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08/05/2012

Violation de la liberté de la presse en Côte d'Ivoire : comment le CNP veut imposer les mensonges officiels

Le Nouveau Courrier bientôt suspendu dans sa version papier en Côte d'Ivoire ? Peut-être. Le Conseil national de la presse, organe de répression du régime Ouattara, vient de nous coller un blâme. Et il l'explique dans un courrier.

"Vous publiez à la page 02 de votre parution numéro 502 du jeudi 26 avril 2012, une contribution de Monsieur Roger Gballou, intitulée : «FPI : La convention de toutes les espérances». A la lecture, le Conseil National de la Presse (CNP) relève ceci : «Le 29 avril 2012, le parti politique de Laurent Gbagbo tient une convention, un an après le coup d’Etat qui emporta son régime».
Le CNP condamne ces écrits qui violent son communiqué n°014/CNP/DP/SG en date du 21 septembre 2011, dans lequel il vous est interdit de publier des écrits relevant de la manipulation des faits et de la réalité. Le CNP vous rappelle que Monsieur Alassane Dramane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire, exerce son mandat actuel des suites d’élections démocratiques reconnues par la communauté nationale et internationale et, pour lequel, il a été officiellement investi. Vous écopez ainsi d’un blâme pour le manquement susmentionné."

Dont acte. Il est toutefois loisible de constater que le CNP s'empêtre dans ses théories. Ouattara n'a pas fait de coup d'Etat puisqu'il a été "officiellement investi". Le souci avec ce pan de l'histoire officielle est qu'il a pris le pouvoir par les armes le 11 avril 2011, et a été investi le 21 mai 2011. Il a pris le pouvoir sans être reconnu par "la communauté nationale", incarnée par le Conseil constitutionnel. Qui l'a par la suite investi en endossant les résolutions de l'Union africaine, sans revenir sur sa décision donnant Laurent Gbagbo vainqueur des élections.

Si ce n'est pas d'un coup d'Etat qu'il s'agit - le coup d'Etat étant une rupture de l'ordre constitutionnel -, de quoi s'agit-il donc ?

Commentaires

Dramane ne poura pas changer la récente histoire de la Côte d'Ivoire en imposant le mensonge par ses organes aux ordres. Nous avons été témoins du coup d'Etat qui l'a imposé aux ivoiriens.

Écrit par : Alain Doh Bi | 08/05/2012

Et il se dit democrate ce pantin a la gueule penchee,un pays dans lequel la libre expression est un delit,un regime qui refuse toute critique comme l on si pouvait se construire sans les conseils et les critiques d autrui.

Écrit par : imperiialjoko | 08/05/2012

De toutes façons, le président du conseil constitutionnel peut-il se dédire? Nous savons tous que non dans le cas de la proclamation des résultats des élections présidentielles. Donc, Ouattara ne peut-être constitutionnellement président. Ainsi, coup d’état il y a bien eu. Aussi simple que cela. On peu ensuite tergiverser sur le sexe des anges; mais cela, c'est une autre question.

Écrit par : affairage | 10/05/2012

Le communiqué est plus une déclaration d'allégeance à Ouattara qu'un point de vue qui s'appuie exclusivement sur le droit. Le CNP réussi à faire une confusion entre "élection démocratique" "Reconnaissance de la communauté internationale" et la réalité des urnes. De plus, le blâme ne résous pas la question du coup d'état qui n'a pas eu besoin des écrits de LNC pour être ancrée dans les esprits. Eugène Kacou aura bien tourné les faits dans tous les sens, jamais il ne convaincra les esprits indépendants de son détachement au faux et à la distraction. Que l'histoire retienne que Ouattara est installé à la tête de la Côte d'Ivoire suite à un coup d'Etat. Point à la ligne.

Écrit par : gbagbo kafissa | 10/05/2012

Si ce n'est pas d'un coup d'Etat qu'il s'agit - le coup d'Etat étant une rupture de l'ordre constitutionnel -, de quoi s'agit-il donc ?

Écrit par : essay | 30/05/2012

Les commentaires sont fermés.