topblog Ivoire blogs Envoyer ce blog à un ami

29/11/2011

Gbagbo a reçu son mandat d'arrêt de la CPI

A lire ici.

23/11/2011

Gbagbo raconte son 11 avril et fait de graves révélations

 

onana.jpg

C'est dans le livre "Côte d'Ivoire : le coup d'Etat" de Charles Onana, journaliste d'investigation, dont Le Nouveau Courrier publie des bonnes feuilles ici.

 

 

19/11/2011

Gregory Protche parle sur la Voix de la Résistance Africaine

C'est long mais c'est très intéressant...  La Voix de la Résistance Africaine est une webradio engagée qui vient de se créer.

 

 

15/11/2011

Quel avenir pour l'Union africaine après la mort de Kadhafi ?

C'était le thème de l'émission Afrique Presse de RFI-TV5 du 5 novembre dernier à laquelle j'étais invité. Ecoutez si vous voulez (ou pouvez)...

Afrique presse
(19:31)

 

14/11/2011

"Ses yeux" : le clip officiel de Mike Danon, le futur Bona ivoirien

10/11/2011

Pourquoi il faut voir "Un pas en avant - les dessous de la corruption", le dernier film de Sylvestre Amoussou

J'ai regardé avec plaisir "Un pas en avant, les dessous de la corruption", le dernier film de l'acteur et réalisateur béninois Sylvestre Amoussou. Je suis allé à l'Espace Saint-Michel à Paris, où le film est diffusé, d'abord et avant tout pour soutenir Sidiki Bakaba, qui y tient un des rôles principaux. Et au final, j'ai vu un beau film, drôle et profond, qui décrit avec justesse les mécanismes de la corruption d'Etat et la complicité tacite entre des élites africaines prédatrices et une "communauté internationale" donneuse de leçons mais dont les représentants sont cyniques et véreux. Ce film raconte ces choses assez graves toujours avec le sourire, et préfigure, avec son casting panafricain et ses multiples accents qui vont des Antilles à la Côte d'Ivoire, à quoi pourrait ressembler la mélodie des rues dans ce qui sera un jour, peut-être, les Etats-Unis d'Afrique.

Il faut absolument aller voir "Un pas en avant, les dessous de la corruption". Pourquoi ?

- Parce que c'est un bon film, distrayant et qui vous rendra plus intelligent.

- Parce que le courage de Sylvestre Amoussou et de son équipe, qui subissent l'ostracisme des institutionnels français de la culture, qui ne lui pas donné un centime alors qu'ils financent des navets consensuels, doivent être accompagnés par un beau succès qui complexera un certain nombre de petits marquis.

- Parce que son film Africa Paradis, majeur, mal vu pour des raisons évidentes, avait aussi été "cassé" sournoisement. Regardons des petites images de ce chef-d'oeuvre qui raconte des lendemains où l'Europe ruinée reverserait son lot de chômeurs dans une Afrique prospère et arrogante.

Où voir le film "Un pas en avant, les dessous de la corruption ?" Pour l'instant, à l'Espace Saint-Michel (métro Saint-Michel) à Paris. Tous les jours à 14 heures (sauf jeudi), 16h00, 20h00 et 22h00 (sauf vendredi et dimanche). Courez-y, vous ne regretterez pas.

09/11/2011

Lucie Bourthoumieux, avocate de Gbagbo, parle

C'est dans L'Inter de ce mercredi. Quelques extraits forts.

