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28/04/2011

"Des cadavres calcinés le long des routes entre Guiglo et Toulepleu"

Extraits d'un article paru dans Slate Afrique, en entier ici.

"Médecins sans frontières (MSF) a de nouveau tiré l'alarme le 22 avril 2011, rappelant que la violence persiste et que la situation humanitaire est toujours «aigüe». En cause, les combats et règlements de compte dans plusieurs quartiers d'Abidjan, PK18 et Yopougon, mais aussi l'instabilité dans l'Ouest du pays.

«Des villages pillés et détruits sont déserts et l'on voit des cadavres calcinés le long des routes entre Guiglo et Toulepleu, rapporte Xavier Simon, chef de mission de MSF en Côte d'Ivoire. Nos équipes prennent maintenant en charge des personnes qui n'osaient pas sortir de la brousse pour se faire soigner et qui souffrent de blessures datant de deux ou trois semaines. Comme ces blessés sont toujours terrifiés, ils attendent d'être dans un état critique pour sortir et se faire soigner

A Abidjan, MSF a soigné 60 blessés le 21 avril 2011, dont 12 par balle. Les pénuries de matériel et de médicaments pénalisent les hôpitaux de la ville, aux portes desquels de longues files se forment dès quatre heures du matin, pour recevoir des traitements urgents. Beaucoup se terrent, par peur des représailles des FRCI contre les partisans de Laurent Gbagbo.

Un homme a raconté à SlateAfrique, sous couvert d'anonymat, avoir perdu un membre de sa famille, le 25 avril 2011: Thérèse Blabo, une militante en vue du Front populaire ivoirien (FPI) de Laurent Gbagbo, âgée d'une cinquantaine d'années et mère de deux enfants émigrés aux Etats-Unis, a été brûlée vive près de chez elle, aux 220 Logements, un quartier d'Adjamé.

La scène s'est produite sous les yeux d'une population qui aurait applaudi, selon les témoignages parvenus à cet homme. Un retraité raconte par ailleurs avoir perdu le 10 avril 2011 l'un de ses neveux, un étudiant en sciences économiques de 23 ans, sans activité politique, mais appartenant à l'ethnie bété (comme Laurent Gbagbo). Le jeune homme a été fauché à Yopougon alors qu'il cherchait à fuir le quartier.

«Ca tirait et il a pris une balle en route, raconte notre source. Beaucoup de parents partent à Dabou, une ville située à 50 km d'Abidjan. Les gens à Yopougon sont égorgés comme des moutons, parce qu'ils sont Bétés ou soupçonnés d'être des supporters du président sortant. C'est insupportable. Je ne dors pas, ça me rend malade. On continue à tuer les gens pour une histoire de politique alors que c'est fini! C'est fini! Tout se passe au nez et à la barbe de l'Onuci, qui doit protéger les civils.» indique le retraité."

 

 

 

Commentaires

Il y a urgence à revoir les programmes scolaires des pays d'Afrique. On aura beau dénoncer le boucher de Sindou (alassane ouattara) et son suppléant Soro, les fondements de cette barbarie qui frappe périodiquement les peuples du continent Africain demeurent.

Cette sauvagerie a été perpétrée par les mêmes en Indochine, puis en Algérie et au Cameroun. Ils n'ont pas encore appris aux Rebelles Ivoiriens à couper les têtes comme ils le faisaient au Cameroun, mais il y a des craintes qu'il n'en soit ainsi bientôt.
Ils appellent cela la guerre contre-révolutionnaire !
D'où l'urgence d'une sensibilisation de masse qui ne pourra être qu'une oeuvre de la société civile Africaine dans un premier temps.

Écrit par : Thabo | 29/04/2011

c'est eccerrent!!!!!!!!!!!!je me demande si on pourra s'en sortir,avec ces tueurs en plus au pouvoir.c'est grave.!!!!!!!!

Écrit par : est | 03/05/2011

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