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30/10/2012

Gbagbo et Bensouda étaient absents, clash entre Altit et l'accusation

L'audience publique sur le réexamen de la situation de détention du président Laurent Gbagbo vient de s'achever en ce milieu d'après-midi à la Cour pénale internationale. L'accusé, pour lequel des centaines de manifestants étaient venus, était absent - comme certaines informations de couloir l'avaient affirmé précédemment. L'on peut retenir, globalement, que cette audience publique a vu le bureau du procureur, représenté par un adjoint de Fatou Bensouda, absente, réitérer son argumentaire et demander le maintien en détention du président Gbagbo. De concert avec la représentante des victimes supposées, qui s'exprimait surtout comme la représentante du pouvoir Ouattara, et n'a eu de cesse de demander à avoir accès à des documents confidentiels sur la santé de Laurent Gbagbo et sur l'Etat qui a accepté de le recevoir dans le cadre de sa mise en liberté provisoire.

L'on retient aussi que cette audience a permis de comprendre le "rôle" du rapport étrange des experts (?) de l'ONU sur les violations de l'embargo, qui s'est évertué à criminaliser en vrac le président Gbagbo et des cadres du FPI nommément cités comme les commanditaires des violences qui déstabilisent le régime Ouattara et comme des alliés du terrorisme international. Le bureau du procureur s'est largement appuyé sur ce rapport pour rallier la Cour à sa thèse selon laquelle il faut maintenir le président Gbagbo dans les fers.

On retiendra aussi que l'atmosphère entre le représentant de Bensouda et l'avocat du président Gbagbo, Maître Emmanuel Altit, qui a brillamment réfuté les arguments du procureur - jusqu'à lui conseiller littéralement d'apprendre à "réfléchir" - était à couper au couteau. A la fin de l'audience publique, ils se sont livrés à une sorte de jeu de ping-pong. Le représentant du procureur a repris la parole après la plaidoirie d'Altit suivant son intervention. Et Altit, ne voulant pas lui laisser le dernier mot, a commenté son commentaire.

Des faits nouveaux ont été soumis par Altit. Notamment les rapports d'experts accrédités auprès de la Cour qui affirment que Gbagbo n'a pas l'intention de fuir et brûle de s'expliquer, et les conditions détaillées qu'apporte l'Etat qui veut accueillir sur son sol le fondateur du FPI pendant la procédure judiciaire.

Nous reviendrons largement sur cette audience dans l'édition du Nouveau Courrier de demain.

Commentaires

la cpi nous la certitude de la connaitre comme une juridiction aux ordres d,une certaine puissance qui la manipule à sa guise comme le vent et la girouette alors d,ou vient cette argumentaire qui ne dit pas son nom(le président Gbagbo va fuir?).Dites- moi autres chose ne nous donner un gout amère comme une certaine ONU.sinon on aura tout compris.

Écrit par : lasme joachim | 30/10/2012

Aucun ideal dans le monde comment un pdt de la trampe de gbagbo qui brule meme de parler et dire toute la verite peut til vouloir fuire et ou ira til ;le comble si tte larmee du mde a combatu gbabgo elle peut encore le debusque sil arrivait a fuir selon eux rire ;mais la cpi se discredite et elle prete a etre mise a nu wait and see

Écrit par : Franck zagbayou | 31/10/2012

Les commentaires sont fermés.