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27/02/2010

L'ivoirité, fantôme insaisissable

Les derniers développements de la crise ivoirienne ont remis au goût du jour un mot : ivoirité. L'ivoirité serait de retour. Les ivoiritaires voudraient purger la liste électorale de tous les ressortissants du nord, et selon Philippe Hugon, grand universitaire français (sic !), ils auraient déjà réussi leur funeste tâche.

Mais au juste, qu'est-ce que l'ivoirité, et quelles sont ses manifestations pratiques ? Je ne suis pas naïf : je sais que depuis 1999 et l'expulsion emblématique des Burkinabè de Tabou (sous Henri Konan Bédié), des tensions récurrentes opposent, surtout en zone rurale, autochtones et étrangers, voire autochtones et Ivoiriens originaires d'autres régions... et que ces tensions sont souvent exacerbées par des "cadres" du coin, liés hier au PDCI, aujourd'hui au FPI, et qui ont souvent les moyens de créer des plantations industrielles là où des "espaces" se seraient créés. Est-ce cela l'ivoirité ? Peut-être. Mais dans les pays où le taux d'immigration est plus bas, ce même type de concurrence foncière oppose des compatriotes d'ethnies différentes, voire de la même ethnie. Ce phénomène global, au-delà des passions idéologiques et des instrumentalisations auxquelles il donne droit, est au fond très contemporain. Il est lié à la raréfaction des ressources et à la compétition qui demain, nous explique-t-on, entraîneront des guerres de la terre et de l'eau. Le fait que la Côte d'Ivoire soit entourée de pays sahéliens comme le Burkina Faso et le Niger, les pays les plus pauvres d'entre les pauvres (plus pour longtemps pour le Niger), dont les taux de natalité sont les plus élevés au monde, peut expliquer un certain nombre de batailles. Poser ainsi le problème est plus objectif que diaboliser une partie des acteurs et victimiser les autres, et appelle des solutions  - qui existent, j'en suis persuadé, et relèvent de l'aménagement du territoire - au lieu d'aggraver les problèmes en prenant partie.

Juste avant Linas-Marcoussis, de nombreux éditorialistes ont affirmé que la nationalité de nombreux Ivoiriens était niée, juste parce qu'ils étaient Nordistes. Les accords qui étaient censés régler tous les problèmes n'ont pas évoqué ce déni de nationalité. Comme c'est curieux. Qu'ont-ils dit ?

"La Table Ronde estime que la loi 61-415 du 14 décembre 1961 portant code de la nationalité ivoirienne modifiée par la loi 72-852 du 21 décembre 1972, fondée sur une complémentarité entre le droit du sang et le droit du sol, et qui comporte des dispositions ouvertes en matière de naturalisation par un acte des pouvoirs publics, constitue un texte libéral et bien rédigé.

 

La Table Ronde considère en revanche que l’application de la loi soulève de nombreuses difficultés, soit du fait de l’ignorance des populations, soit du fait de pratiques administratives et des forces de l’ordre et de sécurité contraires au droit et au respect des personnes.

(...)

 

En conséquence, le gouvernement de réconciliation nationale :

  • a. relancera immédiatement les procédures de naturalisation existantes en recourant à une meilleure information et le cas échéant à des projets de coopération mis en oeuvre avec le soutien des partenaires de développement internationaux ;
  • b. déposera, à titre exceptionnel, dans le délai de six mois un projet de loi de naturalisation visant à régler de façon simple et accessible des situations aujourd’hui bloquées et renvoyées au droit commun (notamment cas des anciens bénéficiaires des articles 17 à 23 de la loi 61-415 abrogés par la loi 72-852, et des personnes résidant en Côte d’Ivoire avant le 7 août 1960 et n’ayant pas exercé leur droit d’option dans les délais prescrits), et à compléter le texte existant par l’intégration à l’article 12 nouveau des hommes étrangers mariés à des Ivoiriennes."

