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03/08/2011

Ouattara a perdu l'élection présidentielle : les arguments-chocs

Dans un texte précis et méticuleux, Ahoua Don Mello, ex-patron du Bureau national d'études techniques pour le développement (BNETD), impliqué dans le processus électoral à travers sa filiale SILS-Technology, démontre scientifiquement qu'Alassane Ouattara a perdu les élections en Côte d'Ivoire. Et mis en place une fraude gigantesque à travers la Commission électorale indépendante (CEI), qu'il contrôlait. A lire et à faire lire. Même quand les enjeux d'actualité sont passés, l'Histoire reste toujours à écrire.

 

don mello.jpgLa vérité des urnes

La crise post-électorale en Côte d’Ivoire, a été vécue de manière très douloureuse par les Ivoiriens, chacun selon ses raisons. C’est pour cela que je tiens publiquement à exprimer toute ma compassion à tous ceux qui en ont souffert et qui souffrent encore. Notre compassion serait vaine si ces souffrances devaient se répéter un jour, car nous ne sommes pas à notre dernière élection ni à notre dernière crise électorale. Alors pour inhiber toutes les formes de ressentiment, seuls la découverte de la vérité des urnes du 28 novembre, l’examen des problèmes qui se sont posés et les dispositions à prendre pour éviter les crises, ou si elles surviennent, les dispositions à prendre pour les résoudre pacifiquement, peuvent nous permettre de soigner nos douleurs et construire notre nation en faillite. S’attaquer aux effets en ignorant la cause de la crise serait une erreur de méthode, car cela ne nous met pas à l’abri d’une autre crise, les mêmes causes produisant les mêmes effets

La grande bataille que nous devons livrer pour asseoir durablement la démocratie est la bataille contre la fraude électorale qui s’est révélée endémique dans les conditions des élections de 2010. C’est dans ce seul but que, prenant acte de la faillite de la commission  Electorale Indépendante (CEI) à proclamer les résultats des élections dans les délais prescrits par le code électoral et l’imposture de son président Monsieur Youssouf BAKAYOKO, à proclamer hors délai les résultats du 2ème tour d'une élection présidentielle au quartier général de campagne d'un des candidats sans procès verbal signé de tous les membres de la commission centrale. Prenant aussi acte de l’attitude incongrue du conseil constitutionnel à proclamer deux présidents pour une seule élection, pendant deux mois, à raison de 15 heures par jour, je me suis évertué à passer en revue les 19 041 procès verbaux (PV) issus des élections du 28 novembre 2010 pour asseoir mon intime conviction sur les élections de 2010. Les résultats que je vais livrer sont édifiants. Mais le travail étant fait par le militant du Front Populaire Ivoirien que je suis, toute suspicion serait certainement légitime. C'est pour cela, mon souhait le plus cher serait que chaque personne physique ou morale (ONG, Association, etc.) à la quête de la vérité des urnes du 28 novembre puisse refaire le même exercice. Cela suppose que l’ONUCI accepte de mettre à la disposition du public l’ensemble des procès verbaux qu'elle détient et que la SAGEM ou la CEI puisse mettre à disposition le répertoire des bureaux de vote. Pour ma part je suis prêt à le faire. Mais la crédibilité des PV et du répertoire sera d’autant plus grande que si la source est onusienne bien que dans ce conflit son impartialité soit douteuse.

Les procès verbaux qui m'ont servi de base de travail sont ceux remis au représentant du facilitateur et à l’ONUCI.

Les procès verbaux examinés par l’ONUCI sont de trois sources :

-       PV originaux remis par la CEI au représentant spécial du facilitateur dans les sacs scellés (18433 PV exploitables)

-       PV numérisés et transmis par SILS non compris parmi les 18 433 exploitables ci-dessus (548 PV supplémentaires)

-       PV annoncés publiquement par la CEI pour l’étranger (60 PV supplémentaires)

Cela fait au total 19 041 procès verbaux (PV) sur 20 073 bureaux de vote (BV) soit 1032 PV manquants non transmis à la CEI centrale par les commissaires électoraux Car chaque bureau de vote doit remettre obligatoirement un PV.

Les 19 041 PV correspondent à 5 418 833 inscrits sur un total de 5 725 722 électeurs. Il serait important, dans le cadre de la recherche de la vérité sur les élections de 2010 que l’on étudie le sort des 1032 PV manquants et l’on situe les responsabilités car il s’agit du droit de vote de 306 889 électeurs pouvant induire une erreur de 7 points sur le résultat de chaque candidat.

