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22/05/2011

Sarkozy, l'intégralité du discours de Port-Bouët

A chaud, je partage avec vous l'intégralité du discours que Nicolas Sarkozy a prononcé devant la communauté française réunie sur la base militaire de Port-Bouët. Bien entendu pour qu'on en débatte. Ma première remarque est qu'il est absolument curieux de venir s'expliquer sur des choix diplomatiques et une nouvelle orientation de "politique africaine" devant ce type de public. A priori, ses "explications", Sarkozy les doit soit aux Africains en Afrique, soit aux Français en terre française. Là, la première chose qu'il risque de faire est de créer une sorte de polarisation politique et idéologique sur une communauté qui sera encore plus associée aux errements de la classe politique hexagonale. Alors que les Français sont déjà pris pour cible dans les pays du Sahel en raison des choix de leur gouvernement, une telle mise en scène apparaît comme profondément irresponsable. Le lieu choisi, s'il peut se justifier par des nécessités de sécurité, est également problématique et rappelle l'obsession militariste d'un pays qui lie la perennité sa présence économique en Afrique à ce qu'il faut bien appeller une occupation armée. Pour les questions de fond, le débat est ouvert. Une dernière chose, Sarkozy se préoccupe du sort de Stéphane Frantz di Rippel et Yves Lambelin, deux Français disparus lors de la crise poste électorale - parce qu'ils auraient été enlevés par des forces pro-Gbagbo -, et ignore superbement - comem la presse de son pays - le destin tragique de Philippe Rémond, Français assassiné selon de nombreux témoignages par les FRCI d'Alassane Ouattara. C'est cette logique qui consiste à évoquer des "massacres" en ignorant le plus massif qu'ait jamais connu la Côte d'Ivoire : celui de Duékoué, perpétré par les forces de Ouattara, et qui a fait environ un millier de morts, selon Le Nouvel Observateur.


Mesdames et Messieurs,

 

 

Je voudrais d’abord vous demander de bien vouloir excuser notre grand retard qui est dû au fait que nous sommes restés un peu plus longtemps que nous l’avions prévu à Yamoussoukro, compte tenu des impératifs de la cérémonie d’investiture.

 

Messieurs les Ministres, cher Alain, cher Henri,

Monsieur le Sénateur,

Monsieur l’Ambassadeur,

Madame et Messieurs les Conseillers à l’Assemblée des Français de l’Étranger,

Mesdames et Messieurs, mes chers compatriotes et si vous le permettez mes chers amis,

 

 

Je veux d’abord vous dire notre profonde émotion de nous retrouver aujourd’hui en terre ivoirienne, dans ce pays auquel la France est profondément attachée, et dont le destin, au cours des derniers mois, nous a causé tant d’inquiétude.

 

Notre émotion, mes chers compatriotes, de nous retrouver aujourd’hui à vos côtés, vous dont le sort, tout au long de la crise, n’a cessé d’être au cœur de nos préoccupations. Il n’est pas un moment, je vous l’assure, pendant ces événements, où nous n’avons pas pensé à vous et à vos familles.

 

A cette émotion se mêle naturellement la joie d’avoir célébré, ce matin, l’investiture du Président Alassane Ouattara. Il s’agit de l’avènement d’une Côte d’Ivoire nouvelle ; une Côte d’Ivoire démocratique, une Côte d’Ivoire en paix ; une Côte d’Ivoire qui retrouve le chemin de la stabilité et de la prospérité et puis surtout une Côte d’Ivoire qui renoue avec la France des relations fraternelles.

 

Mes chers compatriotes,

 

Je sais par quelles épreuves vous êtes passés, et si j’ai tenu à vous rencontrer aujourd’hui, c’est d’abord pour vous exprimer, en notre nom à tous et au nom de la nation toute entière, notre sympathie, notre admiration et notre solidarité.

