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05/09/2009

Gabon : le dégoût (1)

 

ali_bongo_432.jpg

Terrible bégaiement de l'Histoire de l'Afrique ! Après Joseph Kabila (République démocratique du Congo) et Faure Gnassingbé (Togo), Ali Bongo Ondimba, grotesque caricature du "fils-à-papa-sans-talent-et-plein-de-lui-même" accède à la magistrature suprême après la mort de son père, dans un schéma de succession dynastique qui s'abat sur l'Afrique comme une invasion de sauterelles ou une peste malfaisante.

 

Comme Faure, Ali est entouré de puissants parrains, nationaux et étrangers, qui le tiennent et le poussent pour que rien ne change ; et pour que leur rente, qu'ils ont su sauvegarder depuis près de 50 ans, demeure. Faure avait son Charles Debbasch, Ali a son Robert Bourgi.

Comme Faure, Ali peut compter sur une soldatesque léguée par papa comme une sorte d'assurance anti-démocratie. Elle peut tuer pour lui. Elle tue pour lui, à la manière d'une meute mercenaire au service d'un clan familial prévaricateur.

Au Togo comme au Gabon, une immense fraude électorale a été nécessaire pour imposer le "prince héritier". Une fraude sanctifiée par les litotes approbatrices de Paris, par les silences de Washington ou de Londres - qui ne voient la démocratie qu'aux portes de l'Iran ou d'autres régimes hostiles. Et surtout par la lâcheté incommensurable des "élites" africaines, sur le continent et dans la diaspora.

L'enjeu saute pourtant aux yeux. Nos Etats sont déjà très fragiles, surinvestis par les pouvoirs exécutifs qui accaparent souvent la quasi-totalité de la richesse nationale. Si nous acceptons, par nos silences, leur transformation en monarchies crapuleuses dont la seule raison d'être est d'empêcher des yeux indiscrets - y compris au sein des partis au pouvoir - de "voir clair" dans un amalgame d'arrangements mafieux, alors NOS YEUX NE VERRONT PAS UNE AFRIQUE MEILLEURE QUE CELLE QUE L'ON VOIT AUJOURD'HUI.

Approuver par le silence un schéma qui pourrait se reproduire ailleurs (au Sénégal, au Congo, en Egypte...) est lamentable. C'est ce qui se passe pourtant. Les voix qui portent en Afrique, y compris parmi nos "journalistes internationaux" volent, dans un schéma conservateur incroyable, au secours d'Ali Ben.

Elles disent que l'opposition était divisée, comme si une opposition divisée ne pouvait pas créer la surprise.

Elles disent que l'opposition n'était pas prête à diriger, comme si le pouvoir était quelque chose qu'on n'apprend qu'en composant avec les "tyrans éternels", puis en s'en distanciant, dans la stratégie du parfait petit opportuniste.

Elles ne dénoncent pas les tripatouillages du parti qui éreinte le pays depuis tellement d'années que la majorité du pays n'a connu que lui, mais elles dénoncent les méthodes de contestation de l'opposition, mauvaise, incapable, peu imaginative. Comme s'il y avait une manière imaginative de se battre contre une machine oppressive prête à tout. Là où on doit parler "principes", "valeurs", "leçons pour l'avenir", "perspectives au long terme", on commente le destin d'une Nation comme un match de football.

Elles parlent comme si la démocratie était conditionnée à un ensemble de critères étranges qui ressemblent bien à ceux des coteries internationales qui tiennent l'Afrique en laisse.

Elles disent que de toute façon, ça va se passer comme ça "et puis voilà". Pourquoi se fatiguer à contrarier les évidences ?

C'est grave.

Jamais l'Afrique francophone n'identifie clairement un certain nombre de causes communes qui la souderait... pour faire avancer l'Histoire. Pourquoi à Abidjan, à Dakar, à Douala... les voix qui défendent les valeurs de progrès chez elles, détournent le visage ? Pourquoi nos grands journalistes qui ont le privilège de débattre sur des plateaux très visibles semblent-ils aussi apeurés, aussi frileux, aussi conformistes, quand on les compare aux journalistes français dont les patrons, souvent des marchands de canon ou des vendeurs de gros projets BTP, ont pourtant, souvent, de gros atomes crochus avec les pouvoirs africains d'un certain type ?

