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23/12/2010

De l'usage diplomatique des vrais et faux génocides

Un édito du Nouveau Courrier du 22 décembre 2010.

C’est un mediaplanning qui fait froid dans le dos. A peine le gouvernement ivoirien a-t-il demandé le départ des forces onusiennes de son territoire que nous faisons face à une avalanche d’informations (à prendre avec de grosses pincettes) sur des « enlèvements », des « violations massives des droits de l’homme », voire des « marquages » de maisons dont les hôtes, d’une certaine ethnie, devraient être tués dans le cadre d’un remake du Rwanda.

L’idée est la suivante : il faut absolument montrer que le départ des forces internationales entraînerait des massacres épouvantables, voire un génocide. Dans le cas d’espèce, en dépit des diverses incitations médiatiques (notamment de la séditieuse ONUCI FM, dont le contenu sera bientôt étudié par des chercheurs) et de cette dyarchie artificiellement créée pour faire bouillir la marmite des haines locales, les Ivoiriens ne s’entretuent pas encore pour de sombres passions tribales. Il n’empêche : on peut les aider de diverses manières, y compris en allumant la mèche, à travers des provocations bien senties et des artifices diaboliques.

La mauvaise foi médiatique n’ayant pas de limite, on tronquera par exemple les propos de Jacqueline Oble ou de Charles Blé Goudé, qui mettent en garde contre un plan machiavélique préparé par l’ONUCI pour se légitimer à travers des massacres provoqués. On les présentera comme des sombres individus qui menacent la « communauté internationale » d’un génocide.

Ces passions macabres s’expliquent. Face au principe sacro-saint édicté par le droit international – la non-intervention dans les affaires intérieures des Etats –, un concept fait son bout de chemin : le droit d’ingérence. Il ne peut s’exercer, estiment ses défenseurs, qu’en cas de crimes contre l’humanité face auxquels brandir l’argument de la souveraineté de la Nation serait une non-assistance à peuple en danger. Qui peut s’opposer à un tel concept plein de bon sens et de compassion ? C’est au nom du droit d’ingérence que le mandat global des Casques bleus, qui était subordonné à leur impartialité face aux forces en présence, au consentement des parties en conflit et à la limitation de l’usage de la force à des fins de légitime défense, a été élargi à l’utilisation des armes dans le cas où les populations civiles sont en danger. C’est dans la même logique que l’Acte constitutif de l’Union africaine permet de mettre entre parenthèses la souveraineté d’un pays en cas de génocide, notamment.

Les meilleures intentions du monde sont toujours perverties. Le « plus jamais ça » poussé par l’Afrique après le cauchemar rwandais, devient désormais un fonds de commerce pour les services secrets et les impérialistes de tout poil, qui utilisent désormais (et de manière très cynique) l’éventualité du sang versé comme une variable d’intervention. Pour pouvoir s’imposer aux peuples du Sud, il est plus que jamais utile de faire pleurer dans les chaumières, quitte à fabriquer de toutes pièces une réalité médiatique manichéenne. Après la République virtuelle du Golf, il est question d’accoucher d’un génocide virtuel.

Un retour à un passé récent permet de mieux comprendre ce qui se passe actuellement. Quand, après le coup d’Etat avorté du 19 septembre 2002, il fallait faire avaler à l’opinion l’idée de l’invasion de la Côte d’Ivoire par des forces internationales et la nécessité d’une interposition équivalant à une partition de fait, de nombreux éditorialistes en France ont théorisé – déjà ! – sur le spectre du Rwanda. Puis la thématique a disparu aussi vite qu’elle était apparue : l’objectif était atteint.

