autre langue que le français. C’est un choix. […] . La France est un pays avec lequel nous avons tant de liens. […] .

Il y a eu une embrouille entre ceux qui étaient à l’époque à l’Elysée et moi. Je l’ai maintes fois expliqué. Je ne suis pas un Sous-Préfet français nommé en Côte d’Ivoire. Je suis un Chef d’Etat élu. Si on décide quelque chose qui concerne mon pays, le moins qu’on puisse faire, c’est que je sois au courant. Je n’ai pas une nature de marionnette et je ne l’accepte pas dans les relations internationales.

C’est cela qui a entraîné tous ces dérapages. Si j’en avais contre la France, je ne sais pas pourquoi aujourd’hui, les relations seraient apaisées avec les nouveaux dirigeants. C’est parce qu’ils ont changé de comportements. Ils n’ont pas les comportements des anciens. Ce qui c’est passé depuis 1999, toutes ces crises à répétition sont des catastrophes pour les entreprises françaises mais pour tout les cas d’entreprises d’ailleurs. Une entreprise a besoin de paix et de sérénité pour se développer. Et nous avons besoin des entreprises pour lutter contre le chômage. Pour lutter pour que le niveau de vie augmente.

Nous avons besoin les uns des autres. Je ne connais pas en Côte d’Ivoire, un homme politique qui peut dire qu’il n’a pas besoin des entreprises françaises. Ce n’est pas de la démagogie. C’est de la rationalité. C’est le bon sens. Maintenant que la situation est beaucoup plus calme, que nous nous préparons à aller aux élections, il faut quand même que les gens sachent que dans tous les grands choix que nous avons opérés, ce sont les entreprises françaises que nous avons choisis. Non pas pour faire de la démagogie, mais parce que c’est à elles que nous sommes habitués. Quand on travaille, on prend les instruments qu’on a l’habitude d’utiliser. Quand en 2004, j’ai eu à choisir d’autorité, parce qu’on avait des appels d’offre infructueux, une entreprise pour gérer le quai à conteneurs, j’ai choisi Bolloré. Il s’est trouvé à l’Elysée, des gens pour dire que Bolloré m’avait donné de l’argent. J’ai dit «mais s’il m’a donné de l’argent, vous êtes les plus heureux, parce que c’est une entreprise de chez vous». C’est cela qui était malsain dans les rapports."


Les échanges Gbagbo-entrepreneurs français en intégralité ici. En vidéo, ici.

Question au village : que faut-il en penser ?