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16/06/2014

Interviewé par RFI sur Gbagbo - Les mensonges éhontés de Jean-Marie Fardeau, de Human Rights Watch France

Dans un entretien accordé à la radio française de service public destinée à l'étranger, Jean-Marie Fardeau attribue à Gbagbo des propos qu'il n'a jamais tenus. Et multiplie les incohérences intéressées.

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Un jour, il faudra que des universitaires courageux se penchent méticuleusement sur le travail de l'ONG Human Rights Watch (HRW) sur la Côte d'Ivoire en particulier au cours de ces dix dernières années. En effet, nombre de responsables de cette officine qui dit défendre les droits humains, ont été pris à plusieurs reprises en flagrant délit de mensonge et de manipulation. Hier, Jean-Marie Fardeau, directeur France de cette organisation financée en grande partie par le spéculateur américain Georges Soros, que l'on dit proche d'Alassane Ouattara, s'est illustré, lors d'une interview accordée à RFI, par des mensonges renversants.

Le mythe du « dossier solide »

« Grâce » au refus de la CPI d'organiser à nouveau une audience publique après l'humiliation en « mondovision » de Fatou Bensouda lors de la première audience de confirmation des charges, et alors que le caractère extrêmement technique des documents échangés lors de ce « deuxième round » a de fait empêché l'opinion d'entrer dans le dossier, Fardeau peut affirmer sans sourciller que Bensouda a disposé de témoignages de « 108 personnes tout à fait nommées », alors que la quasi-totalité des témoins de l'Accusation se sont exprimés sous couvert d'anonymat. Il parle de « témoignages extrêmement précis » là où ils se contredisent justement à foison. La juge belge Christine Van den Wyngaert disait fort à propos dans son opinion dissidente, que « le problème précédemment identifié concernant le recours aux ouï-dire anonymes demeure ». De qui se moque donc Fardeau ? 

Et pourtant : même les noms des médecins qui ont constaté les décès des victimes supposées brandies par l'Accusation sont cachés à la Défense, qui a été empêchée de contre-enquêter. Si Jean-Marie Fardeau se précipite sur les ondes de la radio la plus écoutée en Afrique subsaharienne francophone pour donner du crédit au dossier Bensouda, c'est parce qu'il sait que ses faiblesses seront à juste titre pointées, et qu'il veut par avance lui sauver la mise. Alors qu'il devrait se soucier d'une application scrupuleuse du droit, il refuse obstinément d'entrer dans le fond des réserves de la juge belge Christine Van den Wyngaert, se contentant de supposer qu'il y a encore du travail à faire. C'est indigne ! Que penserait-on, dans le cadre des justices nationale de démocraties occidentales, d'une organisation de défense des droits de l'Homme à ce point soucieuse de défendre la réputation d'un procureur controversé, sans grand souci de la présomption d'innocence qui est due aux accusés ? Imposture !

Plus profondément, Jean-Marie Fardeau affirme que le dossier Bensouda est « extrêmement complet » pour dire tout de suite après que Human Rights Watch « n'a pas connaissance du dossier de la procureure ». Comment peut-on juger de ce qu'on ne connait pas ? Ignominie !

L'énorme mensonge sur les « partisans » de Ouattara prétendument traités de « rats d'égoût » par Gbagbo

Dans son interview accordée à RFI, Jean-Marie Fardeau remet « sur le marché » un mensonge grossier contenu dans le rapport consacré à la Côte d'Ivoire publié par HRW et qui s'intitulait « Ils les ont tués comme si de rien n'était ». « Nous, Human Rights Watch, et d’autres organisations, avions déjà témoigné et rapporté le fait que Laurent Gbagbo lui-même s’était exprimé à la radio, notamment pour appeler à l’érection de barrages dans la ville d’Abidjan pour bloquer les partisans de Ouattara, en appelant à dénoncer tous les étrangers qui étaient suspectés d’être des soutiens de Ouattara, notamment les migrants ouest-africains, et en traitant les partisans de Ouattara de « rats d’égout » », affirme-t-il. Or ces propos n'ont jamais été prononcés par Gbagbo, encore moins à la Radio. Contrairement aux pratiques en vigueur, HRW se garde bien de citer sa source avec précision concernant ses propos. Evoqués en page 5 du rapport « Ils les ont tués comme si de rien n'était », dans la partie « résumé », sans la moindre référence de bas de page, ils disparaissent totalement du corps du rapport. Qui n'en parle plus du tout. 

Fort curieusement, on retrouve des propos qui leur ressemblent à la page 49. Mais ils ne sont pas de Laurent Gbagbo, mais du journaliste K.K Maurice du quotidien Le Temps. Ils ne désignent pas « les supporters d'Alassane Ouattara » mais « les rebelles » et leurs « mercenaires burkinabé » qui affrontent les forces loyalistes à Abobo. Bien entendu, ces propos sont extrêmement durs, comme ils peuvent l'être en temps de guerre ouverte. Une chose est sûre : les avocats du président Gbagbo gagneraient à porter plainte contre Jean-Marie Fardeau, pour dévoiler à la face du monde ses manipulations.