Un peu plus loin dans l’Histoire, l’on se souvient aisément que la presse française, pour légitimer la rébellion pétrolière que De Gaulle et ses alliés africains menait contre le Nigeria dans la région du Biafra, a utilisé la même technique. Maurice Robert, responsable des services secrets français à l’époque, l’a confessé dans un livre-entretien.  « Ce que tout le monde ne sait pas, c'est que le terme de "génocide" appliqué à cette affaire du Biafra a été lancé par les services. Nous voulions un mot choc pour sensibiliser l'opinion. Nous aurions pu retenir celui de massacre, ou d'écrasement, mais génocide nous a paru plus ''parlant''. Nous avons communiqué à la presse des renseignement précis sur les pertes biafraises et avons fait en sorte qu'elle reprenne rapidement l'expression ''génocide''. Le Monde a été le premier, les autres ont suivi. » En 1982, pour pouvoir légitimer leur combat contre les sandinistes au Nicaragua, l’Amérique de Ronald Reagan a crié au génocide. Face à l’absence d’éléments de preuve, elle a diffusé dans la presse une photo témoignant d’un « massacre d’Indiens Miskitos », une ethnie locale. Or il s’agissait d’un cliché pris bien avant l’arrivée au pouvoir des sandinistes… lors d’un tremblement de terre. De nombreux intellectuels de gauche – comme le gouvernement sandiniste du Nicaragua – tombèrent dans le panneau et jouèrent, à l’époque, le rôle «d’idiots utiles » au service de l’impérialisme le plus réactionnaire. Il n’y a rien de nouveau sous le soleil…

 

Commentaires

Bonjour Théo,
je te revois encore large sourire aux lèvres et accueilli par la "galaxie patriotique" comme le "journaliste" qui avait tenu tête à l'occident en dénonçant que ses correspondances avaient été manipulées.
De ce fait même "combat" que Laurent Gbagbo.

je te revois encore te poser comme un cheveu sur le soupe en tant que rédacteur en chef des journaux "Le Temps" et "le courrier d'Abidjan", pendant que plus méritant et moins griot et médiatisé étaient en attente.
l'Afrique pour toi c'est accepter le non mérite (de correspondant à rédacteur en chef)

je te revois à la MACA(prison d'Abidjan) et au palais de justice d'Abidjan, pleurant à chaude larme comme un bébé dans l'affaire Café Cacao, ou tu as oublié que la république bananière de la Cote d'Ivoire de Laurent Gbagbo n'était pas celle de tes convictions.

Et aujourd'hui je te vois dans un scénario d'équilibriste essayant de justifier l'injustifiable en foulant au pied la volonté des ivoiriens pour mériter toujours le salaire faramineux du correspondant euh non du journaliste rédacteur en chef.

Quand est ce que les africains pseudo défenseurs de l'Afrique comprendront que le monde a changé et que nous ne sommes plus dans une opposition entre blanc colonisateur et noir colonisé mais plutôt dans une opposition Afrique et développement.

je suis parfois étonné de voir que nous n'avons pas le niveau en matière d'utilisation de l'idéologie politique telle que la démocratie au prétexte que nous sommes de jeunes nations alors que nous nous vantons d’être en avance sur l'utilisation de tous les outils high tech ( véhicule, téléphone, ordinateur..)

je conclurai par te rappeler que le monde ( sans l'Afrique) a un rêve qu'il est entrain de réaliser ( ex: OBAMA et autre ) alors que l'Afrique a des souvenirs que des gens comme toi veulent perpétuer.
De grâce le silence est parfois mieux dans des situations qui nous dépassent que de vouloir à tout prix donner une opinion.

KOTCH

Écrit par : kotch | 23/12/2010

theophile on dirait que tu t'es melange les poste entre la réponse à pierre haski et l'autre
cette reponse est très importante
spar aude

Écrit par : saper aude | 24/12/2010

Il semble bien que ce terme soit tres repondu dans la bouche des diplomates occidentaux car leur continent l'a bien si bien expérimenté au cours du millénaire a travers le monde qu'il le manie sans reserve et sans pudeur :

Génocide des indiens d'Amerique
Génocide des civilisatons maya et aztèques
Génocide culturel de l'Afrique appelé aussé traite négrière
Génocide des Juifs par les pays occidentaux
Génocide en cours du peuple palestinien
Génocide des Afghans
Génocide des Tutsis
Croisade millinaire toujours en cours contre les peuples arabes

Comme on le constate c toujours les memes qui préparent les menus et qui vous le verse a la figure lorsque l'odeur devient nauséabonde !

abbas

Écrit par : abbas | 24/12/2010

Bonjour KOTCH,

J’ai lu avec beaucoup d'attention ta réponse à l'article publié par Théo. Et j'avoue que je suis toujours surpris par la prise de position de certains frères sur des sujets hautement importants comme celui de l'avenir de notre continent et donc de notre avenir en tant qu'africain.