 

Informé jour après jour des évènements qui se déroulaient ici, nous savons ce que vous avez vécu pendant quatre longs mois : l’inquiétude, l’angoisse, l’angoisse des parents pour la sécurité de leurs enfants ; l’angoisse des chefs d’entreprise, déjà profondément marqués par le traumatisme de 2004 et qui redoutaient de voir le fruit de leur travail à nouveau anéanti ; l’angoisse également quand les pillards frappaient à vos portes, ou quand les combats faisaient rage, parfois tout près de chez vous.

Dans ces circonstances extraordinairement difficiles, vous avez fait preuve d’un grand sang-froid, et d’une confiance inébranlable en l’avenir d’un pays auquel vous êtes profondément attachés. Les Français, tous les Français, par ma voix, vous rendent hommage, et je suis venu vous dire, au nom de chacun d’entre nous, que nous sommes fiers, que nous avons été fiers, de nos compatriotes de Côte d’Ivoire.

 

Si le pire, lors de cette crise, a pu être évité, nous le devons aussi à votre action, Monsieur l’Ambassadeur, et à celle de vos collaborateurs. Votre calme, votre solidité, le courage et la lucidité dont vous avez fait preuve dans les moments les plus délicats, tout cela n’a échappé à personne. J’ai voulu que vous en soyez récompensé et je veux ici vous dire, une fois de plus, ainsi qu’à tous ceux qui vous ont assisté pendant cette période, mon estime et notre amitié.

 

Comment enfin, dans ce camp de Port-Bouët, haut lieu de la présence militaire française en Côte d’Ivoire, ne pas saluer le travail admirable effectué, au profit des Ivoiriens et des ressortissants de nombreux pays, par les officiers, sous-officiers et soldats de la Force Licorne tout au long de ces évènements ? Ils ont accompli avec professionnalisme, avec dévouement et avec humanité les missions qui leur étaient confiées. Je veux leur dire qu’ils ont fait honneur à notre armée et je veux leur exprimer, en notre nom à tous, la plus vive reconnaissance de la nation.

 

 

Mesdames et Messieurs,

 

Le pire a été évité, lors de cette crise. Le traumatisme d’une nouvelle évacuation a été évité. L’année scolaire a été perturbée, mais finalement sauvée.

 

Pour autant, des tragédies individuelles n’ont pas pu être évitées.

 

Je pense bien entendu à nos compatriotes Stéphane Frantz di Rippel et Yves Lambelin, ainsi qu’aux collaborateurs béninois et malaisien de ce dernier, enlevés le 4 avril et dont nous sommes, toujours depuis lors, absolument sans nouvelles. Que leurs familles, que leurs proches sachent que nous ne les oublions pas. Nous ne ménagerons aucun effort pour les retrouver, je l’espère, je veux y croire, sains et saufs. Nous mettrons également tout en œuvre pour que soient identifiés et punis sévèrement les auteurs de cet enlèvement abject. On ne peut pas toucher à des citoyens français en toute impunité. Ca ne serait pas juste, ça ne serait pas conforme à l’idée que je me fais de la morale. Le Président Ouattara m’a assuré, à cet égard, de son soutien et du plein concours des autorités ivoiriennes.

 

Je pense également à ceux d’entre vous dont l’outil de travail a subi des dommages graves et dont l’entreprise voit sa survie menacée. C’est un sujet que nous avons évoqué ce matin avec le Président Alassane Ouattara. Il s’y est montré attentif.

 

Il m’a d’abord promis de se pencher sur le cas des entreprises qui ont subi des dommages lors des manifestations anti-françaises de 2004.

 

Mais plus largement, nous sommes convenus de travailler à l’adoption rapide de mesures destinées à aider les entreprises à surmonter les conséquences des évènements récents. Dans cet esprit, l’Agence française de développement, en liaison avec les banques locales, soutiendra l’octroi, au cours des deux années à venir, de 100M€ de prêts aux PME, grâce à des crédits bonifiés et des mécanismes de garantie. La partie ivoirienne, pour sa part, étudie un certain nombre de dispositions destinées, à soutenir le secteur privé et à accélérer la relance de l’économie.