L'amour de la liberté, l'attachement aux principes, les rêves sains d'alternance sont-ils désormais considérés comme des lubies de rêveurs impénitents ?

Pourtant, elle est nécessaire la colère.

Commentaires

Encore un bébé doc !
Visiblement la France ne renonce pas
plutôt laisser s'enfoncer un à un les pays d'Afrique dans la régression antidémocratique
que de perdre ses valets.

Écrit par : Le bateleur | 06/09/2009

pas trouve de page contact j'utilise donc les commentaires.

bonjour

je suis le webmaster du site http://www.en-afrique.info. Nous aimerions faire un échange de lien avec votre blog. Celui ci apparaitrait dans la blogosphère de la rubrique Côte d'Ivoire. De votre part un simple lien texte vers cette même rubrique suffit. Si vous mettez ce lien prevenez moi, en précisant l'url de votre blog, afin que je mette le lien retour.

je vous en remercie d'avance
cordialement
naomed

Écrit par : naomed | 06/09/2009

Comme dit Mba Obame, la CENAP est un organe partiraire majorité-opposition.

Les rapports transmis à la Cour Constitutionnelle n'ont été signé que par la majorité. Aucun représentant de l'opposition ne l'a signé.

Ainsi, avant de recourir à la Cour Constitutionnelle pour faire réclamation, vers qui se tourner quand on veut porter plainte contre la Cour Constitutionnelle elle-même? Supposée être le dernier rempart ? Eh bien, il n'y a pas de recours contre cette cour là.

Que doivent faire les opposants? Attendre alors que la Cour a accepté des proclamer des résultats sur la base de documents non conformes?
C'est tragique, mais je pense que devant une telle situation, il ne reste au Gabon qu'à suivre le schéma ivoirien...

Écrit par : oniN | 06/09/2009

La marche actuelle en Cote d'Ivoire ainsi que la marche actuelle au Gabon nous est commune a tous, Peuple Noir. Cette communaute de destin implique solidarite ! Compatriotes Ivoiriens. Vous avez aujourd'hui, plus d'experiences dans cette lutte que vos Compatriotes du Gabon. Il est naturel que vous nous suggeriez des demarches pouvant nous eviter des erreurs systematiques dans ces temps de lutte. Un reseau de plus - au Gabon - se batit. alutacontinua09@gmail.com est l'un des noeuds. Postez y ce que vous pensez etre des erreurs a eviter dans le court et long terme pour cette lutte participant a l'auto-determination du Peuple Noir.


contact : alutacontinua09@gmail.com

Écrit par : Ankh | 06/09/2009

J'aimerai dire à l'auteur de l'article sur le ALi, qu'il se trompre.Moi qui suis au Gabon, je peux vous dire que ce j'ai vu aux derniéres élections me permettent de dire que tout s'est déroulé dans la meilleur transparence. Il était difficile de tricher.Je ne vois pas en quoi le PDG aurait besoin de tricher quand on voit les adversaires.

Pour le premier et le plus crèdible P.Mamboundou,je pense que les résultats qu'il a fait reflètent la réalité sur le terrain. Son fief traditionnel Port-gentil lui ai resté fidèle voire renforcer grâce à maître séraphin Ndaot "des bâtisseurs". Dans sa province il n'a pas pu faire mieux à cause de l'affaire de Ndendè. Pour LBV, je pense qu'aussi les choses ne pouvaient qu'être transparente à cause de la mobilisation de "l'opposition". dans le nord vous voyez qu'à cause du repli identitaire, Mamboundou fait - de 2000 voix.

Pour le Speudo opposant, dissident, transfuge Mba obame, qui ne dispose d'aucune base politique, à part le vote ethnique Fang, je ne vois pas ce que l'on peut dire d'autre. Croyez-vous que les gabonais qui suivent l'évolution politique du pays, peuvent un seul instant confier la gestion du pays à un homme qui termine sa campagne en langue vernaculaire ? Croyez-vous un seul instant que Mba obame à lui tout seul puisse battre l'ensemble des membres du PDG, même en bénéficiant des milliards de la Guinée-Equatoriale, cela est impossible.