La crise ivoirienne, qui perdue depuis plus de 8 ans, permet de constater que le chemin qui mène à une réelle indépendance de l'Afrique noire demeure encore longue. Après la tentative de coup d'Etat avortée du 19 septembre 2002, nous n'avons entendu personne pour soutenir le pouvoir en place qui était pourtant victime d’une agression barbare. Nous avons eu plutôt droit à une attaque en règle sur le non respect des droits de l'homme en zone gouvernementale. Par contre au Nord, sous contrôle rebelle, personne n'osait évoquer ces questions. Pourtant, la matière y était abondante. L'exécution de plus de 50 gendarmes n'a pas émue les prétendus défenseurs des droits de l'homme. Cela parce que les malheureux ont eu le tort de ne pas être du "bon" côté à savoir celui des rebelles. Toute cette partie de la Côte d'Ivoire, laissée à la merci des seigneurs de guerre, j'en suis convaincu, n'a pas encore livré tous ses secrets en matière de violation des droits de l'homme. Chouchouté par "la communauté internationale", ces personnes sans foi ni loi exercent un pouvoir total et totalitaire sur une population totalement désemparée qui cherche désespérément une oreille attentive à ses souffrances. Oui, mon frère KOTCH vous avez donné un blanc-seing à ce type de personnes pendant 8 ans.

Aujourd'hui sous le fallacieux prétexte d'une élection "transparente" et "démocratique", on recommence le même scénario avec un casting plus complet puisque tous les acteurs ont accepté, cette fois, de jouer, sans cagoule, à visage découvert leur rôle. Mais, il n'y a rien de nouveau puisque l'objectif est bien de chasser du pouvoir quelqu'un qui n'aurait pas dû se trouver à ce poste. Pourquoi la « communauté internationale » ne veut pas de GBAGBO au pouvoir en Côte d’Ivoire ? Qu’a-t-il bien pu faire à cette dernière pour qu’elle refuse obstinément qu’il gouverne dans la paix son pays ? De décembre 2000 au 19 septembre 2002, quels sont les actes posés par le Président GBAGBO pour qu’une rébellion soit suscitée contre son pouvoir ? Devait-il demeurer un éternel opposant juste bon à légitimer des pouvoirs illégitimes par des élections truquées dont les résultats sont connus avant le déroulement du scrutin comme c’est le cas notamment au Faso ? Il semblerait qu’il ne soit pas majoritaire en Côte d’Ivoire ? Dans ces conditions, il eut fallu attendre 5 ans, date d’un nouveau scrutin pour que le peuple se détermine sur cette question ? Mais non, Impossible de laisser ce type au pouvoir 5 ans. Supposons que GBAGBO ait été mal élu, que dire alors de l’élection du 28 novembre 2010 ? Surtout qu’elles ont été organisées sous l’égide de l’ONU et qu’elles sont, à ce jour, les chères jamais organisées par un Pays Pauvre Très Endetté. De toi à moi, mon chère KOTCH, ce qui s’est passé le 28 novembre est tout sauf une élection selon les standards démocratiques. En effet,

1- Si cette "communauté internationale" voulait d'une élection juste, équitable et transparente, pourquoi n'avoir pas réellement désarmé les rebelles qui ont conservé la totalité de leur arsenal de guerre? Sur ce point, je pense que tout le monde est d'accord sur le fait que les rebelles n’ont jamais remis leurs armes. Ils (y compris l’ONU) se sont complètement moqués des ivoiriens au regard de ce déploiement d'armes lourdes pendant les opérations de vote; Et puis,