Du transfert de Gbagbo à la CPI

lucie bourthoumieux.jpg"Pour moi, il n’y a aucune raison, ni politique, ni juridique, ni objective pour que le président Gbagbo se retrouve à la CPI (Cour Pénale Internationale). D’abord sur le plan juridique, vous savez autant que moi que la Côte d’Ivoire n’a pas ratifié le traité de Rome instituant la Cour Pénale Internationale. Qu’est-ce que cela veut dire? A supposer que par extraordinaire, la communauté internationale, qui soutient le président Ouattara, prenne le risque grave de transférer le président Gbagbo à la CPI. Elle ne sera pas en mesure de juger le président Gbagbo. Parce que la CPI n’a aucune compétence de jugement. La seule compétence que la CPI a aujourd’hui en l’état actuel des choses, c’est de mener des enquêtes sur tel ou tel événement ou fait qui s’est passé en Côte d’Ivoire; et ensuite faire un rapport. C’est vrai que le droit commande à la CPI que pendant cette phase d’investigations, si elle considère que la présence de telle ou telle personne sur le territoire ivoirien est nuisible à la paix, alors la CPI peut l’éloigner de la Côte d’Ivoire. Mais je vous rappelle que sur cette condition, le rapport de la Commission des Droits de l’Homme de l’Onu, dans sa dernière livraison, est très clair. Il soutient que la présence du président Gbagbo en Côte d’Ivoire, n’est nullement un obstacle à la paix, ni pour le pays, ni pour la sous-région. Au contraire, sa présence rassure et est même un élément stabilisateur. Donc une éventuelle décision de transfèrement du président Gbagbo à la CPI serait juridiquement hasardeuse et politiquement très grave."

De l'état d'esprit de Laurent Gbagbo

"J’ai eu l’honneur de rencontrer le président Laurent Gbagbo pour la dernière fois le 17 septembre. Je l’ai rencontré deux fois. La première fois, c’était le 5 septembre, et la dernière fois, c’était le 17 septembre en compagnie de mes confrères, Maîtres Vergès et Dumas. La première Dame, je l’ai vue le 7 septembre. Ils ont le moral haut. Le président Gbagbo est un homme moralement très fort. Mais ce qui m’a marqué, moi personnellement chez lui, c’est son absence de haine. J’étais étonnée de voir que quelqu’un qui a été si violemment trahi, si violemment insulté injustement par la prétendue communauté internationale et par nous, les Africains et les Ivoiriens surtout, n’ait conservé aucune trace de haine ni de vengeance dans ses propos. Je dis bien aucune. Et ça, vous savez, depuis le 26 mai 2011 que j’ai eu l’honneur de le rencontrer pour la première fois dans sa résidence surveillée de Korhogo, cela m’a frappée. Tout cela me laisse penser que le président Gbagbo prend sa force morale et mentale dans l’amour profond qu’il a pour la Côte d’Ivoire et pour le peuple ivoirien, qui fait qu’il met l’intérêt de la Nation ivoirienne au-dessus de sa propre personne et de son propre sort. Donc sur ce plan-là, le président Gbagbo va très bien. Il est debout, comme il le dit lui-même : «Je suis débout parce que la cause en vaut la peine; parce que la question n’est pas de savoir qui me déteste moi Gbagbo ou qui m’aime. Mais la question est de savoir, est-ce qu’aujourd’hui au 21ème siècle, nous allons accepter que la Côte d’Ivoire en particulier et l’Afrique en général, redeviennent le vassal de l’Occident?». Voilà la question fondamentale qui fait que le président Gbagbo est debout."

