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09/04/2011

Quand les FRCI menaçaient de "tuer les Guérés jusqu'au dernier" (Human Rights Watch)

Extraits d'un rapport disponible sur le site de Human Rights Watch, de façon plus détaillée en anglais, qui confirme le témoignage d'un témoin que nous avons publié sur ce blog le 2 avril 2011.

"Les personnes avec qui Human Rights Watch s'est entretenu ont décrit comment, village après village, les forces pro-Ouattara, maintenant appelées les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI), ont sommairement exécuté et violé des partisans supposés de Laurent Gbagbo, alors qu'ils étaient chez eux, qu'ils travaillaient dans les champs, qu'ils fuyaient ou tentaient de se cacher dans la brousse. Les combattants ont souvent sélectionné leurs victimes en fonction de leur origine ethnique et les attaques ont touché de façon disproportionnée les personnes trop âgées ou trop faibles pour fuir.

« Ce n'est pas en tuant des civils et en commettant des viols que les forces d'Alassane Ouattara vont mettre fin à ce conflit », a déclaré Daniel Bekele, directeur de la division Afrique à Human Rights Watch. « Il faut, pour que la Côte d'Ivoire puisse émerger de cette effroyable période, qu'Alassane Ouattara respecte son engagement public d'enquêter sur les violences perpétrées par les deux parties et de poursuivre leurs auteurs.»

Dans un cas particulièrement atroce, des centaines de civils de l'ethnie Guéré, perçus comme des partisans de Laurent Gbagbo, ont été massacrés dans la ville de Duékoué, dans l'ouest du pays, par un groupe constitué de diverses forces pro-Ouattara, dont des unités des Forces Républicaines sous le haut commandement du premier ministre d'Alassane Ouattara, Guillaume Soro.

Trois chercheurs de Human Rights Watch ont mené des enquêtes dans la région de Grand Gedeh, au Libéria, du 26 mars au 7 avril. Ils se sont entretenus avec plus 120 victimes et témoins de violations des droits humains commises par les forces des deux camps dans la région de l'extrême ouest de la Côte d'Ivoire. Plus de 40 000 Ivoiriens ont fui vers le Grand Gedeh en raison des combats. Human Rights Watch a également interviewé par téléphone près de 20 victimes et témoins encore présents à Guiglo, Duékoué et Bloléquin, à l'extrême ouest du pays.

Les violences constatées par Human Rights Watch se sont produites du 6 au 30 mars 2011, alors que les villes de Toulepleu, Doké, Bloléquin, Duékoué et Guiglo, dans l'ouest du pays, toutes auparavant contrôlées par les forces pro-Gbagbo, tombaient aux mains des forces pro-Ouattara qui voulaient destituer Laurent Gbagbo par la force. Ce dernier persiste dans son refus de céder le pouvoir à son rival, Alassane Ouattara, reconnu par la communauté internationale comme le vainqueur des dernières élections présidentielles.

Les Forces républicaines de Côte d'Ivoire d'Alassane Ouattara constituent une coalition peu structurée, composée de combattants qui s'étaient auparavant battus aux côtés des Forces Nouvelles, l'armée rebelle de longue date commandée par Guillaume Soro et qui contrôle la moitié nord du pays depuis 2002. Les Forces républicaines ont depuis intégré dans leurs rangs des forces de défense de quartier et d'anciens soldats de l'armée ivoirienne, ainsi que des policiers et des gendarmes qui étaient précédemment au service de Laurent Gbagbo et qui ont récemment fait défection.

Dans chaque village où Human Rights Watch s'est rendu, des combattants des Forces républicaines s'étaient livrés au meurtre, au viol et au pillage de la population, à majorité Guéré. Originaires de l'ouest de la Côte d'Ivoire, les Guérés ont largement voté pour Laurent Gbagbo aux élections présidentielles de 2010. Une femme de 47 ans a raconté à Human Rights Watch que des combattants avaient tué sous ses yeux son père, son mari et son fils de 10 ans, non loin de la plantation de cacao de la famille, près de Doké. Un homme de 32 ans a rapporté comment les forces pro-Ouattara étaient entrées dans Diboké et avaient ouvert le feu sur des habitants qui étaient sortis de leurs maisons en courant, ne sachant pas à quel camp appartenaient les combattants qui les attaquaient. L'homme a vu trois personnes se faire tuer juste devant lui. Dans au moins 10 villages non loin de Toulepleu et de Bloléquin, les villageois ont dit qu'ils s'étaient cachés dans la brousse et avaient vu les Forces républicaines mettre le feu aux maisons ainsi qu'aux greniers ou étaient stockés les récoltes et les semences. Les villageois ont aussi vu ces combattants abattre les animaux et voler tout ce qui avait de la valeur.

