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08/08/2009

Fête nationale 2009 : l'intégralité du discours de Gbagbo

laurent-gbagbo2.jpgIvoiriennes, Ivoiriens, 
Mes chers compatriotes, 
Chers amis de la Côte d’Ivoire. 
La Côte d’Ivoire célèbre demain, 7 août 2009, le 49ème anniversaire de son indépendance. Comme dans la vie de toutes les nations, durant ces quarante-neuf ans, notre histoire a connu des périodes de paix relatives comme des moments de crise. Mais nous avons toujours su vaincre les obstacles, ensemble, pour aller de l’avant. Nous avons su mettre en avant ce qui nous rassemble autour de ce pays qui est à nous tous, qui est notre patrie, la terre de nos pères. Nous en donnons la preuve chaque jour depuis le déclenchement de la crise ivoirienne. C’est ce qui nous permet de nous retrouver aujourd’hui, par-delà nos divergences, dans le processus de paix initié par nous-mêmes, et qui a abouti à l’Accord Politique de Ouagadougou. Depuis la signature de cet Accord, la paix est de retour en Côte d’Ivoire. Le Conseil de sécurité des Nations Unies, qui a entériné cet accord, vient d’adopter la résolution 1880 dans laquelle il salue nos efforts pour faire aboutir le processus de paix. Nous prenons acte, de la décision annoncée dans cette Résolution de prolonger de six mois supplémentaires le mandat de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI). Aujourd’hui il n’y a plus aucun obstacle politique à la tenue de l’élection présidentielle le 29 novembre 2009. Depuis mars 2007, notre travail, le Premier ministre et moi-même, a consisté à régler les problèmes politiques qui faisaient obstacle au retour de la paix. Il faut savoir cependant qu’en Côte d’Ivoire, les élections ne sont pas organisées par le ministère de l’Intérieur ni, a fortiori, par le Président de la République. Elles sont organisées par la Commission Electorale Indépendante, la CEI. Dans le cadre du règlement politique de la crise, toutes les parties ivoiriennes ont accepté de confier les aspects techniques du processus électoral à une entreprise privée, SAGEM-SECURITE et à l’Institut National de la Statistique (INS). Jusqu’ici, ces structures ne nous ont pas dit qu’elles étaient incapables de respecter le chronogramme qu’elles ont elles-mêmes établi. La date de l’élection présidentielle est donc fixée au 29 novembre 2009. 

Mes chers compatriotes,

Nous avons vu où le refus de la démocratie a conduit ce pays. Nous voyons l’état de la Nation après la guerre. Je viens d’effectuer une visite d’Etat dans les régions des Montagnes, du Bafing et du Denguélé. Trois régions qui avaient été séparées du reste du pays par une zone occupée par des forces internationales. Dès le 11 mai 2007, soit à peine deux mois après la signature de l’Accord politique de Ouagadougou, je m’étais rendu à Tiébissou, dans la région des Lacs, en compagnie du Premier ministre, pour procéder symboliquement au démantèlement de cette zone dite de confiance qui consacrait de fait la partition de la Côte d’ Ivoire. Le 30 juillet 2007, nous étions à Bouaké pour la cérémonie de « la Flamme de la Paix ». Du 26 au 30 novembre 2007, j’effectuais une visite d’Etat dans les départements de la région des Savanes à Korhogo, Ferké, Boundiali et Tengréla. L’enjeu de ces visites, outre l’occasion qu’elles offrent au chef de l’Etat de se saisir directement des difficultés et des potentialités de chaque région, c’est la réunification du pays, condition nécessaire à l’organisation des élections. Dans le contexte de sortie de crise où nous sommes, le séjour du Président de la République, garant de l’unité nationale, dans les régions qui avaient été occupées, marque la fin de la situation d’exception que nous avons vécue du fait de la guerre. Je voudrais donc ce soir, au nom de la Nation entière, saluer nos compatriotes des régions que nous venons de visiter. Leur dire merci pour la mobilisation exceptionnelle des populations, des cadres et des élus tout au long de notre séjour. Mes remerciements vont également à toutes les régions que nous avons visitées depuis le début du processus de paix. Ces visites se poursuivront. Elles atteindront toutes les régions de Côte d’Ivoire. La principale leçon que je retire de ces tournées, en ayant écouté les différents porte-parole des populations, en ayant vu l’état de nos routes, de nos écoles et de nos centres de santé, c’est que la guerre n’a épargné aucune partie de la population ivoirienne. Elle n’a épargné aucune partie du territoire national. Ses conséquences sont ressenties partout. C’est ce qui en fait une catastrophe nationale.