 

C’est un dossier, Monsieur l’Ambassadeur, que je vous demande de suivre personnellement, en liaison avec nos chefs d’entreprise et, naturellement, avec les autorités ivoiriennes. Et comme le Premier ministre François Fillon viendra en Côte d’Ivoire au mois de juillet, j’aimerais que ces dossiers soient réglés ou en voie de l’être pour le mois de juillet, de façon à ce que vous puissiez conclure avec le Premier ministre. Il n’est pas question là non plus de laisser seuls celles et ceux d’entre vous qui ont investi une grande partie de leur vie de travail ici.

 

Mes chers compatriotes,

 

L’action de la France, tout au long de la crise ivoirienne, s’est inspirée de principes simples : soutien à la démocratie ; appui aux efforts de la communauté internationale ; respect de nos engagements.

 

Prévues dès 2007 dans l’Accord Politique de Ouagadougou, les élections se sont longtemps fait attendre. Cinq ans après l’échéance normale, les Ivoiriens ont finalement pu voter le 31 octobre, puis le 28 novembre. Ils se sont déplacés en masse, sous le regard de trois mille observateurs.

 

Le peuple s’étant exprimé librement en faveur du changement et de la paix, nous avons donc appelé au strict respect de sa volonté.

 

Mes chers compatriotes, je vous demande de comprendre  qu’agir autrement, accepter un véritable hold-up électoral, n’aurait été au final acceptable ni pour les Ivoiriens, ni pour la communauté internationale. C’eût été sacrifier une chance historique de clore une décennie de crise et de souffrances. C’eût été se résigner à l’impuissance, alors que les Nations Unies avaient déployé des moyens considérables. C’eût été, enfin, la certitude d’un recul durable de la démocratie sur le continent africain : pourquoi aller voter si l’élection peut en toute impunité être volée ?

 

La France n’avait pas de candidat, la France a choisi de soutenir le candidat choisi librement par les Ivoiriens. Très vite, la CEDEAO, l’Union Africaine, et toute la communauté internationale, ont marqué, dans l’unité, leur refus de l’inacceptable.

 

La seule réponse fut une répression systématique. Chacun se souvient de ces femmes désarmées tombées sous les balles d’une mitrailleuse le 3 mars, ou du massacre sur le marché d’Abobo, provoqué deux semaines plus tard, par des tirs de mortier.

 

A l’initiative de la France et du Nigéria, le Conseil de Sécurité des Nations Unies, unanime, a alors autorisé les forces impartiales à détruire les armes lourdes qui menaçaient les populations. La France, avec l’ONU, a pris ses responsabilités. De nombreuses vies – et la démocratie – ont été sauvées.

 

Je veux le dire avec force pour que chacun le comprenne : la démocratie n’est pas un privilège réservé aux pays occidentaux. C’est une aspiration profonde de chaque peuple, sur tous les continents de la planète. C’est aussi la garantie de la paix et du développement, comme nous le constatons aujourd’hui en Côte d’Ivoire. Voilà la première leçon de cette crise !

 

Il ne viendrait à l’idée de personne, en Europe ou partout ailleurs en Occident, de transiger sur la démocratie. Il était hors de question de le faire, ici, en Côte d’Ivoire. J’ai été stupéfait, je dois le dire, d’avoir entendu des voix se lever, dans mon propre pays, dans notre pays, pour suggérer entre guillemets un « arrangement » avec un pouvoir devenu illégitime. En matière démocratique, il n’y a pas d’arrangement. Il y a la démocratie ou il y a la dictature. Il y a le respect de l’Etat de droit ou il y a la violence.

 

Mais il y a une deuxième leçon, qui me paraît tout aussi importante. En Côte d’Ivoire hier comme en Libye aujourd’hui, les Nations Unies ont mis en œuvre un principe qu’elles avaient adopté à l’unanimité en 2005 mais qui n’avait jamais été vraiment appliqué : la responsabilité de protéger. Oui je l’affirme, la communauté internationale ne peut pas fermer les yeux sur un massacre. Dans ces deux crises, l’ivoirienne et la libyenne, face à des dirigeants – j’emploie les mots - qui massacraient leur propre population, la communauté internationale a décidé d’agir avec détermination, et c’est l’honneur de la France d’avoir, avec quelques autres, mené ce juste combat. L’armée française a agi au service de la démocratie. C’est là son honneur.

