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07/04/2011

Un article du Monde confirme le caractère inédit du massacre de Duékoué

Extraits.

"Le CICR ne fait pas ce genre de communiqué à la légère, il est très rare que nous donnions des chiffres. Si l'on parle d'au moins 800 victimes, c'est parce que nous étions à Duékoué le 31 mars et le 1er avril, et que ce sont nos équipes qui ont ramassé les corps, soit dans les maisons, soit à l'extérieur, pour les enterrer dans la dignité. Donc nous les avons comptés", précise Steven Anderson, un porte-parole du CICR, mettant de l'ordre dans les bilans disparates, allant d'une centaine de morts à plus d'un millier, diffusés par les ONG et les Nations unies depuis samedi. "Nous sommes devant un cas exceptionnel et une situation particulièrement choquante", ajoute-t-il. Un effroi partagé par tous les humanitaires qui ont eu connaissance des faits.

"S'il s'agit bien, comme c'est en train de se préciser, d'exécutions sommaires en masse commises en seulement deux jours, mardi 29 et mercredi 30 mars, on est vraiment devant un massacre de grande ampleur. Nos différentes sources sur le terrain ont dénombré à ce jour 816 morts. Mais on continue à découvrir des corps",explique Florent Geel, responsable Afrique à la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH). "Ce n'est pas les 5 000 morts par jour du conflit rwandais, mais c'est vraiment très important. Pour vous donner un ordre d'idée, le massacre du stade de Conakry, en Guinée, qui avait choqué le monde entier en 2009, déclenché une enquête et provoqué la transition politique, c'est 157 morts", indique-t-il.

TRI ENTRE LES HOMMES ET LES FEMMES

Si les informations restent encore parcellaires et les interlocuteurs très prudents dans les informations qu'ils distillent, en raison de l'extrême tension qui règne encore dans cette région de la Côte d'Ivoire sujette aux conflit inter-ethniques, toutes les sources s'accordent sur le fait que la plupart des victimes sont de sexe masculin. Des hommes et des garçons, parfois âgés de trois à cinq ans. Ce qui confirmerait le récit de survivants qui racontent comment les bourreaux ont fait un tri, séparant les hommes des femmes. Certaines victimes ont été tuées par balle, d'autres à la machette, frappées ou brûlées vives. La majorité appartiendrait à l'ethnie Guéré, mais pas toutes.

L'intégralité de l'article ici.

Commentaires

Un article d'AP au sujet de Duékoué mais aussi de San Pédro, Soubré et Guiglo: http://criseivoirienne.livejournal.com/22757.html

Écrit par : Yapi | 14/04/2011

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