Les 19 041 PV, au cours de l’exercice que j’ai effectué, ont été classés en deux catégories. Les PV frauduleux et les PV d’apparence non frauduleux.

J’ai classé dans la catégorie des PV frauduleux ceux présentant les caractéristiques suivantes et donc ne satisfaisant pas les critères définis par la CEI :

-       Les PV sans sticker car la commission électorale indépendante a remis à chaque bureau de vote un sticker pour authentifier le procès verbal. L’absence du sticker invalide le procès verbal selon les règles de la CEI ;

-       Les PV fictifs car ayant un lieu de vote non renseigné ou le lieu de vote renseigné sur le PV ne correspond à aucun lieu figurant sur le répertoire des lieux et bureau de vote ;

-       Les PV dont le nombre de voix par candidat n’a pas été renseigné ou illisibles ;

-       les PV dont le nombre de suffrages exprimés additionné au nombre de bulletins nuls est supérieur au nombre de votants. J’ai éliminé ces PV car tout se passe comme si les bulletins de vote se sont multipliés dans l’urne ;

-       Les PV dont le nombre de votants est supérieur au nombre d’inscrits de plus 18, car la règle établie par la CEI ne tolère pour chaque bureau de vote qu'un maximum de 18 votants supplémentaires au nombre d'inscrits. Cela pour permettre à ceux qui sont en mission et autres déplacés de pouvoir voter ;

-       Les PV dont la somme du nombre de voix pour les deux candidats diffère du nombre total de suffrages exprimés ;

-       Les PV dont les noms et signatures des trois membres du bureau de vote n’y figurent pas.

Les cas de fraude les plus significatives sont repartis comme suit :

-       Nombre de PV fictifs : 2 090

-       Nombre de PV sans sticker : 1 320

-       Nombre de PV avec un nombre de votants non inscrits supérieur à 18 : 97

-       Nombre de PV dont le nombre de suffrage exprimé est supérieur au nombre de votant : 66

-       PV dont la somme des suffrages exprimés par les deux candidats est supérieur au suffrage exprimé : 31

Soit au total 3 604 PV hormis les fraudes mineures. Les 3 604 PV représentent 1 069 285 voix

J’ai considéré comme valides les PV dont l'un des candidats n’a pas de représentants, même si cela s’est abondamment produit dans la quasi-totalité des bureaux de vote de la zone sous contrôle de la rébellion où le candidat Laurent GBAGBO n’avait aucun représentant. De nombreux soupçons de fraudes existent sur plusieurs PV. Seule une commission qui pousserait plus loin l’analyse en ayant à disposition les listes d’émargement et le contenu des urnes peut découvrir les PV frauduleux issus de la catégorie des PV dont les noms et signatures des trois membres du bureau de vote n’y figurent pas. L’absence du représentant d’un candidat n’est pas une situation de fraude en l’état actuel des règles de la CEI.

Le résultat obtenu en ne retenant que les procès verbaux valides au stade actuel des moyens d’investigation (absence de liste d’émargement, d’urnes contenant les bulletins de votes) est le suivant :

-       Nombre de suffrages exprimés : 4 065 262 soit un taux de participation de 71% correspond à peu près au chiffre annoncé par la CEI à la fermeture des bureaux de vote ; chiffres basés sur les listes d’émargement qui sont loin des 81% obtenus sur la base des PV.

-       GBAGBO Laurent              2 132 229     soit 52,45%

-       OUATTARA Alassane       1 933 033     soit 47,55%

Au vu des documents, la principale source de fraude provient des commissaires de la CEI responsables des zones sous contrôle de la rébellion et des présidents des commissions locales qui ont pu faire disparaître 1032 procès verbaux sans aucune explication officielle. Lorsqu’on se rend compte que la quasi-totalité de ces commissaires et des présidents des commissions locales sont des militants RHDP donc pro-Ouattara et qu’ils avaient les résultats du premier tour, rien ne les empêchait de créer des situations qui invalident des PV favorables au candidat adverse (Cas de Paris). En plus, étant chargé de la gestion des PV et du matériel électoral, rien ne les empêchait de substituer aux vrais PV des faux PV ou des PV sans sticker. Au vu du nombre élevé de PV sans sticker et de PV fictifs tout laisse à croire que c’est ce qui s’est passé.