 

Troisième enseignement de cette crise –, tout ce que la France a fait, elle l’a accompli en appui aux organisations africaines, et dans le cadre strict de ses engagements vis-à-vis des Nations Unies. La France a eu le souci permanent de l’unité de la communauté internationale Et je veux rendre hommage au ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, pour l’action personnelle qu’il a menée au Haut Conseil de Sécurité, pour garantir cette unité. La France est intervenue en Côte d’Ivoire au nom de principes universels, forte d’un mandat international.

 

Mes chers compatriotes,

 

Vous l’avez compris, c’est une nouvelle politique africaine que nous mettons en œuvre. Et même une nouvelle politique étrangère que notre engagement en Côte d’Ivoire a illustrée ces derniers mois.

 

Mesdames et Messieurs, chers amis,

 

L’investiture du Président Alassane Ouattara ouvre un nouveau chapitre de l’histoire de la Côte d’Ivoire et des relations franco-ivoiriennes.

 

Même si c’est aujourd’hui l’espoir qui domine, nous savons que ce pays fait face à d’énormes défis : reconstruction d’une économie exsangue, mise à mal par des années d’inertie et de crise ; défi du rétablissement de l’autorité de l’État, de la reconstruction de forces de sécurité réellement nationales et non pas ethniques; défi de la restauration de l’unité du peuple ivoirien, par des mesures de justice et de réconciliation.

 

Nous en avons parlé ce matin avec le Président Ouattara, que j’ai trouvé, sur tous ces sujets, lucide et animé d’une détermination sans faille. Je lui ai exprimé la confiance de la France dans sa capacité à relever ces multiples défis. Je l’ai surtout assuré de notre ferme volonté de tout mettre en œuvre pour l’aider et aider la Côte d’Ivoire dans ce moment si crucial de son histoire.

 

Nous avons déjà mis en place des financements pour permettre à l’État de remettre l’administration en marche et de remplir ses obligations les plus urgentes. Nous serons également à ses côtés pour l’aider à renouer avec l’ensemble des organisations multilatérales.

 

La France prendra toute sa part de l’effort collectif en faveur de la Côte d’Ivoire. Des moyens importants seront consacrés à la relance de notre coopération bilatérale. Je souhaite qu’une attention particulière soit apportée, dans ce cadre, à des secteurs essentiels comme l’éducation, la formation professionnelle, les infrastructures, secteur sur lequel un travail spécifique du G20 est en cours d’initiative. Alain Juppé et Henri de Raincourt y travaillent déjà.

 

Pour financer ces secteurs prioritaires, la France mettra en place, conformément à ses engagements internationaux et après l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE par la Côte d’Ivoire, un contrat de désendettement et de développement pour la Côte d’Ivoire. Celui-ci sera d’un montant sans précédent puisqu’il dépassera les 2 milliards d’euros.

 

Dans le domaine militaire, la France contribuera à la réforme de l’armée ivoirienne. Je vous le dis mes chers compatriotes, nous garderons toujours des forces militaires ici, pour assurer la protection de nos ressortissants, dans ce camp. Mais je veux que les choses soient claires entre nous : l’armée française n’est pas là pour assurer la stabilité de quelque gouvernement que ce soit, fut-il un gouvernement ami.

