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26/01/2012

Cameroun : où est passé le bébé de Vanessa ?

Un éditorial poignant d'Haman Mana, patron du quotidien Le Jour, sur l'affaire de trafic de bébé qui illustre à merveille le niveau d'inhumanité publique et d'impunité généralisée auquel le Cameroun de Paul Biya est arrivé.

Vanessa Tchatchou, une Camerounaise à peine pubère, a accouché, il y a six mois, d’un bébé, à l’hôpital gynéco-obstétrique de Yaoundé. Entre la salle d’accouchement et les couveuses, le bébé s’est volatilisé. La gamine et sa famille réclament le nouveau-né. Face à elles : les silences de l’hôpital, des forces de sécurité et des autorités en charge de la santé, de l’enfance et de la famille.
L’on est surtout étonné de la réaction que provoque cette affaire: l’indifférence. L’indifférence de la grande majorité des Camerounais, qui regardent cette affaire de loin, en se disant silencieusement et lâchement : «  Cela n’arrive qu’aux autres»… Si on peut comprendre le mutisme ignorant de cette masse de Camerounais anesthésiés par trente années de biyaïsme, rien n'explique le silence complice des autorités camerounaises devant ce fait grave.
Un nouveau-né a disparu d'une formation hospitalière publique de premier ordre, qu'en dit le ministre de la Santé publique ? Une enfant a accouché d'un enfant, qui a disparu et qui laisse une petite Camerounaise, sa famille, dans un désarroi profond; où est la ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille? Et celle des Affaires sociales donc? Un cas de trafic humain avéré est là sous nos yeux ; que font les forces du maintien de l'ordre et leurs commanditaires, si souvent prompts à se mobiliser pour faire échec aux plus banales manifestations et même, désormais, aux conférences de presse?
Il y a comme cela, dans l'affaire du bébé volatilisé, volé de Vanessa, tout le cocktail de la vie camerounaise aujourd'hui : une fille seule à dix-sept ans qui fait un enfant, un hôpital où un bébé peut disparaître sans laisser de traces, une police, une gendarmerie gangrenées par les corruptions et qui ne lèvent pas le petit doigt devant des faits d'une extrême gravité ; une Justice qui refuse de rendre justice, mais qui sait abattre son maillet sur la tête des victimes à elles désignées par les puissants.
On savait déjà que dans notre Cameroun, on trafiquait de tout. Désormais le trafic des êtres humains fait partie des tristes joyeusetés de la vie camerounaise.
Haman Mana

22/01/2012

Les liaisons dangereuses entre Alassane Ouattara et Anthony Ward, trader qui prévoit "au millimètre près" les guerres en Côte d'Ivoire


Kouamouo fait parler Guy-André Kieffer & Ward -... par legrigriinternational

21/01/2012

Le regain des rébellions touarègues et le renforcement d'AQMI, conséquence directe de la guerre en Libye

En juin 2011, je "prédisais" que le renversement de Kadhafi déstabiliserait profondément le Sahel et appelais les présidents sahéliens à un courage salvateur... Malheureusement, une fois de plus, les Africains ont vu un précipice devant eux... et sont tombés dedans quand même. Regardons cette vidéo.

00:27 Publié dans Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0)

17/01/2012

Les étranges liens entre Alassane Ouattara et David Topokh, considéré comme un marchand d'armes


Quand Ouattara volait grâce à un vendeur d'armes par legrigriinternational

07/01/2012

De nouveaux articles sur l'affaire Guy-André Kieffer dans Le Nouveau Courrier...

... Après la découverte d'un squelette qui pourrait être, selon le juge Ramaël, le sien.

- Squelette supposé de Kieffer retrouvé : les zones d'ombre d'une étrange "découverte".

- Affaire Kieffer : les mille et une fausses pistes du juge Ramaël.

05/01/2012

Ahoua Don Mello, porte-parole du dernier gouvernement Gbagbo, appelle au boycott des produits français en Côte d'Ivoire

"A chaque époque et face à chaque régime, la méthode de lutte pacifique s’adapte. Nous avons pris le temps de caractériser le régime en place. Les élections législatives ont montré que ce régime n’a pas l’onction du peuple mais tire sa force de la fraude et du soutien de la France de SARKOZY. Ce n’est pas le PDCI qui dira le contraire, lui qui crie aujourd’hui à la fraude et est passé de 94 députés lorsqu’il était dans l’opposition à 77 députés dans sa cogestion de l’Etat avec le RDR. Ce pouvoir est donc perdant dans un jeu démocratique normal, dans des conditions consensuelles et inclusives. Le choix du boycott pacifique des élections législatives a prouvé son efficacité, car il est difficile de mettre un militaire français ou onusien derrière chaque électeur pour le contraindre d’aller voter. Par contre, il est facile de contraindre le Président de la commission électorale indépendante d’annoncer de faux chiffres.