Linas-Marcoussis n'évoque pas des Ivoiriens privés indûment de leur nationalité, mais des étrangers "longue durée" qu'il serait juste - et je le pense aussi - de naturaliser. Une loi spéciale de naturalisation destinée à ces derniers, obligeant l'Etat à répondre aux demandes trois mois après, a été votée par l'Assemblée nationale. Etrangement, très peu de personnes se sont saisies de cette loi. Les adversaires proclamés de l'ivoirité, locaux ou internationaux, n'ont rien fait pour qu'elle soit appliquée. Il n'y a pas eu de campagne d'explication à ce sujet, alors que l'Union européenne a dépensé des sommes importantes pour faire connaître et appliquer le code foncier rural, aussi évoqué à Linas-Marcoussis. Les millions d'étrangers longue durée ont disparu totalement des écrans radar. Inintéressants politiquement de toute façon, puisque la loi prévoyait qu'ils ne pourraient voter que cinq ans après leur naturalisation... donc après la fameuse présidentielle qui vient.

Très rapidement, la ligue officiellement hostile à l'ivoirité a évoqué un autre thème. Il y aurait trois millions d'Ivoiriens qui seraient privés de papiers d'identité parce qu'ils n'auraient pas été déclarés lors de leurs naissances. Il fallait urgemment leur en fournir, à travers des audiences foraines. Estimant ce chiffre énorme, le camp présidentiel s'est rebiffé, accusant le parti d'Alassane Ouattara de vouloir profiter de cette opération, alors menée par des responsables issus de l'opposition, sans aucune concertation, pour inscrire des étrangers originaires de la CEDEAO sur les listes électorales. Des sanglantes batailles de rue ont eu lieu. Les acteurs se sont assis à la table de négociations, et ont accouché d'un "mode opératoire consensuel", garantissant les droits des personnes sans papiers d'identité et maintenant des procédures de vérification. Au final, cette population de sans-papiers s'est élevée à 600 000 individus environ... cinq fois moins que ce que les "alassanistes" affirmaient. Beaucoup, dans le camp présidentiel, ne peuvent s'empêcher de penser que le "mode opératoire" a empêché de nombreuses fraudes.

La crise de la "double dissolution" relève du même paradigme que celle des "audiences foraines". Un camp craint que des étrangers soient inscrits sur les listes électorales, l'autre a peur que des Ivoiriens en soient exclus. Contrairement à la première expérience, un "mode opératoire consensuel" impliquant de nombreux acteurs a été déterminé. Malheureusement, le président de la Commission électorale indépendante (CEI) a violé ce mode opératoire en procédant à des croisements (ce qui n'était pas du ressort de son institution) et en procédant à des manipulations sur des ordinateurs dans les Commissions électorales locales. On pourrait comparer cette situation à celle d'un directeur général qui viole les procédures internes de l'entreprise qui l'emploie en engageant des actions alors que seuls les membres du Conseil d'administration ont le droit de les engager. D'où le conflit entre le camp de ceux qui estiment que ces manipulations de toute façon illégales relevaient de la fraude et ceux qui n'y voient qu'une maladresse instrumentalisée par le pouvoir. Malgré tout, à cette occasion encore, on parle d'ivoirité.

L'explication "ivoiritaire" de tous ces soubresauts finit par isoler la Côte d'Ivoire de tous les pays du même type. Pourtant, la technique de fraude qui consisterait à faire voter des étrangers est régulièrement dénoncée par de nombreuses oppositions africaines, au Togo, ce qui a entraîné des violences "xénophobes", au Sénégal, et au Gabon. Aujourd'hui, du strict point de vue électoral, Gbagbo est dans l'opposition, puisque la Commission électorale est dirigée par ses adversaires. Il a les mêmes craintes que ses "collègues" opposants. On ne peut pas arriver à une paix juste sans en tenir compte.