De nombreux habitants ont fui en prévision ou à l'arrivée des forces pro-Ouattara dans le village. D'autres habitants, en particulier des personnes âgées, qui n'avaient pas pu parcourir les 40 kilomètres à pied pour se réfugier au Libéria voisin, ont été capturés par les Forces républicaines et détenus dans leurs villages. Human Rights Watch a recueilli des informations sur l'exécution de plus de 30 de ces captifs civils. Une femme de 67 ans a raconté comment des combattants pro-Ouattara venaient tous les jours chercher plusieurs captifs - souvent des hommes et des femmes entre 60 et 80 ans - et les exécutaient à bout portant.

Des dizaines de femmes ont également été détenues pendant un jour ou plus et ont été violées à plusieurs reprises. Une femme de Bakoubli, près de Toulepleu, a indiqué que les forces pro-Ouattara l'ont violée devant ses enfants, puis ont tué son mari qui tentait de s'interposer.

Les exactions perpétrées durant un mois d'attaques contre les civils Guérés dans l'extrême ouest du pays, pendant tout le mois de février, a culminé dans le massacre de centaines d'habitants de la ville de Duékoué le 29 mars. Après avoir sécurisé la ville ce matin-là, les combattants des Forces républicaines, accompagnés de deux groupes de miliciens pro-Ouattara, se sont dirigés vers le quartier de Carrefour, bastion des partisans de Gbagbo. Huit femmes ont dit à Human Rights Watch que les forces pro-Ouattara avaient traîné les hommes, jeunes et vieux, hors de leurs maisons et les avaient tués dans la rue à coups de machettes ou à coups de feu, parfois en tirant par rafales. Tout en commettant ces tueries souvent épouvantables, certains des assaillants menaçaient de « tuer les Guérés jusqu'au dernier » à cause de leur soutien à Laurent Gbagbo. Une jeune femme a raconté à Human Rights Watch que les Forces républicaines avaient enlevé un groupe de jeunes garçons, dont son frère cadet, en criant qu'ils les emmenaient à Man - la ville de l'extrême ouest du pays où les Forces Nouvelles avaient leur base - « pour en faire des soldats »."

Commentaires

Et dire que ce mythomane et imposteur d'allassane veut réconcilier les ivoiriennes.Un incapable qui ne peut même pas calmer ses analphabètes de soldats pense pouvoir diriger la CI où il n'est pas majoritaire devant LG?
En se basant sur les résultats du 1er tour, on sait qui est majoritaire dans ce pays!
tchrourrrrrrrr

Écrit par : Alain K. | 09/04/2011

HRW est été financée à hauteur de 100M$ depuis 10 ans par Georges SOROS, et s'est évertuée à diaboliser Laurent Gbagbo. Par ailleurs Georges SOROS a financé la campagne de Ouattara.

(voir http://criseivoirienne.livejournal.com/11771.html )

Si HRW accuse aujourd'hui Ouattara, c'est que les ploutocrates comme Georges SOROS ont atteint leur objectif et ils n'ont plus besoin de lui: le chaos s'est installé à Abidjan, Armajoro peut emporter 400 000 tonnes de cacao sans payer un centime à l'état de Côte d'Ivoire. Il leur faut maintenant assassiner Gbagbo, envoyer Ouattara au TPI, et se trouver un troisième homme bien servile pour gouverner leur pré carré.