 

Ce sont les Ivoiriens qui doivent choisir. Ici, nous avons des milliers de nos compatriotes, leur sécurité doit être assurée et donc il y aura des soldats pour cela, français, en accord avec les autorités de la Côte d’Ivoire. Mais l’armée française n’a pas vocation, c’est une nouvelle époque, à soutenir ou à intervenir dans les affaires des Etats africains. Nous sommes intervenus parce que la communauté internationale nous l’a demandé. Je dois vous dire avec honnêteté, que si nous n’avions pas obtenu de mandat de la communauté internationale, nous ne serions pas intervenus comme nous sommes intervenus. Nous serions intervenus sans mandat si vous aviez été vous-mêmes en danger, pour vous évacuer et pour vous protéger. Mais l’action que nous avons menée, c’est une action dans un cadre international.

 

J’ai demandé donc au Président Ouattara, et le ministre de la Défense viendra dans les semaines qui viennent, qu’un nouvel accord de défense soit conclu entre nos deux pays. Et j’ai indiqué que cet accord de défense sera publié. La France ne veut plus d’accord secret, d’accord caché. La France n’a rien à cacher. Elle est l’amie de la Côte d’Ivoire, ce sont les Ivoiriens et eux seuls qui choisissent leur gouvernement. C’est cela, la politique africaine de la France.

 

Mes chers compatriotes,

 

Dans ce nouveau partenariat franco-ivoirien, vous avez naturellement un rôle majeur à jouer.

 

Vous aimez profondément ce pays dans lequel nombre d’entre vous sont nés, ou ont vécu une grande partie de leur existence. Vous avez contribué à son développement par votre dynamisme et par vos compétences. Vous l’avez vu, ce pays, se déchirer. Vous en avez été meurtris mais, malgré les épreuves, vous êtes restés ici et vous avez maintenu votre confiance dans ce pays. Vous êtes le cœur battant de la relation entre la Côte d’Ivoire et la France.

 

Vous faites aussi rayonner, dans ce pays, nos savoir-faire, nos valeurs, notre culture. Vous y êtes l’image de la France.

 

Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire reprend sa marche en avant et compte sur vous pour l’accompagner dans cette nouvelle étape. Le Président Ouattara nous l’a confirmé avec force. Quant à nous et quant à moi, je compte sur vous pour nous aider à établir avec la Côte d’Ivoire la relation renouvelée, sereine, fraternelle, décomplexée - tournons-nous vers l’avenir au lieu de systématiquement évoquer le passé - et équilibrée entre deux grands pays indépendants et maintenant démocratique, que j’appelle de mes vœux.

Croyez bien que ce déplacement, pour nous, c’est un déplacement qui compte. Et pour moi qui aime tant la Côte d’Ivoire, que je ne puisse venir qu’à la 4ème année de mon mandat, ça en dit long sur la situation dans laquelle était tombée la Côte d’Ivoire. Vous, vous le saviez, mais nombre de gens ne le savaient pas ou faisaient semblant de ne pas le savoir.

 

Mes chers amis, la morale de cette histoire, c’est que la conviction, la détermination, le courage, les principes, finissent toujours par triompher.

 

Vive la France ! Vive la République et vive la Côte d’Ivoire !

 

Je vous remercie.

Commentaires

Vous n'auriez pas svp celui de Dagri Diabaté Henriette ? avec son fameux lapsus ... Monsieur le pré ... préfet ... président de la république ... ? Merci

