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26/01/2011

Achille Mbembe et Célestin Monga prennent position sur la Côte d'Ivoire

Deux des intellectuels africains les plus en vue, Achille Mbembe et Célestin Monga, ont dans une tribune commune, donné leur position sur la crise postélectorale ivoirienne. S'ils renvoient Gbagbo et Ouattara dos à dos, ils nous rappellent à tous un certain nombre de principes qui font qu'ils ne peuvent que désapprouver le projet visant à imposer "la démocratie au bazooka". Le texte est très long (près de 25 000 signes). Je vous livre ici quelques extraits et un lien pour qui veut le lire en entier.

mbembe.jpg"Il est (...) impératif d'apporter autant de clarté que possible sur ses enjeux ; de chercher à entendre raison, au-delà des tragiques événements au cours desquels des civils déjà fort appauvris perdent la vie dans des combats de rue, pendant que les chefs des factions bénéficient de protection et jouissent de toutes sortes d'immunités.

D'autre part, pour sortir de l'impasse, encore faut-il dépasser le dualisme Laurent Gbagbo-Alassane Ouattara. Le projet démocratique en Afrique ne saurait en effet être réduit à une simple mystique électorale, surtout dans les contextes où chefs de guerre sans foi ni loi, vieux fonctionnaires carriéristes et entrepreneurs politiques maniant à la fois l'eau bénite et le feu se servent avant tout des élections comme d'une voie royale pour le contrôle des rentes et toutes sortes d'accaparements.

La crise ivoirienne - tout comme d'autres qui l'ont précédée  - impose par contre que l'opinion africaine et internationale se saisisse de nouveau des questions fondamentales qui détermineront l'avenir de la paix et la sécurité des peuples et des États dans cette région du monde. Ces questions sont les suivantes. Comment détermine et valide-t-on, de manière irrécusable, les résultats d'un scrutin dans un pays dont une bonne moitié du territoire est occupée par des rebelles armés combattant un gouvernement que la communauté internationale n'a pas déclaré illégitime ? À qui appartient le droit de statuer sur les contentieux électoraux en Afrique ? Comment fonctionne le principe universel de primauté entre droit national et droit international dans un État où la Constitution n'a pas été suspendue ? L'utilisation de la force militaire par des États voisins ou étrangers pour résoudre des conflits post-électoraux dans un pays indépendant se justifie-t-elle en droit ? Si oui, quels critères démocratiques doivent remplir les pays qui y envoient des soldats ? Et comment se fait-il qu'il y ait eu si peu d'interventions armées alors même que le dévoiement des élections est devenu une pratique courante, et que les contentieux post-électoraux n'ont cessé de se multiplier en Afrique au cours des vingt dernières années ?

Sur un plan similaire, quelle valeur faut-il attribuer aux prescriptions morales proclamées urbi et orbi par la communauté internationale sur un Continent où ses principes, son engouement, sa fermeté et ses sanctions s'appliquent différemment selon le pays et le moment, c'est-à-dire de façon inconsistante, voire arbitraire ? Plus précisément, de quelle légitimité peut se prévaloir une ancienne puissance coloniale qui, de jour, embrasse, soutient, finance, arme et décerne des satisfecits à des autocrates répugnants et, de nuit - juge et surtout partie - entretient des bases militaires dans des pays en conflit tout en se posant en donneuse de leçons de morale et en pontife de la démocratie ?

Poser ces questions alors que dans le cas ivoirien qui nous préoccupe la messe semble avoir été dite ne relève, ni de la provocation, ni de l'appel à l'inaction. Il s'agit au contraire de préalables qu'il faudrait intégrer à toute discussion sur la résolution d'une crise politique devenue le symptôme des déficits structurels des marchés politiques africains d'aujourd'hui, des errements d'une communauté internationale qui se rend trop souvent en Afrique avec le dilettantisme de gens qui vont en safari, et de l'immense colère qu'une décolonisation inachevée et pervertie a laissé dans les esprits de nombreux citoyens et intellectuels africains."

"Élu en octobre 2000 lors d'un scrutin qu'il n'avait pas organisé, Laurent Gbagbo avait été finalement reconnu et accepté comme Président decelestin-monga.jpg la République par la classe politique ivoirienne. Moins de deux ans plus tard, alors que personne ne remettait plus en cause sa légitimité, son régime avait été la cible d'une sanglante tentative de coup d'état. Ni Alassane Ouattara, ni Henri Konan Bédié, ni la CEDEAO, ni la France, ni la communauté internationale n'avaient, à l'époque, proposé une intervention militaire pour protéger un gouvernement dont tous reconnaissaient pourtant la légalité.

Au contraire, les promoteurs du putsch avorté de septembre 2002 ont bénéficié des honneurs de la République. Ils ont occupé militairement la moitié nord du pays qu'ils ont gouverné à leur guise, et leur chef a fini par se faire nommer Premier ministre. Le mandat présidentiel de Laurent Gbagbo s'étant achevé en 2005, il est quand même resté au pouvoir, estimant à tort ou à raison que le contrôle d'une partie du territoire par la rébellion armée lui imposait de demeurer à la magistrature suprême jusqu'à ce qu'une solution de sortie de crise soit trouvée.

Nul ne conteste que l'élection présidentielle de 2010 s'est déroulée dans des conditions peu optimales - la « partition » de fait du territoire national, une souveraineté passablement ébréchée en conséquence de divers compromis boiteux, et un processus inachevé de désarmement de la rébellion. La Commission Électorale Indépendante (CEI) chargée, d'après la Constitution et la loi électorale d'organiser les élections et d'en proclamer les résultats provisoires selon le mode du « consensus » n'a pu le faire dans le délai officiel des 72 heures après la fermeture des bureaux de vote. Ses 31 membres n'ayant pas pu trouver le « consensus » requis par les accords signés par les parties, son Président s'est fait conduire en pleine nuit par deux ambassadeurs occidentaux au siège de campagne du candidat Alassane Ouattara pour proclamer unilatéralement ce dernier vainqueur.

S'appuyant sur des allégations d'irrégularité et de fraudes dans certaines régions du pays, le Conseil Constitutionnel qui, en tant qu'organe juridique suprême en matière électorale, avait seul la prérogative de proclamer les résultats définitifs, a annulé les résultats à ses yeux truqués du scrutin dans les trois départements de la Vallée du Bandama. Sans demander que les élections y soient reprises, que les chiffres sur les procès-verbaux soient revalidés ou que les votes y soient recomptés, il a proclamé Laurent Gbagbo vainqueur. Conséquence : les deux candidats s'arc-boutent chacun sur sa position malgré la frivolité des faits sur lesquels ils s'appuient, l'opprobre dont ils sont l'objet dans certaines zones de la Cote d'Ivoire, les menaces de guerre que leur entêtement fait peser sur le pays, et les risques mortels auxquels ils s'exposent et exposent leurs compatriotes.

Depuis lors, deux logiques incomplètes s'affrontent. Pour les uns, tout se ramène à une affaire de vandalisme électoral. Il suffit alors, comme le réclament à cor et à cris les hérauts de la « démocratie par procuration », que la « communauté internationale » se hisse à hauteur du défi. La mise en quarantaine, l'étranglement financier et l'interdiction de voyager ne suffisant pas, une petite intervention chirurgicale conduite par les armées de la sous-région viendrait s'ajouter à la panoplie des moyens nécessaires pour extirper l'usurpateur, contraindre le larron - unilatéralement désigné ? - à la fuite, procéder à son assignation devant la Cour Pénale internationale, voire le « liquider »  simplement.

