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29/01/2009

Licorne réduite de moitié, la France allège sa présence en Afrique

20080713sarkoarmeeinside.jpgLa nouvelle est tombée cet après-midi et sera, à juste titre, très commentée. Le constat que je fais est que, pris à la gorge par des soucis économiques, Nicolas Sarkozy revient à la "doctrine Jospin" de désengagement militaire progressif de la France en Afrique. Il prend acte de l'impasse stratégique de "Jacques Chirac l'Africain", qui avait recréé de la présence militaire française dans le pré carré pour soutenir des régimes amis. Au final, ces dépenses folles ont-elles préservé les intérêts de l'Hexagone sur le continent ? Cyniquement, on peut dire qu'en Côte d'Ivoire, la force Licorne, prise dans un grand torticolis (comment aider au renversement de Gbagbo en donnant l'impression d'être une force de maintien de la paix) a travaillé à fragiliser les PME françaises sur le terrain et à ouvrir la voie aux entrepreneurs libanais, chinois, indiens et aux pétroliers nord-américains rassurés par son interposition. Présence militaire ne signifie pas influence, comme l'a montré l'échec de novembre 2004 et surtout le refus des membres du Conseil de sécurité des Nations unies de valider une résolution qui mettrait entre parenthèses la Constitution ivoirienne. Retour à une doctrine de "soft power" à Paris ? Peut-être. Il reste qu'Idriss Déby et François Bozizé, maintenu pour l'un et installé pour l'autre, auront du mal à se passer du parapluie français. Nous devons également faire un constat : Françafrique ou pas, l'Afrique est bien fragile et doit commencer par le commencement, c'est-à-dire construire de vrais Etats impartiaux.


La France a annoncé mercredi le retour cette année de 2.100 de ses soldats déployés dans des opérations africaines, en Côte d'Ivoire et au Tchad, et le retrait de ses deux navires participant à la composante maritime de la force de l'ONU au Liban.

Cet allègement du dispositif militaire français à l'étranger répond à la stabilisation de la situation en Côte d'Ivoire et à la relève par l'ONU de l'opération européenne Eufor au Tchad et en Centrafrique destinée à protéger les réfugiés du Darfour. Elle correspond aussi à un souci d'économie budgétaire.

Selon le ministre français de la Défense Hervé Morin, une réduction de 20% des effectifs permet "d'économiser de l'ordre de 100 à 150 millions d'euros par an" sur des opérations dont le montant a "approché les 900 millions" d'euros en 2008.

La France possède l'une des deux grandes armées européennes, et avec 13.000 hommes, constitue le deuxième contributeur européen aux opérations extérieures, derrière la Grande-Bretagne (15.000 hommes), devant l'Italie (8.100) et l'Allemagne (6.500).

Pour la Côte d'Ivoire, le Premier ministre François Fillon a annoncé mercredi, devant l'Assemblée nationale, le retrait dès cette année de 1.100 des 2.000 soldats français stationnés dans le pays.

"En Côte d'Ivoire, les enjeux sécuritaires ont perdu de leur intensité et l'attente d'échéances électorales toujours incertaines ne justifie plus le maintien de notre dispositif militaire en l'état", a-t-il assuré.

Notant que "l'ONU a entamé" le désengagement de sa force (Onuci), M. Fillon a ainsi estimé que la mission des 200 soldats français qui concourent à cette force "peut être considérée comme achevée" et annoncé qu'ils "rentreront en France cette année".

En outre, "notre pays devrait réduire de moitié le contingent de 1.800 hommes qui constitue la force Licorne d'ici l'été 2009", a-t-il poursuivi. La force française Licorne avait été déployée en 2002 après un coup d'Etat manqué. Elle a pour mission de soutenir les 8.000 Casques bleus engagés dans le pays.

Ce retrait annoncé est "une bonne nouvelle", a réagi mercredi le chef d'état-major des forces loyalistes ivoiriennes, le général Philippe Mangou. La "réduction progressive" des forces étrangères "veut dire" que "la paix n'est plus loin", a-t-il estimé.

M. Fillon a annoncé le retrait de soldats français stationnés à l'étranger lors d'un débat parlementaire à l'issue duquel les députés ont donné leur feu vert, malgré le boycott du vote par l'opposition socialiste, à la poursuite des cinq plus importantes opérations à l'étranger, hors Afghanistan: Kosovo (1.850 hommes), Liban (1.900 hommes), Côte-d'Ivoire (2.000), Tchad et Centrafrique (3.100). Ce vote devait être suivi par celui du Sénat.

La mission en Afghanistan (2.800 hommes sur le sol afghan) a déjà été reconduite par le parlement le 22 septembre.

Concernant la participation de la France à la force européenne Eufor au Tchad et en Centrafrique, chargée de protéger les réfugiés soudanais du Darfour, il a précisé que "d'ici l'été, au moins 1.000" des 1.650 soldats français auront quitté le pays.

