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07/08/2009

« Indépendances cha cha » sur les bords de la lagune ébrié

Le billet qui suit est de David N'Goran, auteur invité de ce blog.


 

Joseph KABASELE.jpgC'est certain, quand il le fredonnait au début des années 1960, Joseph Kabaselé, de sobriquet affectif « le grand Kalle», un des pères de la rumba congolaise, était plein d'espoir en affichant cette humeur joviale de ceux qui espèrent. C'était le temps des premières indépendances: la lutte pour notre dignité débouchait sur la reconnaissance de notre statut d' « Homme ». Avant qu'il n'exécute quelques pas de « indépendance cha cha », Patrice Emery Lumumba, fier guerrier devant l'éternel venait de parcourir du chemin : son corps-à-corps avec le personnage colonial et ses affidés avait été titanesque. Le Grand Kallé chantait et Lumumba dansait ! Candide, naïve et vraie était la lueur qui faisait briller ces regards noirs de tous les feux joyeux ! En tant que motif ayant fonction généralisante, la trame qui se jouait dans cette partie du monde irradiait l'histoire de toute l'Afrique continentale. D'Alger au Cap, de Lagos à Conakry, de Tunis à Yaoundé, de Léopoldville, Abidjan, à Antananarivo, les peuples de la nuit semblaient humer, enfin, le vent de la liberté!

Sur les bords de la lagune ébrié, la voix nasillarde de notre vieil homme bénissait ce jour, avant de proclamer « solennellement l'indépendance de la Côte d'Ivoire ».

Depuis, de rituel en rituel, À peu près deux générations se sont succédées, chacune gérant l'indépendance, notre bien commun, à sa façon...

D'un côté, « les hommes des Blancs en Afrique », potentats qui jouaient à confier une bonne part de nos destins aux héritiers coloniaux, avec en prime, une forte délocalisation en externe de la politique nationale, l'invention d'un capitalisme local prenant appui sur une économie monopolistique de type familial, les dos nègres portaient encore de temps à autres quelques zébrures sporadiques, traces de fouets nostalgiques. Paradoxalement, en ces temps-là, les populations mangeaient à leur faim, les maladies reculaient, les infrastructures, solides et pleines de promesse pointaient du nez, l'école formait de  bons citoyens, « les affaires marchaient » comme on le dit aux abords des comptoirs.

COTE-D_IVOIRE.gifD'un autre côté, « les hommes des Africains en Afrique », héritiers directs des pères de la nation ou opposants historiques, affirmaient que notre monde était sens dessus dessous. Ils proclamaient à juste titre que cette indépendance n'était, qu'une mascarade, puisque les fleurs n'avaient pas l'air de tenir leurs promesses, il nous fallait « une seconde indépendance », « une vraie révolution », car notre liberté était toujours sous scellé, disaient-ils, en boudant le grand bal du « cha cha ». Paradoxalement aussi, depuis qu'ils sont au devant de la scène, les choses marchent par inversion, nous ne faisons qu'un repas par jour, la patrimonialisation en termes de privatisation des affaires publiques tend vers son paroxysme, nos infrastructures dégringolent, notre sécurité est au plus mal, nos élèves et étudiants chicotent leurs maîtres. Ici comme ailleurs, la métaphore du loup domine l'espace politique au point de rendre indistincte la figure du prince et celle la bête comme l'écrivait Derrida. L'Homme, plus que jamais, côtoie l'animal, la frontière entre la vie et la mort s'efface au point de nous contraindre à une « vie et demie » comme disait génialement Sony Labou Tans'i. Ici comme ailleurs, nous abattons les chauffeurs de taxis, nous attaquons les journaux, bloquant la circulation, expropriant les commerçants, marchandant la vie de nos concitoyens à coups de milliards mêlés de déchets toxiques, ici comme ailleurs, nous irons parader en ce jour béni du 7 août 1960 en riant, en dansant, en riant, roulant dans l'ordure, forniquant, jouissant... incapables même de faire se réaliser nos propres élections....!

 

Et puis, nous nous tournerons vers les étoiles en scandant, non pas « indépendance cha cha » comme l'avait espéré le Grand Kallé, mais plutôt : « ça va aller! C'est Dieu qui est fort »!

Vive l'indépendance! Vive la Côte d'Ivoire!

David N'goran

 

Commentaires

Votre billet est fort intéressant. Cependant, je tiens à dire que les larmes générées par la deuxième indépendance - la vraie - sont absolument nécessaires. Tout peuple qui ne mangera pas son pain noir devra accepter de servir les princes pour toujours jouir d'un ciel clément. D'autre part, les princes sont toujours attentifs pour rendre toute vie loin de leur giron fort désagréable afin de nous faire regretter la servitude.

Écrit par : St-Ralph | 07/08/2009

St-Ralph, tu es en train de dire nous sommes bien obligé de foutre nous-même la merde chez nous afin de reussir cette "seconde indépendance"? C'est ce que semble denoncer le texte! A ce rythme,j'ai peur qu'on ne fasse du masochisme bon enfant!!!
je crois que la questin que pose l'auteur du billet est "Qu'avons-nous fait de nos libertés"? qu'elle soit "permière" ou "seconde" indépendance?!!

Écrit par : bensemel | 07/08/2009

St-Ralph. On n'est pas obligé de souffrir 100 ans encore avant de trouver la voie du salut. J'aime bien l'article parce qu'il résume exactement ce que mon père pensait de l'après indépendance. Mon père qui a échappé aux travaux forcés grace aux combats des "indépendantistes" votait, avant sa mort, pour Houphouet les yeux fermés. Mais à la maison, il s'interrogeait sur la capacité d'Houphouet à maintenir les services hérités de la colonisation. En fait il a toujours vu une dégradation des conditions de vie. Que dirait-il aujourd'hui s'il voyait que sous houphouet c'était comme le paradis comparé à maintenant?

Écrit par : AgirEnAfrik | 08/08/2009

Oui, suis d'accord ave toi "AgirEnAfrik"!
Ce texte est beau et me gêne par dessus tout: il ouvre des interrogations qui n'arrêtent pas de nous donner le tournis. On peut même supposer que Lumumba n'aurait pas été ce héros dont on parle tant aujourd'hui s'il n'avait pas été assassiné, rien ne dit que son destin ne serait pas aussi tragique que celui d'un Sékou Touré ou d'un Laurent Gbagbo qui lui-même aurait pu être un vrai héros s'il avait été tué en chemin...en fait, plus le temps passe, plus tout va de mal en pis. on dirait que de vilains petits dieux jouent avec nos destins comme dans les tragedies grecques.
Ce texte est brillant et élégant!
Bravo à David§
ps: Comt se procurer ton nouveau livre?

Écrit par : bensemel | 08/08/2009

cool ton blog news chui fier de ça oui
bon courage

Écrit par : joelcomputer | 08/08/2009

Non, certes pas, Bensemel, qu'il soit nécessaire de "foutre la merde" chez nous pour réussir la seconde indépendance. Si nous parlons de seconde indépendance c'est que la première n'en est pas une.

Si donc il n'y a pas de véritable indépendance, l'objectif serait de chercher la voie de la vraie. ce que je voulais dire, c'est que la poursuite de cet objectif génère forcément des désagréments. Le cheminement peut être d'autant plus chaotique que nombreux sont ceux qui tenteront de faire valoir leur intérêt personnels par des alliances de tout genre, et souvent avec l'ancien colonisateur. mais il reste bien attendu que la responsabilité des uns et des autres à gérer ce qui a déjà été réalisé (comme le souligne AgirEnAfrik) ou à faire de nouvelles réalisations est entière.