Mon propos ici n'est pas de nier les tentations de repli sur soi qui existent en Côte d'Ivoire. Mais il serait bon qu'on OBJECTIVE les problèmes. C'est ainsi qu'on commence à les résoudre. Refuser de prendre la peine de comprendre la subtilité des affrontements et se presser de juger, d'une manière qu'on estime vertueuse, renforce le sentiment de victimisation chez les uns, et le réflexe de "tribu assiégée" chez les autres.

Chaque fois qu'un Philippe Hugon débite des contre-vérités absolues pour nourrir la thèse de l'ivoirité, facteur explicatif total de la crise ivoirienne, les tensions s'exacerbent et la paix s'éloigne. L'enfer est pavé de bonnes intentions.

Commentaires

Qu'un Philippe Hugon vienne raconter des "fables" sur France24, cela peut se comprendre, parce que s'inscrivant dans la logique de l'ivoirophobie bien enracinée.

Mais qu'un Djédjé Maudy (eh pardon ! Je voulais écrire Mady) déclare sur les antennes de Radio France Intoxication (RFI) que les noms à consonnance nordique sont systématiquement extraits de la liste électorale, cela fait penser à une "patricide".

Comme le dirait l'autre, les vrais ennemis de l'Afrique, ce sont les Africains.

Écrit par : Youzan | 28/02/2010

Mon cher Théo, ne te fatigue pas pour démonter les inepties de Hugon et consorts. Ils sont dans un système et ils font leurs boulots. Un point, c’est tout.
N’impore quel sens commun a compris depuis 1999 que ce qui est en jeu dans le problème ivoirien, ce n’est ni la promotion de la démocratie ni le développement du pays. Ce qui est en jeu, c’est bel et bien le contrôle de la Côte d’Ivoire. Aussi longtemps que leur pion n’aura pas le pouvoir d'État en Côte d’Ivoire, le mensonge et la manipulation nous seront servis par une certaine mafia: le cacao sera produit par des esclaves; le pays sera peuplé d’enfants issus de trafic d’enfants; les journalistes seront “portés disparus” et “leurs parents” qui voudraient plutôt retrouver ”leurs corps” seront frustrés qu’on déploie des efforts pour les rechercher vivants; le pays sera coupé en deux par des forces “nouvelles” aussi insignifiantes que crapuleuses; etc., etc., etc.
Il me semble que Djédjé Mady et son patron sont lents à comprendre ce système. Pourtant, le coup de décembre 1999 aurait dû être matière à réflexion pour eux!
Tu sais, Théo, certains acteurs de la crise ivoirienne me font penser au personnage de Rantanplan (le chien le plus bête du far-west!) qui a l’habitude de penser que tous ceux qui essuient leurs pieds sur son dos, à la sortie du saloon, sont entrain de le caresser…

Écrit par : Alfred Cablan | 28/02/2010

La qualité de cet article t'honore. Merci de rester l'humble éclaireur de la situation politique ivoirienne. Les Ivoiriens qui cherchent avidement les micros français pour salir leur pays et leurs adversaires sont les plus indignes de l'estime des leurs. Ils devraient faire comme toi : prendre le temps de la réflexion pour faire avancer la Côte d'Ivoire sur la voie de la normalisation.
Encore merci pour la qualité et la clarté de ton article. Je parie que dans ce conflit, beaucoup d'hommes politiques ignorent la chronologie de certains actes posés et s'agitent de manière déraisonnable parce que la tête vide de la réalité des faits. Occupés à ne fixer que le fauteuil présidentiel qu'ils veulent pour leur leader, ils sont incapables du moindre raisonnement et par conséquent de la moindre sagesse dans le comportement.

Écrit par : St-Ralph | 01/03/2010

@theo,
Je ne suis pas sur que OBJECTIVITE ET POLITIQUE soient des mots riment ensemble. En revanche il est bien que des personnes tentent d'expliquer de maniere depassionnee nos problemes ivoiriens ou africains. Surtout lorsque contrairement aux pseudo-specialistes tels que Hugon elles en ont pris la pleine mesure.