Enfin les scores soviétiques dans la zone sous contrôle des rebelles avec l’absence des représentants du candidat GBAGBO pourchassés par ces rebelles, constituent la seconde source de fraudes. Une commission électorale équilibrée et une sécurité non partisane, constituent les conditions d’élection avec un minimum de fraude.

En effet, des élections crédibles ne peuvent être organisées en Côte d'Ivoire que si la nation est une et entière. Quelques soient les arguments avancés par la communauté internationale sur la faisabilité d'organisation des élections, il faudra d'abord et avant tout unifier le pays, le pacifier.

 

La possibilité d’une résolution pacifique de la crise

En cas de crise, une commission de recomptage est la voie la moins coûteuse. Seul, j’ai mis deux mois ; cela veut dire qu’une commission mettra moins de deux mois pour régler la crise. Il faut donc sécuriser tous les documents électoraux depuis les urnes, en passant par les listes d’émargements jusqu’au PV. La présence des représentants des candidats doit être une obligation afin d’éviter des PV fantaisistes et les bourrages d’urnes.

L’exemple d’HAÏTI est instructif. Au premier tour des élections présidentielles tenues le 28 novembre 2011 correspondant à la date du deuxième tour en cote d’ivoire,  le Conseil électoral Provisoire (CEP) haïtien a proclamé des résultats, validés par le représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU, qui éliminaient le chanteur Michel MARTELY au premier tour et plaçaient le candidat du pouvoir Jude Célestin en tête. La protestation de ces résultats a entraîné une médiation internationale. Une mission d’enquête de l’Organisation des États américains (OEA) a conclu que des fraudes avaient faussé les résultats et a procédé à un recomptage des voix qui a exclu Monsieur Jude Célestin du deuxième tour. Le représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU s'en est excusé auprès du peuple haïtien.  Monsieur Michel MARTELY est, aujourd'hui, le Président de la république de Haïti.

Pourtant, au même moment, la protestation des résultats et la demande de recomptage des voix en Côte d’Ivoire sont balayés d'un revers de main par le secrétaire général de l'ONU et son représentant spécial considérant comme une injustice le recomptage des voix. Malgré l'insistance du Président  Laurent GBAGBO auprès de l'Union Africaine et du reste de la communauté internationale.

De même que la république d’HAÏTI a pu éviter une guerre en empruntant la voie du recomptage imposé par la communauté internationale (France, USA, ONU) lors du premier tour des élections, de même la Côte d’Ivoire pouvait faire l’économie d’une guerre en utilisant la même solution pour des crises identiques. Belle leçon de gestion de la crise électorale par les mêmes acteurs de la communauté internationale.

Qui avait donc intérêt à faire une guerre en Côte d’Ivoire ? Ceux qui, de toute évidence connaissaient la vérité des urnes telle que je viens de les exposer. Pour ceux là, la voix du recomptage était sans issue, seule la guerre pouvait donner la réponse souhaitée, donc procéder, vaille que vaille, à un coup d'état.

 

Les ponts d'une réconciliation durable

Commencée en 2002 avec un seul visage, cette guerre s’est terminée en 2011 avec tous les visages dont celui de la France en première ligne avec des bombes larguées sur nos têtes pour nous « protéger ». Au-delà de la résolution 1975 de l’ONU, en violation flagrante de l’accord de cessez le feu conclu en 2003 et qui a justifié l’envoi des forces onusiennes pour faire respecter cet accord, en violation de l’embargo sur les armes et en violation de l’accord de fin de guerre conclu en 2005 à Pretoria, la Côte d’Ivoire a vécu une page sombre de son histoire sous l’instigation de la France qui a réussi à diviser pour mieux régner en jouant au pyromane et au pompier et en se jouant de l’Union Africaine mise hors jeu en dernière minute.

Il est temps que nous Ivoiriens, nous Africains comprenions définitivement que notre salut ne viendra pas de l’extérieur et que ce ne sont pas les primes de guerre que les différents bailleurs de fonds vont annoncer les uns à la suite des autres qui développeront nos pays et ce continent. Si certains y croient encore c’est leur droit mais cela ne doit pas être l’occasion d’écraser ceux qui croient l’inverse.

