topblog Ivoire blogs Envoyer ce blog à un ami

29/03/2010

Le "scandale" Warid Côte d'Ivoire

Dans le Jeune Afrique de la semaine dernière, j'ai publié un papier sur Warid Côte d'Ivoire, ruinée avant même d'avoir lancé les opérations. Lisez le en cliquant ici, et revenez commenter à la maison...

Personnellement, ce qui me stupéfie dans cette histoire rocambolesque, c'est la facilité avec laquelle on peut "sortir" de l'argent de Côte d'Ivoire, disons de la zone franc (11,9 milliards de FCFA faisant partie du capital de départ envoyés dans le compte d'une drôle de SARL basée à Abu Dhabi sans que la Commission bancaire ou la BCEAO ne soit alertée ou ne réagisse).

Si les sociétés d'une certaine taille étaient contraintes à un certain nombre d'obligations en termes de transparence, notamment à travers une cotation à la Bourse régionale des valeurs mobilières d'Abidjan (BRVM) ou la publication automatique des résultats semestriels par exemple, un tel cauchemar financier et social (près de 200 employés au chômage) n'aurait pas eu lieu.

Et vous, que pensez-vous de l'affaire Warid ?

Commentaires

ce qu'en pense moi c'est qu'il n y a ni opposition en côte d'ivoire ni société civile crédible!!!

Les gens sont prêts à toutes les actions y compris suicidaires pour que des gens soient au pouvoir sans qu'on ne voit vraiment ce qu'ils y gagnent personnellement, mais ne sont pas du tout intéressés par tout ce qui est conflit social.

Les mêmes qui se plaignent que le pouvoir gbagbo se cache derrière la crise pour masquer son incapacité à régler les problèmes des ivoiriens, sont aussi les mêmes qui ne sont intéressé par un problème que si gbagbo peut y laisser de plumes.

On a aucun débat de fond dans le pays sur les entraves à notre développement! par exemple sur ce dossier peut être qu'il discuter (et revoir?) les critères, les gardes-fous et les modalités d'ouverture de l'espace télécommuniction en côte d'ivoire

Écrit par : marianne | 30/03/2010

Nous avons traité ce dossier sur un an, nos investigations nous ont conduit a Beyrouth, au Liban et aux iles Maurice !

Il n'a ya certes pas d'opposition, mais plus grave selon nous pas de journalistique d'investigation sérieuse en Côte-d’Ivoire. j'ai lu des DP. de presse écrire que l'État de Côte-d’Ivoire n'a jamais été grugé, c'était en mars-avril 2009 ! Le simple exemple que le confrère Théo donne, ajouté a de hauts responsables qui perçoivent des commissions ou paiements de centaines de millions ou de plusieurs milliards sans les déclarer au fisc il ya fraude sur toute la ligne. Certains comptes que nous avons pu tracer (avec copies des chèques) en Côte-d’Ivoire, ont été crédités de 50 a 100.000 dollars, le fisc en a t’il connaissance ? Des rédactions de presse ont reçu des sacs bourrés de billets de banque pour ne pas publier sur l’affaire Warid…plein de choses qui attestent que la Côte-d’Ivoire est la pire forme des républiques bananières, truffée de mafiosi politiques, affairistes et journalistes...Bon courage Théophile !

Écrit par : Gbansé | 08/04/2010

@Gbansé

Hello,
"...la Côte-d’Ivoire est la pire forme des républiques bananières, truffée de mafiosi politiques, affairistes et journalistes..."

C'est un peu fort qd mm!

Écrit par : Esther G | 08/04/2010

Je trouve quand même irresponsable qu'on déplace la responsabilité PREMIÈRE d'un État et des institutions publiques(ministère des Télécoms- ATCI- Trésor public - DGI ...) vers des institutions communautaires qui bien qu'étant informé, selon les procédures en vigueur, agirait dans une certaine discrétion pour alerter l'État hôte de telles opérations ... Des choses graves se passent dans un pays, deqs transactions mafieuses, et tout ce qu'on trouve à dire c'est: "la commission bancaire de l'UEMOA ..." mais, si on réfléchit honnetement, n'y a-t-il pas des échelons à analayser avant d'arriver au stade de la commission bancaire de l'UEMOA. J'ai cru entendre dans mon enfance que pour une transaction d'une certaine somme ( 500 millions de F CFA je crois), la "BCEAO nationale"( antenne locale) devait en être forcement avisée. Et même si la BCEAO sait, elle ne va pas pour autant sortir les tambours pour libérer des decibels mais plutôt saisir discretement l' Etat, le gouvernement en question. En tous cas, c'est ce que je crois savoir comme procédure.

Le terme "irresponsable" étant même un euphémisme, à vrai dire surtout pour un journaliste que nous respectons ( souvent juste pour sa popularité).

J'en viens à me demander si le journalisme ne serait pas l'une des formes de mercenariat les plus lâches dans mon pays ... Triste Côte D'Ivoire.

La fameuses pensée objectiviste ...

Écrit par : Krathos | 08/04/2010

Les commentaires sont fermés.