S'étant avérés incapables de mobiliser leurs troupes aux fins de défense de ce qu'ils affirment être les résultats du suffrage universel au besoin par la voie d'un soulèvement populaire, une partie des Ivoiriens et de leurs alliés externes cherche maintenant à sous-traiter la besogne à des supplétifs africains - eux-mêmes probablement originaires de pays où des élections démocratiques n'ont jamais eu lieu, tragique ironie aujourd'hui concevable seulement en Afrique.  Sans doute armés,  encadrés et soutenus sur le plan logistique par un cartel de pays occidentaux, ils sont invités à verser leur sang et celui de quelques milliers d'Ivoiriens dans une aventure dont les fondements en droit international et en droit ivoirien n'existent pas. Les apparences de la démocratie dans ce qui fut autrefois le joyau de l'Afrique francophone seraient ainsi sauves. Et chacun s'en irait la conscience allégée, mais sans que la vieille demande de justice universelle à l'égard de l'Afrique et des Africains - qui était au fondement de la lutte pour une véritable décolonisation - ait progressé d'un pas.

Pour d'autres encore, tout ceci n'est qu'un complot - un de plus - ourdi contre le dernier des prophètes anti-impérialistes, et peut-être un jour martyr de la lutte pour la « seconde indépendance » d'un continent pillé depuis des siècles par des prédateurs de tous bords.

Quant aux États occidentaux - ceux-là même qui n'ont cesse d'invoquer la liberté, les droits de l'homme et la démocratie, mais qui n'hésitent jamais à les fouler aux pieds chaque fois qu'il s'agit de vies de nègres - l'appui indéfectible et multiforme, actif ou silencieux, prodigué depuis 1960 aux régimes de partis uniques, aux caporaux et autres kleptocrates en civil, aux guerres de sécession (cas du Katanga et du Biafra en particulier) et à toutes formes de répressions sanglantes sur le Continent a fini d'oter toute crédibilité à leurs sermons."

(...)

"Au demeurant, rivalisant de cynisme, les deux prétendants au trône (et leurs affidés) le savent parfaitement. Le premier  semble se résigner à l'idée d'en être la première victime. Il rêve peut-être de célébrer ses propres funérailles à la manière des hommes riches au temps de l'esclavage - au milieu d'une flambée de sacrifices humains, en utilisant si nécessaire ses parents, clients et captifs comme gages et dommages collatéraux.

En appelant publiquement à une guerre d'extirpation menée par des armées étrangères dans son propre pays et contre une partie de ses compatriotes, le second voudrait accéder à la magistrature suprême par la fenêtre, en marchant sur les cadavres de ses concitoyens et en instrumentalisant vaille que vaille les instances sous-régionales et internationales, lorsqu'il ne se laisse pas  instrumentaliser par elles, et en contractant auprès de ses soutiens externes une lourde dette secrète qu'il fera payer, le moment venu,  par toutes sortes de capitations, privilèges extra-territoriaux et abandons de souveraineté.

Certes, celui qui appelle à la guerre n'a pas le même niveau de responsabilité morale que celui qui pourrait en être la principale cible. Mais tous les deux sont unis par une funeste dette de mort dont l'enjeu premier n'est pas la démocratie, mais l'accaparement des rentes sur fonds de relance des procédures de l'inégalité et, dans les deux cas, par le biais d'une intensification des conduites d'extraversion."

(...)

"Parce qu'elle menace désormais la sécurité, la stabilité et le progrès des Africains,  la question du respect du verdict des élections doit être abordée avec un minimum de profondeur historique et stratégique. Les contentieux électoraux ne seront pas réglés par la boite de Pandore que sont les interventions militaires ad hoc, mais par la constitution, sur la longue durée, de nouveaux rapports de force entre l'État et la société et entre les classes sociales en voie de cristallisation. Il appartient aux Africains et à eux seuls de conduire ce travail.

Aucun diktat d'aucune ex-puissance coloniale ne saurait s'y substituer. Les Africains seuls doivent décider s'ils veulent mettre un terme aux crises post-électorales à répétition. S'ils optent pour l'usage de la force (solution qui traduit par définition un déficit d'imagination morale), ils devront  s'entendre  au préalable sur des principes de droit collectivement négociés et qui s'appliqueraient à tous les cas sans exception. Pour être légitimes, de telles interventions armées (forcément rarissimes) devraient être entièrement financées par les Africains eux-mêmes.

Du Kosovo à l'Irak, de l'Iran à l'Afghanistan, du Moyen-Orient en Amérique Latine, l'on ne saurait oublier combien la politique des « deux poids, deux mesures »  a plombé au long des années la légitimité des interventions des puissances occidentales dans les affaires d'autres États. À l'appliquer en Afrique, cette politique risque d'ouvrir de nouvelles fractures et fronts d'hostilité entre États du Continent. Quelle crédibilité auraient des soldats nigérians, nigériens, gambiens, togolais ou burkinabé arpentant les quartiers d'Abidjan à la recherche de la démocratie ? Il faut en effet faire preuve soit d'un strabisme notoire, soit de haine de soi ou de mépris invétéré des Africains  pour justifier qu'au sein de la CEDEAO, des régimes issus de putsch militaires ou classés comme des dictatures sur l'indicateur Freedom House aillent « sauver la démocratie » dans des pays tiers."

(...)

"Le bras de fer qui consiste à étouffer le régime de Laurent Gbagbo à coup de sanctions internationales, de retraits d'accréditation d'ambassadeurs nommés par lui, d'exclusion de ses représentants au sein des instances politiques et économiques régionales - y compris de l'Union économique et monétaire ouest-africaine et de la Banque centrale des États d'Afrique de l'ouest -, de fermeture des guichets de la BCEAO, de menaces d'embargo sur les exportations de cacao qui sont avant toute chose la principale source de revenu de millions de pauvres paysans, pourrait plonger davantage la Cote d'Ivoire dans une crise économique et financière profonde et durable dont souffrirait l'ensemble de la sous-région. À cet égard, le recours à l'asphyxie monétaire comme instrument de combat politique révèle les véritables enjeux de la Zone franc. Celle-ci montre enfin au grand jour son vrai visage d'union monétaire asymétrique, de vestige du pacte colonial, de camisole de force bridant la compétitivité et la flexibilité des économies africaines et de piège politique pour tout adversaire désigné à la vindicte des pontifes de la bonne conscience internationale.

Si l'on écarte l'hypothèse d'un nouveau coup d'état militaire à la Nigérienne qui neutraliserait les deux principaux protagonistes du conflit actuel et certains de leurs affidés,  il reste alors une dernière (mauvaise) solution - celle qui consisterait à reprendre le second tour de l'élection présidentielle, dans de meilleures conditions de surveillance et de décompte des voix, notamment par les Ivoiriens eux-mêmes.