2- Supposons que tout se soit déroulé comme dans les plus grandes démocraties, comment expliques tu que le taux de participation dont tout le monde semblait s'accorder pour dire qu'il se situerait autour de 70% se retrouve à 81.12% sensiblement identique à celui du premier tour alors même que l’affluence était moindre? Si ADO a réellement gagné ces élections pourquoi tripatouiller les chiffres? Cette manipulation avérée des résultats explique le refus de l'informatique dans le processus et non parce que la structure commise à cette tâche serait proche du Président GBAGBO. Finalement, l'on aura compris que les accusations de fraude de l'opposition étaient destinées à masquer leurs propres intentions. Cet aspect devrait fondamentalement expliquer le refus opposé à la proposition d'un comité d'évaluation de l’élection comme le propose le Président GBAGBO. Car autoriser un regard neutre permettrait de mettre à nu les grossières irrégularités qui ont émaillées ce processus calamiteux qui s’apparente à un coup d’Etat électoral après l’échec du coup d’Etat militaire du 19 septembre 2002; enfin,

3- mon frère KOTCH, penses-tu que ce soit la régularité ou non des élections en Côte d'Ivoire qui explique cet acharnement de la "communauté internationale"? Tout ce branle-bas de combat autour de la Côte d’Ivoire, penses-tu cela soit destiné à faire respecter le choix du peuple ivoirien. Je ne crois pas que l’occident soit subitement devenu soucieux du bon déroulement des élections en Afrique noire. Les exemples de parodies d’élections, acceptées par cette « communauté internationale », sont légion sur le continent au point où la sueur, la salive et le sang d’innocents ivoiriens versé cachent mal les vraies intentions de nos donneurs de leçons à géométrie variable. Rentre en toi-même mon frère et tu conviendras avec moi que cette nébuleuse a un autre agenda caché. Je pense même que l’intensité de leur acharnement et la mobilisation de tant de ressources à la fois financières et humaines montrent que les intérêts en jeu sont colossaux. Certainement que ADO, SORO et consorts n’en mesurent pas encore son étendu et son importance se limitant à quelques pots-de-vin qu’ils pourront glaner çà et là et jouir d’une opulence résultant des larmes et du sang du peuple ivoirien.

Ceci étant, il faut louer les personnes comme Théo et prier pour que l'Afrique puisse en compte plus encore. Si tu ne l'as pas encore compris, il s'agit bien d'un combat entre blancs et noirs et de rien d’autres. Ils l’ont tellement bien compris qu’ils voudraient laisser, comme pendant la traite des nègres, le sale boulot aux noirs. Ainsi, le malheur des africains sera toujours les africains. Ces Français, à travers leurs dirigeants ne laisseront jamais les pays africains prendre leur autonomie sans résistance. Car, sur le chemin du développement mieux vaut maintenir certains Etats dans un statut de réservoirs à matières premières pour leurs industries et débouchés pour leurs entreprises. La concurrence des pays d’Asie est assez rude pour en rajouter avec une éventuelle émergence des pays d’Afrique Noire. Si par extraordinaire, ils parvenaient à contenir ce qui semble être la renaissance de l’Afrique par la Côte d’Ivoire, ils ne feront que retarder une évolution inéluctable.

Aussi, conclurais-je en disant que l'Afrique a un combat à mener avec des Hommes comme Théo pour voir ses rêves de prospérité et de liberté se réaliser comme dans le reste du monde. Malheureusement, il y a encore des gens comme toi qui ralentissent l'allure des changements parce qu'ils s'accommodent bien des miettes que les autres nations veulent bien laisser tomber à l'image d'un maître avec son chien dont il tient fermement... la laisse.

Écrit par : La Vérité | 24/12/2010

Très cher Theo,

Il y a bien sure en Afrique ceux qui aident a accomplir la sale besogne:

L'esclavage était-il possible sans les commerçants africains qui préparaient la cargaison?

L'acquisition de nos ressources se fait il sans les signatures de certains de "nos" (plutôt "leurs") élus?

Le néo-colonialisme était-il possible sans les élus africains de la France-Afrique?

La soumission est-elle possible sans les "frères africains" des grandes loges et sectes sionistes?

Pour la bataille des grandes puissances de demain, les puissances déchûtes (France et Amérique) face aux nouvelles puissances n'ont elles pas besoin de leurs faucons "africains" pour assurer leurs mains mises?

