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19/06/2010

Côte d'Ivoire : le sondage interdit

C'est La Lettre du continent qui nous l'apprend :

"C'est super confidentiel, il ne faut surtout pas le répéter, mais un sondage commandé par l'opposition ivoirienne auprès d'Opinion Way, la société de Patrick Buisson, conseiller du président Nicolas Sarkozy- donnerait 44% à Laurent Gbagbo au premier tour de la prochaine élection présidentielle. Un score proche de celui du dernier sondage TNS-Sofres 43%."

La presse ivoirienne n'a pas le droit d'en parler. Et pour cause. Le CNP, organe régulateur de la profession, frappe d'une amende d'un million de FCFA les journaux qui choisissent de publier ou de commenter ce sondage. Comme l'indique cette décision d'Eugène Dié Kacou, président de l'organe, prise le 6 avril 2010.

"Le Collège des Membres du Conseil National de la Presse, délibérant en sa session du vendredi 02 avril 2010, a rendu des décisions portant sanctions pécuniaires applicables aux entreprises de presse dont les noms suivent et fixé le montant de l'amende à la somme de un million (1.000.000) de Francs CFA ce, en raison de la publication par les journaux qu'elles éditent, des résultats d'un sondage de la Tns-Sofres relatif aux intentions de vote en faveur des candidats à l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire.

Qu'il y ait lieu de rappeler qu'aux termes des dispositions de l'article 39 nouveau alinéa 5 de l'Ordonnance N° 2008-133 du 14 avril 2008 portant Ajustements au Code Electoral pour les élections de sortie de crise,« il est interdit de publier ou de diffuser des estimations de vote ou de procéder à l'établissement de sondages sous quelque forme que ce soit, à partir de quelque lieu que ce soit à compter de la publication de la liste électorale provisoire ».

Qu'un Communiqué du CNP, rendu public le 20 novembre 2009, avait rappelé cette interdiction et invité l'ensemble des organes de presse au respect scrupuleux de cette disposition légale.
Qu'en publiant les résultats du sondage de la Tns-Sofres, les entreprises de presse en cause ont violé les dispositions de l'ordonnance susvisée et contrevenu délibérément au Communiqué du 20 novembre 2009 du CNP ;

Ce sont :

  • SNEPCI éditeur, de Fraternité Matin
  • REGIE CYCLONE, éditeur de Le Temps
  • SOCEF-NTIC, éditeur de L'Intelligent d'Abidjan
  • OLYMPE, éditeur de L'Inter
  • LES EDITIONS YASSINE, éditeur de L'Expression
  • LES EDITIONS LE NERE, éditeur de le Jour Plus

Les décisions prises ont été notifiées aux intéressés."

Qu'en pensez-vous ?

 

Commentaires

C'est pas normal d'interdire cela, mais je pense que cette décision tient compte du caractère sensible du pays qui oeuvre à sortir d'une crise qui a trop duré

Écrit par : richman | 19/06/2010

Pour en être sûr, il conviendrait de regarder les bases de sondage utilisées ainsi que les échantillons tirés. Mais sous cette réserve, je pense que ce résultat est une confirmation des précédents, ce qui signifierait que les opposants de Gbagbo gagneraient à s'en inspirer pour identifier leurs points faibles et les moyens de progresser dans l'estime électoral des ivoiriens. Enfin, ça c'est s'ils veulent vraiment être un contrepoids sérieux à ces élections... D'un autre côté, je me demande si, vu toutes les péripéties liées à la liste provisoire, il ne serait pas judicieux de rapporter cette interdiction, pour permettre aux sondages de mieux éclairer sur l'opinion publique en Côte d'Ivoire...

Écrit par : Ch@rlie | 19/06/2010

Je ne trouve pas normal d'interdire ces sondages...Je trouve que le fait qu'ils existent démontrent l'impatience des Ivoriennes et Ivoriens d'aller au scrutin. Ce qu'il faut espérer après, c'est que les hommes politiques et les techniciens de la CEI ressentent cette impatience et que celle-ci ait sur leurs consciences respectives un effet de pression, ce dont je doute fort...

Écrit par : Enrico | 21/06/2010

Et si cette interdiction avait été dictée par des puissances obscures en vue de mieux contester les résultats du futur scrutin présidentiel et inviter les hommes de Chérif Ousmane à reprendre leurs armes?

Pour ma part, vouloir la démocratie et interdire la publication des sondages, c'est vouloir une chose et son contraire.

Écrit par : Youzan | 21/06/2010

Je ne trouve pas normal d'interdire ces sondages...Je trouve que le fait qu'ils existent démontrent l'impatience des Ivoriennes et Ivoriens d'aller au scrutin. Ce qu'il faut espérer après, c'est que les hommes politiques et les techniciens de la CEI ressentent cette impatience et que celle-ci ait sur leurs consciences respectives un effet de pression, ce dont je doute fort..