Conclusion : je veux seulement que l'on retienne qu'il ne faut nullement avoir le regret du passé (nostagie !) parce que nos rêves se sont brisés et que nous avons du mal à en forger de nouveaux. La liberté ou l'indépendance que nous poursuivons a un prix fait de nos bêtises et de nos tâtonnements. Mais malheur à celui qui, préférant le giron de la servitude voudra rebrousser chemin plutôt que de poursuivre l'aventure.

laissons nos rêves éveillés. Alimentons-les. Evitons de nous representer sans cesse le monde tranquille mais sans espoir de la servitude. Voilà la pensée.

Écrit par : St-Ralph | 08/08/2009

Salut à tous,

Je n'avais pas voulu proner un "retour aux chaines" en écrivant ce texte. J'ai juste esquissé une petite critique de nos nationalismes qu'on celèbre à volonté en passant sous silences ses impasses! tenez, 50 ans après les fameuses indépendnances nous avons encore affaire "aux pères de la nation"; Un de ces patriarches vient tout juste de nous quitter: j'ai nommé le défunt Omar Bongo, Paul Biya et Sassou NGuesso n'ont pas encore dit leur dernier mot.Blaise Compaoré" au Burkina Faso, Yoweri Museveni, Omar El Bechir,Moumar Kaddafi exercent encore aujourd'hui une politique de patrimonialisation de l'état africain. Même nos fameux "opposants historiques", d'Abdoulaye Wade à Laurent Gbagbo ne manquent pas de pratiquer une mimesis du colonat. Sans parler de l'éthique politique actuelle qui reste à désirer, ce qui nous reste en guise de conditions matérielles d'existence est un héritage, soit du temps colonial, soit des partis uniques. De la sorte, comment empêcher les congolais de regretter les temps de belges? Comment amener les ivoriens à ne pas mythifier le temps de Boigny ou postuler l'agonie de notre jardin comme écrivait Tiburce? Il s'agit d'une réalité sociopolitique malaisée. La nier ne nous amerait à rien, il nous faut nous regarder droit dans les yeux, instaurer une critique de nous-mêmes afin de ne pas perpétuer "le temps du malheur" dont parlait Mbembe. Il est vrai qu'avec une telle méthodologie, je risque d'ouvrir la brèche au philistinisme facile des Stéphane Smith et autres Jean-François Bayart!!!mais tel n'a pas été mon intention...Au demeurant, nos tares et incongruités dont on pouvait faire l'économie ne sauraient être considérées comme "un processus normal, voire naturel". Ce stoïcisme nous servira juste à nous voiler la face et à apaiser nos malheureuses consciences sans pour autant nous faire avancer!
Merci à "Bensemel" pour ses compliments!
il pourra trouver mon livre sur tous les sites de la fnac, amazone, chapitre, l'harmattan, et s'il reside à Abijan au demembrement local de l'harmattan à cocody Cité des arts ou à Librairie de France, Artelettre pour bientôt!
Bonne journée à tous!
David NG

Écrit par : David NG | 08/08/2009

Voila le passage que je préfère dans la brillante envolée LITTERAIRE de M. David NG : " ici comme ailleurs, nous irons parader en ce jour béni du 7 août 1960 en riant, en dansant, en riant, roulant dans l'ordure, forniquant, jouissant... incapables même de faire se réaliser nos propres élections....! ".

Vraiment, j'aimerais bien que quelqu'un( Marianne de préférence) vienne expliquer à M. David NG que le problème de tous ces pays-la, y compris la Côte d'Ivoire, c'est evidemment JACQUES CHIRAC et son successeur NICOLAS SARKOZY.
Oui, le problème des pays africains, c'est qu' ils ont déja les ingenieurs et chercheurs qui inventeront des engins technologiques et qui boosteront le commerce exterieur de leur pays, c'est qu'ils ont déja des taux d'alphabétisation de plus de 150 % dans le moindre campement réculé, c'est qu'ils ont tous proscrit la prostitution de la constitution ( exemple de Gbagbo et de Tandja ) et la dictature de leurs vies politiques, c'est qu'ils sont tellement INDEPENDANTS qu'ils exportent leurs expertises monétaire, militaire et humanitaire en Europe et en Amerique ...

Oui, le problème des PAYS "INDEPENDANTS" africains, c'est qu'ils ont tous les avantages précités mais ... l'ultime entrave demeure la France, avec Jacques Chirac et maintenant Sarkozy.
Oui, Sarkozy est tellement jaloux du développement ô combien ENVIABLE des Africains, avec en ligne de mire, La Côte d'Ivoire de nos Chers PATRIOTES de la Sorbonne du Plateau !!!

Écrit par : Krathos | 08/08/2009

Maginique papier Monsieur N'Goran.
Krathos de grace avec tout le respect que je vous dois éviter les propos du genre "Sarkozy est tellement jaloux du développement ô combien ENVIABLE des Africains, avec en ligne de mire, La Côte d'Ivoire de nos Chers PATRIOTES de la Sorbonne du Plateau !!! ".J'espère que les patriotes de la sorbonne ne sont pas une référence pour vous.
J'ai lu plusieurs de vos réaction sur ce blog. Même si je ne partage pas très souvent vos avis, je sais que vous êtes très intelligent. Alors de grâce éviter de tenir ce genre de propos.
Il est vrai que les puissances occidentales ( bientôt la Chine) "exploitent" l'afrique. Mais de grâce ne voyez pas la main de la France partout.
Qui a fait rentré les dechets toxiques en RCI? la France? NON.
Qui ne fait pas du traitement de ces dechets toxiques une priorité? La France? NON.
Qui laisse tomber en ruine nos infrastructures alors que la manne petrolière abonde? la France? NON.
Qui est en train de construire entre autre un sénat à Yakro ( pas de senat en RCI) alors que les écoles et autres édifices publics de cette ville sont en état de délabrement ? La France? NON.
Qui est responsable de l'impunité en RCI? La France? Non.
Alors arretons un peu de mettre tout le temps la faute sur les autres. Soyons responsable.
On nous avait dit que notre c'était le temps des anti-impérialiste. Pas de blancs à la présidence.Poua!!!!! on apprend qu'un conseiller français de la présidence à été arrété. Ah Bon? donc il y a toujours des conseillers français à la présidence? Qui a créé le CAMIF? Poua !!!réveillons nous !!! Oui pendant un moment nombreux ont cru ( j'en faisait partie) à une revolution" en RCI.
LA classe politique ivoirienne (pouvoir comme opposition) est nulle à mourir.
Laissez la France et ces dirigeants en paix!!! ils travaillent pour leur pays.
Amicalement