Les pays n’ont pas d’amis mais des intérêts. La France agit pour conserver le marché ivoirien à son seul profit, ce que refusait le Président GBAGBO. Si 85% des ivoiriens décident aujourd’hui de ne plus consommer français lorsqu’ils ont le choix, ne vous en faites pas, des instructions claires seront données à OUATTARA de revoir sa copie et des conditions consensuelles et inclusives seront créées pour mettre fin à cette parenthèse de l’histoire de la Côte d’Ivoire.

Avec le développement prodigieux des pays émergents, l’Occident n’a plus le monopole des produits manufacturés et de la haute technologie. Et comme le client est roi au sens strict du terme dans l’économie de marché, il a donc le choix. Quel militaire français ou onusien peut vous obliger à téléphoner avec une puce d’une compagnie de télécoms française, à remplir votre véhicule d’essence dans une station-service contrôlée par une multinationale française, à payer un billet d’avion dans une compagnie française ou à ouvrir un compte dans une banque française, etc ?"

La suite de ses propos sur le site du Nouveau Courrier, à lire ici.

04/01/2012

L'affaire Kieffer se retourne contre le clan Ouattara

Trois articles parus dans Le Nouveau Courrier évoquent une nouvelle piste dans l'enquête sur la disparition de Guy-André Kieffer, menant droit vers une véritable affaire d'Etat.

- Disparition de Guy-André Kieffer : des révélations troublantes mettent en cause le camp Ouattara, à lire ici.

- Les dessous de la dernière visite du juge Ramaël à Abidjan, à lire ici.

- Quand Guy-André Kieffer dénonçait Anthony Ward, le trader de Ouattara, à lire ici.

 

Photo de presse et médias numériques en Côte d'Ivoire : au-delà du "Carlalie-Gate"

Faut-il se méfier de la blogosphère ivoirienne ? En tout cas, elle s'est lancée dans une opération de "représailles" violentes contre un certain nombre de titres de la presse traditionnelle et le plus gros portail d'infos du pays. La raison ? Ils sont accusés d'avoir "volé" les images de la jeune photographe très prometteuse Carlalie Okou sur son profil Facebook. Pour en savoir plus, lire le post d'Edith Yah Brou, ici.

Au-delà de la polémique, une question de fond. Pourquoi, sous nos cieux, le net est-il considéré comme une sorte de non-droit et de "destruction de la valeur", où tout ce qui est diffusé est considéré comme "tombé dans le domaine public" ? Je me plains régulièrement des sites qui pillent le contenu produit par le quotidien Le Nouveau Courrier, sans la moindre autorisation. Ce n'est pas normal. Mais il faudrait que nous soyions pratiques.

L'affaire Carlalie Okou nous dévoile un problème, un vide et une opportunité. Le problème, il est évoqué plus haut dans cet article. Le vide ? Dans un grand nombre de pays, des agences de presse photo fournissent aux médias des images d'actualité et d'illustration pour leurs articles. Cela n'existe pas en Côte d'Ivoire. Du coup, on bricole pour avoir la photo du politicien en vedette, de l'artiste en tournée ou du dernier feu d'artifice. L'opportunité est la suivante. S'il existe une plateforme sur laquelle nos photographes peuvent "déposer" leurs photos pour que les médias abonnés à ladite plateforme puissent venir se servir, les journaux règleraient leur problème de manque crucial d'illustrations, et les photographes pourraient avoir la reconnaissance (signature en bonne et due forme) et "un petit quelque chose" à la mesure des moyens de la presse ivoirienne, qui fait plus pitié qu'envie soit dit en passant :(

La communauté des "techies" et des producteurs de contenu pourrait également créer une structure légère d'alerte aux manquements à la netiquette (l'éthique sur Internet) à l'image de l'Observatoire de la liberté de la presse, de l'éthique et de la déontologie (OLPED), initiative d'auto-régulation de la presse ivoirienne, mise en place dans les années 1990.

Est-ce que j'ai bien parlé ? En tout cas, le débat est ouvert.