topblog Ivoire blogs Envoyer ce blog à un ami

16/08/2011

Côte d'Ivoire : le clivage fondamental

 

koulibaly leader.jpg

Le dernier-né des partis politiques ivoiriens, Liberté et Démocratie pour la République (LIDER), a fait sa première sortie le 11 août dernier, un mois jour pour jour après le départ hypermédiatisé du FPI de Mamadou Koulibaly, son “président-fondateur”. Quatre mois jour pour jour après le violent kidnapping de Laurent Gbagbo par les forces françaises et leurs supplétifs d’alors, les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI). On peut se contenter de considérer ce nouvel objet politique sous l’angle exclusif de la compétition entre les différentes chapelles partisanes. Et il est assez piquant de noter que Le Nouveau Réveil, journal pro-Ouattara, qui s’est enthousiasmé au commencement pour l’aventure politique de Koulibaly, et Notre Voie, journal du FPI, ont eu le même traitement de l’événement. Koulibaly n’est parti qu’avec des « feuilles mortes », et a fait une « maigre moisson ». Leçon de choses: dans l’arène politique, personne ne fait de cadeau à personne. Et les petits “clins d’oeil” ne servent qu’à exacerber les divisions du camp adverse…

 

Pour notre part, nous voudrions nous attarder sur les enjeux idéologiques de la création de LIDER. Qui revendique très clairement son appartenance à la grande famille libérale. Au moment où les pays-phares du libéralisme vacillent sur leurs bases et redoutent un krach financier et un effondrement du système. Crise de la dette, folie des marchés financiers, conséquences désagréables de la dérégulation et de la désindustrialisation de l’Occident qui en est le corollaire… Les idéologues de la”démondialisation”, nouveau mot pour définir le protectionnisme, commencent à se poser en alternative et à engranger des partisans.

Aujourd’hui, les Etats-Unis, patrie emblématique du libéralisme, vivent en “prenant crédit” auprès de la Chine, toujours dirigée par un Parti communiste qui a jeté aux orties son orthodoxie et adopté une forme de capitalisme d’Etat hybride qui semble relativement lui réussir… pour l’instant. Economiquement piégé, l’Occident libéral engage des guerres au nom de la démocratie. Hier en Irak, aujourd’hui en Côte d’Ivoire et en Libye. Et où demain?

On peut toujours rétorquer que le libéralisme n’y est pour rien, que c’est l’ingérence gouvernementale, de nature profondément keynésienne donc “socialiste” qui a, par exemple, fabriqué la crise des “subprimes”. On peut dire que le libéralisme est par nature pacificateur, parce que, dans sa vision idéelle, les nations qui commercent ensemble ne se font pas la guerre. Mais est-il réaliste d’imaginer qu’une Côte d’Ivoire dirigée demain par le LIDER soit le seul pays qui applique “bien” les recettes miraculeuses du libéralisme “pur”?

Dans son discours de présentation de son parti, Mamadou Koulibaly dit quelquechose qui nous semble pertinent. Selon lui, les concepts de gauche et de droite sont inopérants en Afrique. Le véritable clivage se situe, selon lui, entre l’étatisme castrateur et le libéralisme émancipateur. Mais ces concepts, dans toute leur pertinence, ne sont-ils pas des “pièges” pour une Afrique qui doit faire preuve, plus que jamais, d’une créativité conceptuelle bien son histoire, sa géographie et sa sociologie? Mamadou Koulibaly prend l’exemple du marché foncier pour illustrer les bienfaits que l’affirmation de la propriété individuelle apporterait à la Côte d’Ivoire. Munis de leurs titres de propriété, les paysans devenus exploitants agricoles pourraient obtenir des crédits bancaires, acheter des intrants et des engins, et améliorer leur productivité.

Le schéma est séduisant sur le papier, mais se heurte à un certain nombre de réalités locales. Premièrement la conception profonde que beaucoup d’entre nous ont de la ruralité. Le village est à la fois terroir ancestral inaccessible voire mystique, moyen de production, cimetière et lieu de mémoire. Le paysan dont le cousin rachètera à la banque son titre de propriété, après qu’il ait fait quelques “mauvaises années”, admettra-t-il de bon coeur une transaction de cette nature? Et si c’est l’ancien métayer «allogène » qui récupère ses terres? Sur quel mode seront distribués les titres de propriété, alors que le concept même de propriété est source de conflits, et que ni les “transactions traditionnelles”, très souvent orales, ni le droit coutumier, souvent interprété de manière fantaisiste par les dépositaires du pouvoir local, ne peuvent être un point de départ pertinent? Plus grave, un pays comme la Côte d’Ivoire peut-il “supporter” socialement l’activisme des fonds américains ou asiatiques cherchant à acheter des terres et proposant aux paysans, pauvres parmi les pauvres, des deals qu’ils ne pourront pas refuser?