Maintenant, que l'on me dise que si l'opposition avait été unie, elle aurait battu le PDG, là y a pas doute. Mais à qui la faute? On en revient toujours aux intérêts divergeants des uns et des autres, aux objectifs opposés des uns et des autres. Tout ça pour dire qu'en Afrique les opposants sont responsables de leur propre échec. Les différents pouvoirs n'exploitents que leurs failles. Cela dénote aussi, un manque de crédibilité de leur part. Aujourd'hui le suel point commun qui existe entre Mamaboudou et MBa obame,c'est qu'ils sont des perdants, rien d'autre.Ne confonder pas le cas gabonais et Togolais, ils sont différents. Au togo, e, face de Faure, il y a des Gilchrist Olympio, Agboyibor des Lawson.... et que chez nous, on a Mba obame(sécurocrate, tricheur en tant qu'ex ministre de l'inter), des Mayila (maître dans les détournements), on a des pasteurs bidons qui sortent d'où ? en toute honnêteté, vérifier M. KouaMouo mes dires et vos sources. A plus

Écrit par : AMO | 06/09/2009

Tant de simplicite dans votre argumentaire, AMO.
La CENAP, Commission Nationale Electorale "Independante" n'avait pas termine son travail de pleiniere lorsque votre favouri (apparemment), Ali s'est fait declare vainqueur. Les representants des opposants ont - dans la nuit du mercredi 03 au Jeudi 04 - unanimement refuse de signer le proces-verbal de la pleiniere ayant mis en evidence des inconsistences aux consequences enormes pour la Nation. Que dit la Loi dans de tel cas ? Je vous laisse cet exercice en plus.

Pire,l'illegalite de tout le processus depuis la periode avant les (pseudo-) elections est aujourd'hui un fait ! Je copie plus bas un expose disponible a http://moubamba.com/pourquoi-lelection-du-30-aout-est-nulle-de-plein-droit/ :

Il semble bien que rien de bon ne sortira desormais des urnes sans un affrontement multi-front avec que le PDG, le clan Bongo et leurs associes. Comme Les compatriotes de Cote d'Ivoire l'ont fait et GAGNE !

Pour l'actualite de la Lutte :
http://twitter.com/BenMOUBAMBA

Lutte parce que la majorite des Gabonais ne veut plus du PDG, des Bongo et leurs Associes ... et l'a signifie par un vote massif aujourd'hui renie par la Force.

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Voici en termes juridiques la démonstration de l’illégalité du pseudo-scrutin en cours au Gabon :

1. LE CONSEIL D’ETAT doit sanctionner la carence du gouvernement de transition qui a violé la loi électorale.

Le décret qui convoque le collège électoral aurait dû être pris en conseil des ministres et être publié dans un journal d’annonces légales dans un délai de 31 jours avant le scrutin.

Ce décret n’a pas été publié dans un journal d’annonces légales, il est ainsi inexistant; le collège électoral convoqué dans ces conditions là est absolument nul :nous sommes donc en présence d’une préparation à une élection nulle de plein droit au regard des lois de la République gabonaise.

Les listes électorales révisées auraient dû être affichées 30 jours avant le scrutin, or l’affichage incomplet n’a commencé qu’à partir du 9 août 2009.

Le début de la campagne officielle, illégalement fixée au 15 août, empêche les électeurs d’exercer leurs recours en rectification des listes devant le tribunal administratif. En fait, ces manœuvres illégales constituent un affront aux milliers de familles dont les aïeux décédés figurent encore sur les listes électorales toujours truquées et non révisées dans la transparence et les délais légaux d’affichage et de recours; ce alors qu’en clôturant trop tôt les inscriptions, le système PDG a volontairement exclu une proportion importante de la jeunesse gabonaises des listes électorales. Pour la diaspora, c’est la même pratique d’exclusion dans les consulats.

Si le Conseil d’Etat statuait en droit, équité et indépendance (mais ca ne sera probablement pas le cas eu égard à sa composition partiale), le Conseil d’Etat devrait constater la carence juridique du gouvernement à promulguer et publier les décrets et ordonnances permettant l’organisation légale du processus électoral.

La sanction administrative et politique d’une telle carence juridique ne peut être que la démission immédiate du gouvernement actuel.

De plus, le Conseil d’Etat devrait constater la violation de l’article 89 de la Constitution par l’actuelle présidente de la Cour Constitutionnelle qui n’a été nommée que » pour la durée du mandat » de la Cour (7ans), alors qu’elle effectue illégalement un deuxième mandat, sans que la Constitution n’ait été modifiée pour le lui permettre.

La sanction juridique devrait être la démission immédiate de l’actuelle présidente de la Cour Constitutionnelle.