Mais, au-delà de ce constat, j’ai ressenti combien était fort l’attachement à la cohésion nationale, le sentiment d’appartenance à une même communauté nationale. J’ai vu combien était profonde, l`aspiration à la construction d`un Etat moderne, garant de la paix et du développement. J’ai également mesuré les immenses potentialités de développement de nos régions. Nos ressources minières sont à peine exploitées. Nous avons les estimations des gisements de fer du mont Nimba (1 milliard de tonnes), du mont Klaoyo (673 millions de tonnes), du mont Tia (510 millions de tonnes) et du mont Gao (370 millions de tonnes). Les gisements de Nickel et de cobalt, à Sipilou, dans le Département de Biankouma, sont estimés à 250 millions de tonnes. A cela, s’ajoute, le cobalt de la région de Touba et de Kongbesso. Sans oublier les mines d’or d’Ity, d’Angovia, d’Affema, de Bonikro et de Tongon. Les projets pour l’exploitation de ces ressources minières incluent la construction d’une ligne de chemin de fer qui permettrait de relier la région des Montagnes au Port de San Pedro. Deux grands Groupes d’investisseurs, dont l’un est déjà installé dans la région, sont disposés à nous accompagner. Enfin, outre les richesses du sous- sol, la Côte d`Ivoire dispose partout d’un sol riche et de l’eau pour produire tout ce qu’il faut pour nourrir les enfants de ce pays et exporter de la nourriture dans toute la sous- région ouest africaine. Les scientifiques nous disent que là où il pousse une herbe, il peut pousser de la nourriture. Il n’y a pas de terre impropre à l’agriculture en Côte d’Ivoire. Nous avons la forêt depuis les bords de l’océan jusqu’aux frontières du Mali et du Burkina ; depuis Odienné à la frontière avec la Guinée jusqu’à Bouna à la frontière du Ghana.

Partout où l’on s’arrête en Côte d’Ivoire, on trouve une forêt luxuriante, un sol riche qui ne demandent qu’à être mis en valeur. La terre est notre alliée partout où nous vivons, pourvu que nous nous donnions la peine de travailler. Elle est notre alliée pour la vie mais aussi pour la paix. C’est notre travail qui consolidera la paix et développera le pays. Malheureusement, en Côte d’Ivoire, nous sommes encore victimes de l’orientation imprimée à l’agriculture sous la colonisation. On a donné, comme objectif à l’agriculture, la production du café, du cacao, du bois, de l’hévéa, du coton ; tous ces produits que nous exportons vers la Métropole dans le cadre d’une économie complémentaire mais non concurrentielle. Ces exportations, jusqu’à présent nous ont aidés à gagner des devises pour acheter des produits manufacturés. Mais nous arrivons à un stade où la poussée démographique d’une part et la rareté de la forêt d’autre part, montrent qu’il devient suicidaire de continuer dans la même direction. Nous devons sortir de ce schéma. Nous devons en revenir à la définition de toute agriculture, qui est d’abord et avant tout de procurer de la nourriture aux enfants de la terre. Certes, il ne s’agit pas d’abandonner les productions agricoles destinées à l’exportation. Mais il faut aller résolument vers la production agricole vivrière, puis, vers la transformation, ici sur place, dans nos usines, de ce que nous exportions jusqu’à présent, en totalité. Nous devons sortir de l’illusion que les recettes tirées de la vente des produits agricoles de rente pourront permettre de nous procurer des produits alimentaires en quantités suffisantes. La crise récente du riz a montré que la Côte d’Ivoire, premier producteur du cacao au monde, a failli manquer de nourriture pour ses enfants. Nous voulons tirer le meilleur profit de nos exportations agricoles. Mais nous devons en même temps, donner toute la place qu’elle mérite à la production vivrière. C’est le sens du choix fait cette année d’honorer le secteur des produits vivriers. J’ai voulu que solennellement, à l’occasion de ce quarante-neuvième anniversaire de l’indépendance de notre pays, la Nation rende hommage aux hommes et aux femmes qui œuvrent dans ce secteur vital pour notre pays. Il fallait les donner en exemple, en particulier à notre jeunesse. 