Écrit par : Yapi | 09/04/2011

message posté sur le blog de melancgon et le diplo :
Camarades, nous avons le même ministres des affaires étrangères pendant les massacres en Côte d’ivoire en 2011, Juppé, que pendant le génocide rwandais, en 1993-1995. Juppé est l’un des responsable du génocide rwandai, avec Mitterrand et Balladur. Il ne mérite même pas l’honneur de voter car il a sali l’honneur de la France comme peu d’hommes vivant l’on fait. Quel est l’idiot qui en a fait son ministre des affaires étrangères ? Actuellement, la presse, le gouvernement et l’ONU sont entrain de dissimuler les crimes commis par les bandes armées de Ouattara pour ne pas nuire à la réputation de cet homme qu’ils ont reconnu "président élu de la Côte d’Ivoire". Dans la ville de Duékoué, dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, les soldats de Ouattara ont tués plus de 1000 personnes depuis le 28/04 selon l’ONG catholique Caritas. La Croix rouge a brisé le silence le 01/04 après avoir ramassé 816 cadavres. Ils ont tués tous les hommes qu’ils ont trouvé, même les enfants de 5 ans, sous prétexte que c’était des miliciens. Eux même sont quoi ? Ils ont tués principalement les guérés, ou wés, qui sont habitants originels, les autochtones de cet endroit de Duékoué. Ils voulaient surtout tuer les propriétaires des terres de la région. L’ONU n’a signalé le massacre que le 02/04 alors que 700 casques bleus sont stationnés à côté du quartier ou ont eu lieu les principaux massacres. On sait qu’un hélicoptère de l’ONU a observé l’extermination des hommes guérés parce que l’ONU s’est plaint que les bandes de Ouattara avaient tiré sur eux. Mais si ils ont tout vu et rien fait, ils n’ont pas non plus dénoncé ce qu’ils ont vu. C’est seulement en réaction aux déclarations de la Croix-Rouge et de Caritas qu’ils ont tenté de minimise l’affaire et de partager les crimes entre les combattants des deux bords. selon les ONG les massacres continuent mais de façon plus discrète. Ma femme a appelé une femme Wé qui vit à Duékoué. Elle confirme que les hommes de Ouatara ont commis un massacre de très grande ampleur. Les hommes sont enlevés vers une destination inconnue ou se cachent en brousse. Au lieu de protéger les civils ivoiriens contre les tueurs de Ouattara,, la France bombarde les forces de Gbagbo, car le seul objectif de Juppé est de mettre Ouattara au pouvoir, par tous les moyens.
Je sais que ce genre de conflit est difficile à comprendre et que tout les torts ne sont pas d’un seul côté. Mais, camarades nous ne devons pas accepter que Juppé gére le conflit de la Côte d’Ivoire car il a déjà montré sa folie lors du génocide rwandai.Camarades, nous avons le même ministres des affaires étrangères pendant les massacres en Côte d’ivoire en 2011, Juppé, que pendant le génocide rwandais, en 1993-1995. Juppé est l’un des responsable du génocide rwandai, avec Mitterrand et Balladur. Il ne mérite même pas l’honneur de voter car il a sali l’honneur de la France comme peu d’hommes vivant l’on fait. Quel est l’idiot qui en a fait son ministre des affaires étrangères ? Actuellement, la presse, le gouvernement et l’ONU sont entrain de dissimuler les crimes commis par les bandes armées de Ouattara pour ne pas nuire à la réputation de cet homme qu’ils ont reconnu "président élu de la Côte d’Ivoire". Dans la ville de Duékoué, dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, les soldats de Ouattara ont tués plus de 1000 personnes depuis le 28/04 selon l’ONG catholique Caritas. La Croix rouge a brisé le silence le 01/04 après avoir ramassé 816 cadavres. Ils ont tués tous les hommes qu’ils ont trouvé, même les enfants de 5 ans, sous prétexte que c’était des miliciens. Eux même sont quoi ? Ils ont tués principalement les guérés, ou wés, qui sont habitants originels, les autochtones de cet endroit de Duékoué. Ils voulaient surtout tuer les propriétaires des terres de la région. L’ONU n’a signalé le massacre que le 02/04 alors que 700 casques bleus sont stationnés à côté du quartier ou ont eu lieu les principaux massacres. On sait qu’un hélicoptère de l’ONU a observé l’extermination des hommes guérés parce que l’ONU s’est plaint que les bandes de Ouattara avaient tiré sur eux. Mais si ils ont tout vu et rien fait, ils n’ont pas non plus dénoncé ce qu’ils ont vu. C’est seulement en réaction aux déclarations de la Croix-Rouge et de Caritas qu’ils ont tenté de minimise l’affaire et de partager les crimes entre les combattants des deux bords. selon les ONG les massacres continuent mais de façon plus discrète. Ma femme a appelé une femme Wé qui vit à Duékoué. Elle confirme que les hommes de Ouatara ont commis un massacre de très grande ampleur. Les hommes sont enlevés vers une destination inconnue ou se cachent en brousse. Au lieu de protéger les civils ivoiriens contre les tueurs de Ouattara,, la France bombarde les forces de Gbagbo, car le seul objectif de Juppé est de mettre Ouattara au pouvoir, par tous les moyens.
Je sais que ce genre de conflit est difficile à comprendre et que tout les torts ne sont pas d’un seul côté. Mais, camarades nous ne devons pas accepter que Juppé gére le conflit de la Côte d’Ivoire car il a déjà montré sa folie lors du génocide rwandai.

Écrit par : wobebli | 09/04/2011

Mr Wobebli, nous avons tous que la crise ivoirienne a belle et bien commencé le 19 Septembre 2002. Avant que les FRCI n'entre dans la ville, vous avez au moins que les forces de l'ONU avait été chassée par les propriétaires terriens.
Nous allons vous faire une confidence: En 2005, il y'avait un vieux Wé qui s'est rendu chez nous en disant à ma grande mère que si jamais Gbagbo était élu, lui prendra possession de la cours de son marie c'est-à-dire celle de mon grand père.
Ainsi, vous devez comprendre que la manipulation avait pris forme.

Écrit par : DOUMBIA | 27/04/2012

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