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31/03/2010

Ma clé Internet CDMA : bientôt du vrai haut débit en Côte d'Ivoire

Pour la première fois de ma vie, je regarde des vidéos "tranquillos" sur mon ordinateur à Abidjan, alors qu'elles sont en haute définition. Je télécharge avec un confort jamais connu. Grâce à qui ? A ma clé CDMA achetée chez MTN à 59 000 FCFA pour trois mois de connexion gratuite. Le "pricing" définitif viendra plus tard. Le service est visiblement encore en "bêta" : aucune publicité grand public n'a été faite.

Je suis plutôt satisfait même si le débit réel (entre 600 kbit/s et 1 mégabit/s selon le moment) est en dessous de ce qui est promis : du 3 mégas mais je n'y croyais pas, mais alors pas du tout...

Et je me demande combien de temps la qualité de la connexion restera. Ce service sera-t-il victime de son succès ? La firme MTN a-t-elle assez de bande passante pour gérer un gros succès de cette offre mobile ?

On verra. Ne rêvons pas trop, mais rêvons tout de même à l'arrivée prochaine d'un débit acceptable en Côte d'Ivoire, qui ouvrirait de nombreuses voies pour l'information, les services, le divertissement, etc...

 

30/03/2010

Bombardement de Bouaké : un nouveau témoignage qui donne à réfléchir

Un confidentiel dans L'Express, quelques jours après la demande d'audition de Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur de Nicolas Sarkozy et ministre de la Défense sous Jacques Chirac, par le juge du Tribunal aux armées de Paris (TAP), Florence Michon. Un confidentiel discret, mais lourd de signification pour qui a suivi de bout en bout les événements de novembre 2004 en Côte d'Ivoire, durant lesquels l'armée française a occupé Abidjan et tiré sur des manifestants à mains nues (64 morts ivoiriens). Officiellement, cette armée ripostait à l'attaque "volontaire" par l'aviation ivoirienne d'une base de la force Licorne à Bouaké.

Il faut savoir que ladite aviation ivoirienne était composée de pilotes "coopérants" venus de l'ex-URSS, de copilotes issus de l'armée régulière, et d'instructeurs/acheteurs de matériel français. Parmi eux, un certain Jean-Jacques Fuentès, qui a décidé de sortir du silence, comme le dit le confidentiel de L'Express.

"Florence Michon, juge d'instruction du tribunal aux armées de Paris, entendra, le 31 mars, le mercenaire français Jean-Jacques Fuentès, instructeur des forces aériennes de Côte d'Ivoire à l'époque du bombardement du camp français de Bouaké, perpétré le 6 novembre 2004 (dix tués, dont neuf soldats du dispositif Licorne).

Dans un entretien exclusif accordé récemment au journaliste indépendant Alain Chabod, Fuentès fait état d'un appel téléphonique parvenu la veille du raid à un officier ivoirien et émanant au dire de ce dernier de l'Elysée. Selon Fuentès, l'échange avec Paris aurait porté sur une désignation concertée de cibles, notamment un gymnase voisin du lycée Descartes, où devaient se réunir plusieurs cadres de la rébellion nordiste des Forces nouvelles."

L'Express estime que si cette info était vérifiée, elle confirmerait "l'hypothèse de la bavure".

"Si l'on en croit ce scénario d'un pacte secret entre Abidjan et Paris, jugé "crédible" par une source judiciaire familière du dossier, c'est donc par erreur, en pensant viser les rebelles, que les deux appareils ivoiriens auraient frappé la base française, écrit le journal. A mon avis, cette info pourrait aussi accréditer la thèse du "piège", voire de la machination ayant pour objectif de se donner un prétexte pour engager la guerre ouverte avec Abidjan.

Sinon, pourquoi positionner non seulement ses hommes mais aussi "un civil américain" à quelques pas d'un édifice dont on a convenu avec d'autres militaires qu'il devait être attaqué à la bombe et au lance-roquettes aérien ? Au fait, est-ce une bombe ou un panier de roquettes qui a atterri sur le camp français ? On ne le sait toujours pas. L'armée française continue de dissimuler ces éléments décisifs.


29/03/2010

Le "scandale" Warid Côte d'Ivoire

Dans le Jeune Afrique de la semaine dernière, j'ai publié un papier sur Warid Côte d'Ivoire, ruinée avant même d'avoir lancé les opérations. Lisez le en cliquant ici, et revenez commenter à la maison...

Personnellement, ce qui me stupéfie dans cette histoire rocambolesque, c'est la facilité avec laquelle on peut "sortir" de l'argent de Côte d'Ivoire, disons de la zone franc (11,9 milliards de FCFA faisant partie du capital de départ envoyés dans le compte d'une drôle de SARL basée à Abu Dhabi sans que la Commission bancaire ou la BCEAO ne soit alertée ou ne réagisse).