2. LA COUR CONSTITUTIONNELLE doit pour les raisons juridiques ci-dessus mentionnées, en application de l’article 84 de la Constitution, constater les irrégularités
qui disqualifient l’actuel processus de préparation des élections présidentielles et :

* ordonner la réouverture des inscriptions sur listes électorales au Gabon et à l’étranger ;
* fixer de nouveaux délais pour l’affichage des listes révisées ;
* plus de 30 jours après la révision des listes électorales, fixer la date du scrutin présidentiel ;
* décharger sa présidente de ses fonctions et faire compléter son collège électoral en vue de son remplacement.

Écrit par : Ankh | 06/09/2009

Moi, je sais pourquoi j'aime mon "Kouamouo" ...
Il a dit: "Pourquoi à Abidjan, à Dakar, à Douala... les voix qui défendent les valeurs de progrès chez elles, détournent le visage ?"

Moi, Krathos, je me rappelle qu'il y'a quelqu'un qui s'est empressé de féliciter Ali Bongo au journal de 13h en Côte d'Ivoire ... Et dire, qu'on lutte en Côte d'Ivoire pour la liberté de l'Afrique contre les "supposées" impérialistes français.

Sinon, je ne crois pas qu'il faille interdire au fils de présidents africains de lorgner le pouvoir executif, même si très souvent cela se fait tel que Kouamouo le décrit concernant ce qui se passe à Libreville.
C'est dommage, l'Afrique doit s'en prendre à elle-même et arrêter les alibis anti-français car je crois que les rêves africains de Kouamouo ne sont pas encore au même niveau des mentalités de la majorité analphabète.
Si Ali Bongo est tranquille au pouvoir avec ses militaires, c'est parce qu'il y'a des gabonais qui adhèrent à ses méthodes.

Écrit par : Krathos | 06/09/2009

Donc chaque fois qu'un fils succèdera à son père en Afrique, cela doit être considéré comme un tripatouillage? Est ce que la crédibilité d'un résultat electoral ne se trouve que dans la victoire d'un opposant? J'ai vu cela dans un pays, il y'a quelques années on l'avait appelé Sopi, mais ce que les sénégalais disent du régime de cet ancien opposant est lamentable Théo.

Écrit par : Richman | 07/09/2009

Merci pour l'article. Ils donnent à refléchir...

Écrit par : NRoch | 07/09/2009

La question que je me pose, et ce, sous réserve que l’on nous etablisse que le scrutin a atteint une fraude de nature a porter atteinte a la vérité des operations electorales, c’est celle de savoir si les opposants proposaient quelque chose de mieux ou de réellement différent d’ Ali Ben Bongo, je n’en suis pas sur. Fera t-il necessaire pire que ces opposants ? Il existe des exemples d’opposants historiques qui échouent une fois arrive au pouvoir, qui font meme pire, en matière économique, en matière de liberté individuelle, de justice. Il ya aussi ces personnes qui se proclament democrates apres avoir baigner dans le partie unique, qui soudainement a la mort du pere de la nation gouttent aux vertus du changement. Alors est-ce si scandaleux qu’ABO soit au pouvoir, le temps nous le dira.

Écrit par : advocatus | 07/09/2009

Salut,

Parlant du "transfert de la technologie contestaire" visible et palpable à Abidjan, il faudra comprendre, Camarade, que les choses ne sont pas si simples.

A Abidjan, la jeunesse occupe les rues depuis...1990! Elle a appris à contester le vieux Houphouet, l'héritier Bédié. Evidenment, le prix à payer était lourd: arrestation et emprisonnement pour les leaders politiques, syndicaux...qui ont eu de la chance; perte de l'emploi pour des gens comme Affi Nguessan, Marcel Gossio...La mort simplement pour Elelé, Mages...

Après tous ces faits, nous étions prêts à affronter la bande à Guei; sans oublier qu'entre-temps, certains de nos copains étaient déjà gradés à la police, à la gendramerie, chez les militaires.

Ceci n'est pas le cas de la jeunesse gabonaise que j'ai eu à cotôyer à l'extérieur lorque j'étais étudiant. Sans forcement faire leur procès, je vois difficilement cette jeunesse embourgeoisée (au sens des marxistes) prendre la rue avec ce que cela comporte! La jeunesse camerounaise ferait mieux, à mon avis.