Le faux prétexte qui consiste à dire que la guerre a été déclenchée par le refus du Président GBAGBO de quitter le pouvoir après avoir perdu les élections doit aussi être abandonné car aucune déclaration de GBAGBO ne peut être brandie pour prouver de telles affirmations ayant fait du silence sa méthode de gestion de cette crise. GBAGBO a souhaité un recomptage des voix comme en Haïti au lieu de la guerre, mieux, l’institution compétente pour faire d’un candidat le vainqueur des élections présidentielles n’est pas GBAGBO mais bien le conseil constitutionnel qui l’a proclamé vainqueur du 2ème tour des élections comme cela s’est passé au 1er tour. Après la décision de l’Union africaine, malgré le non recomptage des voix, il a pris acte des propositions faite par cette dernière à travers un communiqué du gouvernement et a donné son accord pour la désignation d’un haut représentant pour entamer les négociations qui devaient démarrer le 5 avril. Une adresse à la nation plusieurs fois reportée devait être faite après la désignation du haut représentant pour préciser les conditions de mise en œuvre des propositions de l’Union africaine en accord avec plusieurs de ses pairs africains auprès de qui il a dépêché des délégations après le sommet de l’Union africaine

C’est dans cette attente de la désignation et de l’arrivée du haut représentant de l’union africaine, que le Président Français Monsieur Nicolas SARKOZY, en violation du cessez le feu et de l’accord de fin guerre, a déclenché la guerre avec l’appui de l’ONUCI et des rebelles lourdement armés en violation de l’embargo sur les armes.

En effet certains opérateurs économiques de l’Union européenne avaient décidé de passer outre l’embargo à partir du 30 mars si aucune solution n’est trouvée à la crise. Ces opérateurs pouvaient ne pas respecter leur engagement surtout la livraison de matières premières convoitées par d’autres opérateurs économiques hors zone Union européenne. Les négociations de l’Union africaine qui devaient commencer le 5 avril étaient donc inacceptables pour Mr SARKOZY, c’est ainsi que les besoins en matières premières ont primé sur la méthode de règlement pacifique de l’union africaine et l’ordre de violation du cessez le feu a été donné le 28 mars.

N’en déplaise à ceux qui n’ont pas encore compris que les états n’ont que des intérêts et pas d’amis et qui ont la naïveté de croire encore que l’armée française est intervenue pour les sauver. Le gouvernement a appelé au respect du cessez le feu en décidant d’un cessez le feu unilatéral pour ne point se rendre complice d’une guerre inutile de la France contre la Côte d’Ivoire.

Face à l’impossibilité des rebelles de prendre les institutions de la république malgré l’appui aérien français et onusien, dans la nuit du 2 au 3 avril, 17 avions cargo de l’armée française ont débarqué un régiment de bérets verts de la Légion étrangère  et du matériel de guerre après avoir braqué  l’aéroport. On connaît la suite. En violation flagrante de la résolution 1975, 50 bombardements sur la résidence du chef de l’état et une colonne de 30 chars de l’armée française ont eu raison du Président GBAGBO le 11 avril 2011. Après ce coup d’état inédit, l’heure est venue de faire la paix. Toute paix après une guerre commence par un accord de paix. Ce que le Président GBAGBO a appelé, la partie civile de la crise ou ce que AFFI N'GUESSAN a appelé la solution politique de la crise.

Vouloir passer outre ce traité et agir en éternel « vainqueur » en traquant à tous les coins du pays les « vaincus » serait une erreur car la nation ivoirienne ne pourra que s’effriter d’avantage et en plus les éléments constitutifs d’un état disparaissent par des pillages. Nous avons des généraux sans armées, des ministres sans ministères, des juges sans tribunaux, des députés sans assemblée. L’heure est au chantage et au pillage par une armée de rebelles et de prisonniers en armes se considérant « vainqueurs » de l’armée régulière et abandonnée sans solde par les recruteurs.

Aujourd'hui, tous les sachants du FPI et du gouvernement sont soit en prison, soit en exil donc n’ont pas le droit à la parole, ni au dialogue, ni à l’expression de leur part de vérité.

Aujourd’hui près de 2 millions d’électeurs presque tous du LMP sont des exilés internes ou externes sur une population électorale qui ne compte que 5 700 000 électeurs. Si on ajoute à ces 2 millions ceux qui ne sont pas exilés mais persécutés chaque jour dans leur existence pour être des proches de GBAGBO,  l’on se rend bien compte que ce n’est pas la majorité qui a voté Monsieur Alassane Dramane OUATTARA et qu’il sera difficile de gouverner contre cette majorité.