Dans tous les cas, si les Ivoiriens doivent sortir de l'impasse dans laquelle ils se trouvent et retrouver les chemins d'une réconciliation durable, il n'y a guère d'alternative à une négociation entre les parties en conflit, à un renouveau de l'imagination morale et institutionnelle, et à une refonte radicale de leur système politique. Cette réforme pourrait prendre la forme d'une conférence nationale de laquelle sortirait une assemblée constituante. À une nouvelle constitution fondée sur le principe d'une décentralisation fédérative viendrait s'ajouter une réforme du scrutin. Celle-ci inclurait, de nécessité, une dose de proportionnelle à même d'assurer une représentation minimum de la diversité des « terroirs », tandis qu'un président fédéral honorifique serait élu au suffrage universel."

Le texte en entier sur Mediapart.

Commentaires

Excellent article qui a été publié par Médiapart. Faites en sortes de le diffuser partout dans les reseaux sociaux. Merci à vous //

Écrit par : faure | 27/01/2011

Qui sait, peut-être que Gbagbo et ses proches n'ont-ils que des intérêt égoïstes? Cependant, comme lut dans l'article, mettre de coté notre constitution et nos textes pour satisfaire les demandes de la France et certains pays occidentaux ne peut se faire qu'au détriment de notre souveraineté.
Nous n'aurons aucune garantie que de tels négations de nos institutions ne se reproduiront dans le futur, puisque nous auront prouvé que nous ne pouvons pas défendre nos institutions.

Je suis heureux de voir que Mbembe A. et Monga C. font l’ébauche d'une démocratie "recréée" sur des bases et structures plus représentative et participatives.
Il s'agit de rendre nos démocraties moins sujettes aux interventions intempestives et agaçantes de l'Occident. Il faut aussi réapprendre aux Ivoiriens à vivre ensemble tout en respectant les particularités de chaque individu et groupe d'individus. Cela ne peut se faire que dans un cadre institutionnel qui encourage
(1)le partage d’idées entre les ivoiriens,
(2)l'assignation de responsabilités au ivoiriens,
et (3) l'octroi de pouvoir décisionnel au plus grand nombre d'entre eux.
C'est pourquoi je pense que le type de fédéralisme prôné en RCI par Mbembe et Monga est à étudier, ne serait-ce que pour en évaluer les mérites et avantages.
De toutes façons, on peut bien voir que les processus que nous nous sommes donnés et devant nous mener à une société démocratique ne sont pas appropriés à notre contexte de nation en construction et nous exposent à ce qui se passe actuellement au pays.
Avis aux intellectuels, politologues et autres diplômés en administration publique. C'est une tache qui est la leur.
Qu'ils prennent leurs responsabilités et s’élèvent un peu au dessus du débat actuel et pensent la démocratie Ivoirienne du 21eme siècle.
C'est ce que font Mbembe et Monga avec cet article.

Écrit par : paisible | 27/01/2011

Il n'y a pas un contraste entre le contenu de cet article et au autre communique signe par Mbembe?
http://www.guardiannewsngr.com/index.php?option=com_content&view=article&id=36561:cote-divoire-the-war-against-civilians&catid=38:columnists&Itemid=615

Écrit par : Kouame | 27/01/2011

@Kouamé,

Mbembe a cosigné le texte dont vous parlez dans l'urgence (il ne l'a pas écrit), parce que ce texte évoquait le concept de "guerre contre les civils". Et ce texte que vous lisez là, EXPLICITE sa position.

Écrit par : Théo | 27/01/2011

Un texte long pour tenter de faire passer la passion pour de la rigueur. Messieurs Mbémbé, Monga et autres intellectuels Camerounais supportent Laurent Gbagbo à la lumière de la relation entre leur pays et la France et, de la panne technique et intellectuelle qui frappe le processus de développement de la zone CEMAC. ici les deux intellectuels tentent de faire dans la finesse ce que Mme Beyala fait dans le tapage et le haussement de menton, toujours pour des raisons "intimes". En réalité les Intellectuels Camerounais semblent frustrés de ne pouvoir trouver "d'espace" et de répondant dans la zone CEMAC, pour polémiquer sur la situation de cette région d'Afrique richement dotée par la nature mais très en retard en terme d'intégration, structurelle (politique, sociologique et économique) par rapport à la CEDEAO. Et celà nos intellectuels Camerounais ne l'acceptent pas. Par un phénomène de frustration bien compréhensible ils transfèrent leur positionnement là ou on leur fait la grâce de les écouter. Mais quand on leur pose la question fondamentale, : Que faut il faire de ces autocrates qui crient, avec eux, à la souveraineté dès lors qu'ils massacrent leur population ? Messieurs Mbembé, Monga et autres Camerounais intellectuels bafouillent leur texte. demain, 2012, à Douala, Yaoundé et Bafoussam, la répression, et vous verrez que nos intellectuels seront sur les antennes des radios internationales pour appeler la communauté internationales à cesser d'aider le Président Paul Biya. Sur l'artifice de leur texte et rapidement leurs recettes de Conférence nationale: le Mali et le Bénin les ont faite et elles ont débouché sur la démocratie avec un vainqueur et un vaincu aux élections présidentielles depuis maintenant 20 ans. La décentralisation fédérative ? Le Nigéria la connait depuis des lustres, le problème des tensions lors des élections n'en est pas pour autant réglé. Ces deux intellectuels Camerounais le savent autant que nous tous moyennement informés. Leur argumentation et solutions ne sont que des écrans de fumée destiner à cacher la réalité de leur dessein: régler le problème Camerounais a la lumière de la situation Ivoirienne. c'est la transposition de la solution leurs problèmes ethniques qu'ils s'empressent de proposer à la côte d'Ivoire et c'est la volonté de saboter les avancées de l'espace CEDEAO, ou l'on circule sans visa dans la quinze états membres. Leur texte est proprement cynique on le voit, mais plutôt efficace.

Écrit par : Sylvain | 30/01/2011

Il faut faire preuve de cecite pour dire, comme le fait Sylvain, que le texte de Mbembe et Monga n'est qu'une projection des frustrations des auteurs sur un objet exterieur. Ou encore que les deux auteurs sont jaloux des progres accomplis au sein de la CEDEAO alors qu'au sein de la CEMAC, on vit encore a l'age de la pierre. La verite est qu'au sortir d'une election piegee, la Cote d'Ivoire est plus divisee que jamais. Depuis quand met-on fin a la division par davantage de guerre? Ou sont, dans le droit international et dans le droit ivoirien, les clauses qui autorisent que les contentieux electoraux soient regles par une intervention armee etrangere? L'on n'echappera pas a ces questions que posent pourtant tres clairement les deux auteurs.
Il est tout a fait remarquable qu'a l'heure ou les Tunisiens se sont debarrasses de leur autocrate grace a une mobilisation populaire; et a l'heure ou les Egyptiens tentent de se liberer du joug de la servitude par eux-memes, certains Ivoiriens incapables de se mettre debout tous seuls cherchent a devenir democrates par procuration. Ce syndrome qui consiste a vouloir etre libre gratuitement, sans rien payer et surtout en faisant payer les autres, voila justement la racine de nos problemes. Nous voulons etre des democraties a credit.