Écrit par : afrik | 12/08/2009

Maginique papier Monsieur N'Goran.
Krathos de grace avec tout le respect que je vous dois éviter les propos du genre "Sarkozy est tellement jaloux du développement ô combien ENVIABLE des Africains, avec en ligne de mire, La Côte d'Ivoire de nos Chers PATRIOTES de la Sorbonne du Plateau !!! ".J'espère que les patriotes de la sorbonne ne sont pas une référence pour vous.
J'ai lu plusieurs de vos réaction sur ce blog. Même si je ne partage pas très souvent vos avis, je sais que vous êtes très intelligent. Alors de grâce éviter de tenir ce genre de propos.
Il est vrai que les puissances occidentales ( bientôt la Chine) "exploitent" l'afrique. Mais de grâce ne voyez pas la main de la France partout.
Qui a fait rentré les dechets toxiques en RCI? la France? NON.
Qui ne fait pas du traitement de ces dechets toxiques une priorité? La France? NON.
Qui laisse tomber en ruine nos infrastructures alors que la manne petrolière abonde? la France? NON.
Qui est en train de construire entre autre un sénat à Yakro ( pas de senat en RCI) alors que les écoles et autres édifices publics de cette ville sont en état de délabrement ? La France? NON.
Qui est responsable de l'impunité en RCI? La France? Non.
Alors arretons un peu de mettre tout le temps la faute sur les autres. Soyons responsable.
On nous avait dit que notre c'était le temps des anti-impérialiste. Pas de blancs à la présidence.Poua!!!!! on apprend qu'un conseiller français de la présidence à été arrété. Ah Bon? donc il y a toujours des conseillers français à la présidence? Qui a créé le CAMIF? Poua !!!réveillons nous !!! Oui pendant un moment nombreux ont cru ( j'en faisait partie) à une revolution" en RCI.
LA classe politique ivoirienne (pouvoir comme opposition) est nulle à mourir.
Laissez la France et ces dirigeants en paix!!! ils travaillent pour leur pays.
Amicalement

Écrit par : afrik | 12/08/2009

Maginique papier Monsieur N'Goran.
Krathos de grace avec tout le respect que je vous dois éviter les propos du genre "Sarkozy est tellement jaloux du développement ô combien ENVIABLE des Africains, avec en ligne de mire, La Côte d'Ivoire de nos Chers PATRIOTES de la Sorbonne du Plateau !!! ".J'espère que les patriotes de la sorbonne ne sont pas une référence pour vous.
J'ai lu plusieurs de vos réaction sur ce blog. Même si je ne partage pas très souvent vos avis, je sais que vous êtes très intelligent. Alors de grâce éviter de tenir ce genre de propos.
Il est vrai que les puissances occidentales ( bientôt la Chine) "exploitent" l'afrique. Mais de grâce ne voyez pas la main de la France partout.
Qui a fait rentré les dechets toxiques en RCI? la France? NON.
Qui ne fait pas du traitement de ces dechets toxiques une priorité? La France? NON.
Qui laisse tomber en ruine nos infrastructures alors que la manne petrolière abonde? la France? NON.
Qui est en train de construire entre autre un sénat à Yakro ( pas de senat en RCI) alors que les écoles et autres édifices publics de cette ville sont en état de délabrement ? La France? NON.
Qui est responsable de l'impunité en RCI? La France? Non.
Alors arretons un peu de mettre tout le temps la faute sur les autres. Soyons responsable.
On nous avait dit que notre c'était le temps des anti-impérialiste. Pas de blancs à la présidence.Poua!!!!! on apprend qu'un conseiller français de la présidence à été arrété. Ah Bon? donc il y a toujours des conseillers français à la présidence? Qui a créé le CAMIF? Poua !!!réveillons nous !!! Oui pendant un moment nombreux ont cru ( j'en faisait partie) à une revolution" en RCI.
LA classe politique ivoirienne (pouvoir comme opposition) est nulle à mourir.
Laissez la France et ces dirigeants en paix!!! ils travaillent pour leur pays.
Amicalement

Écrit par : afrik | 12/08/2009

Afrik, je vous demande GENTIMENT de ne plus critiquer ni Gbagbo, ni les pays africains. Les seuls responsables des problèmes des anciens pays colonisés d'Afrique sont les FRANÇAIS, surtout Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy.

Tout le monde le sait à Abidjan. Sarko est "jatao" de la Côte d'ivoire. Il veut détruit "le pays béni de Dieu". Blé Goudé, celui qui par amour effréné pour le campus a fait 10 ans à l'université pour décrocher un simple diplôme de 3 ans(licence) nous l'enseigne partout dans les rues, les agoras SAVANTS et SCIENTIFIQUES des communes d'Abidjan.

Vous dites que Gbagbo fait une mauvaise utilisation de son Budget présidentiel ( soi-disant fonds de souveraineté) et des deniers publics, mais moi je dis que Gbagbo distribue aux ivoiriens: Gnamien Yao, Siki Blon Blaise, Stephane Kipré, Laurent Dona Fologo, Théophile Kouamouo, etc etc ... Oui, Gbagbo prend l'argent public et le distribue allègrement aux "mendiants politiques" comme s'il avait souffert pour mériter LÉGALEMENT ces fonds tel un entrepreneur.
Gbagbo est un ANG venu du ciel, il achète des armes que nous allons "manger" chaque soir au lieu de soutenir l'économie de "sa" Côte d'Ivoire utile ( celle non contrôlée par les rebelles).

Gbagbo est le meilleur président du monde ( reste à en définir les critères ), il est courageux comme un Woody qui se déplace avec des milliers de soldat, il gagne des guerres( dans ses messages télévisées et dans sa bouche), il importe des parfums à l'essence du PROBO KOALA pour le bien-etre de ses frères abidjanais.

Gbagbo est un président d'une grande moralité, si vous, Afrik, ne me croyez pas renseignez vous auprès de Simone Gbagbo, et surtout de Nady Bamba. Cette dernière, journaliste de son Etat, pourra vous édifier par une enquête minutieuse sur la moralité du chrétien Gbagbo.

Pur finir, j'aimerais dire que Gbagbo est la consécration VIVANTE de notre indépendance.Grâce à lui,on mange , on danse , on fornique à la rue princesse en toute légitimité car il EST LE PARRAIN POLITIQUE DE LA RUE PRINCESSE ( depuis sa virée nocturne avec ses amis socialistes français).
Pour ceux, qui pensent à autre chose, l'independance pour les Nègres d'Afrique n'a pas la même signification que celle qu'on retrouve dans les SOCIÉTÉS ÉVOLUÉES de l'occident. Il suffit d'écouter "Blé Gourdin" au récent congrès du COJEP pour s'en rendre compte.

ps: Afrik, j'espère qu'on s'est compris maintenant.

Écrit par : Krathos | 12/08/2009

"Afrik", en fait Kratos est un maître de l'ironie, c'est pourquoi vous l'avez compris à l'envers. Sinon vous pensez la même chose, moi y compris, tout comme monsieur N'goran d'ailleurs!
Courage les gars! le pays va mal!

Écrit par : bensemel | 12/08/2009

David NG

Je pense que vous n'avez pas vu le film d'Haile Gerima = Sankofa. Un chef d'oeuvre de la pensée africaine.

Je ne trouve pas votre texte tres optimiste, je le trouve parfois même insultant. Vous avez l'air de vouloir vous asseoir sur la chaise du milieu mais avec une fesse dehors, ce qu'on appelle communement "le cul entre 2 chaises".

Pour analyser la société, le fait social dont vous parlez vous mettez de coté le mécanisme de comment "la soit disant décolonisation" s'est mise en place.

On voit tous les jours les éléments qui expliquent dans quoi se trouve le continent et la Cote d'ivoire en particulier et malheureusement BCP d'africains écrivains y compris se forcent de nous faire croire que si y a rien qui avance c'est parce qu'on est trop con.

Quand je rappelle Sankofa, tout est dans ce film, les idées reçu les contradictions de la nature humaine, en particulier ceux qui se voilent la face. On voit dans ce film a quel point même le couteau sous la gorge on nie l'évidence.

