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25/09/2012

Liberté sous caution accordée à Koné Katinan : un témoin oculaire raconte

Leader de la galaxie patriotique ivoirienne en exil, Idriss Ouattara se fait un devoir d'assister à toutes les audiences dans le cadre du procès de Justin Koné Katinan, porte-parole du président Laurent Gbagbo dont le régime d'Alassane Ouattara n'a de cesse de demander l'extradition. Il raconte l'audience d'aujourd'hui, et explique dans quelles conditions le ministre du Budget du gouvernement Aké N'Gbo a obtenu la mise en liberté sous cautiondu juge ghanéen Aboagye Tandoh.


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"Dès l'entame du procès, le juge a demandé à l'accusation de fournir enfin les preuves contre Katinan Koné. A la surprise géneralé, celle-ci répond qu'elle n'est pas prête parce qu'elle n'a toujours pas pu traduire les documents. Le magistrat réagit en dénonçant la lenteur de la traduction qui bloque le procès. "Comment peut-on accuser quelqu'un depuis un mois sans être en mesure de fournir les preuves ?", s'étonne le juge. Il passe aussitôt la parole à l'avocat de Katinan [Maître Patrick Sogbodjor, ndlr] qui, lui, estime qu'en vérité, l'accusation n'a pas de preuves contre son client et demande en conséquence sa libération. Le juge redonne la parole à l'accusation pour qu'elle dise exactement quand elle pourra finir la traduction des documents de sorte à ne pas dire une fois de plus qu'elle n'est pas prête. L'accusation avance le 11 octobre comme date raisonnable pour elle. Le juge maintient cette date comme celle de la prochaine séance tout en mettant en garde l'accusation pour la dernière fois. Il fait aussi droit a la demande de liberté sous caution demandée par l'avocat de Katinan. Le juge accède a la requête et fixe la caution à 50 000 Ghana Cedis (environ 20 000 euros, environ 13 millions de FCFA) pour laquelle quelqu'un devra simplement se porter garant. Katinan doit, une fois par mois jusqu'à la fin du procès, se présenter dans les locaux du Bureau of National Investigation (équivalent local de la DST). Remarque : le procès n'a duré que trente minutes. Petite anecdote : le juge ghanéen, à notre surprise, se débrouille bien en français et a même beaucoup taquiné Katinan. Qui doit rejoindre son domicile en début d'après-midi après les formalités administratives. Merci Dieu pour le triomphe de la vérité."

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