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23/07/2012

Massacre du camp de réfugiés de Nahibly (Duékoué) : la LIDHO se réveille enfin !

Des militaires ivoiriens et des chasseurs traditionnels "dozos", servant de supplétifs aux forces armées, ont appuyé l`attaque meurtrière contre un camp de déplacés de l`Ouest ivoirien, affirme une importante ONG ivoirienne dans un communiqué.
Le camp de Nahibly, voisin de la ville de Duékoué, qui accueille des déplacés de la crise postélectorale de 2010-2011, "en majorité de l`ethnie guéré", a été attaqué vendredi par "des assaillants composés de jeunes Malinké, avec le soutien des chasseurs traditionnels appelés +dozos+ et d`éléments identifiés comme membres des Forces républicaines de Côte d`Ivoire", indique la Ligue ivoirienne des droits de l`Homme (Lidho).
La Lidho "est profondément indignée par la passivité coupable tant des soldats onusiens que des forces de sécurité ivoiriennes qui ont abandonné des populations civiles entre les mains des assaillants", écrit son président, René Legré Hokou.
Après cette "barbarie", l`ONG "interpelle" le président Alassane Ouattara et le chef de l`Opération des Nations unies en Côte d`Ivoire (Onuci) Bert Koenders, sur "leur responsabilité de protection et de secours humanitaires".
Selon la Lidho, l`attaque contre le camp s`est soldée par "au moins une dizaine de morts dont un homme brûlé vif, des dizaines de blessés, des personnes enlevées et plusieurs personnes réfugiées dans les forêts".


Commentaires

"Massacre du camp de réfugiés de Nahibly (Duékoué) : la LIDHO se réveille enfin !"
A la lecture de ce titre, une seule interrogation m’a traversé l'esprit: ce monsieur connait-il la LIDHO?
Cher Monsieur, je voudrais simplement vous informer ou vous rappeler, c'est selon, que la LIDHO est une association créée par des ivoiriens en vue d'améliorer les conditions de vie, surtout les libertés politiques, des ivoiriens. Elle a pour armes les formations, les campagnes de sensibilisation, les enquêtes, les dénonciations et les recommandations. Elle n'est ni une armée légale, ni une rébellion.
A la faveur de la crise post-électorale, la LIDHO a fait plusieurs déclarations et communiqués de presse invitant les acteurs politiques à la modération. La LIDHO a même fait une évaluation du premier tour du scrutin présidentiel et a fait des recommandations pour que le 2nd tour du scrutin présidentiel se passe dans une atmosphère apaisée. Elle est la seule organisation à s’être opposée au recours à la force pour le règlement du contentieux électoral?
Je voudrais vous informer que pendant le régime de M. GBAGBO la LIDHO était censurée par la RTI. Elle avait saisi le CNCA mais rien n'y fit. Je ma demande si vous vous êtes interrogé sur ce que faisait la LIDHO.
Je voudrais aussi vous rappeler que c'est sous le régime de M. GBAGBO dont vous êtes l'un des soutiens que la LIDHO a été sauvagement attaquée par la Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d'Ivoire (FESCI) simplement parce qu'elle a osé offert son siège à la Coordination Nationale des Enseignants du 2nd degré (CNEC) pour l'organisation d'une réunion.
Malheureusement pendant ce temps vous n'étiez pas éveillé vous.
Je me réjouis qu'aujourd'hui vous attendiez que la LIDHO réagisse. Mais ce que vous oubliez, c'est que la LIDHO ne réagit pas pour faire plaisir à un individu ou un groupe de personnes. Pour nous les Droits de l'homme sont permanents et universels. Les droits de l’homme ne sont pas tributaires des types de régimes politiques.
Et donc vous serez quelquefois déçu car la LIDHO ne dira forcement pas ce que vous voudriez. Hélas!!! Mille fois hélas!!! Chacun fait son travail. Certains le font avec objectivité et de façon désintéressée tandis que d’autres sont partisans et attendent quelque chose en retour.
"Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droit...''. Très souvent, ceux qui sont au pouvoir s'en souviennent que lorsqu'ils sont dans l'opposition. Heureusement que vous vous souvenez subitement de l'existence de la LIDHO. Ah la LIDHO, comme tu es éternelle...

Écrit par : yao michel | 27/07/2012

Où est le rapport? Si vous étiez censurés sous le régime de gbagbo, je suppose selon vos dires que vous ne l'êtes plus maintenant; Alors qu'est ce qui vous empêchait de condamner plus tôt les innombrables dérives du régime Ouattara (arrestations arbitraires, exécutions sommaires, camps de torture, confiscation des biens, musèlement de la presse, atteinte à la liberté de manifester, etc..). Alors au lieu de vous lancer dans de vaines querelles nous serions heureux de connaître la réponse à cette interrogation? Pourquoi ce silence coupable devant tant d'excations?

Écrit par : gilles awounou | 27/07/2012

Mon Dieu, Mr Yao Michel, vous parlez tant pour ne rien dire! Vous méritez un prix: le prix de la vacuité.

Écrit par : affairage_org | 27/07/2012

Les commentaires sont fermés.