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30/03/2010

Bombardement de Bouaké : un nouveau témoignage qui donne à réfléchir

Un confidentiel dans L'Express, quelques jours après la demande d'audition de Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur de Nicolas Sarkozy et ministre de la Défense sous Jacques Chirac, par le juge du Tribunal aux armées de Paris (TAP), Florence Michon. Un confidentiel discret, mais lourd de signification pour qui a suivi de bout en bout les événements de novembre 2004 en Côte d'Ivoire, durant lesquels l'armée française a occupé Abidjan et tiré sur des manifestants à mains nues (64 morts ivoiriens). Officiellement, cette armée ripostait à l'attaque "volontaire" par l'aviation ivoirienne d'une base de la force Licorne à Bouaké.

Il faut savoir que ladite aviation ivoirienne était composée de pilotes "coopérants" venus de l'ex-URSS, de copilotes issus de l'armée régulière, et d'instructeurs/acheteurs de matériel français. Parmi eux, un certain Jean-Jacques Fuentès, qui a décidé de sortir du silence, comme le dit le confidentiel de L'Express.

"Florence Michon, juge d'instruction du tribunal aux armées de Paris, entendra, le 31 mars, le mercenaire français Jean-Jacques Fuentès, instructeur des forces aériennes de Côte d'Ivoire à l'époque du bombardement du camp français de Bouaké, perpétré le 6 novembre 2004 (dix tués, dont neuf soldats du dispositif Licorne).

Dans un entretien exclusif accordé récemment au journaliste indépendant Alain Chabod, Fuentès fait état d'un appel téléphonique parvenu la veille du raid à un officier ivoirien et émanant au dire de ce dernier de l'Elysée. Selon Fuentès, l'échange avec Paris aurait porté sur une désignation concertée de cibles, notamment un gymnase voisin du lycée Descartes, où devaient se réunir plusieurs cadres de la rébellion nordiste des Forces nouvelles."

L'Express estime que si cette info était vérifiée, elle confirmerait "l'hypothèse de la bavure".

"Si l'on en croit ce scénario d'un pacte secret entre Abidjan et Paris, jugé "crédible" par une source judiciaire familière du dossier, c'est donc par erreur, en pensant viser les rebelles, que les deux appareils ivoiriens auraient frappé la base française, écrit le journal. A mon avis, cette info pourrait aussi accréditer la thèse du "piège", voire de la machination ayant pour objectif de se donner un prétexte pour engager la guerre ouverte avec Abidjan.

Sinon, pourquoi positionner non seulement ses hommes mais aussi "un civil américain" à quelques pas d'un édifice dont on a convenu avec d'autres militaires qu'il devait être attaqué à la bombe et au lance-roquettes aérien ? Au fait, est-ce une bombe ou un panier de roquettes qui a atterri sur le camp français ? On ne le sait toujours pas. L'armée française continue de dissimuler ces éléments décisifs.


Commentaires

C'est toujours avec beaucoup d'intérêt que je suis le déroulement de "l'enquête" sur ce bombardement. Merci de garder l'oeil là-dessus et de continuer à nous ternir au courant de l'évolution des choses.

Écrit par : St-Ralph | 30/03/2010

Si on considère que la France, du a ce bombardement a réagit et attaqué la cote d'ivoire
On ne peut même pas imaginer que cette information sortira un jour du secret défense.

Prenons l'exemple des Etats unis concernant l'Irak. Apparemment l'armée Américaine aurait lancé un drome pour parcourir le ciel Irakien pour provoquer Saddam, afin qu'il leur donne le bon pretesque de la guerre. Ils ont tout fait pour avoir la fameuse résolution de l'ONU pour l'attaque. Si la France était passé par la même procédure trop longue, elle aurait essuyé un NON limpide.

On fait court, on monte une attaque on change les billes pendant et on attaque le lendemain
en légitime défense.

Jusqu'a maintenant, tout le monde demande ces informations, pas trop l'opposition en cote d'ivoire qui fête les morts de Mars 2004 mais pas trop ceux tués par l’armée française. Bref ce problème résolu, la cote d'ivoire peut alors officiellement poser plainte pour agression et assassinat contre l'armée française.

Entuka la théorie se tient, enfin je pense :-)))
Donc delà a sortir l'info du secret défense, on a plus de chance de voir Bédié président encore en cote d'ivoire

:-)))))) je sais je provoque... :-))))

Écrit par : metu | 31/03/2010

Merci Théo pour ces infos. J'espère au passage que tu vas bien.
Je pense que le bombardement de la base militaire française à Bouaké est la conséquence d'un coup fourré des français qui a mal tourné.
L'armée ivoirienne n'avait aucun intérêt à bombarder le camp français au moment où ils voulaient mettre un terme à une rébellion qui durait depuis plus de 2 ans.
Les allégations de Jean-Jacques Fuentes permettent de lever un tant soit peu le voile autour du bonbardement de Bouaké.
Lors de la préparation de mon ouvrage en 2007, j'avais déjà entendu parler de ce fameux document d'Alain Chabod, dans lequel Fuentès affirme en effet que c'est une source (militaire) française qui a intoxiqué les stratèges militaires ivoiriens, informés sur une prétendue réunion des cerveaux militaire de la rébellion ivoirienne à proximité du camp français.

Jour après jour, la lumière se fera sur le bombardement de bouaké. La vérité finit toujours par éclater.

Écrit par : Anicet | 16/04/2010

le tout puissant vous voir

Écrit par : laz marina | 14/09/2010

a le journalisme a l'africaine. c'est toujours l'histoire du mec qui a vu le mec qui a vu l'ours. les francais demandent aux ivoiriens de tirer sur les francais pour pouvoir a leur tour tirer sur les ivoiriens, et faire evacuer 8000 francais vers la france c'est genial comme scenario mais pas tres credible
bagbo 10 ans sans election et quand il perd, on fait comme si on avait gagné, et la, le scenario est vrai

ps: tu peux maintenant effacer mon message comme quoi tu auras appris a censurer

je vous salut

Écrit par : laurent | 31/12/2010

ecoute laurent va te faire foutre connard,c ki diz kil on gagné là ke font il o golf hotel

Écrit par : sahidson | 04/01/2011

Les commentaires sont fermés.