Écrit par : FACEBOOK THE YAMOUSSOUKRO TIME | 22/05/2011

Merci pour cette promptitude dont tu as fait preuve. Ce n'est pas étonnant pour qui te connait.Quant au discours, je dirais en résumé Beau discours de colon pour la célébration de la ré-colonisation de la CI. Rappelons, le lapsus (Monsieur le Préfet au lieu de Monsieur le Président) de l'émotive nouvelle grande chancelière de la république, la tentie henriette. L'on disait que la Côte d'Ivoire a reculé d'au moins 50 ans quand on a vu les militaires français régler la circulation dans les quartiers d'Abidjan. Je n'osais croire; mais avec tout ce que j'ai entendu lors de la cérémonie d'investiture et ce que je viens de lire, j'ai la certitude que cette affirmation est confirmée. sarkozy est dans une logique de mensonge et ne peut s'y dérober. C'est bien plus tard que pour certainement des raisons lucratives qu'il dira la vérité à travers un livre. Ils sont ainsi les français en particulier, les européens en général. Ce discours indique le retour du colon dans notre pays. Il n'y a qu'à voir la tribune qu'il a choisi pour le lire. Il est clair dans sont esprit que les nouveaux colons ce sont ceux à qui il s'adresse. L'armé, l'école, les infrastructures patati patata sont passés au peigne fin. Mais le plus génial c'est que sarkosy a trouver et résolu tous les problèmes ivoirien tout de suite. N'est-ce pas le partenaire de "ADO solution"? Démagogie en toile de font. Tout ceci au détour d'une cérémonie d'investiture. Le plus écœurant c'est la question militaire. Elle fâche et sensible. Il parle d'armée ethnique faisant allusion aux FDS (l'armée de la république de Côte d'Ivoire). s'est-il interrogé combien y a-t-il d'Akyé, d'Abbey, d'Agni, de Guéré, de Bété, de Kroumen,de Dida, etc. et même de Baoulé dans les FRCI, la rébellion composée uniquement de ressortissants du nord,transformée en armée pro-ouattara, que lui sarkozy a portée à bout de bras pour évincer le régime de Laurent GBAGBO. Mais l'espoir pour la Côte d'Ivoire, c'est justement l'esprit GBAGBO. GBAGBO a ouvert les yeux, les oreilles et la bouche aux Ivoiriens à telle enseigne que même déchu du pouvoir par un coup d'état de la france, son esprit reste vivace en beaucoup d'Ivoiriens. Si bien qu'un seul Ivoirien de ce type peut et va faire la révolution. La france n'est pas parvenue à ce niveau en dansant. C'est au bout de plusieurs défaites et sacrifices qu'elle s'est hissée à ce niveau de développement où elle en impose aujourd'hui. Le reste, sarkosy peut bêler tout le temps, hurler partout, jaser à travers monts et montagnes, mentir à tout bout de champ, la france va payer cash les errements de ces enfants. Des fois, on se dit: Et si Ben Ossaman Laden avait raison? A bientôt.

Écrit par : Rosine Ley | 22/05/2011

J'ai bien l'impression que l'air africain ne reussisse pas trop a l'empereur nicolas.déjà à dakar il avait pondu un discours truffé d'ineptie,dixit sa seigneurie 'les africains ne sont pas assez rentrés dans l'histoire...'.apparemment dakar n'etait qu'1 echauffement pour le hongrois car ce 21 mai 2011 il ns a montré le vrai visage de la droite ou devrais je dire de la france décomplexée,toute aussi cupide,colonialiste,imperialiste et expansionniste que les autres frances que nous avons connues avant elle.et la rupture elle est où petit nicolas.sur ADO j'ai rien à redire,assoifé du pouvoir et des honneurs,il va devoir baisser son froc face à ceux qui l'ont mis sur le trône.ces propos ne font pour autant de moi 1pro-gbagbo,je n'ai jamais apprecié les 2 parceque je les sentais capables de laisser mourir des millier de vies innocentes pour assouvir leurs desirs insatiables de pouvoir.la C.I meriterait mieux comme politiciens P.S:si sarko est tant epris de democratie et deteste les hold-ups electoraux,qu'il envoie aussi ses bidasses dégager ali bongo...lol!