"Nous avons lancé l'Eufor comme une opération transitoire, en prévision de sa relève par une force des Nations unies: cette promesse sera tenue, puisque le 15 mars prochain, la Minurcat 2 remplacera la mission européenne", a déclaré le Premier ministre.

M. Fillon a enfin a confirmé le "maintien" des 1.850 soldats du contingent français de la force de l'ONU (Finul) au Liban-Sud, mais prévenu que les deux bâtiments de la marine nationale participant à la Finul maritime "seront bientôt dirigés vers d'autres missions".

Le Premier ministre n'a pas annoncé de retrait de militaires au Kosovo. Il n'a pas non plus évoqué un éventuel renforcement du contingent français en Afghanistan, souhaité par la nouvelle administration américaine et pour le moment écarté par Paris.

Commentaires

les Français ne partirons jamais de la côte d'Ivoire

lisez attentivement cet article :

la mafia dFlambée de l’immobilier, de la prostitution, trafic de ressources et soutien à la rébellion dans l’Est.

Véritable organisation d’occupation, l’ONU est omniprésente dans la capitale de la République Démocratique du Congo, sous les traits de la MONUC, depuis bientôt 10 ans. La Mission de l’Organisation des Nations Unies au Congo a établi son siège à Kinshasa, durant la période trouble qui a suivi la chute du président Mobutu et la prise de pouvoir par Laurent désiré Kabila, dont les troupes étrangères (du Rwanda et de l’Ouganda essentiellement) ont apporté sur le sol congolais une série de conflits, qui perdurent encore aujourd’hui dans l’Est du pays.


La MONUC était sensée pacifier un territoire dont les richesses constituent un enjeu mondial. Les conflits n’ont jamais cessé, se muant même en rébellion chronique avec les troupes de Laurent Nkunda qui se battent contre l’armée régulière et occupe le sud du Kivu, alors que dans le même temps, le personnel et les infrastructures de la MONUC à Kinshasa, c’est-à-dire très loin de la zone des conflits, ne cesse d’augmenter.

La MONUC est absolument partout dans la capitale, elle étale ses richesses, son pouvoir, à travers un parc automobile et immobilier impressionnants. Des condominiums, où résidences fermées, des villas de luxe, des immeubles aux loyers exorbitants ont été construits ou réquisitionnés expressément pour ses privilégiés, qui peuvent payer plus de 5000 $ de loyer sans ciller. Cette clientèle fait la fortune des riches constructeurs Libanais et des propriétaires congolais, et provoque par la même occasion une flambée des prix de l’immobilier telle que le Congolais moyen ne peut même plus se loger.

Il y a 6 ans, avec un salaire de 1 500 $ dollars on était riche en RDC, car même les villas de plus de 5 chambres ne se louaient pas à plus de 300 $. Depuis l’arrivée de la MONUC, qui peut offrir à son personnel un an de loyer à 3 000 $ , payé à l’avance, les Congolais de classe moyenne sont obligés de débourser les mêmes sommes, dans les même conditions, pour pouvoir se loger. Les locaux de la MONUC s’étalent sur de nombreux sites et sur des milliers de mètres carrés. Un véritable Etat dans l’Etat, avec son économie parallèle, dont on pourrait pardonner l’arrogance si on en connaissait l’utilité. Car depuis maintenant 9 ans, tout le monde se demande : « Que fait la MONUC en RDC ? ».

Entendez par là, que fait la MONUC en RDC à part se pavaner dans toutes les boîtes de nuit, les restaurants chics et les quartiers chauds de la capitale, au bras de « petites ». Avec l’arrivée permanente d’effectifs de la MONUC chaque année, la prostitution à Kinshasa ne se cache plus, pire elle a trouvé dans les largesses des « soldats de la paix » une certaine légitimité. De nombreux bars et boîtes de nuit se sont lancés sur le créneau de cette clientèle oisive et surpayée, et déclarent sans détour faire leur beurre sur l’ONU. Un célèbre bar connu pour être fréquenté par des prostituées, le « 3615 », a été à l’origine, pendant plus de 2 ans, d’embouteillages monstres sur l’artère principale de la ville, car des centaines de Jeeps, estampillées UN (ONU), stationnaient devant sur plus d’un kilomètre. Le scandale a atteint un niveau tel que les dirigeants de l’ONU ont été obligés de demander à leur personnel de faire preuve de plus de « discrétion »….

Rappelons que le plus gros du personnel de la MONUC se trouve dans la capitale, où il n’y a aucun conflit. En revanche, ses services sont montrés du doigt dans de nombreux reportages télévisés concernant des conflits sociaux. Le « petit personnel » congolais de la MONUC, c’est-à-dire domestiques, vigiles, gardes, etc. ne touche que 9 $ (environ 6, 5 €) par jour et se plaint régulièrement de ce petit salaire qui n’est pas toujours versé, alors qu’il suffit de sortir le soir pour voir les MONUSIENS claquer 200 à 300 $ de restaurants tous les soirs. L’humanitarisme est donc très loin des préoccupations de la MONUC, qui ressemble davantage au « job de rêve sous les cocotiers ». Les bureaucrates et les soldats de paille de la MONUC sont les rois du pétrole au Congo-Kinshasa.