Peut-être faudra-t-il attendre...la mort de Bongo Fils!

Écrit par : Lévy | 07/09/2009

Krathos : vite dit. Il y a des continuites internationales a nos brutes nationales qu'il est impossible de negliger dans toute lutte d'emancipation ici en Afrique. Laisse nous donc detruire certaines infrastructures de base facilitant - au Gabon - le pillage par la France et co. de nos richesses et tu verras la suite.
Mr. GBAGBO - Panafricaniste profond - en voulant ouvrir les marches decisifs de l'economie Ivoirienne a mis en evidence l'un des domaines cles de nos Luttes. Le chiffre d'affaires annuel de TOTAL est d'au moins quatre (04) fois le budget de l'Etat Gabonais. Avec une telle capacite financiere, tout est possible quand on a pignon sur rue dans un quelconque pays Africain!

Advocatus : Tant que le Peuple selon le schema de la constitution donne de facon transparente a un individu X le pouvoir, fut-il un psychotique declare, le peuple decide. Tant que de nouveaux schemas de vie en societe n'auront pas eclos, il en sera ainsi !

Levy : Jugement rapide, donne a cette jeunesse, a cette Nation "Gabonaise" un peu plus de temps. Retrouvons nous donc ici dans 3 mois. En attendant suggere nous donc des pistes de strategies dynamiques (alutacontinua09@gmail.com)

Écrit par : Ankh | 07/09/2009

Theo

Je crois que tu as quelques réponses a tes question :
Krathos et AMO. la HAINE et l'IGNORANCE .

Si on ne sait pas ce qui se passe autour et qu'on ne va pas regarder les informations c'est comme remplir une gourde avec des trous d'eau...

Si on arrive a résoudre le problème Krathos et AMO l'Afrique peut enfin construire quelque chose et peut prétendre avoir résolu des problèmes...si on éduque pas et qu'on n'informe pas le problème sera toujours le même. N'importe qui peut venir donner quelque milliers de francs CFA et obtenir de nos jeunes frères ce qu'ils veulent...La colère est absolument nécessaire elle est indispensable...elle anime tout un chacun qui veut que les choses changes...

Plus de 40 ans au pouvoir et mourir dans un avion vers un hôpital espagnole alors qu'il possédait tout l'argent du monde pour construire un centre hospitalier digne de ce nom....comment pouvions nous attendre quelque chose d'intelligent de cet petit homme.

Y a rien a dire, voir, ou entendre, circuler...

Merci Levy, la révèle est corrompu comment imaginer un avenir...

Écrit par : metu | 08/09/2009

Metu, les attaques personnelles ne servent à rien. Direq ue telle personne, c'est la haine ou l'ignorance, vraiment je ne vois pas l'apport constructif au débat.
Il faut discuter pour comprendre ce que le Gabon vit. Ankh contredit Levy sur la frilosité que ce dernier prête à la population/jeunesse Gabonaise.attendons et nous verrons.

Krathos dit qu'en Cote d'Ivoire, certains se sont empressés de féliciter Ali Bongo là où une frange de la population Gabonaise trouve que la France a comploté dans le processus électoral. C'est un peu contraditoire la réaction de la "présidence ivoirienne" quand on sait qu'à Abidjan, tous les chiens errants aboient au moindre passage d'un cortège de la force Licorne.On a donc l'impression que des politi-tocards jouent avec l'intelligence des ivoiriens.

Pour revenir au cas spécifique des élections au Gabon, ce n'est pas le devoir de quelqu'un ici de deviner les capacités de l'opposition à gérer. Si on choisit la démocratie, alors il faut en respecter les principes et les lois. C'est le peuple qui choisit alors Ali Bongo ne possède aucun droit sur les Gabonais , de sorte qu'il tripatouille les résultats.

C'était le devoir de la CENAP de confirmer devant tout le peuple gabonais, les PV détenus par les QG des différents partis politiques. A ce niveau, personne ne peut dire que la CENAP a rempli sa mission. C'est là le problème du manque de démocratie et de clarté dans le processus électoral, alors que des "devins en herbe" arrêtent de nous embaumer l'air sur les capacités des uns et des autres à diriger et à protester, ainsi que sur leurs méthodes calamiteuses de prise de pouvoir dans les rues( un peu comme les chiens errants d'Abidjan).