Au-delà de toutes ces considérations, on peut se poser une question: dans un Etat dominé, occupé militairement par la France et l’ONU, où les élections et les institutions ne tiennent que si elles ne disconviennent pas à la “communauté internationale”, débattre des subtilités du socialisme et du libéralisme est-il aussi fondamental que cela? Le peuple ne doit-il pas arracher le droit de disposer de lui-même avant toute chose? Contrairement à ce que certains disent, Mamadou Koulibaly n’est pas passé du socialisme au libéralisme. Il a de tout temps été libéral. C’est au nom de la nécessaire lutte contre les structures du parti unique qu’il s’est, selon ses propres explications, fait compagnon de route des sociaux-démocrates, des marxistes et des frustrés de tout bord qui se sont réunis pour créer le FPI qui était, selon son fondateur, un « front », une sorte de fédération de plusieurs tendances idéologiques.

Aujourd’hui, après le 19 septembre 2002 et le 11 avril 2011, la question de l’indépendance de la Côte d’Ivoire s’est substituée à celle du multipartisme, depuis que l’alternance d’octobre 2000 a été littéralement “sabotée” par l’ancienne puissance coloniale qui a réussi à se remettre au centre du jeu et à imposer sa volonté. Au-delà du libéralisme, du marxisme, du conservatisme et de toutes les autres écoles de pensée. Un autre “front” ne s’impose-t-il pas désormais? Mamadou Koulibaly, qui s’est refusé à condamner la dernière expédition punitive de la Force Licorne, la qualifiant de “remise en ordre”, considère-t-il que « la guerre de la France contre la Côte d’Ivoire » s’est terminée au bénéfice de la Côte d’Ivoire, pour que la subtilité des choix de société puisse s’exprimer sur une terre désormais “libérée”? Question subsidiaire: face à un RDR membre de l’Internationale libérale, Mamadou Koulibaly, qui prône les vertus du bipartisme, veut incarner une opposition tout aussi libérale que le pouvoir. La Côte d’Ivoire ne mériterait-elle donc rien d’autre que le choix entre un libéralisme de type A – frelaté selon l’interprétation de Koulibaly – et un libéralisme de type B, plus authentique? Le débat est ouvert.

Commentaires

il est interessant de lire de tels articles afin de vouloir dire un mot sur une situation , qui par douleur interne nous confine dans notre fort interieur a ne pas dire A pour soit echapper a la furreur des tueurs qui pavanent en ce moment , soit a vivre un mal par incapacite de reagir physiquement;il s agit la de deux choses de MAMADOU KOULIBALY ET DU LIDER , y a t-il une raison profonde pour parler de cela? etant donne que notre tres cher kouamo et ouvert le debat par ce bel article alors nous lui gratifions de notre point de vue ; MAMADOU KOULIBALY ne dit PAS 2 CHOSES OU ENCORE UNE AUTRE DIFFERENTE DE CELLE QUE LE FPI DE LAURENT GBAGBO A DIT , les ides qu il avance pour soutenir ses ambitions se heurent a une realite commune la dependance ou l independance de la cote d ivoire, soit on est un gentille concepteur qui apres avoir accede au pouvir range ses ses idees revolutionistes dans le placard pour dire oui au maitre blanc soit on les sort pour affronter le colon; des deux choses il fera une; a partir donc de la on peut se permettre de croire ou pa a la recitation de KOULIBALY, on a pas besoin d etre un intellectuel a titre ou un messi pour trouver des potions magiques pour developper un pays ; on a besoin seulement de regarder les erreurs de son predecesseur ou de la politique des autres qui leur ont permis d etre des pays developpes; les differentes doctrine le socialisme le liberalisme etc tous dans le fond se fonde sur le marche et le pouvoir d etat et au centre les differentes classes sociales; le riche tient le marche et le pauvre et le consommateur ; c est mon point de vue et je l assume; si le marche echappe au riche il declenche la guerre au pauvre par tous les moyens ;le seul systeme qui met en doute la these de KOULIBALY est dans le vrai marche la ou les peuple pesent etre bonifies en voyant leur situation changee et passe de pays sous developpes au pays developpes, dans ce marche on ne vend pas, on ne propose pas non plus encre moins on ne discute pas mais ON IMPOSE; QUICONQUE A UNE VISION INTELLECTUELLE DU MARCHE DOIT D ABORD COMPRENDRE CA AVANT DE FAIRE DES PROMESSES ET DES CRISES D EPILESIE INTELLECTUELLE; ET QUAND IL AURA COMPRIS TRES CHER KOULIBALY ALORS IL DIRA QUI A RAISON DE 2002 A 2011 , JE SUIS JUSTE UN AVANTURIER D EL AUTRE BOUT DU MONDE

