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26/02/2014

Crise centrafricaine : un diplomate sud-africain fait des révélations et s'en prend à la CEMAC

Ce sont des propos tenus à l'occasion d'une interview vidéo accordée au portail en ligne ivoirien L'Infodrome par l'ambassadeur sud-africain à Abidjan, Vusi Sindane. A la faveur de cet entretien, le diplomate dégaine et tient des propos qui révèlent l'atmosphère de franche discorde qui règne au sein de l'Union africaine, notamment entre son pays et les nations membres de la CEMAC, qu'il accuse de manière fort peu voilée d'avoir été les complices des attaques de la Séléka contre les troupes de son pays positionnées en Afrique, et dont il affirme qu'ils se sont débrouillés pour remettre le destin de la Centrafrique à des mains extérieures au continent. Avec le peu de succès que l'on sait. Ses propos devraient normalement avoir une certaine résonance en Europe, plus particulièrement en France. En effet, ils viennent en soutien à la thèse selon laquelle Paris, qui feint d'aller jouer les gendarmes de la paix à son corps défendant, encourage ses alliés "francophones" à "saboter" la mise en place de "solutions africaines aux problèmes africains". Ce qui revient, finalement, à faire payer le contribuable français, qui dépense son argent dans des expéditions néocoloniales.

Extraits.

- "L'Afrique du Sud était présente en Centrafrique depuis plus de dix ans. Elle a reçu mandat d'y aller pour aider le gouvernement qui était là-bas. (...) Jusqu'à ce fameux événement où les événements de la Séléka sont rentrés en très grand nombre. Ils ont attaqué la position sud-africaine. (...) Naturellement, le nombre a fait qu'ils ont pu surprendre cette position sud-africaine. Nous avons perdu environ 15 soldats. Mais vous avez sans doute lu les vrais rapports : la Séléka a perdu des centaines d'éléments pendant ces combats. Cet événement a poussé le gouvernement sud-africain à se réunir en urgence et à en référer à l'UA avec une proposition : avec ce qui se passe, mieux vaut renforcer la présence sud-africaine sur le terrain pour éviter certaines choses (...) Les soi-disant dirigeants de cette partie de l'Afrique se sont réunis et ont dit aux Sud-Africains : "non, non, à partir de maintenant, nous on peut". Parce qu'ils pensaient avoir des soutiens hors du continent. L'Afrique du Sud en a référé à son gouvernement et à l'UA et elle a retiré le peu de troupes qui était là. Elle n'a pas eu l'autorisation d'augmenter ses troupes pour avoir une présence plus importante. (...)

Vous connaissez la suite. Ces mêmes dirigeants sont allés reconnaître une rébellion contre les textes de l'organisation qui commande tout le continent. Le dirigeant de cette rébellion qui a attaqué est devenu un dirigeant transitionnel. Aujourd'hui, les résultats sont là. Les chrétiens sont attaqués, les musulmans sont attaqués. (...) 

Il ne s'agit pas pour les Sud-Africains de venir s'imposer en tant que puissance. Ce n'est pas une façon d'agir quand il y a des lois (...) Un pays ne s'impose pas aux autres. Les pays travaillent dans le cadre de l'Union africaine. C'est quand l'Union africaine dit "faites ceci", que nous le faisons. Nous ne faisons pas au-delà."

Commentaires

bon article, il est évident que le coq gaulois Hollande veut être le "nouveau blanc" en Afrique ......

Écrit par : lemerick | 25/05/2014

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