Écrit par : Krathos | 08/09/2009

"Krathos dit qu'en Cote d'Ivoire, certains se sont empressés de féliciter Ali Bongo là où une frange de la population Gabonaise trouve que la France a comploté dans le processus électoral. C'est un peu contraditoire la réaction de la "présidence ivoirienne" quand on sait qu'à Abidjan, tous les chiens errants aboient au moindre passage d'un cortège de la force Licorne."

A y voir de près, on a le net sentiment que notre ami Krathos est constamment à la recherche d'une faille pour distiller son vénin haineux sur Gbagbo. Sinon, quand on ne comprend pas, on pose des questions. Si Krathos ne comprend pas pourquoi Gbagbo et plusieurs autres chefs d'Etat ont félicité Ali Bongo, qu'il s'informe au lieu de déballer continuellement la même rangaine.

Krathos, bien que tu ne comprennes jamais rien quand il s'agit de Gbagbo, je t'informe tout de même que dans les relations entre Etats, il est interdit de s'ingérer dans les affaires intérieures de son camarade.

En l'espèce, les chefs d'Etat se bornent à constater que Ali Bongo est élu président du Gabon. Comment a-t-il été élu ?, ça ce n'est pas leur problème. Par courtoisie, ils le félicitent. S'ils gardent le silence, cela voudrait dire qu'ils contestent l'élection de Bongo fils. Or, ce n'est pas à eux de contester. Ils n'étaient pas observateurs des élections au Gabon.

Enfin, Krathos, tu dois plutôt te demander pourquoi, en dépit de cette règle de courtoisie internationale, des chefs d'Etat mal élévés (suit mon regard) félicitent Bongo fils, alors qu'ils se refusent à en faire autant pour Ahmadinejad en Iran.

Écrit par : Youzan | 08/09/2009

Youzan, arrêtes de distraire les gens !!! Dans le monde où nous LES HOMMES vivons( je ne parle pas de celui des "chiens errants"), la diplomatie et les relations internationales sont dirigées par des "coteries", qui très souvent se prémunissent d'alibis anti-dictature, des rengaines "droit-de-lhommiste" tout en identifiant leurs intérêts économiques à phagocyter, à sympathiser avec ou négliger telle ou telle économie.

Ce qui veut dire que les relations entre-etats sont orientées par des sympathies ou des antipathies à la sauce démocratique ou opportuniste.
En toute logique(des hommes, et non des chiens errants), si la présidence ivoirienne trouve que la France n'a rien à voir dans le vécu politique du Gabon et que les Gabonais sont censés s'auto-déterminer, alors que les chiens errants d'Abidjan arrêtes d'aboyer dans nos oreilles leurs récitals anti-français.
Que la racaille politique ivoirienne arrête d'inciter à la haine contre la France. C'est le parallèle que j'entendais faire avec ce qui se passe en Côte d'Ivoire.

Concernant le Gabon, je crois que les Gabonais ont encore des moyens anti-violence de savoir la vérité sur le décompte des voix. Si malgré les recours légitimes exploités par l'opposition, Ali Bongo fait la grosse tête, alors le soulèvement populaire reste inévitable dans ce cas. reste à savor la proportion de population qui oserait risquer sa vie sous les balles assassines des janissaires de Bongo Fils.

Écrit par : Krathos | 08/09/2009

ceux nombreux qui ont vu à la telé ou sur internet la déclaration des résultats lue par le ministre de l'interieur ont sans doute remarqué l'absence d'applaudissements spontanés dans les rangs de la Cenap.Il a fallu que le ministre donne le "clap" pour entendre quelques timides applaudissement quand la camera du Pdg se mit à identifier les réactions. Il y'avait peur et culpabilité dans la salle.comme le disait souvent Omar Bongo:"les chiens aboient,la caravane passe"

Écrit par : velevess | 08/09/2009

Y a rien a faire...enfin ça distrait toujours d'avoir des gens comme Krathos...ça montre a quel niveau on peut descendre dans la discussion si on n'a pas trop envie de réfléchir...

...la haine n'a pas de cerveau...elle frappe partout et tout le monde....

même quand tu parles a un mur tu dois quand même t'entendre, ou bien?

http://www.liberation.fr/monde/0101589352-quand-robert-bourgi-le-m-afrique-de-l-elysee-derape

pour celui qui comprends la politique international dont parle Youzan, il faut lire entre les lignes....
....ah oui mince, il faut un cerveau pour ca...celle ou celui qui se sent enrhumé....