Écrit par : Mansa Moussa | 31/01/2011

Sylvain, je sais être souvent coupable de ce dont je vais t'accuser dans quelques instants, mais on est ici pour apprendre non?
OK, donc tu es coupable de sophisme quand tu réfutes les arguments de Mbembe et Monga sur la base de leur supposée jalousie à l'encontre de la CEDEAO ou de leur supposée incapacité à envisager des solutions aux problèmes de la CEMAC.
On qualifie ce genre d'argument fallacieux que tu viens de tenir d'"ad hominem".
C'est a dire que tu t'en prend aux messagers et non au message. De cette façon, tu ne démontres, ou ne démontes, rien du tout...
Tu es hors sujet. 0/20, c'est ta note, looool!

Écrit par : paisible | 31/01/2011

Bien que je partage la position de Sylvain par rapport a une pretendue jalousie de nos intellectuels camerounais, force est de constater que leur solution de federalisme n en est pas vraiment une. Le noeud du probleme ivoirien est que l'on refuse de se soumettre aux lois ivoiriennes. Et comme tout federalisme reposera sur des lois, le non-respect de celle-ci entrainera forcement un bloquage similaire. Les Ivoiriens veulent le pays uni et indivisible, dans la paix!!! Tant que Mr Ouattara ne comprendra cela pour changer sa maniere de faire, il echouera toujours! Tous veulent partir au paradis sans mourrir! Mr Gbagbo n est pas pour autant exonere de toute faute: en tant que garant de la constitution en 2000 a son election, il a failli gravement a son devoir en laissant cette rebellion arriver alors que beaucoup de personnes l'ont prevenu: mais n'etant pas de la refondation, elles ont ete royalement ignorees! Il a fait 10 ans au pouvoir, il n aurait pas du se representer. De cette position neutre, il aurait mieux servi son pays en s'assurant des conditions idoines pour organiser les elections. Mais cela demande de la hauteur d'esprit et du sacrifice. A cela il est coupable comme de Mr Ouattara: personne d'autre qu'eux ne peut conduire ce pays! En plus, des zones d'ombres existent au sujet du coup d'etat de 1999 car Mr Gbagbo se trouvait chez le vieux pere Bongo juste au moment de ce coup de feu. Que faisait-il la bas? quand on sait les liens de Bongo avec la Francafrique et Mr Ouattara, on ne peut que se poser des questions. Peut-etre est-ce un debat pour une autre fois!

Écrit par : Jean Kouakou | 01/02/2011

Je voulais dire que je ne partageais pas la position de Sylvain, vous aurez bien compris!

Écrit par : Jean Kouakou | 01/02/2011

L'article de Mr Achille Mbembé m'a surpris favorablement. Même si je trouve absolument injuste de renvoyer dos à dos le président constitutionnel, vieux combattant de la cause démocratique et populaire (quels que soient les déficits, en partie inévitables, de sa gestion et l'ambiguïté de ses promesses et de ses engagements), et son Altesse le Prince Alassane, ancien premier ministre du dictateur, le pion des puissances impérialistes, l'ancien directeur adjoint du FMI, l'affameur des peuples, le propriétaire d'une immense fortune à l'étranger qu'il n'a pas deigné rappatrier pour contribuer au développement de son pays et qui, au surplus, fait appel à des puissances étrangères pour qu'elles fassent la guerre contra sa Patrie; même, donc, si, sur ce point je trouve sa neutralité erronée, l'article est plein d'arguments raisonnaibles et inspiré par un souci d'approche rationnelle, apaisée, que je ne peux que partager de tout mon coeur.
J'ai suivi les interventions de Mr. Mbembé sur le contentieux électoral ivoirien et, je l'avoue, je suis assez déconcerté. La signature du regrettable appel co-signé par Elikia M'bokolo (dont la prise de position sur cette question a été l'une des déceptions intellectuelles les plus fortes de ma longue vie) m'avait inquiété.
D'un autre côté sa participation au débat africain animé par Alain Foka sur les antennes de RFI a mis une note de raison et sobriété qu'on n'aurait pas osé espérer dans une radio devenue un instrument de propagande grossière du néocolonialisme pro-Ouattara, la retenue et l'apparente objectivité de jadis jetée désormais par-dessus bord.
J'approuve entièrement l'appel à une convention nationale constituante, mais je suis en désaccord avec la demande d'une conférence nationale préalable. Pourquoi ne convoquerait-on pas d'emblée la convention constituante, sans passer par un sénat aux quotas préétablis et forcément acquis au communautarisme et aux particularismes tribaux et autres?
La décentralisation fédérale est aussi un remède épouvantable, un mal pire que n'importe quelle alternative, une fausse pacification, une source de conflits sempiternels et toujours renouvelés, un abandon du principe d'égalité citoyenne. Comme quelqu'un l'a déjà signalé, regardez le Nigéria. Au fond la fédéralisation de la CI reviendrait un peu au partage prôné par Mr Poniatovsky Jr.
En dépit de ces objections de détail, je trouve que Mr Mbembé a rendu avec cet article un bon service à la cause de la vérité et de la paix et a ébranlé une grande partie des arguments fallacieux des impérialistes de Washington et Paris et leurs larbins africains (il y en a, hélas!)

Écrit par : Lorenzo Peña | 03/02/2011

Peut-être mieux encore que le fédéralisme, il faut donner à ceux des Ivoiriens qui ne se reconnaissent pas dans les lois de la république des responsabilités qui les amènent à changer leur posture actuelle .
Je veux dire, quand le citoyen sait que les lois qui s'appliquent à lui naissent d'un processus auquel il participe souvent et pleinement, alors il se reconnait propriétaire et responsable de la chose publique.
Par exemple, si autant d'ivoiriens citent la constitution aujourd'hui c'est qu'un bon nombre d'entre eux a participe à son adoption. C'est cela une des forces du camp LMP.
De même, dans le futur, lorsque la Cote d'Ivoire se dotera d'outils institutionnels qui facilitent une démocratie plus participative, alors nous aurons des citoyens plus respectueux les lois qu'ils se seront donnés.
Pour l'instant, nouos avons "sous-traité" la création de lois aux seuls députés et Président de la république. C'est une des raisons pour lesquelles ceux dont les partis n'ont pas de majorité a l'Assemblee Nationale ou dont les partis ne font pas partis d'une coallition majoritaire tendent à ne pas appliquer les lois de la République.
Bien entendu, nous devons tous respecter nos lois et le système judiciaire est la pour s'en assurer.
Cependant je crois que lorsque nous participeront plus aux débats concernant nos lois et autres arrêtés de l’État et que des processus seront en place pour transformer l'opinion informée en lois et décisions s'appliquant au niveau local et/ou national, alors un plus grande partie de la population ivoirienne acceptera la nécessité de protéger ce qu'elle reconnaitra à juste titre comme sa propriété, le produit des réflexions et décisions, son pays.
Le problème ressemble a celui de savoir de qui de la poule et de l’œuf existe en premier. En effet, comment amener ceux qui ne veulent pas respecter les lois actuelles a en respecter de futures?
Le fait est qu'une démocratie participative est plus complexe a organiser que ce que nous avons actuellement. Et si nous constituons à faire les bouffons (Hôtel du Golf, rebellions armées)...