Oui il y a en Afrique ceux qui aimeraient ne pas parler de l'histoire mais plutôt de nous la répéter. Il y a plus de 10 ans nous avions le premier coup d'état en Cote d'Ivoire. Les mêmes rêvent de la présidence ivoirienne et Dame Ouattara mettra en marche les plus grands de ce monde par son appartenance aux sectes les plus discrètes. Ado et soro suivent. Mais pas les ivoiriens fiers de leur indépendance et de leurs institutions. En face il y a les déracines qui nous diront notre retard intellectuel a cause de notre obstination a la liberté. Les États-unis d'Amérique ont-elles eu leur indépendance sans la guerre civile qui a finalement donne raison a ceux qui voulaient l'indépendance. Aujourd'hui les USA et l'Angleterre vivent en parfaits harmonie et respect. Cher Theo, il serait sage de voir que la seule solution pour finalement convaincre les puissances avides de nos richesses et de leurs élus parmi nos citoyens c'est de prendre le chemin de la guerre pour l'autodétermination et la vraie indépendance. Il y aura des morts qui tomberont pour la partie, ils y en a qui meurt déjà dans les faux génocides.

Écrit par : Adama Coulibaly | 24/12/2010

Salut KOTCH,

Bien évident, il ya un combat qui se joue à notre époque et qui mérite que nous le menions sans faux-fuyant: le combat relatif au développement de l'Afrique!!!

De simples faits historiques: Wade interprète la constitution sénégalaise selon SES humeurs, le beau Blaise tripatouille la sienne à son gré; Bemba ayant osé remporter les élections en RDC est aujourd'hui à la Haye avec la complicité de la mission des NU et de la même France pendant que Kabila est assis confortablement à la présidence; Ali Bongo a été installé par la France dans les conditions que tu sais...

Pourquoi personne ne s'émeut de tous ces cas? Est-ce maintenant que les pays occidentaux parlent de démocratie?

Le combat qui mérite d'être méné est d'annuler le contrat signé le 24 avril 1961 cédant toutes les richesses de notre pays à la France. Sans disposer de nos ressources comme nous l'entendons, de quel développement osez-vous parler?

Mon idée est Gbagbo est assez tendre avec tout ce monde ridicule. Ce qu'il nous faut: Créer notre monnaie; vider le 43è BIMA; introduire l'anglais à l'école primaire; auditer tous les contrats signés avec la France... En somme, traduire l'idée de Souveraineté en ACTES!!!

Écrit par : Esther G | 24/12/2010

Salut Kotch,

J'aimerais bien savoir comment tu arriverais à convaincre une personne réfléchie que ces élections en Côte d'Ivoire, ont été organisées dans les conditions requises pour que les résultats soient acceptés sans contestation? avec une moitié nord aux mains d'une rébellion armée, des médias propagandistes à la solde des forces nouvelles et une CEI aux mains de l'opposition...Ils l'ont vraiment sous estimé, Gbagbo, et ils ont été bien naïfs de croire qu'il allait accepter les résultats des élections dans ces conditions.
Ado n'est pas le choix de la majorité des ivoiriens. Si c'était le cas, il n'aurait pas besoin de la communauté internationale pour l'installer aujourd'hui...par la force.

Écrit par : Marc O. | 25/12/2010

A priori, la certification de l'ONU garanti l'honneteté du processus electoral ivoirien et la légitimité d'ADO. Les ivoiriens qui soutiennent Gbagbo doivent fournir les preuves du trucage des élections sinon personne ne les croiera à l'étranger. La premiére des choses que vous avez à faire est de publier l'ensemble des résultats, bureau de vote par bureau de vote et tous les PV. Cela peut permettre une vérification des allégations de fraudes. Cette verifification a été faite dans le cas de l'Iran, par exemple, ou des anomalies statistiques ont été mises en evidence. Il vous faut aussi publier la liste exaustive de tous les faits qui justifierai l'annulation des votes de certaines régions. Ces dans ces conditions seulement que vous aurez une chance de retrouver la crédibilité que vous avez perdu. Il faut vraimment chercher sur internet pour avoir le PV aberrant de Bouaké et je n'ai même pas pu obtenir le rapport des observateurs de l'UA. Pour l'instant, je ne suis pas convaincu de la légitimité de Gbagbo car ses communicants n'ont pas fournis d'arguments solides en sa faveur. Si vous attendez seulement que Jésus vienne à votre secours, vous risquez d'être déçus car, comme on dit, aide toi et le ciel t'aidera.