Si les sociétés d'une certaine taille étaient contraintes à un certain nombre d'obligations en termes de transparence, notamment à travers une cotation à la Bourse régionale des valeurs mobilières d'Abidjan (BRVM) ou la publication automatique des résultats semestriels par exemple, un tel cauchemar financier et social (près de 200 employés au chômage) n'aurait pas eu lieu.

Et vous, que pensez-vous de l'affaire Warid ?

Western à l'ivoirienne

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Vu sur Facebook. Marrant !

22:55 Publié dans Vite dit ! | Lien permanent | Commentaires (4)

Une vidéo sur le projet de "Grand Abidjan"

00:13 Publié dans Vidéo | Lien permanent | Commentaires (7)

26/03/2010

Votons tous pour Gangeous !

C'est un blogueur afro-orienté, très pertinent et spécialisé dans la littérature. Il est arrivé en finale du concours BOBS du meilleur blog en français, organisé par la Deutsche Welle. Pour qu'il succède à Cédric Kalonji et à Yoro, et surtout parce qu'il le mérite, votons pour lui. Le blog d Gangeous ici. Pour voter, cliquez ici, aller à "meilleur blog en français" et choisir "Chez Gangeous".

Garba de la paix en Côte d'Ivoire

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Hilarant, n'est-ce pas ? Un peu de détente dans un monde de brutes. Merci, Gbich !

19/03/2010

Photo : le portrait de Paul Sika dans Jeune Afrique, par Théophile Kouamouo

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Repéré par le rappeur américain Kanye West, salué par le New York Times, l’Ivoirien Paul Sika a su imposer son style. Des images des quartiers populaires d’Abidjan sursaturées et retravaillées sur ordinateur. Lire la suite ici.

16/03/2010

Côte d'Ivoire Economie, le nouveau-né de la presse ivoirienne

Après des mois de grossesse, le bébé est désormais là, tout doux, tout beau. Le premier numéro de Côte d'Ivoire Economie, le périodique des décideurs, est téléchargeable en ligne et sera disponible en format papier sans doute en début de semaine dans les kiosques de Côte d'Ivoire au prix de 1000 FCFA.

Le fondateur de Côte d'Ivoire Economie (et directeur de la rédaction) est le serial entrepreneur français Jean-Pierre Pont, créateur, entre autres titres, de "Vivre à l'étranger", désormais propriété du groupe Studyrama.

La directrice de publication est Marion Ezzedine.

Quant à moi, je suis rédacteur en chef.

Pour télécharger le premier numéro, cliquez ici. J'attends vos remarques.

15/03/2010

Presse et internet en Afrique : l'intuition d'Hervé Bourges

hervé bourges.jpgJ'ai lu avec beaucoup d'intérêt une chronique d'Hervé Bourges, ex-patron du CSA français et vieux routier de l'enseignement du journalisme à la fois en Afrique (Yaoundé) qu'en France (Lille). Paru dans Jeune Afrique (édition du 14 au 20 mars 2010), son papier évoque des évolutions du métier que nous, fous du web, pressentons, mais que l'establishment de la presse en Côte d'Ivoire continue d'ignorer... alors que le grand chambardement est pour très bientôt. Hervé Bourges écrit :

"Les toutes prochaines années vont permettre à la presse internet de se développer considérablement sur le continent africain grâce à l'arrivée d'une nouvelle génération de terminaux - les téléphones portables connectés - qui dispenseront leurs propriétaires d'utiliser un ordinateur pour accéder à l'information sur internet. Les spécialistes du développement des réseaux estiment que les futurs internautes se connecteront à la Toile non pas par des ordinateurs, mais via des téléphones portables de troisième génération. Ces téléphones seront de plus en plus disponibles en Afrique à des prix abordables : il ne fait aucun doute que leur usage va révolutionner l'accès à l'information, mais aussi à l'expression, en commençant par les jeunes générations. Dès lors, l'Afrique fera un pas de géant et gommmera ce qui subsiste de la fracture numérique."

Hervé Bourges ajoute :

"Il faut faire confiance aux journalistes pour tirer le meilleur parti de ces évolutions rapides."

Je lis cette dernière phrase comme un défi, non seulement aux journalistes, mais à tous les producteurs de contenus et d'applications spécifiques en Afrique. Le moment vient, nous devons être prêts. Et c'est dans l'union que les plus belles choses se feront.

C'est cet état d'esprit qui a déjà poussé certains d'entre nous, en Côte d'Ivoire, à s'impliquer dans la création d'une organisation regroupant les producteurs de contenus Internet, qui agira pour l'éclosion d'un écosystème rendant possible l'émergence de contenus professionnels (donc monétisés) et de qualité.

Pour en savoir plus, il suffit de me joindre par mail : kouamouo [at] yahoo.com. Au nom du collectif en cours de création, je vous répondrai.