Écrit par : paisible | 04/02/2011

Cher paisible, la démocratie participative est un rêve largement répandu de par le monde mais que personne ne sait comment organiser. Est-ce une utopie? Un tel idéal ne manque pas de risques. Il est fort probable qu'en fait de démocratie participative ce que l'on entérine ce ne soit que le pouvoir accru des lobbies, une plus grande puissance des puissants, de ceux qui peuvent et qui savent se faire entendre, de ceux qui écrivent correctement, qui ont les moyens de s'adresser à un public plus ou moins large. Face à de telles perspectives, les tenants de la démocratie dite représentative (ce qu'en fait elle n'est pas) ne manquent pas d'arguments, puisque le vote du paysan analphabet compte autant que celui du financier ou de l'intellectuel.
Or même sans arriver à organiser une démocratie représentative il y a des alternatives au genre de systèmes politiques majoritaires que l'occident a imposé en Afrique et qui sont absolument inadaptés. (Ils fonctionnent déjà affreusement mal en Europe et en Amérique, mais ils sont impossibles dans des pays nouveaux à de forts clivages tribaux ou "ethniques" comme on dit maintenant).
Il y a des alternatives. La démocratie helvétique en est une. Elle est un peu participative, puisque le peuple est souvent consulté sur les textes de loi (ce qui réduit considérablement les pouvoirs du gouvernement et du parlement). Mais surtout elle ne connaît pas la figure d'un président de la république. La magistrature suprème est collective; le directoire présidentiel est, à son tour, présidé par rotation. En outre le gouvernement est formé par des représentants de toutes les forces parlementaires. Ce système bloque, certes (c'est son défaut) des transformations politiques et sociales rapides et importantes, puisqu'elles auront peu de chances d'obtenir une unanimité des forces en présence. mais à la longue le système permet une évolution en douceur. Le fait de gagner les élections n'a pas beaucoup de signification. Cela dédramatise la vie politique. A-t-on reçu 45, 47, 49, 51, 53, 55% des voix? Cela n'a pas tellement d'importance. Pensez-y.

Écrit par : Lorenzo Peña | 04/02/2011

Paisible, Je ne vois malheureusement aucune rigueur dans l'analyse de messieurs Mbembe et Monga qui n'a d'intérêt que, pour eux de se positionner dans le débat politique: Un prétexte.
Je trouve dommage qu'un intellectuel, se lie les pieds et les mains pour des débats futurs...sur le Cameroun par exemple. Aussi, il me parait juste que nous nous interrogions sur le parcours et pédigrée moral (je parle sur la plan intellectuel bien sur) des auteurs, qui sont des hommes publics (nous sommes anonymes) qui souhaitent que nous les suivions dans leurs analyses, parce qu'ils sont supposés avoir le temps que nous n'avons pas, de réfléchir et argumenter: nous montrer la voie. Ceci pour vous répondre concernant l'attaque prétendue personnelle.
Je maintiens qu'il est révélateur que les intellectuels "reconnus" Camerounais vivant à l'étranger, soufflent dans la même sens, et que cet unanimisme me parait évidemment concerté. Ce qui n'est jamais une bonne chose pour le débat intellectuel ou l'on doit être totalement libre de changer de position quand on est éclairé. Il ne s'agit pas ici de querelle de chapelle ni de militantisme politique.
Paisible, en bon professeur(e), sévère sur la notation, vous parlez de sophisme merci d'avoir écrit ce mot savant qui résume le mal dont souffrent les deux intellectuels, mais Paisible, qu'est ce qui motive le sophisme, chez ceux qui sont chargés d'éclairer le peuple et les "béotiens" dont je fais partie sans aucun doute, ?! La corruption.
Paisible, aucun doute pour moi que la CEDEAO dont vous voulez sortir, et c'est peut être tant mieux pour les 14 autres pays membres de l'espace, est l'enjeu réel de la crise en Côte d'Ivoire. Certains dont vous faites partie fantasmes sur le fait que les pays de la sous région ne pourront vivre sans le sud de la Côte d'Ivoire : Ce n'est pas vrai !!!! ne commettez pas l'erreur de le croire. Nous nous interessons à toutes les crises qui surgissent dans l'Espace, hier au Niger, demain au Sénégal, Mali, Nigéria etc... et avant-hier, hier, aujourd'hui, demain, après demain en Côte d'Ivoire. Nous ne nous fatiguons pas parce que membres d'un même espace en construction, de vous assister dans votre descente aux enfers depuis maintenant 10 ans et vous nous remerciez par des injures ou en allant chercher réconfort conseils chez ceux là même qui sont incapables de gérer leur propre cuisine. C'est votre droit, et leur droit d'argumenter à votre place comme c'est le mien de dire qu'en réalité ils déversent leur frustration et règlent leurs comptes à Abidjan.

Mr Kouakou, je n'ai pas parlé de jalousie des intellectuels (Mbembé et Monga) mais de frustration. Vous aurez noté la grande nuance.

Ceci dit, Bonne journée à tous

Écrit par : Sylvain | 05/02/2011

@Lorenzo, merci pour avoir suggéré le model helvétique. C'est bien ce model qui m'a attiré vers le concept de démocratie participative. Je dois admettre que je l'admire.

@sylvain A aucun moment n'ai-je fais allusion à la survie ou non des états membres de la CEDEAO sans la RCI. Ceci ne m’intéresse nullement...
Bien entendu, nous pouvons et devons nous intéresser à ce qui se passe chez les autres. Cependant, quand des questions existentielles se posent, la plupart d'entre nous regardent d'abord en eux mêmes pour évaluer leurs forces et faiblesses.
Ensuite seulement, reconnaissant nos faiblesses pouvons nous faire appel a l'aide d'autres personnes. Mais ceci n'est pas la seule option.
Certaines de nos forces peuvent nous aider a développer nos capacités de sorte a transformer nos faiblesses en forces.
Donc, une des faiblesse de la RCI c'est bien d'avoir les mains liées quant a sa politique monétaire.
En réalité, ce genre doit se faire dans un contexte stratégique, c'est a dire avant que ne survienne la crise. C"est a dire éviter de n’être que des tacticiens.
Il devrait être évident que une monnaie gérée depuis l’Élysée n'est pas sans poser des questions de souveraineté aux états membres de la CEDEAO.
Pensez-vous réellement que la décision de retirer le droit d’accès aux fonds de la RCI a la BECEAO vient des seuls pays ouest-africains membres? Que dire des deux émissaires du trésor français qui y siègent et ont de fait le droit de veto sur les décisions des instances directrices de cet organe bancaire sous-régional?
Une autre de nos faiblesses, en tant que état, a toujours ete la centralisation du pouvoir politique. En effet il est plus facile de contrôler tout un pays dans lequel le pouvoir est centralise qu'un pays dont le pouvoir est decentralise. C'est cette force inhérente à la décentralisation qui a inspire des réseaux tels Internet.
Le réseau Internet est tel que détruire un des neouds du réseau n’empêche la circulation d'informations vers les autres neouds du réseau ,puisque le réseau en question a une topologie maillée.
La centralisation du pouvoir politique veut dire que une fois le président et ses proches achetés par des groupes de pression divers (puissances etrangeres, multinationales, etc...), le peuple perd son contrôle sur les decisions qui sont prises en son nom.
C'est pourquoi je précise dans mon intervention précédente que la reflexion de Mbembe et Monga sur le fédéralisme nous menent vers une autre sur la démocratie participative et les organes institutionels qui peuvent la supporter. En effet une vrai démocratie participative en effet distribue le pouvoir vers les divers neouds de la vie socio-politique que sont les ONG, les communautés locales et autres. Lorsque les organes institutionelles créent un cadre permettant aux débats d'aboutir sur des décisions pouvant s'appliquer tant au niveau local que national, alors la distrubution du pouvoir devient effective.
Dans ce cadre le pouvoir d'influence des groupes de pressions divers s'ammoindrit considérablement , en principe en tout cas il n'est plus direct et doit s'accomoder des intérêts reels et multiples des divers groupes socio-politiques et culturels composant le tissu national.
Tu conviendra avec moi que il devient très couteux pour des puissances étrangères ou autres "lobbys" d'essayer de contrôler les décisions prises par un tel réseau.
Étant un partisan de la démocratie participative, voila l’intérêt que je porte a l'analyse de Mbembe et Monga. Ils enrichissent ma réflexion et permettent a ceux qui acceptent ou rejettent leur idées de me permettre de clarifier les miennes.