Écrit par : tertullien | 22/05/2011

A lire le discours de sarkosy, je me replonge dans mes livres d'histoire de lutte des africains pour nos indépendances.Je me rends bien compte que le combat de nos pères n'a absolument pas servi à grand chose. Bien au contraire nous nous sommes éloignés des vrais objectifs dont le plus important était de libérer définitivement les peuples africains du joug colonial et néo colonial. sarkosy vient de remettre le couvert en disant ouvertement à une certaine afrique que son droit à l'indépendance ne lui est pas encore acquis.Et quiconque enfreindrait à ce diktat se verrait subir le courroux de la métropole qu'est la france.En citant la Cote d'Ivoire comme la phase expérimentale de la nouvelle politique extérieure de la france en Afrique, il vient tout simplement de dire à la nouvelle génération que le chemin est encore long.Conséquence,nous devons retousser nos manches et aller à la libération de nos peuples. Même au prix de nos vies pour que la postérité ne soit pas condamnée comme nous le sommes actuellement.La volonté de sarkosy étant de nous ramener à un état de non droit où les plus forts écrasent les plus faibles sans autre forme de procès.Nous devons refuser cette énième humiliation.C'est un défi pour le peuple digne d'Eburnie et par ricochet de toute l'Afrique.Bon vent à tous les dignes fils d'Afrique pour leur compassion pour la Cote D'Ivoire.La lutte prend maintenant son vrai sens puisque nous en avons les moyens,les capacités et surtout les compétences.

Écrit par : Evariste | 22/05/2011

Merci de nous proposer ce discours aussi rapidement.Que les ivoiriens saisissent les efforts que certains des fils de l'Afrique font pour faire avance leur pays. Personne ne viendra le faire à leur place.Qu'un president français soit vexé se venir en CI qu'à la quatrième année de son mandat indique l'ampleur de la tâche...L'on ne se réalise jamais dans la dépendance dorée soit elle...

Écrit par : effi k henoch | 22/05/2011

Quand vous aurez fini de raconter vos inepties, venez nous rejoindre en cote'ivoire pour reconstruire le pays!
Moi je suis ivoirien jeune Ingenieur sans véritable emploi! En 10 ans sans la France sans Chirac et sans Sarkozy qu'a fait votre soit disant panafricain GBAGBO qui a des avocats Francais, qui donne la gestion du pétrole de façon la plus opaque possible sans appel d'offres a un grand groupe pétrolier Francais Total.
En 10 ans avec la moitié du pays (la plus utile selon GBAGBO lui meme) montrez moi une seule réalisation de GBAGBO!
Et pour finir avant de rentrer dans vos considération politique rappelez vous que GBAGBO a perdu une élection présidentielle! Le Conseil constitutionnel selon LES LOIS ELECTORALES DE MON PAYS n'a aucun pouvoir a supprimer des votes mêmes si incriminés d'irregularités SURTOUT QUE LA SUPPRESSION INVERSE LE RESULTATS DE L'ensemble. Lisez l'article 64 nouveau du code électoral ivoirien (Google est votre ami).
Ceci étant dit moi je suis heureux pour la promptitude avec laquelle la France nous a sauvés d'un autre Rwanda.

Écrit par : Franck Kouassi | 22/05/2011

Franck Kouassi, si Gbagbo réalisé de superbe statues avec des corps en dessous, voyons !!

Écrit par : Maryse | 22/05/2011

franck kouassi, bilan pour bilan qu'est ce que ouattara a fait des zones qu'il a occupées avec sa rebellion durant dix ans ? il est facile de reprocher à quelqu'un de ne pas travailler pendant qu'on lui tient les mains. mais tu as raison Gbagbo n'a rien fait pour les ivoiriens puisqu'il a passer son temps à s'occuper des soro, wattao, ousmane sherif, zakaria kone, tuo fosie,et consort des étudiants tocards et caporaux cuisiniers dans l'armée régulière aujourd'hui milliardaires.

Écrit par : zaiguy | 23/05/2011

Frank Kouassi, peut-être que le fait de ne pas avoir de travail n'a rien à voir avec Gbagbo mais avec tes aptitudes. Comment tu peux expliquer que des ivoiriens ont eu du boulot dans les entreprises qui ont ouvert ou se sont développées (banques (BSIC, UBA, BACI...) téléphonie mobile MOOV, KOZ, GREEN)? Ne conceptualise pas comme ceux qui ne sont pas allés loin dans les études. En mettant en avant ton diplôme c'est une manière de donner du crédit à ce que tu écris. En dix ans, la dette de notre pays est descendu à 4 milliards environ. En un mois de gestion elle vient de remonter de 1 milliard (fais le calcul avec tout ce qui a été promis ou donné). Tu espères que ADO te donnera du travaille. SOIT! Mais Gbagbo avait mis en place le FNS y es-tu allé pour créer ton entreprise et être ton propre patron? as-tu essayer cela au moins avant de critiquer l'ensemble de son travail?