Il faut donc créer les conditions de leur libération et de leur retour pour que toutes les vérités soit dites, que tous les victimes et responsables de crimes soient identifiés avant que la justice ne prenne le relais. Vouloir faire autrement, c’est vouloir cacher un pan important de la vérité sur la crise ivoirienne.

Le gouvernement illégal et illégitime de rebelles formé à Bouaké de 2002 à 2010  n’a pas plus de légitimité que le gouvernement de l’honorable professeur AKE NGBO formé selon les lois et règlements de son pays ; les 10 000 morts de cette rébellion pendant cette période de 2002 à 2010 et le génocide Gueré en 2011 par le fait des rebelles doivent être soumises de la même justice que les victimes alléguées au camp Gbagbo.

Selon la commission spéciale mise en place par l’ONU sur les trafics en zone rebelle, plus de 250 milliards de FCFA de ressources par an soit plus de 2000 milliards en 8 ans (diamant, cacao, bois, coton, anacarde, vente illégale de carburant, moto, vélo, pagne, sucre, lait, huile, casses d’agences BCEAO etc.) ont été détournés par les rebelles sans qu’aucun compte n’est été fait à l’état. Les auteurs de tous ces crimes ne peuvent pas être en liberté tandis que ceux qui ont permis à l’état d’exister malgré ces manques à gagner sont en prison ou poursuivis. Selon Africa mining intelligence n°251 du 01/067/2011, l’exploitation frauduleuse par les rebelles du diamant continue jusqu’aujourd’hui exploitant plus de 300 000 carats chaque année générant plus de 12 milliards l’an.

Si le souci du nouveau pouvoir est véritablement de bâtir un état de droit, alors il est important que la loi  ne soit pas à double vitesse et qu’elle soit la même pour tous au risque de faire de la justice un instrument d’injustice qui entraverait pour longtemps la paix et l’unité nationale.

Reconstruire l’état, l’état de droit, la nation et la démocratie reste donc une œuvre immense qui doit commencer par la liberté d’aller et venir et la liberté d’expression en toute sécurité, en libérant Laurent GBAGBO et tous les prisonniers politiques et en créant les conditions de sécurité nécessaires pour le retour des exilés. Tels sont les préalables à toute réconciliation sincère et durable qui n’hypothèque pas l’avenir.

 

Ahoua DON MELLO

Docteur Ingénieur des Ponts et Chaussées

Ex Directeur Général du BNETD

Ministre de l’Equipement et de l'assainissement,

Porte parole du Gouvernement AKE NGBO


 

 

Commentaires

mon ministre intello choco, ce n'est plus le moment de ns embrouiller.si vs avez joué avec le pays comme des gamins ce n'est pas maintenant ke vs aller vs ressaisir. vs saviez ke ces élection étaient perdu d'avance avec ces cwboys armés au nord...
Merde............

Écrit par : hugues De belo | 03/08/2011

Merci bcp mr Don Mello, avec des hommes comme vous , l'afrique peut avancer.
Tôt ou tard la vérité se saura.

L'Amérique et l'Europe devront rendre des comptes de leurs actes, de leurs méfaits envers tous ces ivoiriens morts, violés, bléssés....

Bravo a Mr Obama et Mr Sarkozy, puissiez vous et vos proches vivre éternellement et ne jamais connaitre la douleur ni aucune souffrance.

Écrit par : Kouassi | 03/08/2011

il ya eu beaucoup de precipitation dans cette affaire de resultat des elections. surtout pour une election de sortie de crise (Guerre)