Écrit par : paisible | 07/02/2011

@Lorenzo, merci pour avoir suggéré le model helvétique. C'est bien ce model qui m'a attiré vers le concept de démocratie participative. Je dois admettre que je l'admire.

@sylvain A aucun moment n'ai-je fais allusion à la survie ou non des états membres de la CEDEAO sans la RCI. Ceci ne m’intéresse nullement...
Bien entendu, nous pouvons et devons nous intéresser à ce qui se passe chez les autres. Cependant, quand des questions existentielles se posent, la plupart d'entre nous regardent d'abord en eux mêmes pour évaluer leurs forces et faiblesses.
Ensuite seulement, reconnaissant nos faiblesses pouvons nous faire appel à l'aide d'autres personnes. Mais ceci n'est pas la seule option.
Certaines de nos forces peuvent nous aider à développer nos capacités de sorte à transformer nos faiblesses en forces.
Donc, une des faiblesses de la RCI c'est bien d'avoir les mains liées quant à sa politique monétaire.
En réalité, ce genre de réflexion doit se faire dans un contexte stratégique, c'est à dire avant que ne survienne la crise. C’est à dire éviter de n’être que des tacticiens.
Il devrait être évident qu’une monnaie gérée depuis l’Élysée n'est pas sans poser des questions de souveraineté aux états membres de la CEDEAO.
Pensez-vous réellement que la décision de retirer le droit d’accès aux fonds de la RCI à la BECEAO vienne des seuls pays ouest-africains membres? Que dire des deux émissaires du trésor français qui y siègent et ont de fait le droit de veto sur les décisions des instances directrices de cet organe bancaire sous-régional?
Une autre de nos faiblesses, en tant qu’Etat, a toujours été la centralisation du pouvoir politique. En effet il est plus facile de contrôler tout un pays dans lequel le pouvoir est centralisé qu'un pays dont le pouvoir est décentralisé. C'est cette force inhérente à la décentralisation qui a inspiré des réseaux tels Internet.
Le réseau Internet est tel que détruire un des nœuds du réseau n’empêche pas la circulation d'informations vers les autres nœuds du réseau, puisque le réseau en question a une topologie maillée.
La centralisation du pouvoir politique veut dire qu’une fois le président et ses proches achetés par des groupes de pression divers (puissances étrangères, multinationales, etc.), le peuple perd son contrôle sur les décisions qui sont prises en son nom.
C'est pourquoi je précise dans mon intervention précédente que la réflexion de Mbembe et Monga sur le fédéralisme me mène vers une autre sur la démocratie participative et les organes institutionnels qui peuvent la supporter. En effet une vraie démocratie participative distribue le pouvoir vers les divers nœuds de la vie sociopolitique que sont les ONG, les communautés locales et autres. Lorsque les organes institutionnelles créent un cadre permettant aux débats d'aboutir sur des décisions pouvant s'appliquer tant au niveau local que national, alors la distribution du pouvoir devient effective.
Dans ce cadre le pouvoir d'influence des groupes de pressions divers s'amoindrit considérablement, en principe en tout cas il n'est plus direct et doit s'accommoder des intérêts réels et multiples des divers groupes sociopolitiques et culturels composant le tissu national.
Tu conviendras avec moi qu’il devient alors très couteux pour des puissances étrangères ou autres "lobbys" d'essayer de contrôler les décisions prises par un réseau décisionnel aussi décentralisé et hétérogène.
Étant un partisan de la démocratie participative, voila l’intérêt que je porte à l'analyse de Mbembe et Monga. Ils enrichissent ma réflexion et permettent à ceux qui acceptent ou rejettent leur idées de m’aider à clarifier les miennes.

Écrit par : paisible | 07/02/2011

Ce dont je suis à peu près sûr c'est qu'au cas où son Altesse Royale le Prince Alassane Ouattara (ou Watara) parviendrait à s'emparer de la présidence grâce à l'agression étrangère contre sa Patrie qu'il appelle de ses voeux, la CI aura vu les dernières élections démocratiques de son histoire, au moins pour une génération ou deux (car à sa mort ce serait une succession monarchique, d'autant que dans son cas il pense, sans aucun doute, que cela lui est dû, par son lignage royal). Les prochaines élections seront ganées par Son Altesse à une majorité de 98,89%. La constitution remaniée, il restera en place les décennies qui lui restent à vivre et ses dignes héritiers monteraient sur le trône après son decès. La France sanctifiera et validera les élections, en dépit de quelques petites irrégularités ça ou là.
Adieu non seulement à la démocratie participative mais à toute sorte de démocratie. Du reste la tyrannie sera beaucoup plus dure que celle d'Houphouet-Boigny, qui à l'occasion pouvait se conduire en despote débonnaire et paternaliste. Désormais ce serait un dur, un "true tough man" du FMI, de ceux qui, pour le bien de l'économie, n'hésitent pas à provoquer une famine. La CI sera comme le Togo, en pire.

Écrit par : Lorenzo Peña | 10/02/2011

En tout cas que ceux qui pensent déjà à capituler et baisser les bras dans cette n-ieme bataille contre la France-Afrique ne se méprennent pas sur ce qui attent la RCI si ADO réussissait à prendre le pouvoir effectif.
Lui et ses partenaires seront "assis sur nos têtes" pour au moins deux générations. D'abord il faudra qu'ADO paye sa dette morale envers la France, le Canada, les USA, la GB, la CEDEAO (Nigeria, Burkina), le FMI, l'ONU en termes de soutient automatiques au plan diplomatique.
Ensuite, au niveau économique ce sera la même chose: exploitation des ressources minières et pétrolières accordées de préférences à l'Occident sans vraie compétition entre les acheteurs.
Puis il lui faudra payer la même dette aux membres influents de son parti et du reste du RHDP ou se meut le monstre bureaucratique PDCI et ses nombreux membres.
Je dis, ADO sera oblige de vendre le pays. Puis, il va saturer les médias nationaux de propagandes montrant des Ivoiriens joyeux et replets. Je veux dire, travailler pour une multinationale cela paye bien...
Le problème c'est que l'initiative entrepreneuriale nationale sera assujetti aux intérêts des grosses boites internationales. C'est peut-être pas mauvais en soi, mais pour l'instant on n'a pas vu ce que cela a fait de bien pour l'Ivoirien moyen.
La privatisation n'a pas porté les fruits escomptés et ADO n'est la que pour nous donner la dose forte de ce médicament:
C'est à dire compétis ou dégages!
Quand on sait qui a les capitaux on sait déjà qui va gagner la compétition: Les multinationales et leurs affidés locaux.
Ensuite, parce qu'il vient du FMI, nous allons continuer avec la même philosophie du "prête moi de l'argent". Ou bien va-t-il demander que notre dette soit annulée? Peut-être. Mais alors quelle leçon aurons-nous appris? Ou sera notre dignité si au lieu de payer notre dette et d'apprendre a mieux gérer nous demandions tout simplement son annulation et ensuite retournions chez les annulateurs quémander des sous? Je trouve plus digne les actes des gouvernements successifs du FPI qui s’attellent à repayer cette dette extérieure.
Enfin, tout cela pour vous dire que le scénario que j'envisage pour une RCI gouvernée par ADO ne me semble pas lumineux.
Un manguier porte des mangues.
Un dirigeant du FMI est suivi de banquiers, hommes d'affaires et autres requins qui ne viennent pas vous aimer, mais faire de l'argent. Puisque ils ont déjà fait de l'argent par le passé et que cela ne vous a pas rendu plus riches ou plus heureux, au contraire vous êtes endettés, en tant que ivoiriens moyens, alors attendez vous à la même chose.