Haile Gerima dans son film ne montre pas de blanc, sinon très peu, par contre il a montrer comment sa présence pèse sur les esclaves.
certains des esclaves vivaient très bien, ils ont adoptés le mode de vie des blancs, ainsi ce sont eux qui joue les blancs auprès autres noirs...quand la révolte sonna, je vous laisse deviner qui se battent dans l'histoire...la ou l'espoir existe dans le film c'est que malgré leur différence, les blancs a peau noirs qui aidaient se sont également révoltés contre les blancs a peau blanche ainsi la révolte avait du sens...parce q'ils servait le même maître.

Ceux qui ignorent le mécanisme utilisé par les européens (occidentaux), meme la belgique aussi petite qu'elle soit, ne réussiront jamais si leur premier souci n'est pas d'éduquer le peuple.
- Macanisme de prets aupres du FMI/WB
- les contrats coloniaux c'est quand la fin
- 80% de l'economie au cameroum est tenu par Boloré
- Pourquoi le president de Ivoire telecom est Francais alors qu'on est en cote d'ivoire
- pourquoi le franc CFA, qui le garantie...
- Etc Etc Etc Etc Etc...
- Comment peut imaginer qu'on est libre quand on garantie notre monnaie aupres de notre colonisateur...

Parlons de choses concrètes, j'aimerais qu'un spécialiste nous donne un détails sur differents points. J'ai mon idée mais je ne suis pas spécialiste...

Écrit par : metu | 12/08/2009

Metu,
les reponses à tes questions sont relativement simples (simplistes même) selon moi. En voici quelques unes sans même prendre le temps de réfléchir.
- Le FCFA: changer de monnaie n'est pas la panacée, puisque plusieurs pays africains ayant leur propre monnaie n'ont pas plus de réussite.
- Les prets BM/FMI: ces institutions n'obligent aucun pays à aller emprunter chez eux. Mais si tu vas chez eux alors tu dois respecter leurs conditionnalités (comme dans toute banque d'ailleurs)
- Le Directeur de CI-Telecom est blanc: oui et cela ne gene personne si ca se trouve que l'actionaire majoriaire (probablement blanc lui aussi) le préfère aux ivoiriens. Cela n'a rien d'illogique. C'est la règle universelle des affaires.
- La fin des contrats coloniaux: c'est quand nos dirigeants voudrons bien les renégocier. Mais, pour le faire, il faut que nos ingénieurs soient en mesure d'exploiter nos ressources naturelles, sinon on tournera en rond, car même si nous remplacons les colons par les chinois ou les américains, le problème sera le même. On nous les paiera à un prix tres bas.

Je voudrais plutôt te suggérer une autre interrogation plus préoccupante (à plusieurs volets):
A quand l'exploitation de nos ressources par nos ingénieurs? A quand la gestion saine des entreprises africaines par les africains? A quand l'implémentation d'une société africaine viable, c'est-à-dire ordonnée, propre (sans puanteur), respectueuse des lois?
Souvent on accuse les blancs pour rien. Ils sont chez nous pour faire des affaires juteuses. Et cela est humain. Oubien ils sont chez nous parce que c'est nous mêmes qui les avons appelés.

Les ingénieurs Ivoiriens peuvent-ils construire sans l'aide des blancs le 3ème pont Riviera-Marcory? Si oui, on aura plus besoin de Bouygues, sinon on en est contraint. Pouvons nous fabriquer les armes et les outils de renseignement militaires pour nous défendre? si oui on aura plus besoin du 43e Bima, sinon on prend des risques en les expédiant.
Pouvons nous produire 800 000 tonnes riz l'an? si oui on aura plus besoin de riz thaillandais, sinon on en est contraint à moins de préférer la famine.
Pouvons nous construire et placer en orbite un satellite de télécom? si oui nous n'aurons plus besoin d'Alcatel etc..

La présence de la France en Afrique, n'est donc pas un problème en soit. C'est le rôle que nous mêmes africains lui assignons qui n'est pas clair. 50 ans après les indépendances, le désordre de nos Etats favorise l'opportunisme de quiconque veut et sait l'exploiter (Francais ou non). Et comme aucun pays africain ne cherche à mettre de l'ordre, on a la présence de la France, des chinois ou de tout autre opérateur industriel en quete de matiere premiere ou de marché boiteux pour longtemps.

En espérant avoir tenté à "chaud" de satisfaire tes préoccupations

Cordialement

Écrit par : AgirEnAfrik | 12/08/2009

Cher Metu,

Bien que n'ayant pas vu votre film, je ne crois pas qu'il explique à lui seul aussi facilement nos malheurs postcoloniaux!Il ya a tout une panoplie de corpus qu'on pourrait évoquer pour ce faire: anthopologique, historique, romanesque, cinématographique,etc.
Je me ferai fort de regarder votre film sans pour autant adhérer à sa thèse externaliste qui consiste à dire que "nous sommes incapables de tout parce que les blancs nous auraient mis le couteau sous la gorge". Le grand renouvellement la pensée sociale , c'est justement de montrer que les dominés participent eux-mêmes à leur propre domination à travers une ratification des règles de la domination, ce qui ne revient pas à absoudre le dominant, là n'étant pas le problème...
Au demeurant, je trouve que les thèmes "afro optimisme" et "afro pessimisme" sont une pathologie de la critique qui nous confinent dans un malheureux cercle vicieux.
Mon option est de proposer une critique de nous-mêmes par nous-mêmes. C'est ce que Foucault appelle "la parrêsia" ou amour de la vérité. C'est inclination au discours vrai dans l'ordre de la politique qui nous permttra d'aller de l'avant. Je ne suis pas partisan de ce fameux "paradigme du joug" qui nous pousse à rejeter sur les autres nos propres turpitudes.
"AgirEnfrik" a repondu assez efficacement à certaines de vos interrogations sans qu'il faille faire appel à un "spécialiste".Il ya des choses qui sautent aux yeux: quand on nomme son copain de parti, dont l'éthique et la moralié ne sont pas forcement exemplaires, au conseil constitutionnel, quand on propose comme discours de campagne "le candidat des ivoiriens" contre "les candidats des étrangers", convenez que nous créons encore et encore les conditions de désolations inévitables dont on pouvait pourtant faire l'economie.
Oui, je suis pessimiste, sans pour autant être insultant.
Amitiés
David NG

Écrit par : David NG | 13/08/2009

David NG a dit:" Oui, je suis pessimiste, sans pour autant être insultant."

Sur ce Blog, il suffit d'engager la critique de la mauvaise gestion des deniers publics, de la démagogie et du populisme ambiants dans le climat politique ivoirien, il suffit même de "dédouaner" la France et le "pauvre" Sarkozy dans nos maux pour se voir traiter de tous les noms d'oiseaux et de sexe ici (voir Marianne).

Vraiment, je tiens à dire à M. David qu'il ferait mieux de bénir GBAGBO LAURENT le MESSIE de la Nation ivoirienne, de maudire Sarkozy et sa conseillère "particulière" Carla Bruni, de se conformer au SEMPITERNEL report des élections présidentielles, de célébrer comme tout les "jeunes patriotes" abidjanais la chienlit et le sentiment anti-français.

Ainsi, il pourra toujours être AUTEUR INVITE sur ce blog ...

Écrit par : Krathos | 13/08/2009

Merci de vos réponses, mais elle ne répondent a aucune de mes questions.

Vous essayé d'ignorer la réalité en fait même si vous la connaissez parfaitement. je suis heureux de voir qu'on peut avoir des discussion très sérieuse sur ce blog.