Mes chers compatriotes, 
Le temps est venu de lancer une campagne pour le développement de l’agriculture vivrière à grande échelle. L’igname, le riz, la banane plantain, le manioc, le tarot, etc. peuvent faire gagner autant d’argent que le café ou l’hévéa. Et, en même temps, ces produits nous assurent une alimentation journalière, en plus de ce que nous importons. En 2008, la Côte d’Ivoire a importé près de deux millions de tonnes de produits alimentaires qui ont coûté environ 700 milliards de francs CFA. Sur ces montants, les importations de riz représentent à elles seules le tiers, soit 756 000 tonnes pour 209 milliards de francs CFA. Vient ensuite le poisson dont nous importons plus de 300 000 tonnes par an et qui nous ont coûté 175 milliards de francs CFA en 2008. S’agissant en particulier du riz, à la fin du mois de juin 2009, nous sommes déjà à 552 000 tonnes, pour environ 143 milliards. Le coût des importations du riz approche ainsi les 300 milliards de francs, cette année. Si donc rien n’est fait, il faudra s’attendre à débourser chaque année, plus de 300 milliards pour faire face à la facture de nos importations de riz. Le plan de relance de la filière riz, élaboré par nos experts pour atteindre l’autosuffisance, se chiffre à 800 milliards, soit l’équivalent de deux années et demie d’importation. Avec un tel investissement, nous aurions en 2011, une production de 1 500 000 tonnes, couvrant les besoins de la consommation annuelle qui est de 1 476 000 tonnes. D’ores et déjà, malgré le contexte de crise qui n’a pas permis la mise en œuvre de ce plan de relance, le travail des opérateurs du secteur du riz permet de réduire les importations qui sont passées de 900 000 tonnes en 2006, à 760 000 tonnes en 2008, soit une diminution d’environ 100 000 tonnes chaque année. Mais ces efforts sont compromis aussitôt par les coûts de l’importation qui n’ont cessé d’augmenter, passant de 152 milliards en 2006, à 210 milliards en 2008, malgré l’abandon des droits à l’importation. Pour sortir de ce cercle vicieux, il faut transformer les conditions et les techniques de la production agricole vivrière. Nous ne pouvons pas rendre le travail de la terre attractif sans aller vers la mécanisation. La mécanisation permettra de réduire la pénibilité du travail de la terre et d’envisager la production à grande échelle. Mais il faudra également des techniques modernes de conservation et de transformation de nos produits vivriers. De même, nous devons améliorer les conditions de ramassage, de transport et de commercialisation de ces produits. C’est sur cette nécessaire évolution que devront porter nos efforts dans les années à venir. Nous pouvons réduire la dépendance vis-à-vis de l’extérieur. Nous avons tout ce qu’il faut pour mettre à la disposition des habitants de ce pays, suffisamment de produits alimentaires. J’ai insisté sur la question du riz, d’abord parce que nous subissons un déficit préjudiciable à l’économie et à l’équilibre même de notre société, le riz étant devenu l’aliment de base de la majorité de la population ivoirienne, en particulier pour la population urbaine. Ensuite, concernant les autres productions vivrières, notamment l’igname dont nous produisons 5 500 000 tonnes par an, le manioc (2 342 000 tonnes), la banane plantain (1 511 000 tonnes), le maïs (639 000 tonnes), notre pays est autosuffisant. Pour les autres denrées alimentaires, je pense notamment à la viande, la situation reste préoccupante. Ce qui est dit du riz est également valable pour l’approvisionnement de la Côte d’Ivoire en viande. Nos besoins en viande sont estimés à 137 000 tonnes par an. La production nationale couvre à peine 36 % de ces besoins, et, sur les 63% couverts par les importations, 17% le sont par l’importation d’animaux sur pieds provenant des pays frontaliers. Le coût de ces importations est estimé à près de 86 Milliards de F CFA par an. Pour combler le déficit, nous devons non seulement développer la production intérieure, mais nous devons également donner une nouvelle dynamique à la coopération avec les pays qui nous fournissent la viande. La première question à régler, est celle des conflits récurrents entre les éleveurs et les agriculteurs au sujet des dégâts causés par les troupeaux en transhumance. J’ai proposé aux Ministres en charge de l’Agriculture et de la Production Animale d’élaborer un projet de loi sur la professionnalisation de l’élevage. L’élevage doit devenir un véritable métier, exercé sur des espaces spécialement aménagés et clôturés. Nous devons en outre, à travers un accord avec les pays frères et amis du Mali, du Burkina Faso et de la Guinée, qui sont nos fournisseurs traditionnels, chercher à importer la viande plutôt que des animaux sur pied. 