Écrit par : DELAMS CI | 16/08/2011

Cher Monsieur Kouamouo

J’ai toujours apprécié votre plume et j’en redemande encore.

Toutefois, dans votre récent billet éditorial publié dans le numéro du quotidien le Nouveau Courrier en date du 16 août 2011, vous réduisez les propositions de LIDER sur le marché politique au seul discours libérale, en occultant ses aspects souverainistes et originaux à savoir

- Respect scrupuleux de la Constitution bafouée par le pouvoir actuel, p11 du Manifeste du 11 août 2011 ;

- Affirmation que la défense du pays doit revenir exclusivement à l’Etat, p14 – ce qui parait évident mais pourtant n’est pas appliqué par les tenants actuels de l’Etat qui s’apprêtent à renouveler les accords de défense du territoire pour en céder la sécurité aux mains des Français ! LIDER est foncièrement contre le prolongement du pacte colonial ;

- Situation actuelle du FCFA qui est antilibérale et nuit gravement à l’économie de la Côte d’Ivoire p23 ;

- Innovation sur le régime parlementaire à un tour pour dissoudre la question ethnique qui ne pourra plus être cristallisée par des politiciens en mal d’arguments voulant utiliser la fibre ethno tribale pour réunir autour d’eux les suffrages nationaux des citoyens.

LIDER parle d’un libéralisme appliqué au cas pratique et spécifique de la Côte d’Ivoire actuelle sous le joug de la violence de cet Etat-FRCI voyou qui nuit aux libertés de l’électorat souverainiste LMP et porte atteinte à la liberté de la presse (souvenez vous de votre confrère H Aboa, et de vous-même qui avez été envoyé à la MACA sous…Gbagbo!).

Cet Etat-FRCI voyou dirigé par des soi-disant libéraux qui ne respectent même pas le droit à la propriété privée, avec tous ces milliers de guérés qui ne peuvent retrouver leurs maisons et plantations. Si demain les dozos et autres étrangers qui occupent ces terres proclament avec le soutien de l’Etat FRCI que ces terres des guérés leurs sont siennes, quelle preuve matérielle légale viendra les contredire et donner raison aux guérés si ces derniers n’ont pas d’actes ou titres fonciers ruraux consacrant leurs propriétés privées ?! -> D’où l’urgence de cartographier la propriété privée rurale chère à LIDER.

Je vous donne l’exemple pratique de mon cas. J’ai acquis, contre espèces sonnantes et trébuchantes, auprès d’un vieil abbey – qui au moment de la transaction ne m’a pas fait cas de ces ancêtres croyez-moi ! – une parcelle de 10 ha derrière Agboville. En 2009 je me suis présenté à la s/p de ladite ville pour entamer les demandes de certificat foncier, où il m’a été dit de payer 100 000 FCFA, puis d’aller à la direction régionale de l’agriculture où je devrais m’acquitter de encore 200 000 FCFA – pour commencer m’a dit le responsable. Je n’ai pu le faire, exténué par la charge financière, et jusqu’à présent rien ! C’est là un exemple concret que l’Etat et ceux qui l’animent depuis 51 ans sont contre la réelle liberté du citoyen, notamment de disposer de manière légale et productive – financement parlant – de sa propriété privée foncière rurale. LIDER veut changer cela et rendre cette acquisition systématique. De même l’Etat, via le BNETD, a produit les cartes géographiques des régions et départements, de même il doit s’employer à produire la cartographie foncière rurale pour rendre les terres aux populations qui en avaient été dépossédées par le colon français.

Enfin, permettez-moi de dire que pour la coalition actuelle au pouvoir en Côte d’Ivoire, le libéralisme consiste à se préoccuper uniquement des intérêts étrangers et privatiser pour se contenter entre petits copains et déconsidérer l’épargne locale. Pourquoi ? Parce que le modèle d’Etat centralisateur que nous avons actuellement leur en donne ce moyen. Ce ne sont pas des libéraux qui ont pour souci de libérer les citoyens et les permettre de s’enrichir convenablement dans un cadre loyal.