Le deux poids deux mesures de Fardeau

Le directeur « France » de Human Rights Watch affirme que nul n'est besoin de preuves remises à Fatou Bensouda par la France pour « alimenter un dossier pour le procès de Laurent Gbagbo », parce que « c'est lui qui dirigeait directement les Forces de sécurité (FDS) dans la période post-électorale ». Si l'on suit cette logique, c'est qu'Alassane Ouattara, qui était le chef des Forces Républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) durant la même période, devrait tout logiquement se retrouver en procès, lui aussi. Mais Fardeau appelle plutôt à juger ceux, qui dans le camp Ouattara, se sont rendus coupables de crimes contre l'humanité. Et non Ouattara lui-même. Pour lui, la justice revient à s'acharner contre le chef politique d'une armée régulière, et à livrer des lampistes au service du chef politique d'une rébellion soutenue par l'Occident et qui a finalement eu le dessus. 

Par ailleurs, il endosse sans la moindre réserve le chiffre de « 548 personnes qui auraient été exécutées » par les pro-Ouattara alors qu'il est sorti du chapeau de la présidente d'une Commission d'enquête contrôlée de bout en bout par le pouvoir, et qu'il est objectivement le fruit d'une sous-estimation volontaire. Dans la mesure où seulement dans le département de Duékoué, voire dans le quartier « Carrefour » uniquement, le nombre de victimes des milices pro-Ouattara est supérieur à ce chiffre fantaisiste.

Théophile Kouamouo [Le Nouveau Courrier]

Commentaires

Merci à toi K reste bien éveillé

Écrit par : Bassan | 16/06/2014

Bon bêh, le mec il s'appelle ''fardeau'' et c'est déjà très lourd à porter... C'est tout dire...

Écrit par : Mankoun Kpêssêwa | 16/06/2014

oh fardeau,mw je m'en fou.parce que je connais c7 verité depuis le coup d'etat de 1999

Écrit par : aba belhanda ferry | 28/06/2014

François Hollande:la France a fait son devoir de faire un coup d'état en 2002 contre le président Gbagbo,la France a fait son devoir d'installer par les armes Dramane alassane et ses gangs incontrolés au pouvoir,la France a fait son devoir de massacrer depuis 2002 les populations de l'ouest,de l'est et du sud de la Côte d'Ivoire favorable au président Laurent Gbagbo jusqu'a ce jour,la France fait son devoir de piller nos ressources,nos multinationals,d'installé les bourkinabé a l'ouest de la CI.La France a fait son devoir d'assassiner la démocratie que le président Laurent Gbagbo avait instaurer.François Hollande sache ceci:nous les Ivoiriens de l'ouest,de l'est et du sud,nous allons nous battre pour récupérer notre pays,vous avez installez vos marionnettes par les armes,ils partiront par les mêmes armes.Tu n'es pas le Dieu de la côte d'Ivoire,qui vivra verra!

Écrit par : ouattara | 19/07/2014

Hollande est un voleur et un chef de guerre,Sarkozy est un trafiquant de drogue et criminel.Libérez le vrai président de la Côte d'IVOIRE Gbagbo Laurent.

Écrit par : ouattara | 17/09/2014

Mossi dramane commence a faire tes bagages pour quitter notre pays,sinon tu vas regretter ta naissance avec ton pouvoir de sang.

Écrit par : ouattara | 08/12/2014

Le président du congrès du fpi Danon djedje vient d'être arrêter par le pouvoir de sang d'Abidjan ce mercredi 10 nov 2014.En ce moment il y a un bouclier humain des militants devant le siège du parti.Peuple de Côte D'ivoire l'heure a sonné pour le soulèvement et la révolution.Notre première dame Ehivet simone Gbagbo était ce mardi 09 nov 2014 en face d'un juge malien,son nom dembele,il est de l'ethnie gougouni du Mali vendeur de charbon.Ce malien qui a l'audace de jugé l'Ivoirienne dans son pays.Les ivoiriens de l'est,de l'ouest,du sud et nord commençons la conquête de notre pays,trop c'est trop!

Écrit par : ouattara | 10/12/2014

Les présidents fantoches Africains qui ont manifestés le dimanche 11 janvier 2015 a paris font vomis.Pauvre Afrique,n'oublions pas,en 2002 Chirac et son gouvernement avec leurs terroristes et a leurs têtes Dramane alassane et Soro guillaume ont attaqués le pouvoir du président Gbagbo laurent.Aujourd'hui la Côte d'ivoire est méconnaissable,les intimidations,les menaces de mort,les arrestations et les tortures.

Écrit par : ouattara | 12/01/2015

pour votre information les Ouattara ne sont pas et n'ont jamais été des Mossis. Les Ouattara sont des Senoufos on en retrouve dans le Nord de la Cote D'Ivoire l'Ouest du Burkina et le Sud du Mali. Merci.
Ceci dit les Mossis sont un grand peuple aussi.

Écrit par : Ouattara | 19/01/2015

Je demande aux panafricains et aux africains de chasser tous ses ONG:la croix rouge,médecins sans frontière,amnesty international,unice et autres sont des transporteurs d'armes et des terroristes pour dévaster l'Afrique a cause de nos ressources,nos matières premières,notre cacao,notre pétrole et le gaz.Il faut un soulèvement populaire!

Écrit par : ouattara | 21/01/2015

Les ivoiriens de l'ouest,de l'est et du sud,le pouvoir de sang vient de condamner notre première dame Simone Gbagbo et nos ministres.Sortez de vos maisons,de vos villes,de vos villages,de vos campements pour que le soulèvement populaire commence.On doit tout faire pour que cette année on puisse chasser dramane et ses terroristes que la France a installée dans notre pays la côte d'ivoire.Ceux qui ont tuer depuis le 19 SEPT 2002 jusqu'a ce jour et c'est encore eux qui jugent,trop c'est trop.La colère de Dieu va bientôt s'abattre sur ses montres.

Écrit par : ouattara | 03/03/2015

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