Mes chers compatriotes, 
Chers amis de la Côte d’Ivoire. 
Demain, c’est la fête d’indépendance (Ndlr : Hier vendredi 7 Août 2009). Dans un an, en 2010, la Côte d’Ivoire aura 50 ans. Nous pouvons être fiers de notre parcours. J’ai nommé un Comité de réflexion qui s’est mis aussitôt au travail pour préparer les festivités du cinquantenaire de notre indépendance. J’ai confiance en l’avenir de ce pays. Un petit pays, comparé aux grandes puissances, mais un pays solide par la cohésion et la volonté de ses enfants. Nous devons enraciner la paix après avoir triomphé des épreuves de la crise. Du fond du cœur et avec chacun de vous, je souhaite un très joyeux anniversaire à notre chère patrie.

Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire !

Commentaires

je retiens en politique que le monsieur se voit encore parfaitement au palais en 2010 pour le cinquantenaire de l'indépendance ivoirienne!

je comprend pourquoi il na pas invité ses opposants au palais, avec leurs santés fragile là, une telle info aurait pu avoir des conséquences dramatiques...

Écrit par : marianne | 09/08/2009

theophile, j'attends amicalement , ton commentaire

sur le discours du president de la republique. merci de me repondre.

denis zodo

Écrit par : zodo | 09/08/2009

D'abord merci, Théo, de me permettre de prendre connaissaénce de ce discours.

je laisse de côté la longue partie sur l'autosuffisance alimentaire pour ne retenir que l'avenir imminent, à savoir les prochaines élections. Les propos du président Laurent gbagbo sont clairs et devraient faire taire tous ceux qui disent que tout dépend de lui. Il appartient à vous, journalistes locaux et étrangers d'aller vers l'organisme chargé de l'organisation de ces élections et qui est seul juge de la faisabilité ou non des élections (dixit le présdient) pour vérifier l'évolution des choses.

J'apprends aussi que dans la zone occupée par les rebelles, ceux-ci n'ont pas fait mieux que le sud de Gbagbo pour le bonheur de ceux pour lesquels ils disent avoir pris les armes. Ils ont de l'argent pour acheter des armes mais pas assez pour bâtir une région.

Écrit par : St-Ralph | 09/08/2009

Triste ....c'est 10 ans après qu'il découvre la Côte d'Ivoire.......2000-2001...Son gouvernement c'est précipité sur la filières café/cacao......
Incroyable ...28 jours de guerre...Impossible de s'occuper aux moins du vivrier en 7 ans.......On préfére pétrole, mines d'or et autres ressources extractives par ordonnances signées..... Vraiiiiiiimmmmmmmeeeeeeeeeeeennnnnt ! Dur dur dur
Côte d'Ivoire Yako.

Écrit par : Perlinne | 11/08/2009

avis à tous, principalement à Sarkozy

Aujourd’hui il n’y a plus aucun obstacle politique à la tenue de l’élection présidentielle le 29 novembre 2009. Depuis mars 2007, notre travail, le Premier ministre et moi-même, a consisté à régler les problèmes politiques qui faisaient obstacle au retour de la paix.

Il faut savoir cependant qu’en Côte d’Ivoire, les élections ne sont pas organisées par le ministère de l’Intérieur ni, a fortiori, par le Président de la République. Elles sont organisées par la Commission Electorale Indépendante, la CEI.

Dans le cadre du règlement politique de la crise, toutes les parties ivoiriennes ont accepté de confier les aspects techniques du processus électoral à une entreprise privée, SAGEM-SECURITE et à l’Institut National de la Statistique (INS).

Écrit par : Carbey | 11/08/2009

Et tous les ivoiriens ont bien entendu que tous ceux qui étaient sur la liste électorale de 2000, qui a permis à Monsieur Gbagbo de se proclamer Président.....sont reconduits sur la nouvelle liste, sur présentation de leur seul extrait de Naissance.... Campagne d'information avant l'ouverture de l'identification conduite par la CEI.....

On ne change pas les règles du jeux par décret après l'ouverture du match.....

De même nous nous avons tous bien entendu ainsi que la communauté internationale, l'avertissemnt de Monsieur le Président : depuis trois mois, selon lui, tribunaux et prisons sont ouvertes et prêtes à accueillir on ne sait qui ?....C'est bien lui qui a parlé au nom de sa justice et de sa police.... Aucun de ces propos n'est sortit de la CEI.

Écrit par : Perlinne | 11/08/2009

@ perline

C'est cette liste de 2000 qui a permis au PDCI de remporter les législatives et au RDR de remporter les municipales, même à Gagnoa.
Comme vous voyez, cette liste n'a pas seulement "permis à Monsieur Gbagbo de se proclamer Président"... Un peu d'honneteté intellectuelle dans ce que vous dites! en public en plus.

Écrit par : Carbey | 11/08/2009

C'est la première fois que je prête attention à tes propos Perlinne. Sans doute parce que la mauvaise foi qui en émane est frappante.

