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18/06/2013

Un député du parti de Ouattara accuse les juges de la CPI d'avoir pris "l'argent de Gbagbo", promet à ses "militants" un voyage à La Haye

Vêtues de tee-shirt sur lesquels on pouvait lire “procès de Gbagbo=paix durable”, des "victimes" de la crise postélectorale de 2010 en Côte d'Ivoire, se sont rassemblées lundi devant le principal tribunal d'Abidjan pour s'opposer à une éventuelle remise en liberté de l'ancien président Laurent Gbagbo, actuellement incarcré à la Cour pénale internationale (CPI).

 

 

Si les plus jeunes ont choisi de scander “Gbagbo assassin” en langue malinké, les vieilles personnes ont, quant à elles, opté pour des pancartes sur lesquelles on pouvait lire “les juges de la CPI sont-ils influencés par l’UA ?”, lors de cette journée de manifestation initiée par le député Alphonse Soro, président de l’Alliance pour le changement (APC), proche du pouvoir.

 

“Gbagbo a tué mon frère, ma sœur, tous mes parents à Abobo (quartier populaire au nord d’Abidjan). Aujourd’hui je suis seule, il doit payer pour ça”, a lancé une jeune fille, demandant à la CPI de rendre justice.

La CPI accusée de corruption

 

Des partisans du parti présidentiel, qui s'étaient réjoui du mandat d’arrêt lancé contre M. Gbagbo, pour quatre chefs d’accusations, dont des crimes contre l’humanité, accusent la CPI de corruption.

“Deux petits juges de la CPI ont pris l’argent de Gbagbo et veulent le libérer”, a lancé M. Soro, demandant aux manifestants de se tenir prêt car “à compter d’aujourd’hui (lundi), des mots d’ordres vont tomber” pour organiser des manifestations publics à la Haye.

Parmi ces manifestants, une vieille femme, la quarantaine environ, se déplaçant à l’aide d’une canne et tenant une pancarte, contestait la décision de la CPI d’ajourner le verdict de l’audience de confirmation des charges pesant contre M. Gbagbo.

Des meetings seront organisés à la Haye

Devant un parterre de "victimes" de la crise postélectorale, le président de l’APC rassurant que “Gbagbo sera jugé et condamné”, a demandé une grande mobilisation car, selon lui, leur mouvement se tiendra sur deux à trois mois et s’étendra partout en Côte d’Ivoire.

“Nous allons faire le voyage sur la CPI”. Telle est la promesse faite par M. Soro, sous les applaudissements de ces quelques "victimes", venues pour la plupart d’Abobo et Anyama (nord d’Abidjan).

Pour rappel, la CPI a ajourné le 3 juin le verdict de l’audience de confirmation des charges pesant sur l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, demandant à son procureur Fatou Bensouda, de procéder à une enquête plus approfondie pour apporter des preuves supplémentaires.

Avec Alerte Info

 

Commentaires

Mon cher Alphonce Soro tu as parfaitement raison, va partout, organise tout ce que tu veux mais sache qu'on demande des preuves si tu as bien compris le français et non des manifestations. Si c'est manifestation dit a ton Dramane de laisser les victimes manifester seulement 30 min et tu veras qui sont les vraies victimes. Pour rappel, c'etait une guerre depuis 2002 et qui opposait deux camps, on sait que c'est celui qui remporte qui fait plus de victimes. Alors Alphonce " nin étissé ka preuve srô boy n'gnin là"

Écrit par : Kouassi | 19/06/2013

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