Vous dites, avec forte lucidité, vous-même que notre « Etat (est) dominé, occupé militairement par les Français et l’ONU, où les élections et les institutions ne tiennent que si elles ne disconviennent pas à la communauté internationale ». Or, les dernières positions et tendances nationalistes et nationalisantes du FPI nous font craindre que même si ce parti gagne 1000 élections, la légitimité de ces 1000 élections-là lui sera refusée, à moins de passer par l’épreuve douloureuse du sang et des martyrs (souvenez-vous de l’alternance d’octobre 2000 et la contestation internationale et unanime de Gbagbo qui en a suivie). Ne pensez-vous pas qu’une voie salutaire serait de faire preuve du « libéréalisme » de LIDER afin de reprendre possession de façon pacifique et démocratique de notre pays, et restaurer sa souveraineté perdue sur sa défense, sa monnaie, les libertés de ces citoyens et installer un régime parlementaire à un tour qui ruinerait l’analyse ethnique dans la construction de notre démocratie ? Le débat se poursuit.

Écrit par : Nkanguy Joseph Stéphane | 17/08/2011

La controverse sur la philsophie de développement de l'Afrique est le symptôme de la crise d'identité de l'intellectuel africain, selon Zasseli Biaka Ignace (In Misere de la philosophie africaine). A travers cette conroverse, l'intellectuel africain se comporte comme la vierge au soir des noces, elle veut et elle ne veut pas. Si Gbagbo et le fpi ont échoué, c'est parce qu'il n'y a eu chez une forme de metanoïa, une revolution psycholigique dont le but est de rehabiliter l'intellectuel africain par rapport à lui même. Dès lors ils ont dans le même temps voulu refonder et rester dans les sentiers battus de la disposition de colonisation mercantile et de transit économique appelée "republique de Cote d'ivoire". Le fait que koulibaly mette en place un parti d'opposition dans une disposition de colonisation mercantile, prouve qu'il est loin de comprendre ce qu'est la cote d'ivoire en realité, parce que justement, koulibaly est le produit de la "republique de cote d'ivoire" et qu'il y nage comme un poisson dans l'eau. Sa disposition psycholique étant en harmonie avec les structures de colonisation mercantile, il croit qu'on peut faire tout ce qui raconte dans une colonie. Les intellectuels sont-ils ceux là même qui freinent l'élan de libération de l'Afrique? Gbagbo l'a fait, tout en se dédouanant, sous la violence symbolique de l'occident.

Écrit par : o'connor | 17/08/2011

Ce ne sont pas les clivages qui intéressent le Prof. Mamadou Koulibaly. C'est plutôt la nation ivoirienne, la Côte d'Ivoire Etat, les ivoiriens, leurs biens et leur a venir. Pour cela le premier choix par lui fait par cette nation - avec Mamadou Koulibaly y compris- dont il s'agit ici dans l'engagement de ce dernier, est d'abord la préservation de la nation ivoirienne par la démocratie dans un état de droit...C'est de cela qu'il s'agit en premier lieu...

Écrit par : Guéhi, Yohayé Alban | 17/08/2011

BONJOUR GRAND THEO

Tu viens de penser juste et de dire juste. Ce qui n'étonne pas de toi. Je suis quasiment d'accord avec toi sur ce que ton esprit t'a amené à produire à travers ta plume. Deux idées m'ont particulièrement frappé l'esprit dans ton texte, et ont retenu mon attention.

Vient en tête celle selon laquelle l'Indépendance politique prime sur le choix de tout mode d'organisation économique. L'idée sous-jacente est qu'il est illusoire de penser qu'un pays puisse choisir un mode d'organisation économique lui convenant,s'il n'est pas en état de jouir totalement de son Indépendance politique. D'autant que "choisir" va de paire avec la "liberté". Ce qui m'intrigue dans le cas de Mamadou Coulibaly et de son "LIDER", c'est l'absence évidente du comment il entend situer politiquement la Côte d'Ivoire par rapport à l'Occident, qui se fait de plus en plus prédatrice de l'Afrique, de nos jours. Et la question que l'on ne manquera pas de se poser est la suivante : comment Coulibaly entend-il obtenir la "Liberté",qui lui semble pourtant indispensable,pour réaliser sa "Démocratie Républicaine",ou pour avoir sa "République démocratique"? C'est à cette question que le Fondateur du "LIDER"doit d'abord répondre,s'il se veut politiquement crédible.