pendant que le camp Gbagbo appelait la CEI et le conseil constitutionel à analyser attentivement certains resultats qui seraient issu de fraude; on n'a vu dabord l'onu qui s'est empressé de certifier des resultats que youssouf bakayoko a donné hors delai.cette precipitation de l'onu n'a pas laissé à mon avis le choix au conseil constitutionnel de se precipiter à son tour pour donner un resultat en un temps record en invalidant les resultats mis en cause par le camp Gbagbo.
Comment les electeurs pouvaient savoir la verité? à mon avis l'onu devai se calmer, collaborer avec le conseil constitutionel sur les resultats mis en cause, donner le temps maximun au conseil pour quel valide les resultats quil vaut valider selon les regles. et en collaboration et en toutes transparence avec lonu le conseil donnai les resultats definitifs; qui a gagné qui à perdu. ou encore l'onu pouvait laisser tranquillement le consseil constitutionnel travailler et jugé le resultat du conseil constitutionnel selon les regles de validation de resultats et decider de ne pas certifier ce que viende declarer le conseil et y approter des preuves en invitant une commissions special de recomptage des voix pour que la verité eclate et que la crise se regle diplomatiquement. Lonu avait plusieur option pour montrer sa bonne foi. alors vu le comportement de lonu dans cette affaire; il ya questions à se poser; pouquoi lonu refuser le recomptage des voix pour montrer sa bonne fois quand on sait que elle detient elle meme tous les documents electoraux.

peut etre que ces questions trouverons reponses lorsque LA GUERRE CIVIL avec PLUSIEURS MILLIONS DE MORT annoncé par des visions et proheties aura lieu. et je pense que si cela se produits Mr Choi de lonu aura ces million de mort sous sa conscience.

Que Dieu nous Garde.

Écrit par : kouakou | 03/08/2011

merci mr AHOU DON MELLO.

Écrit par : DAKOURI | 03/08/2011

l'argumentaire est précis et bien documenté. tous les ivoiriens savent ce qui est rapporté ici. je m'interroge sur la réaction des africains; de l'afrique du sud, du nigeria, de la cedeao et de l'ua. comme en lybie, jusqu'à quand devons nous accepter de nous voir imposer nos dirigeants par les autres mêmes si puissants?

Écrit par : abou gnahoré | 03/08/2011

merci pour l'argumentaire. ce qui est revoltant c'est l'impuissance des africains et des ivoiriens qui regardent leur souveraineté bafouée et leur droit légitime à choisir leur chef spolié. jusqu'à quand. la lybie n'est pas loin et tous les états africains sont menacés.

Écrit par : abou | 03/08/2011

Édifiant comme exercice d'intellectuel!

Écrit par : Anderson AKPO | 03/08/2011

ADO,,,, tueur en serie

Écrit par : EBENY TCHOULA TCHAGA | 03/08/2011

MERCI, Monsieur le Ministre !

Écrit par : ihkpatchin djinhin ihkpatchin | 03/08/2011

j'approve la procedure avec laquelle Mr Ahoua Don Mélo a travail .
il prouve ainsi par son travail meticuleux qu'il a eu une fraude massive .
que chacun de nous tire une conclusion après lecture de ce travail.

Écrit par : KASSI | 03/08/2011

Merci a toi Dr pour ce devoir de memmoire.

La sagesse nous enseigne qu'une plaie reouverte d'une croute ne peut etre soigner si l'on n'enleve cette croute, operation pourtant douloureuse et cependant imperative pour la guerison.

Le chirurgien doit inciser, extraire la tumeur ou l'objet de maladie pour guerir le sujet, cela est douloureux, c'est pourquoi on pratique l'anesthesie.

Quelle reconciliation sans confession donc sans verite, sans contrition donc sans reconnaissance de faute et de responsabilite, sans pardon donc sans remise de faute par l'offense. Ceux qui sont chretiens et de confession catholiques me comprendront par le dernier exemple(Le cheminement dans le sacrement de la reconciliation).

Merci Dr ing. AHOUA

Écrit par : Yao N'DRI | 03/08/2011

Vous perdez votre temps chers monsieur, a quoi a servi cette pseudo demonstration que n'importe qui peut faire pour avoir le resultat qu'il veut devant le panel de l'UA ?

Écrit par : Frank Hervé | 03/08/2011

Ce document du Dr Ahouan Mello est tout simplement edifiant et remarquable. Conscient des possibles suspicions que lui vaudrait son appartenance politico-ideologique, il adopte un cheminement methodologique rigoureux, propre a assumer la verifiabilite des faits decris et du coup, la validite de ses theses. Le document apparait ainsi comme une reference de premier choix pour l'ecriture de l'histoire si douloureuse de la Cote-d'Ivoire et de l'Afrique. Il ne resterait plus qu'a attendre les arguments de raison (et non de barbarie) du camp d'en face.

Dieu benisse la Cote-d'Ivoire et l'Afrique toute entiere!