Écrit par : advocaus | 01/03/2010

@ Saint-Ralph,

Merci parce que j'avais justement l'impression que ce papier intéressait moins que d'autres, pourtant plus "légers". Tu m'encourages.
@Advocatus,
Tu as bien raison, c'est pour cela que je parle d'OBJECTIVATION et non d'OBJECTIVITE. Nous avons chacun nos points de vue. La manière de les exprimer et le souci de nous expliquer peuvent créer un contexte citoyen propre aux avancées.

Écrit par : Théo | 01/03/2010

Leger, c'est subjectif ... Tout comme son contraire.

J'aimerais juste dire que simplifier l'ultra-nationalisme ivoirien en IVOIRITE est erroné et assez déplacé. Surtout lorsqu'on situe le concept d'ivoirité dans son authenticité conceptuelle, et non dans sa déformation politicienne et journalistique.

Bédié , le promoteur Politique de ce concept construit par des intellectuels ivoiriens, a même précisé à chaque fois en quoi cela consistait lorsqu'il avait à défendre sa vision de l'ivoirité. L'amalgame fait avec le problème des ivoiriens nordistes est peut-etre une coincidence, voire un raccourci de journalistes ou d'opposants à l'époque.

L'ivoirité trace les sillons d'un développement des ivoiriens sur le socle de nos propres spécificités culturelles, identitaires et sociales, en les valorisant et en les mettant au centre de nos réflexions culturelles.
C'est-à-dire partir d'une base commune pour répondre aux défis que nous impose l'autre, l'exterieur, le monde en clair.

je me souviens bien de : " CONSOMMER IVOIRIEN " ... Economiquement, c'est un message fort et utile pour le développement de la production nationale.
Reconnaissons que le pouvoir de l'époque à laisser naitre et murir se amalgame entre IVOIRITE et ULTRANATIONALISME, mais je veux simplement dire que ce texte utilise le terme ivoirité à tort, voire abusivement.
Kouamouo étant journaliste, ça ne me surprend pas car c'est bien dans ce corps de métier qu'on constate les digressions relatives à l'IVOIRITE. Sinon, la réflexion sienne comporte bon nombre d'éléments avérés et intéressants; ça aussi, ce n'est pas surprenant pour ma part ...

Écrit par : Krathos | 02/03/2010

@ Krathos: j'aimerais bien que tu spécifies en quoi le terme ivoirité a été utilisé "à tort, voire abusivement" dans le texte que Théo nous a offert. Ce serait vraiment bien de clarifier tes propos; sinon c'est un peu facile de faire des déclarations péremptoires sur un texte qui contribue à éclairer un débat où chacun y va de son avis ou de sa définition.

Enrico

Écrit par : Enrico | 02/03/2010

C'est pourtant déjà dit plus haut. "L'IVOIRITE des journalistes" n'est pas L'IVOIRITE ORIGINELLE, tel que vu par ses concepteurs et son promoteur politique. Pour connaitre l'ivoirité, il faut aller chercher dans les écrits de Niangoran Bouah, de Jean Marie Adiaffi , ensuite passer par l'interpretation et l'utilisation politicienne des apports du CURDIPHE ...

Sinon si on remplace le terme "ivoirité" du texte de Kouamouo par son vrais sens( ultra-nationalisme ivoirien), la valeur intellectuelle de cet écrit,à mon sens, ne s'en trouvera pas dévaluée. Au contraire ...

Écrit par : Krathos | 02/03/2010

Salut Krathos,

je comprends ce que tu dis par rapport à la contribution de Théo. Néanmoins je crois qu'il est utile d'apporter quelques précisions sur l'ivoirité en tant que concept, qui font qu'à mon sens il n'est pas contradictoire de parler de l'ivoirité bédiéienne comme d'un nationalisme étroit.