Écrit par : metu | 08/09/2009

Krathos...
Tu veux profiter de amusement là-bas pour créer un syndicat chez moi qui va me demander d'amener "le peuple" chez Azzedine Alaïa ou Jean-Paul Gaulthier ? Je vois ton sentiment... L'enfant-ci veut me ruiner... Aux arrêts... LOL.
Sinon, disons que nous avons désormais notre monnaie africaine, et que nous maintenons des taux de change visant à promouvoir la consommation africaine... Du coup, nos couturiers locaux rivalisent d'adresse pour donner forme aux belles étoffes de Woodin... comme celle que la soeur blogueuse arbore sur la photo... et produisent de beaux vêtements 100% Africains !
Pour être sérieux, un des bienfaits de la dévaluation, c'est que nous avons appris à mieux utiliser le pagne. Femmes comme garçons. Alors, une autre dévaluation ? LOL. Je plaisante...

Écrit par : Théo | 08/09/2009

Metu, j'ai pour habitude de discuter avec des personnes instruites et cultivées. Pas avec des gens qui confondent allègrement reserves de change/avoirs extérieurs en devises et recettes budgétaires(je te rafraichirai la mémoire si tu veux).

J'ai déjà répondu à la question relative à la distorsion des réactions INTERNATIONALES quant à l'élection d'Ali Bongo, autant du coté des "grandes puissances occidentales" que des petits pays-assistés de l'Afrique. Ce qui montre bien qu'avant de mettre en marche la cervelle, il faut d'abord un dispositif oculaire fonctionnel avant même qu'on aborde le chapitre sur les connections synaptiques dans la cervelle de certains marcassins car, rappelons que les animaux ont également une cervelle.

A ma connaissance, ce n'est ni Robert Bourgi, Bernard Kouchner, Nicolas Sarkozy ou Carla bruni qui organisent les élections au Gabon. Ce qui veut donc dire que la responsabilité de toute déficience du processus électoral au Gabon incombe d'abord au peuple GABONAIS, et à ses institutions Republicaines. Carla Bruni n'est pas la présidente de la cour constitutionnelle au Gabon !!!
Robert Bourgi n'est pas le responsable de la CENAP au Gabon !!!
Sarkozy n'est pas Ali Bongo ( Bongo Fils étant libre et comptable de ses agissements) !!!

Si tant est qu'à chaque fois les "chiens errants d'Abidjan" accusent la France et des Lobby de tous leurs maux, il faudrait, en toute logique, revenir aux modèles économique et politique de colonisation d'avant 1960.

Ou bien, faudra-t-il que je répète mon explication précédente sur les RI(relations internationales) dans le langage des marcassins ???
non je ne maitrise que le Français (sic):"... les relations entre-etats sont orientées par des sympathies ou des antipathies à la sauce démocratique ou opportuniste."

Les Français ont trop de pudeur pour vous dire- vous les africains- qu'ils n'ont rien à "foutre" de vos démocraties vacillantes, de vos indépendances mal assumées et de vos singeries post-électorales. Oui, les Français savent ce que leur valent le 1/7 de leur consommation en pétrole qu'ils exportent du Gabon, ils savent ce que leur valent les positions commerciales dominantes sur des marchés comme le Manganèse, le bois etc...

Écrit par : Krathos | 08/09/2009

Ok, Théo, opte donc pour Woodin alors. C'est bon pour les poches. (lol)

Écrit par : Krathos | 08/09/2009

une fois n'est pas coutume, je suis d'avis (avec kratos!) que les peuples n'ont que les dirigeants qu'ils méritent!

entre nous le tort de ali c'est d'être le fils de bongo sinon pour les autres défauts, ils les partagent avec ses opposants qui ne sont opposants que parcequ'ils ne sont pas d'accord avec lui sur qui va diriger la grand messe de la bouffe publique.

un pays où le code électoral dit élection a un tour, où un candidat en plein milieu de vote dit qu'il se retire de la course car il sent la tricherie mais... il ne donne aucune consigne de vote! qu'est ce que vous voulez attendre de ce pays? un pays qui a vendu tous ses biens publiques à la mère patrie,un pays où le président était membre des services secrets français!

tout le monde sait que le gabonais est bercé depuis l'indépendance dans un cocon où on lui apprend qu'il est un des pays les plus riche d'afrique, utopie grâce auquel il a développé un sentiment de supériorité!

j'entend encore la terrible affirmation d'un journaliste sur france 24 qui disait que la tricherie électorale était dans les gènes du gabonais!