Écrit par : blamvil | 03/08/2011

Voilà pourquoi ils ne peuvent soutenir la comparaison et ont opté pour le massacre! Nous sommes fiers de vous.
Nous comptons sur vous pour ramener ce pays à la démocratie et au développement.
Le reste l'Eternel s'en occupe. N'ayez aucune crainte!

Écrit par : De Débora | 04/08/2011

bon, si ça peut vous consoler, tant mieux. il vous a fallut tout ce temps pour faire cette étude que yao n'dré a réalisée en 24heures. c'est là tout le problème. dans cinq ans vous allez compter mieux et peut être saura-t-on pour qui les 306899 personnes égarées ont voté. venez aider à la construction de la côte d'ivoire au lieu de chercher à justifier l'injustifiable. un ingénieur aura toujours sa place ici au pays.

Écrit par : JPJ | 04/08/2011

tout château construit sur du faux n'est qu'un château de cartes qui finira par s’écrouler.

Écrit par : antonin | 04/08/2011

merci bien de nous montre les preuves

Écrit par : aziz | 04/08/2011

Merci pour ce travail important pour la Vérité. C'est une preuve supplémentaire pour ceux qui n'ont pas encore compris où se trouve les enjeux. Le nom de Ouattara, Compaoré, Wade, Koffi doivent devenir comme le nom Juda, c'est à dire associer aux pires tragédies de l'histoire de la liberté du continent. Notre devoir c'est de le rappeler sans relâche à la mémoire de chacun pour qu'il ne prenne jamais personne de nommer son enfant Ouattara...., ces associés de l'Organisation terroriste trans Atlantique (OTAN). J'ai très mal pour le 47 % des ivoiriens qui ont voté Ouattara ce gars qui patiemment a joué pour donner ce beau pays aux pires énnemi de l'histoire de ce continent. les alliés de Ouattara , ceux qui violent notre âme, volent nos biens, Braquent notre continent. Il faut éduquer éduquer informer

Écrit par : Aube | 04/08/2011

Merci, Monsieur le Ministre pour une si merveilleuse analyse. Ne dit-on pas que celui qui emprunte le chemin de la violence est à court d'idées et d'arguments? On comprend mieux Sarko et consorts ont préféré la guerre au recomptage des voix proposée par le camp Gbagbo. Ce jour là viendra la vérité se saura car elle triomphe tjrs du mensonge.

Écrit par : Emmanuel | 04/08/2011

Merci Don Melo. Je vous demande patience. La première personne qui va regreter sera Alassane et Soro. Ils vont apprendre à leur dépend qu'on ne fait pas de pacte avec le diable. Ils savent comment ils sont venus au pouvoir et il serait bête de croire que cette facade de paix ne fait que les trompés eux même. Ces deux la seront fusillé par leurs propres voyous ramassés au nord et au burkina. Ils connaitront le même sort que Kabila, M'Baré Manaissara. IB à été éléminé parcequ'il savait trop de leurs manigances. Si Bagbo est un tueur je pense que à la place de Aké Nbo qui n'a fait que trois mois on doit demandé des compte à Soro qui l'a cotoyer 5 ans. Il doit faire le bilan de son gouvernement à lui. Si Alassane à repris son investiture cela veut dire que ce petit jeune d'enfant de prestation de serment par ecris n'était pas onstitutionnel. Donc un gouvernement illégal. Cette affaire est loin d'être terminer car la france vien de faire un grand pas à travers son président sur bafouement de la souverainété d'un pays. Alassane restera au yeux de tous les honnetes africain un gouverneur. Mais la cote d'ivoir vivra et il n'a rien vu. Il peut se faire proteger par tout ce qu'il veut armée francaise mais il ne va pas echapper. On a vue les limites de ces petis voyous se disant rébels

Écrit par : N'da filibert | 04/08/2011

Félicitations à Monsieur le Ministre! De la part d'un expatrié au Québec.