Vois-tu, Krathos, que nous le voulions ou non, les intentions de Bédié et des autres de la CURDIPHE - que je qualifie d'ailleurs d'ultranationalistes pour les avoir lus et analysés (à l'exception peut-être d'Adiaffi et de Léonard Kodjo dont les écrits se démarquent du lot) - ne sont pas aussi étrangères que cela au contexte politique de l'émergence du concept. On a souvent dit que Bédié concevait l'ivoirté comme un concept fédérateur, et que cela aurait été dévoyer par la suite par ceux qui s'opposaient à lui et par la presse (comme tu le soutiens ici.) Mais quand on fait attention aux propos du président Bédié et des intellectuels de la CURDIPHE, aussi bien dans le discours-programme de 1995, que dans diverses interventions sur le même thème, on se rend bien compte d'une chose: on a le sentiment qu'enfin on peut dire tout haut ce que tout le monde pensait tout bas pendant longtemps. Donc on se lâche, et on crée des amalgames, tel celui avancé par Niangoran Bouah autour de l'idée d'Ivoirien de souche ( que l'on a attribué à Pierre Kipré au départ, mais qui ne l'avait pas restreinte à des groupes ethniques précis comme l'avait fait Niangoran Bouah)

Je ne dis rien de tout cela par esprit de polémique, très sincèrement. Il a régné un esprit de règlements de vieux comptes historico-ethniques dans la Côte d'Ivoire des années 1990 à la faveur de la disparition du Vieux, et la Charte du Nord aussi bien que l'Ivoirité ont pleinement participé à renforcer cet esprit-là. Nos plus grands intellectuels se sont engouffrés dans la brèche, et il ne s'est trouvé personne pour souligner que tout ceci nous serait fortement préjudiciable (à part de très rares voix.) Voilà ça aujourd'hui.

Écrit par : Enrico | 02/03/2010

Pour ne pas détourner l'esprit de l'article du grand-frère, je reviendrai plus tard sur la confusion faite entre ultra-nationalisme et IVOIRITE. Pour moi, cette distinction est nécessaire dans l'avenir car le fond de l'ivoirité constituera l'élément fédérateur entre ces ivoiriens dits de souche et ceux qui ont "adopté" la Côte d'Ivoire, ceux qui se sont appropriés la "chose" ivoirienne.

Si j'ai bien lu Kouamouo, il est question dans ce billet des ANTAGONISMES POLITIQUES entre 2 visions principales: l'une prétend être envahie par les étrangers et met tout en œuvre pour attiser dans l'opinion ce grave danger d'accaparement de la mère-patrie par des "intrus" ; tandis que l'autre vision fait croire qu'il s'agit juste d'une instrumentalisation politique afin de semer le doute sur l'appartenance de toute une communauté ethnique à la nation ivoirienne.

C'est un débat intéressant qui aurait pu déboucher sur une solution beaucoup négociée que violente. Là où le bat blesse, c'est qu'aujourd'hui la question identitaire dans notre pays se confond aux intérêts politiques de court terme. Oui, la "barbarisation" dans notre pays de la crise identitaire aux racines structurelles n'est qu'intérêt politique de court terme.

Aujourd'hui un clan estime perdre le pouvoir si la liste n'est pas "nettoyée"; on pourrait même parler de velléités d'épuration tellement les passions se déchaînent ... L'autre croit que les erreurs du passé doivent être corrigées tout en voyant la conjoncture à son avantage d'un point de vue électoral.

La question est en passe d'être résolue avec cette dernière étape dans le processus d'identification. reste à voir si chacun des camps respectera les garanties réciproques de clarté qu'il a cédé dans les conclaves de paix.

La suspicion est naturelle, justifiée quelques fois mais elle ne devrait pas être la péripatéticienne du sieur dilatoire. Selon moi, grand frère Théo, le fantôme est question n'est pas insaissisable ... c'est plutôt une "femme de nuit" un peu nymphomane(lol). Quand l'heure de la ménopause sonnera, on verra bien ce qu'il en sera avec les générations futures de notre pays ...

Écrit par : Krathos | 02/03/2010

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