Écrit par : paisible | 11/02/2011

Paisible, vous ferriez bien de vous intéresser à la survie des états de la sous région l'un sans l'autre. Votre survie, le Sud de la Côte d'Ivoire, est impossible sans les pays membres de la de la Sous région. Il vous faut regarder les chiffres et flux commerciaux et monétaires.

Vous le voyez, rien d'autre ne m’intéresse, que l'intégration sous Régionale pour tenter d'en finir avec ces mesquineries et bouffonneries de sauvages ethniques.

Par des débats artificiels on nous propose des solutions de démocratie alors que nous ne sommes pas arrivés au bout de l'expérience de base: le respect des résultats. Participatif ou pas il faudra faire accepter les résultats "des votations" comme en Suisse et là le même problème se posera: Nous pas bouger !

Il nous faut aussi sortir de cette schizophrénie qui voit des dirigeants prétendus révolutionnaires comme Mr Gbagbo envoyer leurs enfant étudier aux Etats Unis, puis refuser de prendre Mr Obama au téléphone ou encore parler de néocolonialisme économique alors qu'il donne plus que tout autre Etat de la sous région tous les gros contrat publics à des entreprises Françaises.

Concernant Mr Gbagbo toujours et son projet de monnaie indépendante, il est de mon point de vue tout sauf un homme de/à principes et il serait irresponsable de donner les clés d'un coffre monétaire sous régional/national à celui qui est prêt, quoi qu'il en soit, à le forcer pour nourrir des armées. Le marché, qui comporte déjà une part d'irrationnel, n'a pas besoin de cela. A moins que vous ne vouliez répliquer, seul (Sud de la Côte d'ivoire), la mise en place d'une monnaie...à la Suisse.

Pour revenir à l'article qui nous réuni ici, je le redis en d'autres termes, Mr Mbembe et Monga sont de cyniques apprentis sorciers et je vois qu'on les entend moins pendant que la foule Tunisienne encourage à la révolution en Egypte, que la Turquie appelle au respect des aspirations du peuple en Egypte, et vous Paisible me parlez de besoin d'introspection, je suis désolé de le dire mais vous devriez revenir aux livres d'histoire traitant des révolutions. La révolution n'est jamais nationale elle vient de partout et s'en va partout. La volonté de trouver en soi même les solutions à ses problèmes relève, quand elle devient obsession, de l'égocentrisme et de l'amour excessif de soi même. De plus c'est une chimère.

Ceci dit, je crois que sur ce sujet nous nous sommes tout dit, et que nos positions ne bougeront plus.

Bonne journée à tous

Écrit par : Sylvain | 12/02/2011

Je crois bien que les sauvages ethniques du moment peuvent bien se reconnaitre en Alassane et sa bande de tueurs. De bouffoneries il n'y en aura surement de plus flagrantes que celles de ces rebelles et RHDP qui vraiment n'ont aucune credibilite que celles qu'ils ont gagne par la force des armes et le poid des souffrances qu'ils ont impose aux Ivoiriens des zones assiegees.
Ensuite, les USA n'appartiennent pas a Obama ni la France a Sarko. Donc, la dessus le dabat me semble etre inutile.
De solutions, tout le monde peut en proposer.
La Cote D'Ivoire pour l'instant est une.
Expliquez moi ce que vous voulez dire par debat artificiel. Je ne vous suis pas. L'expression me semble vide ded sens.
Vous dites:
"La révolution n'est jamais nationale elle vient de partout et s'en va partout. La volonté de trouver en soi même les solutions à ses problèmes relève, quand elle devient obsession, de l'égocentrisme et de l'amour excessif de soi même. De plus c'est une chimère."
C'est un axiome? Un Théorème que vous citez ainsi? C'est écrit ou que la solution d'un problème ne peut pas être endogène?
Le débat peut surement continuer sans vous si vous êtes a court d'arguments.
Il ne s'agit pas d'agir en mouton et de suivre pour suivre. Toutes révolution, même inspirée de faits dans d'autres pays, se construit a partir des aspirations des peuples menant ces révolutions. L’élément endogène est indéniable et les réalités des peuples qui mènent leur révolution sont façonnées par leur histoire propre. Les ressemblances ne disqualifient pas les spécificités.
Ainsi le besoin d'introspection ne disparait jamais. Et je n'ai pas besoin d'un PhD en Histoire pour le savoir Sylvain.

Écrit par : paisible | 16/02/2011

Paisible, tout est dit, de mon point de vue, ou voulez vous que nous discutions, sur le sujet, pendant encore dix années. Et pourquoi ne pas faire intervenir un modérateur qui nous mettra d’accord ? Et puis signer un pacte à Marcoussis et puis en signer d’autres et d’autres encore.

Tout est dit de mon point de vue et je vous conseille de faire ce que j'ai fait: lire sur la toile ses écrits avant que je ne qualifie Mr Mbembe de "cynique apprenti sorcier" : Ses écrits sont un festival de cynisme pour la souffrance des oppositions en Afrique.

Pendant ce temps l'intellectuel vit des jours tranquilles dans un pays, l'Afrique du Sud, qui doit, pour beaucoup, sa libération, à ... la Communauté internationale. Autant pour Messieurs Mbeki et Zuma de l'ANC qui eux ne doivent leur survie qu'à leurs exils à Londres, Hararé et Dar es Salam.

Trouver en soi même les réponses à ses problèmes?!!! Miriam Makeba doit se retourner dans sa tombe.

Mais Paisible, vous avez ouvert un nouveau front, sur lequel je souhaite vous répondre, et qui est plus révélateur du débat, chez les pro Gbagbo, que les divagations savantes des deux intellectuels.

Votre tropisme vous fait manquer la lecture paisible de ce que j’écris. Qui, sinon un crypto-ethniciste, pourrait soutenir que la sauvagerie ethnique n’appartient qu’à un ? Quelle cataracte intellectuelle vous fait manquer le caractère général de la phrase ?

La cataracte toujours, quand vous manquez, dans l’avant dernière ligne du sixième paragraphe, pour parler de la volonté de trouver en soi.... le « quand elle devient obsession ».