Écrit par : ed hardy jeans | 22/06/2010

c tout le paradox de la cote d'ivoire. Ne chercher pas à comprendre. ça va aller...

Écrit par : touchatout | 26/06/2010

dites moi à quoi bon cette interdiction facilement contournable par une diffusion sur le net sur le site d'un journal étranger! que pourrait le CNP si le quotidien l'indépendant du faso publiait ce sondage!!!!

Écrit par : cdtglé | 04/07/2010

Je ne suis pas surpris des résultats de cet énième sondage. Seulement mon inquiétude demeure.
L'année dernière sur les antennes télé RTI, le RDR par la voix de Sanogo Mamadou, le Monsieur Élections de ce parti, affirmait et je cite:
"...Sondage ou pas, nous on sait que notre candidat va l'emporté car nous avons inscrit beaucoup de nos militants...".

La suite on la connait tout le monde est unanime sur les fraudes qui sont très souvent l'œuvre de ressortissants de la sous-région nord.

Par ailleurs je comprends mieux l'activisme soudain et intéresse de ADO pour les populations déshéritées.

Écrit par : Lumière JP Morgan | 05/07/2010

j espere seulement que se sondage n est pas fait seulement a Abidjan et a Youpougon. J ose espere que cet echantillon est vraiment representative.
Publication au pas la campagne commence et les ivoiriens vont se determiner en fonction du programme de societe que les differents candidats proposeront.

Écrit par : Thierry | 02/10/2010

les sondage ah les dits sondage.
tt à changer à l'heure où on vous parle et tourne en faveur de l'opposition. ce qui est sûre gbagbo ne sera pas élu.

Écrit par : yoyo | 21/10/2010

Ado solutions aura 56% du premier tour.

Écrit par : tres tres fort | 26/10/2010

ADO à la présidence c’est l’explosion de la pauvreté

La dette extérieure de la Côte d’Ivoire est passée de 3232 milliards de FCFA, (110% du PIB) en 1990, à l’arrivée d’Alassane Ouattara à la Primature et au minisère de l’économie et des finances, car il cumulait les deux fonctions, à 7789 milliards en 1994 (183% du PIB).

Sous Henri Konan Bédié, qui continue la politique d’ADO, cette dette passe à 8986 milliards en 1997 (150% du PIB). Elle baisse à 6257 milliards en 2008 (120% du PIB). Les études en cours au sein des bailleurs de fonds indiqueraient une baisse aux environs de 5000 milliards (de l’ordre de 100% du PIB) sur l’année en cours. La politique menée par ADO, aux ordres du FMI, est donc une politique d’ajustement structurel qui vide le pays de ses richesses au profit de l’étranger.

Cette politique d’ajustement structurel ne freine pas la croissance exponentielle de l’endettement de la Côte d’Ivoire puisque l’encours de la dette publique est passé de 4113 milliards de F CFA en 1990 à 10074 milliards en 199,7 et la dette extérieure de 3232 milliards de FCFA à 8986 milliards de FCFA dans la même période.

Dès 1994, les prêts des bailleurs de fonds atteignent la somme de 556 milliards de F CFA.

Pendant le règne d’Alassane Ouattara, une étude relative au profil de pauvreté en Côte d’Ivoire a révélé une amplification du phénomène de pauvreté qui serait passé d’un taux de 10% en 1985 à 32,3% en 1993, puis à 36,8% en 1995. On peut dire sans risque d’être contredit qu’ADO multiplie par trois le nombre de pauvres en Côte d’Ivoire.

Voilà qui doit faire réfléchir. ADO se fait passer pour un économiste compétent, expert en gestion des finances publiques. Or, les chiffres publiés par l’ensemble des agences internationales démontrent qu’il a ruiné son pays et ses habitants.

Comment imaginer un seul instant qu’une telle incompétence puisse justifier son accession à la présidence de la République.

ADO à la présidence, c’est l’explosion de la pauvreté en Côte d’Ivoire.

Écrit par : Jean-Charles Fadinga | 27/10/2010

depuis le debut de la campagne Gbagbo et ses partisants ne sont plus seuls à la télé à la radio sur les panneaux et dans la rue, ce qui fait que les choses ont profondement changé en faveur de ADO-Solutions qui sera élu au premier tour même sans les voix des régions nords, ce sondage est donc dépassé ...

Écrit par : tchoungo | 27/10/2010

Je ne trouve pas normal d'interdire ces sondages...Je trouve que le fait qu'ils existent démontrent l'impatience des Ivoriennes et Ivoriens d'aller au scrutin. Ce qu'il faut espérer après, c'est que les hommes politiques et les techniciens de la CEI ressentent cette impatience et que celle-ci ait sur leurs consciences respectives un effet de pression, ce dont je doute fort..

Écrit par : five finger shoes | 03/03/2011

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