Écrit par : québec | 04/08/2011

il y a des gens ici qui sont betes dèh. affaire de panel de l'ua (lol). on parle de vote et de resultat d'elections. rhdp soyez intelligent ne serait-ce qu'un jour dans votre vie. mais on vous comprend aisement, vous avez perdu et vous comptiez sur la france pour diriger le pays dans ses bras... malédiction à vous

Écrit par : aziz kensa | 04/08/2011

tout le monde entier est temoin de ce qui s'est passé en cote d'ivoire.c'est tout simplement un coup d'ètat electoral orchestré par les grandes puissances qui n'ont d'autres intentions que de spolier les richesses ivoiriennes au travers de sous-prefet comme alassane.sinon q'est ce qui leur en coutait de recompter les voix com c'etait le cas en haiti.pourquoi un groupe de pays beneficirait de ce type solutions et pas d'autres alors que la meme situation s'impose a eux deux?cela rélève tout simplement de la supercherie.et tant qu'il y aura des lèche-bottes com alassane,l'afrique sera tjrs en retard.il faut plutot des grands hommes politiques com le president GBAGBO determinés a sortir l'afrique du neo-colonialisme.je vous prie de voir en moi un simple observateur impartial mais objectif de la politique africaine et non un partisan du president GBAGBO.je vous remercie

Écrit par : agbassi marcel wilfried | 05/08/2011

En Novembre 2004, la CI aurait dû rompre ses relations avec la France ! "...En effet certains opérateurs économiques de l’Union européenne avaient décidé de passer outre l’embargo à partir du 30 mars si aucune solution n’est trouvée à la crise. Ces opérateurs pouvaient ne pas respecter leur engagement surtout la livraison de matières premières convoitées par d’autres opérateurs économiques hors zone Union européenne. Les négociations de l’Union africaine qui devaient commencer le 5 avril étaient donc inacceptables pour Mr SARKOZY, c’est ainsi que les besoins en matières premières ont primé sur la méthode de règlement pacifique de l’union africaine et l’ordre de violation du cessez le feu a été donné le 28 mars...."

Écrit par : anticonformiste | 06/08/2011

Dieu est fort. Il frappera le moment venu ce pouvoir de dozo. La Côte d'Ivoire est devenue Dioulabougou où seuls les dioulas ont des postes de responsabilité. Merci pour cet éclairage. Nous savons que c'est Gbagbo qui a gagné l'élection

Écrit par : yekin guébi | 08/08/2011

mai vous la , ça va pas chez vous oubien ? vous avez fini de ruiné payi la c maintenan que tu va nous raconté té bobard de PV ? depuis tu est a abiadjan la entren 2000 et 2011 tu a déja vue machine de travaux publique arangé ou bouché nid de poule sur les goudron ? mai tu voi bien les joli X5 , range rover , mercedes , porsh , ferarri défillé ds abidjan ! mon frere même si ado a triché la ont le préfère a vous!!!!!!! lui aumoin donne pas l'argent duu contribuable a les petite salope , comme le fesaint les refondateur qui arive au boulot a 11heure vétue de dolcé gabana et au volannt de voiture dernié cri !! donc pardoné laissé ado ou il est vous ete de la merde comparé a lui

Écrit par : ADO | 09/08/2011

Merci Mr le Ministre, il faut qu'il y ait des personnes pour nous rappeler que le combat n'est pas termine. Il n y a pas de peuple qui ait obtenu sa liberte en un jour. Le combat est long mais il faut perseverer pour que l'Afrique de demain puisse etre libre et reellement independante. La France veut nous ramener a l'epoque de l'esclavage lorsque les occidentaux trouvaient toujours quelques africains pour attraper et vendre leurs freres pour quelques bibelots. De la meme maniere que le general De Gaulle a resiste, nous resisterons au nouvel imperialisme. Tot ou tard, nos enfants vivront dans une meilleure Afrique digne et je crois que l Eternel des Armees est le veritable maitre des temps et des circonstances.

Écrit par : Bety Amoin | 10/08/2011

La justice, la liberté d'expression, de penser, la liberté de la presse n'existe que dans les livres. Ils nous ont fait croire le contraire mais a travers cette crise ils nous ont démontrer la vérité. Si vous voulez devenir président un jour commencer à chercher ce que vous proposerez à l'occident et preparer votre branche armée.

Écrit par : hys | 12/08/2011

je remerci Mr AHOUA pour son éclairage moi je suis du nord et je connaissais déjas les résultats mais à quoi ça serviras tout ça si le désarment n'as pas été obtenus par GBAGBO il savais que cetais perdus d'avance cette bataille et puis il faut reconnaitre que DIEU n'étais pas de son coté alors ?

Écrit par : kouyate cheickna | 16/08/2011

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