Écrit par : Langem | 23/05/2011

Wat Rat le PICI (Président Installé par la Communauté International) a fini par avoir gain de cause. "Je rendrai ce pays ingouvernable" a t-il dit.
De 1993 à 2011 c'est ce qu'il à fait par de multiples tentatives de coups de forces et coups d'états. Avec toujours les mêmes aujourd'hui FRCI (Forces Rebelles de la Communauté Internationale).
Aujourd'hui ce PICI sème la violence avec ses FRCI. Lui se fait proteger par la France. Pendant combien de temps.
La leçon à retenir:La violence rapporte gros. Alors le PICI doit s'attendre au retour de la kalashnikov.

Écrit par : kouame Marc | 24/05/2011

En lisant ce triste discours, je me sens indigné! voici un président français malheureux de ne pas pouvoir se rendre dans un pays démocratique depuis qu'il est président. Qui l'en empêchait? GBAGBO! enfin il réalise son rêve. Bravo Sarko! L'histoire consacrera ta bêtise. vive la Côte d'Ivoire! HONTE à la france du nabot sarko.

Écrit par : TEHOUA | 25/05/2011

Monsieur/ Madame,

1-LES SALAIRES

HONNEUR ATTIRER VOTRE ATTENTION: SUR 42 AMBASSADES ET MISSIONS PERMANENTES IVOIRIENNES AL'ÉTRANGER SEULEMENT UNE QUINZAINE ONT PERÇU LES SALAIRES AU MOINS JUSQU EN AVRIL 2011.

IL Y A DONC ENVIRON UNE TRENTE D AMBASSADES QUI SONT SANS SALAIRES DEPUIS PLUSIEURS MOIS TANT EN AFRIQUE ,EN EUROPE QU'EN ASIE ET EN AMÉRIQUE.
CERTAINES AMBASSADES ONT DES ARRIÉRÉS DE 4 MOIS (FÉVRIER A MAI) D'AUTRES 3 MOIS.

2-LES LOYERS

EN CE QUI CONCERNE LES LOYERS QUI DOIVENT ETRE PAYES EGALEMENT PAR L ETAT DES ARRIERES DE 6 MOIS SONT OBSERVES.CETTE SITUATION EST DIFFICILE POUR CES HAUTS FONCTIONNAIRES IVOIRIENS QUI NE SAVENT PLUS COMMENT FAIREPOUR ASSURER LE QUOTIDIEN.

MERCI DE BIEN VOULOIR ATTIRER L ATTENTION DES AUTORITES CAR CES PERSONNELS NE PEUVENT FAIRE DE GRVE ET DOIVENT ETRE DISCRETES MEME DANS LA SOUFFRANCE QUI SEMBLE AVOIR ATTEINT SON PAROXISME.

Écrit par : FOTAMANA | 05/06/2011

Vous arrivez à lire ce discours? Moi je n'y arrive pas! que de mensonges! On croirait écouter, caché derrière une porte, un homme contant fleurette à une belle dame. Pire, on croirait entendre ce roi belge donner l'ordre à ses administrés de coloniser et esclavager l'Afrique sans retenue aucune. Qu'il arrête de se foutre de nous, ce Sarkozy, et partant du monde entier! Je ne sais pas comment ce message a été perçu par tous ces pro-Allassane qui ont su faire preuve de carence intellectuelle flagrante tout au long de cette crise. Il faut bien qu'ils se réveillent! Il faut que l'Afrique se réveille! Sinon, ces blancs ne finiront pas de nous servir de tels discours pleins de racisme, de mépris pour le noir... Il faut que les mentalités changent, vivement!

Écrit par : Afrique Gbagbo | 04/07/2011

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