Au vu de la densité de sa population, de la forte présence de l'armée coloniale de son père fondateur, des intérêts qu'il ya en jeu et de la mentalité de ses habitans ne vous faites aucune illusion, le changement ne viendra sûrement pas de la rue gabonaise!

Écrit par : marianne | 09/09/2009

@ Marianne,

C'est ce genre de jugement définitif que j'entendais dans la bouche des journalistes et militaires français en... septembre 2002... à propos des Ivoiriens... bons à rien, incapables de se battre... blablabla...
C'est l'histoire qui fait les peuples.

Écrit par : Théo | 09/09/2009

Ce qui est positif dans cette histoire, c'est que cette jeunesse est éduquée...je ne sais pas si je suis trop optimiste....l'histoire fait les peuples, j'espère qu'elle jouera sa partition a l'ivoirienne....

......c'est quand on prend conscience de ce qu'on est qu'on sait ce qu'on a...et ce que cette jeunesse a n'est que fictive.

C'est l'histoire qui fait les peuples

Écrit par : metu | 09/09/2009

Concernant l'installation du prince Ali bongo il faut s'en prendre aux intellectuels africains qui n'on pas osé parler quand monsieur bourgi a affirmé que son rôle est d'installer les enfants des presidents africains.
Quant à moi j'attends maintenant le fils de Wade s'installer pour vous demontrer que les peuples n'ont les dirigeants qu'ils meritent.
Les français ne vont pas se faire hara kiri quant on voit les chinois venir et soutenir les dictatures.les français installent les princes qui sont moins dangereux que le president Soudanais.S'il vous plait contentons nous des princes.Vive le royaume du Togo,vive le royaume du congo, vive le royaume du Gabon.

Écrit par : kouami | 10/09/2009

je suis peut être loin de la réalité gabonaise mais pour ce qui concerne la cote d'ivoire désolé mais ce n'était pas une génération spontanée, depuis l'installation de la pluralité en cote d'ivoire il ya eu beaucoup de soubresauts: boycott actif, fesci avec l'histoire de zébié,marche après la descente punitive de la firpac à la cité de yopougon, chasse de guei etc...il fallait donc avoir une cécité ou regarder la cote d'ivoire avec des œillets pour être étonné de la réaction de sa jeunesse principalement il faut le souligner!

Côté gabonais je ne demande qu'à être démenti mais sur ce que j'en sais et sur ce que je vois à travers les médias, je suis perplexe!

cependant je reconnais avoir été un peu excessif dans la caricature du gabonais...

Écrit par : marianne | 11/09/2009

Tu poses de bonnes questions, Théophile. Très belle analyse.

Écrit par : Gangoueus | 12/09/2009

@Marianne,

Je suis Gabonais et je puis vous affirmer que les Gabonais se battent. Nous n'avons pas encore atteint l'organisation ni la masse critique des Ivoiriens face a la dictature et aux elections truquees, mais je n'ai jamais ressenti le ras le bol du moment qui sevit dans la populace. Andre Mba Obame a fait une campagne extraordinaire qui a exposee le pouvoir PDG dans toute sa vulnerabilite et ses insuffisances. Le pouvoir Bongo est gangraine, la chutte n'est qu'une question de temps. A Port Gentil, la ville petroliere et petrolifere, il ya eu officieusement plus de 40 morts, meme si le regime n'en revendique que 3. La ville a ete mise a sac. Dans le reste du pays, le calme n'est que tres precaire. Ces Gabonais qui se sont battus a Port Gentil voulaient le changement et sont tombes sous les balles des militaires de maniere courageuse. Il n'ya pas de peuples valeureux et d'autres laches. Ce sont les circonstances qui font les reactions. Tout peuple comme tout homme/femme est capable du meilleur comme du pire. Ma lecture des evenements au Gabon me porte a croire que quelque chose de fondamental a change au Gabon, et l'expression de ce changement reste a s'articuler; et celle ci risque tres violente.

Écrit par : Yves | 15/09/2009

est ce que vous le connaissez personnellement pour le traiter de fils à papa sans talent et plein de lui même?? je trouve cela légèrement irrespectueux.

Écrit par : joanna | 12/11/2009

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