1 - pour vous il semble normal que 14 pays décident de payer tous les ans de l'argent a la banque de France pour garantir leur monnaie.
2 - qu'un pays africain sous prétexte qu'il est pauvre doit privatiser un secteur de son economie pour recevoir un crédit de la banque Mondiale ou du FMI sachant que ce pays met aussi son argent dans ces banque?
Vous mettez votre argent dans une banque, et pour qu'elle vous prête de l'argent elle vous demande de l'argent en quelque sorte. C'est parfaitement normal.

Pourquoi est ce que la Chine réussit en Afrique, je ne suis pas spécialiste mais je vois qu'eux ne mette pas les même conditions que les européens donc il y a un problème la les pays africains mettent leur argent? ou bien?

Ces interrogations, personne n'y réponds. En fait la ou je voulais en venir c'est d'avoir ce que vous repondez pour bien comprendre ce qui vous a motivé dans votre post.

Tout d'abord je m'excuse de ne pas avoir bien expliqué le film. Ce que je voulais exprimé en présentant ce film c'est que le combat une fois qu'il a été compris et que tout le monde a vu la nécessité d'y participé devient implacable.

Sankofa veut dire : "retour vers le passé pour construire son avenir". Quand on construit une maison on commence par les fondations. la hauteur a l'extérieur est souvent moins importante que celle sous terre, c'est juste pour dire que les africains ne construirons jamais une vraie démocratie temps qu'il ne se connaissent pas, ne savent pas avec quoi ils sont en train d'etre mangé par les européens qui sont la pour du business.

Toutes les civilisation l'ont fait avant de penser a leur avenir. Des que lors qu'on abord ce sujet en Afrique, on parle de perte de temps et de perte d'objectivité. Sankofa illustre cette idée du replie sur soit pour construire son avenir.

..........."quand on nomme son copain de parti, dont l'éthique et la moralité ne sont pas forcement exemplaires, au conseil constitutionnel, quand on propose comme discours de campagne ..."

c'est un peu léger ce point dans ton explication.

Je ne dis pas qu'il faut en vouloir aux européens. je veux juste attirer votre attention sur les vraies problème de nos sociétés. On ne peut pas vouloir faire une synthèse de nos société si on enlevé cette dimension. on ne peut developper un pays quand on se sépare de près de la moitié de son budget surtout pour garantir sa monnaie.

J'avais demandé des spécialistes je vois que vous n'en etes pas donc @THEO si tu connais quelqu'un qui peut nous eclaire sur le fait qu'il est possible de se developper sans la maitrise de sa propre monnaie je suis preneur...

Écrit par : metu | 13/08/2009

Mon cher Metu,

Avec vous je constate que le débat tourne en rond. Ce qui est "leger" c'est justement vos pseudo-questions qui ne correspondent ni à la lettre de mon billet, ni à son esprit. J'ai l'impression que vous ne comprenez pas grand chose à l'essentiel de notre problématique. Vous me parlez de "la chine", de "l'europe", de "monnaie" et moi je parle de "nous-mêmes". Vos questions sont de celles qui ne se posent plus par aucun intellectuel serieux, car aujourd'hui le débat est bien plus loin que ça. Evidemment, face à des visions aussi puériles, Laurent Gbagbo peut toujours lancer son leitomotiv de "l'independance de l'Afrique" ce qui n'est que du bla bla face à la réalité que vivent les ivoiriens. Vous passez le temps à chercher des "spécialistes" de je ne sais quoi alors même qu'il s'agit de faire un effort intellectuel pour comprendre le sens profond du débat. Pour votre gouverne le symbole du "Sankofa" est un oiseau myhtique de l'univers akan que le professeur Niangoran Bouah a théorisé. C'est un oiseau qui avance la tête tournée vers l'arrière. En fait, il s'agit dune philosophie de l'histoire qui invite à ne pas renier le passé pour l'avenir; avec ce symbole nous investissons la modernité en reconciliant hier aujourd'hui et demain: Selon ce que vous expliquez ceci n'a rien à voir avec votre fameux film, qui d'ailleurs, n'est pas ce qui a motivé mon idée. A propos de monnaie, je vous invite à lire Agbohoun Nicolas: "le franc cfa et l'euro contre l'Afrique", j'étais à la céremonie de dédicace à Paris, j'ai lu le livre et croyez-moi: la reforme d'une monnaie ne contient pas dans les seuls discours que vous debitez. Au demeurant rien ne nous empêche d'abandonner le franc cfa. Le maroc l'a fait, et si je ne m'en abuse le Mali a aussi tenté l'expérience et y a renoncé. Il ya d'autres cas de monnaie nationale comme l'ex Zaîre, le Zimbabwé, ou encore le Ghana qui veut venir au cfa. De plus, nous sommes pas obligés de traiter avec le fmi et BM. Quand on parle d'indépendance et qu'on est serieux en le disant, on ne va pas tendre la main à nouveau au point de se remettre dans les chaines. Hugo Chavèz semble avoir mis en chantier son projet de banques d'amerique latine pour contourner celles de breton woods. Au lieu de psalmodier des slogans creux, on ferait mieux d'agir. Enfin, le discours que vous tenez, je l'ai tenu moi aussi en son temps. Mais aujord'hui, je crois être guerri de ma naîveté.
Je vous souhaite la même chance!

Écrit par : David Ng | 13/08/2009

Metu,
qu'est-ce que tu appelles la "chine réussit" en Afrique. Cherche donc à savoir si leur mode de business est différent des autres capitalistes qui sont en Afrique avant eux.
La chine cherche t-elle des debouchés (marchés déséquilibrés) pour son industrie oubien elle est là pour les beaux yeux des africains. Metu, la présence chinoise est récente, attendons 10 ou 20 ans encore pour savoir ce que ca rapporte vraiment à l'Afrique.
Sur les institutions de Breton Woods, ce que tu peux faire, sans l'aide d'un spécialiste, c'est de calculer le solde des opérations que nos pays réalisent avec ces institutions. D'un cote tu mets les cotisations des Etats africains et de l'autre tous les aides et financements qu'ils obtiennent de ces institutions. Si le solde est en faveur des pays africains, alors ils n'ont certainement pas besoin d'aller cotiser là bas et recevoir en retour des miettes avec soumission aux conditionnalités. Il leur suffit de garder leurs cotisations pour se développer. Mais si le solde est en faveur de ces institutions, je crains qu'on puisse devoir encore aller faire la courbette là bas et subir la "honte" et la "désorganisation" de notre économie par leurs conditionnalités. Je voudrais aussi dire que ce n'est pas parce qu'un opérateur est actionnaire d'une banque qu'il peut y emprunter sans condition. Le rôle des institutions de Bretton Woods est critiqué par des personnes plus influentes certains y ayant même travaillé. Mais depuis lors rien ne change. Peut-être que ces critiques sont certes fondées mais que la nature "banque" de ces institutions bloque toute autre facon de faire. Peut-être Metu veut-il un fonds de mendicité pour les pays africains (lol!!!!).

Sur la monnaie, tu veux l'avis d'un spécialiste, c'est ton droit, mais je crains que tu ne veuilles ce spécialiste pour confirmer ce que tu ne lacheras "jamais": le CFA est controlé par la France, donc les pays du CFA ne s'en sortiront jamais et avec eux tous les pays africains. Tu es donc dans une logique de prophetie auto-réalisatrice. Quiconque te dira le contraire sera un "menteur". A ce rythme, je me demande si tu veux vraiment faire le bilan "honnête" des problèmes de l'Afrique comme tu préconises.