Écrit par : wobebli | 29/12/2010

L’ANGUILLE SOUS LA ROCHE IVOIRIENNE

Il s'est passé des "élections présidentielles" bizarres au Congo-Brazzaville il y a tout juste quelques mois, avec des fraudes grossièrement gigantesques et cela était avéré.

Tout le monde, y compris les érudits journalistes français, en ont eu des preuves irréfutables d'irrégularités dans ces pseudos élections: Mr. Denis Sassou Nguesso a bafoué toutes les lois humaines, éthiques et démocratiques au Congo; la communauté dite "internationale" l'a su et n'a rien dit ou fait.

Comment se fait-il qu'il n'y ait pas eu la moindre réaction de cette communauté dite "internationale" – qui joue aujourd’hui le gendarme pour la DEMOCRATIE en Afrique – pour faire respecter les lois électorales en vue d'instaurer la DEMOCRATIE au CONGO?

Et si on faisait un petit détour du côté du GABON où l'on a tranquillement inversé les chiffres?

Cela signifierait-il que le Congo ou autre, on s'en fout, mais la Côte d'ivoire, on en veut? Pourquoi donc cet engouement particulièrement étrange pour la Côte d’Ivoire? quel en est la vraie raison? Juste un soudain réveil de la France et ses alliés qui veulent subitement "purifier" le monde de ses tyrans?

Si tel est le cas, je pense que la France et ses alliés se foutent bien du monde car vouloir imposer le "SAINT"- Ouattara à la place du "DEMON"-Gbagbo est une insulte, comme toujours, faite au peuple africain.

Tout le monde s'est mis d'accord pour soutenir en concert que c'est Mr. Ouattara qui a gagné les élections; OK.

Mais que faites-vous de toute cette masse populaire ivoirienne qui est debout aujourd'hui et revendique son soutien à son Président Laurent Gbagbo?

Le lynchage concerté que subit Mr. Laurent Gbagbo devient trop suspect! : on en veut a cet HOMME QUI DEFEND SON PAYS!

Je suis un CONGOLAIS de Brazzaville qui n'a aucun intérêt matériel ni de connexion en COTE D'IVOIRE.

Mais, en tant qu'africain, je me sens viscéralement concerné par ce qui se passe en COTE D'IVOIRE car cela se passera également au CONGO et ailleurs en Afrique, quand Mr. Sarkozy et ses alliés en auront fini avec la Côte d'Ivoire (s’ils y parvenaient!!!!!).

Pour cela, je CLAME ET PROCLAME MON SOUTIEN INCONDITIONNEL aux institutions ivoiriennes, au peuple ivoirien, à la Côte d'Ivoire et à son Président légal S.E.M Laurent Bgagbo

J'espère que tout patriote africain, de partout dans le monde, aura l'extrême sagesse de comprendre que la vraie indépendance africaine aura pour Genèse la Côte d'Ivoire, et qu'aux prochaines élections présidentielles françaises, chaque voix, chaque bulletin - que chaque Français d'origine africaine - mettra dans l'urne, le soit en faveur de l'indépendance de l'Afrique.

Français d'origine africaine,
VOUS-MEMES AINSI QUE VOS ENFANTS,

Ne vous offrez plus jamais le luxe de l'oubli ni du pardon!

La France n'est pas et ne sera jamais votre patrie!

Aux prochaines élections présidentielles françaises, VOUS SAVEZ QUOI FAIRE DE VOTRE VOIX!!!!!

DITES "NON" A L'ETERNELLE SOUMISSION ET SERVITUDE DE L'AFRIQUE!

VIVE L'AFRIQUE!