Est-ce sous le gouvernement de Laurent Gbagbo que la liste électorale de 2000 a été établie ? Il a gagné les élections avec la liste établie par ceux qui étaient au pouvoir. Et comme te le rappelle Carbey, les autres partis ont gagné d'autres élections avec cette même liste. En d'autres termes, c'est la liste la plus neutre ! la mieux représentative du pays si on veut pousser la chose plus loin.

Avec cette mauvaise foi, je parie que tu descendras dans la rue pour crier à la tricherie si ton candidat ne l'emporte pas.

Soyons constructifs : la liste ne sera sans doute pas la mieux établie ; certains Ivoiriens seront assurément oubliés. Il y aura certainement quelques irrégularités. Mais il faut savoir que la perfection n'existe pas dans l'organisation des élections. Nulle part ! Faisons avec ce que nous pouvons. Dès lors que nous sommes d'accord, nous pouvons avancer. Les améliorations viendront avec la pratique.

N'attendons pas d'avoir l'organisation la plus parfaite au monde avant d'organiser des élections. Un peu d'honnêté ne peut que nous faire du bien.

Écrit par : St-Ralph | 11/08/2009

Ces élections ont un autre enjeu qui va au delà de tout le grand bruit que certains petits charlatants font en ce moment .
Il s'agit de l'independance VRAIE de l'Etat de Côte d'Ivoire . Et c'est ici que " Django aura été souffert ". Les candidats de l'extérieur se reférant aux colonisateurs , et faisant l'apologie de ce capitalisme dépassé et inadapté pourront preparer des serviettes pour essuyer leurs larmes de vendus . Gbap.

Écrit par : Gbapleu | 12/08/2009

Bonjour Théo,

J'ai suivi avec une attention particulière le discours du chef de l'état. J'en retiens l'appel au travail! En effet, en Afrique en général et en CIV en particulier, nous n'aimons pas le travail mais adorons l'argent. Or l'argent s'acquiert par le travail. Quel paradoxe! Il faut que nous nous mettions au travail. A 49 ans! la CIV, que dis-je nous sommes les plus pauvres du monde. Pourtant ce n'est pas les potentialités qui nous manquent, il nous suffit d'être imaginatif, de regarder autour de nous pour créer une activité originale qui réponde à nos besoins tout en nous rapportant de l'argent et créant des emplois.Mais non! nous préférons que tout nous tombe du ciel sans sacrifice de notre part. Dommage! Cet appel au travail lancé par le président de la république doit à mon humble avis, être suivi de lois et texte. A titre d'exemple, il nous parle de minerai dans nos sous-sol, pour exploiter ces minerais il faut de "grosses" machines ou encore de mécanisation de l'agriculture, cela nécessite également de gros moyens et une suppression de taxes douanières sur ces engins et machines agricoles s'impose, la facilitation à l'accès au foncier pour les jeunes sans toutefois engendrer des frustrations s'impose. Enfin des textes régissant la filière de la commercialisation et la protection de la créativité s'imposent à nous avec toujours pour but un facilitation des démarches administratives. Bref! toute est question de volontés politiques. Il nous faut des textes et lois assez clairs et encourageant à l'entrepreneuriat privée locale dans toues les domaines.

A+

Écrit par : Emil | 13/08/2009

Salut,

Parlant de "richesses", je réalise que l'Universitaire LG n'a pas évoqué les Ressources Humaines! Est-ce parce que NOTRE ECOLE est incapable de faire face au dynamisme intellectuel et scientifique de NOTRE EPOQUE?

Pour ce qui est du vivrier, la production nationale est au-delà de ces chiffres. La production...pourrit dans les plantations à cause de l'état de nos routes, et aussi et surtout à cause de la cupidité de nos FDS.

Théo, un CAMARADE e demandé un commentaire du discours. Je te le balance demain soir pour avoir ton avis. Ou bien?

Écrit par : Lévy | 13/08/2009

Ca reste certe un discours, mais je suis heureux de lire des thèmes comme "mécanisation de l'agriculture", "transformation industrielle sur-place".
Dommage qu'il n'ait pas parlé de la coopération régionale (union douanière, politique, éducation). Mais bon..

Je prie pour la Cote d'Ivoire, quelle que soit l'issue des élections, que nos soeurs et frères de Cote d'Ivoire puissent rester dans la paix et aller de l'avant.

Écrit par : Eddy | 13/08/2009

très beau discourt,y a de la matière mm etand de droite j avoue que cette homme etait là quand il l aurait fallu.

Écrit par : asso | 09/08/2010

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