Selon moi, un vrai diagnostic doit se baser sur les leviers importants: notre propre capacité industrielle, notre rigueur budgétaire, notre rigueur juridique, scientifique, morale, étique. une fois qu'on aura atteint un certain niveau dans ces choses, tu verra que le nombre de rentiers de tous horizons présents en Afrique va être diminué pour tendre vers ce qu'il est dans les autres continents.

Amicalement

Écrit par : AgirEnAfrik | 13/08/2009

Metu,

Qeuelles sont au juste tes questions? qu'ont -elle en commun avec l'article de David NG? Qu'est ce que tu as compris à cet article et qu'est ce que tu aimerais comprendre? La reponse à ces questions t'éviteront de venir sur un forum avec des idées préconçues que tu refuses de reconsidérer, même quand elles sont si impertinente!

Écrit par : bensemel | 13/08/2009

Sincèrement désolé de ne pas comprendre votre post. En fait j'aurais du me contenter du commentaire de @St-Ralph.

La deuxième indépendance est peut être la bonne.

On ne peut pas écrire sur nous sans parler de quoi on est fait. c'est bizarre quand même.

Ce que je vois et comprend qui me pousse a me poser des questions, pour ceux qui l'auront compris plutôt des inquiétudes. Par rapport a ce que vous dites et qui n'es pas faut en soit mais qui est un peu biaisé, parce que vous occulté une partie de la vérité.

Dans le texte je reprends ce vous écrivez :
.....puisque les fleurs n'avaient pas l'air de tenir leurs promesses, il nous fallait « une seconde indépendance », « une vraie révolution », car notre liberté était toujours sous scellé, disaient-ils, en boudant le grand bal du « cha cha ». Paradoxalement aussi, depuis qu'ils sont au devant de la scène.........

Qui a promis une vraie révolution? Qui a dit quoi et qui n'a pas respecté quoi?
je ne comprends pas cette partie de votre exposé et surtout de qui vous parlez!!!

"D'un côté, « les hommes des Blancs en Afrique », potentats qui jouaient à confier une bonne part de nos destins aux héritiers coloniaux,...."

Cette partie veux dire qu'on était en train de nous mentir, on a confié votre vie a des représentants? Est ce que cela a changé? Et quand?

parce que la cote d'ivoire est toujours representé a L'ONU quand il s'agit de faire une résolution par la France. Vous voulez parler de Nous, comment c'est possible alors qu'on n'a pas la parole...Donc quand est ce que la première indépendance a pris fin....et quand est ce que la deuxieme a commencé.

J'espère que je suis un peu plus précis dans mes question. Je veux comprendre ce que vous voulez exprimé dans ce post. Parce qu'on discute et je n'ai pas d'idée préconçu...c'est tout le contraire de ma personnalité...

Je préfère souffrir pour gagner la quiétude plutôt que de continuer a dire que je mange je dors dans de bon drap alors que je ne suis même pas etre maitre de mon destin.

C'est vrai je suis sincèrement désolé d'intervenir dans ton post et dire ce que je pense de ce que tu dis sur moi, vu que tu parles de nous..je ne vois pas dans ton post dans ton nous...parce que tous les jours je me bats pour payer mes employés malgré les difficultés et la misère qui s'est installé sur le pays a cause de la guerre et jamais personne ne m'a promis une révolution je la fais tous les jours avec mes propres moyens...je suis encore NAIF...de croire en moi meme je l'accepte.

Écrit par : metu | 13/08/2009

Qui sommes nous?
Que voulons nous?
Ou allons nous?
Ce sont des vrais débats, le reste une fois qu'a résolu ces questions on sait ce qu'il nous reste a faire. Peut être que c'est cela que j'aurais du comprendre dans ton post? ou bien?

Écrit par : metu | 13/08/2009

Eh Metu, le grand entrepreneur qui comprend la monnaie, qui comprend la distinction entre réserves de changes et sources de financement du budget(sic), qui comprend le bien-fondé de la constitution des réserves de change par une banque centrale( sic)... j'aimerais te dire qu'il vaut mieux attendre "ton" spécialiste en monnaie, sinon moi-même, petit Krathos là, je fais Master en "Monnaie finance banque" et je peux t'expliquer le rôle de la monnaie, des variations de taux de change et aussi des réserves de changes dans une économie à change fixe.
Oui, ça c'est mon foutou-manioc; je mange ça chaque jour ...

Oui, Metu le GRAND hommes d'affaires qui subvient aux besoins de son entreprise et qui "se bat" pour payer ses employés ... à toi je réitère mes salutations car j'ai appris que tu "cherches des discussions très sérieuses" !!!

ça m'intéresse du moment où je lis de telles phrases venant de toi:

1- " pour vous il semble normal que 14 pays décident de payer tous les ans de l'argent a la banque de France pour garantir leur monnaie."

2- " 80% de l'économie au cameroum est tenu par Boloré "
( Eh Bolloré, il a force deh. Lui seul il prend en otage toute une économie, à croire que le Makossa et le Ndolé occupent un peu trop les camerounais )

3- "on ne peut developper un pays quand on se sépare de près de la moitié de son budget surtout pour garantir sa monnaie."
( aaaaah, je ne savais pas que les réserves de change de toute UNE UNION MONÉTAIRE servait à financer les déficits budgétaires d'un membre de ladite union)

"Qui sommes-nous ? Que voulons-nous ? Où allons-nous ?" dixit Metu.

Que de belles questions, mais je ne peux répéter ces questions sans me remémorer la "guerre" des SOI-DISANT patriotes de Blé Goudé, contre les ressortissants français en Côte d'Ivoire. Ces pauvres entrepreneurs français, et GRANDS contribuables au FISC IVOIRIEN ( donc à la construction de la Cote d'Ivoire) pour la plupart ont quoi à voir dans la politique étrangère de l'Elysée ??? portant, violés, chassés, méprisés, et insultés par les sbires de Blé Goudé.

Blé Goudé, soi-disant Leader adoubé par une certaine frange de jeunes ivoiriens, a déjà répondu à ces questions posées par Metu avec apparemment la bénédiction de LAURENT GBAGBO. Oui, des gens disent en Côte d'Ivoire que , le fait pour certains ivoiriens de ne pas INDEXER automatiquement la France dans nos problèmes socio-politiques, économiques, voire monétaires ...est une trahison à la cause "patriote", que moi je qualifie sans retenue de "patriconne".

Ce qui explique qu'il y'ait un démagogue ivoirien qui se proclame "candidat de l'independance", tandis que d'autres candidats qui comprennent mieux les réalités économiques et le retard structurel sont traités de "candidat de la France, de candidat de l'étranger". Blé Goudé le dit ouvertement et puis "y'a rien" sur ce BLOG. Gbagbo l'a récemment paraphrasé au congrès du COJEP, et puis ... "ya rien" sur ce blog.

Donc, personnellement, lorsque je lis certaines choses sur ce même blog, je ris, je m'éclate même de rire.

L'indépendance "CHA CHA" que nos parents ont dansé là, ce n'était que du leurre théâtral. Houphouet a été le premier à comprendre ça dans ce pays parce qu'il n'a pas hésité à confier l'économie à des "gens" qui en avaient les moyens. Des moyens que ces français ont développé depuis des dizaines d'années, les relations historiques de colonisation ayant fait le reste. Ce ne sont pas les illetrés, les paysans, les gueux historiques et autres ivoiriens qui ont défilé sur le pont Houphouet Boigny le 7 Aout 1960 qui allaient développer ce pays, qui allaient créer les banques et autres entreprises qui ont hissé notre croissance au taux de 10 % dans les années 70.