Du dernier rapport de Human Rights Watch sur la Côte d'Ivoire

"Je vous arrête tout de suite, monsieur. Vous savez, j’ai regardé et lu ce rapport. C’est un rapport pitoyable, je le dis en connaissance de cause et je pèse mes mots. Figurez-vous que ce rapport dans ses grands titres, souligne que c’est Gbagbo qui est responsable. Mais quand vous lisez son contenu, il n’y a aucun fait ni preuve qui vient soutenir ou étayer cette affirmation grave. D’ailleurs, il y a certains de mes confrères qui vont porter plainte contre Human Rights Watch pour diffamation. Que veut l’Occident? Nous sommes dans un monde où les rebelles sont légitimés et légalisés par la soi-disant communauté internationale. On demande aux gens qui sont au pouvoir dans un pays, qui sont là pour défendre les institutions et le pouvoir d’État, qui sont institutionnellement installés, de laisser les rebelles les attaquer, attaquer les institutions de leur pays, tuer leurs populations sans riposter. On leur dit de fuir et d'aller en exil doré qu’on propose. Mais ce n’est pas cela la vie des Nations. La vie des Nations est régie par la Charte des Nations unies, qui pose comme principe fondamental le respect des institutions des États, le respect de la souveraineté nationale et le devoir de non-ingérence dans les affaires intérieures des États. Sur quoi ou sur quel texte Human Rights Watch et la prétendue communauté internationale s’appuient pour intervenir ou donner leur point de vue dans les pays africains? On peut difficilement prendre au sérieux une telle affirmation venant de cette ONG. Gbagbo, président de la République, chef suprême des armées, n’est pas un chef de guerre. Ouattara, qui vient avec les rebelles et qui ne s’en cache pas, c’est un chef de guerre. C’est tout de même curieux que Human Rights Watch n’en dit pas mot. Aujourd’hui, ce que nous soutenons devant le Conseil de sécurité de l’Onu et devant la CPI à qui nous avons écrit, c'est qu'ils jouent leur crédibilité dans cette affaire. Il est impensable aux yeux des Ivoiriens, des Africains et de toutes les personnes éprises de justice, qu’on parle de responsabilité de Gbagbo pour faits de guerre dans un rapport, en laissant Ouattara. Ce n’est même pas possible, c’est inconcevable et indécent."

Novembre 2004 : vers la relance du dossier des victimes ivoiriennes

"Où en est le dossier? Vous savez que le président Gbagbo avait, pour des raisons politiques mais aussi et surtout pratiques, choisi un règlement à l’amiable. Sur le plan pratique, le président Gbagbo avait fait le raisonnement suivant: si nous optons, comme le droit nous le permet, de traduire les autorités françaises devant un tribunal pénal, notamment le Tribunal Pénal aux Armées de Paris, parce que c’est cela la procédure, nous allons rentrer dans une procédure très longue qui ne serait pas profitable aux victimes elles-mêmes. Parce qu’elle peut durer plus de 20 à 30 ans. Et nombreuses sont les victimes qui ne verraient pas l’aboutissement de cette procédure et n’auraient pas le bénéfice de la décision ultime, puisqu’elle ne les trouverait certainement pas en vie. Donc le président Gbagbo a préféré à une procédure très longue, un règlement amiable dont l’intérêt est d’accélérer l’indemnisation des victimes. (...) Nous avons écrit au président Sarkozy en janvier 2010 pour lui faire cette proposition de règlement amiable au nom des victimes, en lui montrant bien que nous ne voulions pas d’une procédure conflictuelle qui risquait de mettre à mal les relations entre les deux pays. Et dans un premier temps je n’ai pas été déçue, puisque la semaine qui a suivi l’envoi de notre courrier, nous avons eu une réponse de l’Élysée nous informant qu’ils avaient pris connaissance avec intérêt de notre courrier, et qu’ils entendaient y donner suite. Et qu’ils transmettaient le courrier à la ministre française de la Justice d’alors, Mme Michèle Alliot-Marie...(...) Nous nous sommes approchés de Mme Alliot-Marie qui, au téléphone, nous a laissé un peu dans le vague. Nous avons compris qu’elle était quelque peu embêtée, parce que comme le disait le président Gbagbo, nous entendions vider le contentieux de novembre 2004. Donc elle a fait traîner les choses en prétextant un emploi du temps chargé, jusqu’à ce qu’on arrive aux élections présidentielles et ce que nous savons tous. (...) Il n’est plus question de règlement amiable. Mais nous sommes en train de travailler à faire avancer rapidement ce dossier, et permettez que je n’en dise pas plus là-dessus."