Vient ensuite celle qui fait apparaître l'inconséquence du Fondateur du "LIDER". dans ton texte,Théo,tu sembles t'interroger sur le caractère permanent de la conviction d'un homme,Mamadou coulibaly. Ce sur quoi tu mets le doigt et à propos duquel tu es discret, c'est : Mamadou Coulibaly a-t-il vraiment une conviction,si oui,lui est-il véritablement fidèle,ou est-ce quelqu'un dont la conviction se forge au gré des circonstances, ou est-ce finalement un homme digne de confiance ? en effet,voici un homme qui a mis la majore partie de son temps politique antérieur à combattre idéologiquement les liens de soumission de la Côte d'Ivoire à la France et qui,sans qu'il n'ait le moindre scrupule,approuve la "licornisation" récente de l'Eburnie avec les conséquences que l'on sait. Ce qui est évidemment contradictoire à l'action antérieure du politique que connaissent les Patriotes Ivoiriens et Africains.

Disons-le tout net. Le Coulibalisme fait apparaître deux traits importants. Il est caractérisé par un ordre de priorités déraisonnable. Et il comporte aussi une instabilité idéologique.

Le Coulibalisme ne peut donc être le Présent et l'Avenir de la Côte d'Ivoire.

Écrit par : LE PRINCE | 17/08/2011

Il commence à délirer un peu Mahadou. il devrait se ressaisir... Qu'il n'oublie pas que nous seront aussi critique envers lui qu'il l'a été et qu'il l'est envers le président Gbagbo..................

Écrit par : Xada | 18/08/2011

Le petit caillou comme on a l'habitude de l'appeler au pays a fini par etre vu et ecrasé. Malheureusement pour les intellectuels Ivoiriens et Africains. Parce qu'on peut reconnaitre que les débats sur la société et autre sujet tres cher a MK faisaient le bonheur des amoureux des grands débat d'idées.

Mlaheureusement y a eu la periode tres traumatisante de l'apres election 2010. Comme il fallait s'y attendre, il a changé, un peu. Oui un peu, Gbagbo l'a toujours dit :"Mamady Koulibaly est un esprit, un electron libre. Il faut le prendre comme ca."

Ce que je comprends dans cela c'est qu'il n'a jamais appartenu a un nouvement politique, evidemment il a reformé le FPI et apporté sa touche. Mais profondement il n'a jamais été FPI. Parce que je me souviens de la discussion qu'il a eu avec Venance qui lui demandait de quitter le FPI, un parti presqu'associé au Front national Francais.

A cela MK lui a repondu qu'en tant que membre, il peut ne pas etre d'accord avec tous ses collegues, mais il ne quittera pas le bateau, parce que le changement ne peut venir que de l'interieur. (Quelque chose comme ca).

Donc les raisons qu'il donne maintenant pour partir ne le rendent pas hommage. Le FPI serait devenu clanique, ethnique? C'est une insulte a Gbagbo celui la meme qui lui a permis de devenir le 2ieme homme de l'état ivoirien quand c'était encore un état.

Regardez bien dans les prochains mois. Quand il serait clairement viré comme president de l'assemblée nationale qui n'est plus que de nom. Il commence a donner de la voix, en parlant des "rebelles de Ouatarra" dans son dernier interview. C'est ca l'homme. "Et moi je deviens quoi?" C'est la question qu'il se pose tous les jours et aujourd'hui il a une partie de la reponse a sa question: LIDER

Conclusion -
En revenant sur ton post, @THEO la preuve de ton travail de vrai journaliste et homme intellectuel n'est plus a prouver. C'est une excellente analyse et evidemment un debat qu'il faudra mener a son temps. Je pense que le plus important sujet sur lequel on devrait debattre doit tourner autour de comment la cote d'ivoire se libere de l'emprie de l France? Et quel homme politique, ressembleur, a la hauteur de Laurent Gbagbo peut nous conduire vers des vraies reflexions. MK est a sauter une étape comme a son habitude, mais cette fois-ci il est allé trop loin...il a oublié le peuple. Quand arrivera le temps de la reflexion et au temps de Dieu, on verra qui a trahi et qui n'a pas trahi...les ivoiriens ne sont pas idiots, et on a beau vouloir le gris, y aura toujours du noir et du blanc.

Écrit par : metu | 25/08/2011

Les commentaires sont fermés.