Houphouet ayant compris cela, a fait former de jeunes ivoiriens en occident pour qu'un jour ceux là viennent animer la VIE ECONOMIQUE leur Nation, tout en se substituant PROGRESSIVEMENT aux entités industrielles et économiques détenues par des "mains" et capitaux étrangers . Ce n'est pas quelque chose qui se fait en quelques années, et cela peut même prendre des dizaines d'années.

J'ai l'intime impression que Blé Goudé fait semblant de ne pas comprendre cette réalité, à moins le calvaire estudiantin du campus lui ait joué des tours.

Pour moi, on ne peut pas avoir faire des études universitaires, pour croire qu'en 1960 nous avions en Côte d'Ivoire les moyens d'être un Etat politiquement, intellectuellement et surtout ECONOMIQUEMENT indépendant.
En 2009, je continue de me poser cette question, raison pour laquelle depuis quelques années, mon plus grand rêve est de rencontrer le colonel patrick destremau ainsi que Nicolas Sarkozy pour ces compliments "dakarois" à la Negraille( la racaille NEGRE).

Écrit par : Krathos | 13/08/2009

Cher Metu, je vous invite à lire "Laurent Gbagbo et la révolution ivoirienne", un texte que j'ai écrit en 2004, et que théo m'a fait l'amitié de publier dans le courrier d'abj malgré son contenu séditieux pour le contexte patriotique. Vous pouvez le trouver encore sur google. Peut-être trouverez-vous reponses à vos questions.
Bien à vous
David NG

Écrit par : David Ng | 14/08/2009

Mon cher Metu, je vous invite à lire "Laurent Gbagbo et la révolution ivoirienne", un texte que j'ai écrit en 2004, publié dans le courier d'abj et que vous trouverez sur google! peut-être trouverez-vous reponse à vos questions
Bien à vous

Écrit par : David NG | 14/08/2009

Merci, de vous je suis sur que j'ai des choses a apprendre. J'ai lu un certain nombre de vos interventions sur ce blog ou ailleurs. On a 49 ans, on a deja 2 revolutions si on considere l'apres 4 Novembre comme etant une.

Je partage ici le film Sankofa, sans doute ai-je traduit le but de ce film avec trop d'espoir.

http://www.youtube.com/watch?v=BfAYqTxD_m8&feature=related

On pourra en discuter sans problème.
je suis un peu déçus que quelqu'un qui a participé au Courrier d'Abidjan ai perdu son espoir dans la cote d'ivoire d'aujourd'hui.

C'est grâce au Courrier que j'ai eu espoir.
"Vous rêvez comme moi d'une Afrique digne, indépendante et imaginative ? Marchons d'un même pas." Je crois encore comme lui a cette Afrique Digne, c'est nous qui allons la faire pas les politiques, ils sont la pour se faire élire.

La révolution c'est le fait du peuple pas des politiques. ou d'une personne quelque soit sa vision qu'on soit pour ou contre.

Donc bien a vous également

Metu

Écrit par : metu | 14/08/2009

Mon cher Metu, en fin de compte nous disons la même chose et partageons le même idéal. Soyez pas trop deçu de mes deceptions. voyez, les choses se passent comme si nous sommes condamnés à être des sujets tragiques dans cette Afrique qui marche sur la tête. Pourtant, au fond de moi, j'ai espoir comme vous qu"'un jour viendra"...
Sincères amitiés!

Écrit par : David Ng | 14/08/2009

Je viens de constater que Metu es un grand talent, indispensable à la "dignisation"( rendre digne) de l'Afrique. A son indépendance. Et surtout à l'imagination débordante de ses fils.

Bref.Il a déjà réinventé l'économie monétaire, les règles de gestion d'une union monétaire, les moyens de financement d'un déficit budgétaire, le rôle des réserves de change etc etc ... et je vois que la discussion devient très sérieuse pour ces africains que le "pauvre Sarkozy" tient par les "testicules monétaires" ( voir imposition coloniale du FRANC CFA).

J'ai envie de dire à certaines personnes, quand on ne connait pas quelque chose, on se garde de pavoiser là-dessus comme si on en était un expert.
Lisons ensemble :
" on ne peut developper un pays quand on se sépare de près de la moitié de son budget surtout pour garantir sa monnaie. " ( Cf METU )
LA TOTALE.Je me demande bien si Google ou Wikipedia a censuré la recherche sur "les réserves de change" et les "recettes fiscales" que certains confondent bigrement ici.

En attendant les experts en monnaie, moi je chante et je danse, c'est mieux... IN-DE-PEN-DAN-CE CHA CHA tin nin nin nin

Écrit par : Krathos | 14/08/2009

Lol,
salut le village. Je RE-VO-LU-TION !!!!!!!!!! Poua!!
Courage metu. david NG le dit au fond de nous nous gardons espoir. Oui nous savons qu'un jour viendra !!!
Pationnant les commentaires !!!!!
Salut à toi Krathos, Maitre de l'ironie.
Salut à AgriEnAfrik.
Salut enfin à David NG. J'ai toujours lu vos articles avec beaucoup d'interêt.
Moi je chante sans danser LE PAYS VA MAL, VA MAL, VA MAL. LE PAYS VA MAL!!!!!!!!!!!!!

Écrit par : Afrik | 14/08/2009

;-)
Sincères amitiés
Find before looking

Trop fort Krathos :-)))
http://www.menaibuc.com/Le-Franc-CFA-et-l-Euro-contre-l

Écrit par : metu | 15/08/2009

Nicholas Agbohou, c'est qui ?
Un "maitrisard" en économie appliquée qui n'a ni fait son DESS( bac+6) ni son doctorat en spécialité MONNAIE ( respectivement gestion et sciences politiques). De surcroit, son livre est préfacé certes par des professeurs mais ceux-ci ne sont pas économistes, à plus forte raison spécialistes de la MONNAIE.Et je cite Jean Ziegler, Grégoire Biyogo ...
C'est vrai , il dit des choses sensées mais moi, le petit étudiant, je peux facilement le bloquer dans son développement- trouver les contre-sens de ses arguments - remettre 'économie réelle sur le piédestal de l'économie au détriment des smanipulations monétaires.

Quand l'autre théoricien de Mamadou Koulibaly dit que nous laissons " 60% de nos "RECETTES d'EXPORTATION" auprès de la banque de France pour une garantie (qui n'existe pas selon lui), c'est un amalgame VOLONTAIRE qu'il fait pour révolter la masse populaire sinon en économie on distingue facilement accumulation de devises ou réserves de change( par les banque commerciales ou de second rang, qu'elles transfèrent ensuite a la banque centrale ) et gain de recettes d'exportations (par une société agréé qui exporte du café cacao par exemple).