VILA COTE D'IVOIRE!

Écrit par : Homme de droit | 30/12/2010

Ma chère Esther G,

Tu as raison sur toute la ligne, sauf que Gbagbo n’est pas tendre. Non, ce n’est pas de la tendresse que nous voyons là. C’est de la couardise pure et simple ! Après dix années de pratique, j’en suis arrivé à la conclusion qu’il y a eu escroquerie sur la marchandise : Le Woody annoncé n’était en réalité qu’une « poule mouillée ». Il ne pratique que « le brassage d’air » depuis son arrivée au pouvoir : beaucoup de discours et peu d’actions concrètes. Nous ne pouvons nous contenter de ce principe de certains courants philosophiques, qui affirment que « l’intention vaut l’action ». Dans ce contexte politique difficile et crucial pour l’avenir de la nation, nous n’avons plus le luxe de pouvoir nous contenter de discours creux et démagogiques. Il faut des actions fortes comme tu l’as si bien souligné, qui traduirons l’idée de souveraineté en actes.

Tu conviendras avec moi qu’il est tout à fait ridicule de parler de souveraineté, quand on héberge sur son sol une base militaire française, et qu’on utilise encore, cinquante ans après les indépendances, le francs CFA (colonies françaises d’Afrique) qui n’est rien d’autre qu’une monnaie coloniale gérée par la banque de France au profit des néo colons. Se bomber le torse en affirmant « la souveraineté de la Côte d’ivoire, je ne la négocie pas », est purement démagogique quant on a reconduit les contrats de l’eau, de l’électricité, des communications aux français et qu’on leur a offert le port et des blocs pétroliers en bonus. En vérité, la seule chose qu’il ne négocie pas, est son titre de président, sinon tout le reste, les postes ministériels, le partage du pouvoir avec des rebelles sanguinaires voleurs, violeurs et tueurs d’enfants, l’honneur et la dignité de la mère patrie, sont négociables à ses yeux. Sa main tendue au voltaïque sanguinaire, Alassane Dramane Ouattara, participe de cette philosophie politique démagogique qui consistera donc à négocier le partage du pouvoir mais, non le titre de président, avec le bourreau de la nation.

A nos yeux, Gbagbo est coupable de non assistance à personne en danger, car il a laissé des milliers d’ivoiriens à la merci de rebelles sanguinaires par incompétence et par lâcheté. L’argument selon lequel l’armée n’était pas équipée pour y faire face ne tient pas la route. Il a eu deux ans pour équiper et réorganiser l’armée. Qu’en a-t-il fait ? Toutes les lâchetés, génuflexions et reculades de Gbagbo, sont considérés comme des actions de hautes stratégies par ses supporters aveuglés par un fanatisme ignare. Il serait temps que les gogos du nord et du sud ouvrent enfin les yeux, et réalisent que cette classe politique irresponsable doit disparaitre du paysage politique, avant qu’elle ne détruise totalement la nation ivoirienne. Cela est d’autant plus impératif que les barbares sanguinaires, aidés des néo colons, avilissent la nation, et que les démagogues « brasseurs d’air » les laissent faire par incompétence et par lâcheté. L’apparition sur la scène politique d’un « Jerry Rawlins » qui traduira ses discours en actes est appelée de tous nos vœux.

Bonne année à tous

Écrit par : Xada | 03/01/2011

Réponse à "Pourquoi je n'acheterai plus jamais libération"


Libé, cette feuille de chou de la gauche caviar enfourche depuis 2002 la trompette de la désinformation en Côte d'Ivoire. Souvenez-vous de cet aticle de Christophe Ayad qui, quelques jours après le 19 sept 2002, soutenait mordicus qu'il n'y avait pas de rebellion en Côte d'Ivoire mais une crise interne au Fpi pour éliminer des adversaires politiques.
C'est à juste titre que certains spécialistes comme Michel Galy évoque la "kakisation" de certains médias tels France 24, et Rfi.
La France est impliquée dans le conflit ivoirien et avec elle tous ses médias qu'ils soient de droite ou de gauche

Écrit par : Anicet | 09/01/2011

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