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06/12/2008

La folle histoire de David Nott, le chirurgien qui opère par SMS

C'est dans le Nord-Kivu en proie à la guerre que ça se passe... Lire ici.

01/12/2008

Rendre à Bush ce qui est à Bush

3070948631-le-president-george-w-bush-s-enorgueillit-de-son-action.jpgRendre à César ce qui est à César est un impératif moral. Aujourd'hui, c'est la journée mondiale contre le sida. La dernière à laquelle George W. Bush participera en tant que président des Etats-Unis. Bush s'enorgueillit d'être le père du PEPFAR, ce programme américain hyper-financé grâce auquel le sida ne rime plus automatiquement avec la mort dans de nombreux pays d'Afrique. Il est ce qu'il est, mais nous devons reconnaître que l'Amérique, sous sa présidence, a sauvé des millions de vies en Afrique. Les Européens doivent admettre que cette vaste croisade contre la mort n'est pas de leur fait, malgré les montagnes d'humanisme qu'ils transportent à longueur de déclarations vertueuses. Force est de reconnaître que l'Amérique sait souvent reconnaître les grands défis de l'humanité et contribuer à les relever avec efficacité. Il y a plus de soixante ans, c'est l'Amérique qui a mis fin à la barbarie hitlérienne en sacrifiant plusieurs milliers de ses enfants. L'Histoire retiendra qu'au début du XXIè siècle, c'est l'Amérique qui a apporté le secours à des millions d'Africains voués à une mort certaine. Que Dieu bénisse l'Amérique, en dépit de tout !


"Quand nous avons lancé PEPFAR, notre objectif était d'aider au traitement de deux millions de personnes en cinq ans. Je suis heureux d'annoncer aujourd'hui que nous avons précocement dépassé cet objectif", a dit M. Bush à l'occasion de la journée mondiale contre le sida.

"Quand PEPFAR a commencé, 50.000 personnes seulement recevaient un traitement antirétroviral dans toute l'Afrique subsaharienne", a dit M. Bush au côté de son épouse, devant un ruban rouge de près de neuf mètres déployé sous le portique nord de la Maison Blanche.

Au 30 septembre, plusieurs mois avant l'échéance prévue, PEPFAR a atteint le chiffre de plus de 2,1 millions d'hommes, de femmes et d'enfants dans le monde ayant bénéficié grâce à PEPFAR de traitements antirétroviraux susceptibles de leur sauver la vie, selon la Maison Blanche. Plus de deux millions d'entre eux vivent en Afrique subsaharienne.

"A travers le monde, nous avons aussi aidé à ce que plus de 10 millions de personnes atteintes du virus VIH, dont plus de quatre millions d'orphelins et d'enfants vulnérables reçoivent des soins. Plus de 237.000 bébés sont nés sans le VIH grâce au soutien apporté par les Américains à des programmes prévenant la transmission du virus à leurs enfants", a dit M. Bush, arborant, comme son épouse, un ruban rouge à son revers.

PEPFAR (pour President's Emergency Plan for AIDS Relief, ou Plan d'aide d'urgence du président contre le sida) et plus généralement l'action de son gouvernement contre les maladies infectieuses en Afrique figurent parmi les réussites que M. Bush revendique à l'heure du bilan de huit années de présidence.


Lundi, il a présenté PEPFAR comme "l'une des initiatives les plus importantes de (son) administration".

Le 30 juillet, M. Bush a promulgué une loi allouant 48 milliards de dollars à la prolongation de PEPFAR.

L'action du gouvernement sortant contre le sida et les maladies infectieuses en Afrique a attiré des louanges d'experts et même d'adversaires à un président qui bat des records d'impopularité avant de quitter la Maison Blanche le 20 janvier.

"Je salue le président Bush pour le rôle prééminent qu'il a joué dans l'élaboration d'un plan d'aide contre le sida en Afrique et pour y avoir accordé les fonds nécessaires pour sauver des vies humaines et empêcher la propagation de la maladie", a dit le successeur de M. Bush, Barack Obama, dans un message adressé à un forum sur la santé auquel assistait le président sortant.

"Et mon administration poursuivra cette tâche essentielle pour faire face à la crise à travers le monde", a-t-il promis. (Source AFP)