Un exemple simplifié pour permettre à Metu de comprendre la différence entre recettes d'exportations et réserves de change:
Kouamouo est Un paysan ivoirien. Il vend sa tonne de cacao à DESTREMAU (un chocolatier français). ce dernier lui verse le Lundi 17 aout 2009 comme règlement final 100 euros par l'intermédiaire de la SGBCI, la banque de Kouamouo.
Ce qui veut dire que la Banque ivoirienne possède ce lundi-là 100 euros qu'elle marque au crédit du compte du paysan Kouamouo.
Or le mardi 18 Aout, Metu vient faire un RETRAIT de 65 000 F CFA à sa banque: la SGBCI ( même banque que Kouamouo). Comme la SGBCI manque de liquidités en CFA, elle décide parmi tant d'autres solutions de convertir les 100 Euros de devises obtenues grâce à l'opération COMMERCIALE de son client Kouamouo pour permettre à son client Metu de faire son retrait.

La SGBCI s'adresse donc à la banque centrale (la BCEAO) qui va, après conversion de devises, créditer également le comte courant de la SGBCI à la BCEAO de 65000 F CFA. Ce qui permettra donc a la SGBCI de verser correctement le "dû" de Metu mais cette même BCEAO aura 100 Euros en plus dans son bilan, à l'actif et au chapitre "stock d'or et devises".
c'est ce compte "stock d'or et devises" à l'actif de la banque centrale qu'on appelle RESERVES DE CHANGE, et les 100 Euros garés par la banque centrale représentent un surplus de RÉSERVES de CHANGE et non recettes d'exportation.

le Mercredi 19 Aout, le paysan Kouamouo vient retirer l'équivalent de ses 100 euros en Franc CFA ( 1 Euro = 650 F CFA)pour offrir une Belle robe à Tantie NADINE (lol), et sa banque lui verse donc son dû de (100 euros=) 65000 F CFA car rappelons-nous, Kouamouo a vendu une tonne de cacao à Destremau qui l'a payé en Euros.

les 65 000 F CFA retirés par Kouamouo sont les véritables RECETTES d'EXPORTATION que Mamadou Koulbaly se plait à confondre.

Au final, les 100 Euros ont servi a 3 choses:

- un surplus de réserves de change pour la BCEAO ( la banque centrale).

- un gain de recettes d'exportations pour le paysan Kouamouo.

- Un moyen de création monétaire car la conversion de 100 euros par la SGBCI a permis de créer 65 000 F CFA de plus dans la masse monétaire du pays de kouamouo, de Metu et de la SGBCI.


Maintenant supposons que Kouamouo décide d'acheter la robe de Tantie Nadine chez un couturier français qui n'accepte que les Euros ,et lorsqu'il s'adresse à sa banque( la SGBCI) pour convertir ses 65 000 F CFA en Euros, celle ci manque de devises.

A qui la SGBCI va-t-elle s'adresser pour avoir les 100 Euros ?

Celui qui répond à cette question aura compris le sens et l'utilité de la constitution des réserves de change, ainsi que les raisons pour lesquelles il est important de constituer d'importantes RÉSERVES DE CHANGE pour ne pas être surprise par une demande BRUSQUE de devises étrangères ( importations massives -attaques spéculatives ...)

Mamadou Koulibaly et Nicolas Agbohou, au lieu de faire des analyses monétaires OBJECTIVES, font plus de l'idéologie et de la politique.

Ps:J'ai promis, depuis des mois, faire un billet sur le Franc CFA pour contredire les argumentaires d'Agbohou et de Koulibaly mais j'attends de finir la lecture de la version consultable ( sur google books) du livre de Tchoundjang Pouemi " Monnaie, Servitude et Liberté".

Écrit par : Krathos | 15/08/2009

C'est vrai que monsieur Agbohoun appartient à une certaine frange d'egyptologues au sens idéologique du terme, et qu'il faut prendre ce qu'il dit avec reserve, mais Dis-moi Kratos, puisque tu es en plein ds ta demonstration: penses-tu alors que la réaction de Charles Konan Banni qui a traité Koulibaly de d'"irresponsable" et la levée de boucliers de certaines autorités françaises à l'annonce d'une hypothèse de la reforme du franc cfa était simplement due au danger idéologique et/ou politique que renfermait cette propsition au détriment des pays ayant en partage le fr cfa ou alors était-ce parce qu'il s'agissait d'une menace pour eux-mêmes?

Écrit par : bensemel | 15/08/2009

J'oublais frère Kratos, Selon ce que j'ai compris du livre que j'ai aussi lu, même si je ne suis pas du domaine, c'est que "le cfa" en tant que monnaie a une histoire qui se confond aux intérêtss coloniaux, puis qu'il devait signifier "francs des colonies françaises d'Afriques ou qlq ch comme ça". Peut-on dire aujourd'hui que cette fonction coloniale càd politique et idéologique, même économique, qui lui fût assignée n'est plus d'actualité? par exemple, j'ai toujours trouvé bizarre que si vous avez du cfa sur vous en France ou dans tout autre état européen, vous ne puissiez rien en faire!même pas le convertir en euro...pour le reste je suis d'accord qu'il s'agit aujourd'hui d'un héritage commun qu'on ne se saurait balayer du revers de la main à coups de simples slogan anti-français comme le font si bêtement le sbires du FPI!!.

Écrit par : bensemel | 15/08/2009

Salut à toi Frère Bensemel.
je ne sais pas si Banny a prononcé le terme "irresponsable" en direction de Koulibaly, mais si cela a pu en être ainsi, c'est surtout en fonction des RESPONSABILITÉS que tenait Mamadou Koulibaly en 2001. En effet, ce dernier, en tant que ministre de l'économie et des Finances ne pouvait se permettre des déclarations INCENDIAIRES de "théoricien des amphitheatres" sur la solidité de la zone franc à assurer son équilibre extérieur( annonces intempestives de risque de dévaluation - gestion inefficace des réserves de change selon MK ... ). De telles déclarations pouvaient causer des spéculations néfastes pour la solidité du système financier ouest-africain ( voir BCEAO).
En clair, si Banny, en tant que gouverneur de la banque centrale à l'époque, a pu traiter (ouvertement ou implicitement) Mamadou Koulibaly d'irresponsable enn 2001, je crois qu'il faisait allusion à KOULIBALY le ministre ivoirien de l'économie et non à Koulibaly l'intellectuel-chercheur en monnaie.

Concernant la réforme STRUCTURALE du Franc CFA, je crois qu'elle a fait un grand pas depuis déjà fin 99 avec la mort du Franc français et la naissance de l'Euro. Même cela me parait trop insuffisant. A ce niveau, Bensemel, je partage ton ( apparent) avis sur la nécessité économique et POLITIQUE pour les Etats-membres de l'UEMOA de gagner plus en autonomie quant à la gestion de leurs réserves de change, la libre définition de leur législation en matière de change ( restrictions reglementaires de convertibilité), une ENTIÈRE autonomie decisionnelle de notre politique monétaire.

Sinon, qu'est qui justifie en 2009 que ce soit la France ( à travers son Trésor public) qui "place"( investisse) la moitié de nos réserves de change ?
N'a-t-on pas formé assez de financiers/ de cambistes/ d'economistes/ d'analystes pour faire ce travail dans des salles de marché sous contrôle entier de la BCEAO ?

Il faut tout de même reconnaitre qu'il y'a des avantages pour lesex-pays colonisés de l'UEMOA a être dans une union monétaire ainsi qu'avoir un système de changes fixes. Cependant, il semble que les efforts de convergence économiques et une politique adéquate de taux d'intérêt et de crédit restent à parfaire dans la sous-région. sans oublier de citer le cas des Finances publiques boiteuses dans certains pays comme la Côte d'ivoire.

Le compte d'opérations au trésor français n'est donc pas le seul problème de nos Economies .

Écrit par : Krathos | 16/08/2009

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