Mais plus sérieux et plus grave, je vois, Paisible, aussi, que vous n’avez pas été gêné(e) par l’odeur de putréfaction des cadavres montant des multiples charniers d’Abidjan.

Mais, ces cadavres ne sont pas de votre camp ce ne sont pas vos enfants, pas vos frères, c’étaient, ce sont les enfants du Nord et ils n’entrent pas dans votre plan comptable, comme n’y entrent pas les assassinats aujourd’hui perpétrés contre les populations d’Abobo, soutiens de Mr Ouattara.

Et en toute logique, si vous ne daignez pas comptez pas les cadavres, d’hier et d’aujourd’hui, des enfants d’Alassane, je comprends pourquoi il vous est si difficile de compter, aujourd’hui, les voix de leurs parents.

Paisible comme votre tropisme le révèle, la crise en Côte d'Ivoire n'est pas Politique elle est raciale, ethnique.

Bonne journée à tous

Écrit par : Sylvain | 20/02/2011

Ce qui est dramatique et navarant dans la situation actuelle de la Cote d'ivoire, c'est l'absence de points de vue objectifs. Toute tentative pour sortir du manichéisme ambiant est suspectée de parti pris pour un camp ou pour l'autre. Achille Mbembé et Célestin Monga ont essayé de donner une lecteure de la situation qui sors des sentiers battus actuels. Les supecter d'extrapolation ou de partialité comme le fait Sylvain dénote du refus d'effectuer une lecture dépassionnée de la situation actuelle. Les questions qui sont posées dans cet article sont cruciales. Les deux présidents ont été proclamé de manière totalement scandaleuse et ilégale. L'approche d'intervention militaire suggerée par Ouattara est totalement suicidaire. On est dans la gestion d'un contentieux électoral et il faut essayer de le regler comme tel. Dans la situation actuelle, aucun des deux présidents ne peut se prévaloir d'une quelquonque légitimité. Il faut trouver des solutions à ce contentieux car aucun des deux protagonistes ne pourra diriger ce pays dans ces conditions. A mon humble avis, ces deux leaders cristalisent tant d'animosité, tant de haine que leur particiaption à la vie politique Ivoirienne doit etre exclue. Il faut pour les africains se doter d'institutions fortes qui aient une totale légitimité populaire. Pour marcher ensemble, il faut au moins regarder dans la meme direction.

Écrit par : Ouattara jean luc | 22/02/2011

@Sylvain, comme je disais tantot, tu n's vraiment rien a dire et tu as tôt fais de m'attribuer des attitudes dans lesquelles je ne me reconnais pas.
"Pro-Gbagbo" est un terme qui est réducteur. Tout comme "anti-ADO" le serait. Es-tu un "pro-ADO" sylvain? Cela n'engage que toi. Pro-réflexion voila qui me plairait comme qualification. La preuve je discute avec toi et ne me perd pas dans le genre d'insultes a peine voilées don tu te fais le champion sur ce site. Au lieu d'essayer de réfléchir sur ce que Mbembe et Monga ont dit tu essaies de noyer leur papier sous la tonne d'injures que tu profères et m'obliges a t'ignorer des maintenant.

Écrit par : paisible | 23/02/2011

@ Jean Luc, la démocratie ne consiste pas à renvoyer dos à dos deux personnes qui se revendiquent élues, le voudraient elles (se retirer) qu’elles ne le pourraient probablement pas ou plus.

Messieurs Ouattara et Gbagbo ont des partisans et des électeurs qui ont jugé qu’ils sont les meilleurs de leur camp pour aller à l’élection. Au nom de quoi devrions-nous les voir substitués par des personnes qui n’ont pas forcément leur capacité à rassembler leur camp ? Cela serait le premier déni de démocratie d'une nouvelle crise et serait l’objet d’un autre conflit.

Encore une fois, Il est tout aussi valable, après lecture de s'interroger sur les réelles motivations des deux intellectuels, et tenter de savoir d'où ils nous parlent et pourquoi ils nous parlent. Mais il semble que certaines conclusions dérangent.

@Paisible. Je ne suis pas dans la discussion pour vous faire plaisir. Les temps que nous vivons dans la sous région sont et vont être dramatiques et je n’ai pas de temps pour ceux qui tentent de masquer leur préférence et avec lesquels tout débat relève plus du jeu de cache-cache qu’autre chose.

De grâce relisez vous : Ecrit par : paisible | 11.02.2011. Vous n’êtes pas pro Gbagbo ? Et je ne sais pas lire évidemment…

Bonne journée.

Écrit par : Sylvain | 26/02/2011

J'ignore si cet excellent article a ete traduit d'en d'autres langues, a commence par l'Anglais. Il serait bon de s'en assurer.

J'ajoute d'ailleurs qu'il serait aussi bon que, dans cette affaire, Mr. Monga, qui est un intellectuel respecte aux Etats-Unis, n'hesite pas a donner de la voix dans la presse Americaine, a commencer par le New York Times, qui jusque la s'est contente de promouvoir precisement le type de lecture simpliste que Mbembe et Monga deplorent ici.

Écrit par : AK | 27/02/2011

@AK, traduire l'article sera une tache pas aisée, c'est qu'il est long. Mais si quelqu'un le veut bien, nous pouvons ajouter l'article a un un wiki. Nous le découperons en sections a être traduites et ceux qui le voudront bien pourront, en collaboration, en faire une traduction.
Plus la dessus plus tard.

Écrit par : paisible | 01/03/2011

@ AK and peaceful, Those two intellectuals can rely on me to answer in proper Queen's English, if ever their article, is published in the NYT. But let me tell you one thing my friends, NYT will never lose its characters or lines, to publish Mr Monga or Mbembe who are totally unknown in the United States of America unlike what you say. I think maybe I am mistaking that this article is not at all adapted to the Anglo-Saxon way of analyzing or proposing a solution to a problem, without coming up with a rigorous demonstration or solution to the problem. Too long. And too many questions unanswered when you come out of this labyrinth
Those who can talk in the news, in the USA are African intellectuals who count; it happens that most of them believe that Mr Gbagbo lost and that he should go. Wole Soyinka for instance, Nobel prize for literature or Professor Mamadou Diouf of Colombia University.

@ peaceful, Maybe you need my services to translate this article, you see, you should never cut links with people you do not know well, we never know.

But anyway, why don’t you ask the two intellectuals, Mr Monga and Mbembe, they speak and write English…. maybe better than I

Best and have a good evening

Écrit par : Sylvain | 01/03/2011

Il y'a apparemment un intervenant ici qui se croit plus camerounais que les auteurs de l'article et se permet de nier à Mbembe et Monga leur place dans le gratin d'intellectuels africains parce que ils ne comptent pas aux USA dit-il...
Evitons les amalgames. Ceux-ci au moins ont souligné, ce qui à leurs yeux, représentent les torts de Gbagbo et ont proposé des solutions. Que proposez vous-donc Monsieur? Légitimer une rébellion qui ne se désarme pas même quand cela est convenu pour les élections? Fermer les banques occidentales avec l'épargne des ivoiriens? Envoyer un commando "invisible" à Man et Anonkoi-Kouté pour tuer des civils? Faire transiter les armes de l'ONUCI par un pays dont le président est membre du panel de l'UA pour la sortie de crise en CI?

Écrit par : Fouda Manga | 13/03/2011

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Écrit par : Only Provillus | 21/03/2011

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