Excédées, la population et la presse ne cachent plus leur hostilité à l’égard de la MONUC et de nombreux journaux réclament le départ de l’organisation, qui, elle, profite du conflit au Kivu pour s’installer confortablement dans le pays. Un conflit auquel la MONUC prend part de manière surprenante. Le contingent indien de la MONUC, notamment, défraie régulièrement la chronique pour ses trafics d’or et de ressources avérés, régulièrement dénoncés par la presse, avec preuves à l’appui, mais qui ne lui ont valu jusqu’ici qu’une petite tape sur les doigts de la part des dirigeants de l’ONU. Tout comme les mêmes dirigeants ont estimé il y a 2 ans que les "soldats de la paix" impliqués dans les viols et abus sexuels sur mineurs, filmés par eux-mêmes, dans la même zone de conflit, ne méritaient pas plus qu’un petit blâme….

Le chef du contingent indien a déclaré publiquement son soutien à Laurent Nkunda, dont les troupes déstabilisent l’est du pays depuis 5 ans, car il faut bien dire que cette guérilla arrange bien les trafics de ce contingent, totalement indépendant et incontrôlable. Cette dissidence donne même lieu à des situations totalement burlesques, qui voient le dit contingent se battre contre d’autres contingents de la MONUC (bataille rangée contre le contingent sénégalais notamment, au début du mois d’octobre 2008) pour protéger ses petites affaires. Les populations multiplient les appels au secours et réclament au gouvernement congolais, totalement ligoté par l’ONU, le retrait des troupes de la MONUC de cette région, où elles créent et enveniment plus de conflits qu’elles n’en « pacifient ».

A quoi sert donc l’ONU si ses troupes persécutent des populations qu’elles sont sensées secourir ? A quoi sert donc la MONUC, qui a installé un véritable « Club Med » en RDC ? Sa présence sur le sol congolais est tout simplement abusive et injustifiée, et le rôle de l’ONU semble se limiter à faire de communication et du marketing sur les droits de l’homme, son fond de commerce, mais surtout à assurer les intérêts des Occidentaux en RDC. Que dire de la présence de tous ces autres vautours que sont le FMI ou la Banque Mondiale, dont on n’a jamais vu la moindre réalisation en RDC depuis plus de 20 ans ? Ou encore des mercenaires comme Louis Michel (commissaire européen au Développement et à l’Aide humanitaire), drapé dans ses beaux habits de chevalier blanc des droits de l’homme ? Ses réseaux et sa main-mise sur l’État congolais, font passer les barbouzes de la Françafrique pour des amateurs.

Le cas de la RDC fait écho aux nombreux scandales dénoncés à Haïti ou encore en Côte d’ivoire lors des conflits de 2002.Quelle instance pourra donc réguler et contrôler, voir sanctionner, l’action et les abus des organisations internationales, lorsqu’elles n’assurent plus, ou plutôt alors qu’elles n’ont jamais assuré ce rôle ?


partout en Afrique

Écrit par : AMINATA | 29/01/2009

Un president Africain democratiquement elu devrait pouvoir compter sur une armee bien equipee. Je pense que le retrait des forces francaises de l'Eburnie par exemple, ne reglera pas necessairement le probleme ivoirien, a moins d'une armee nationale forte, capable de defendre son pays. Et si la France ne reculait que pour mieux sauter?

Écrit par : Vidje | 30/01/2009

Le temps est vraiment l'autre nom de dieu! qui aurait pu imaginer en novembre 2004 que l'évocation même du retrait de la force licorne aurait susciter aussi peu d'intérêt de la part des ivoiriens toute sensibilité confondue?
C'est un signe de l'évolution du contexte politique qui devrait interpeller tout dirigeant politique ivoirien à la veille des élections de 200.....!

Pour tenter d'équilibrer l'article d'aminata, on pourrait trouver quelques points positifs à la présence de l'onu en Afrique:
-tous ceux qui profitant de leur poids politique ou militaire de l'heure s'adonnent à des abus ne sont pas à l'abri de la justice internationale.
-même dans l'ancestral, il y avait toujours quelqu'un pour permettre de renouer le dialogue entre deux belligérants
-l'onu induit des marchés et du job pour les locaux
Bon c'est vrai c'est très peu pour certains par rapport aux sommes engagées! mais qui accepterait d'envoyer ses soldats mourir pour un pays avec lequel il n'a en général aucun atome crochet, si ce n'est pour son propre intérêt?

Quelque soit le rôle que l'armée française a joué dans ce conflit, sa présence à un moment donné a mis sous l'éteignoir les ambitions militaires des uns ou des autres. Son départ à mon sens obéi plus à des mesures de restrictions bidgétaires internes qu'à l'atteinte des objectifs initiaux surtout que les sommes engagées ne semblent pas pouvoir être au moins équilibrés par les dividendes avec ce chef d'état ivoirien qui semble échapper à tout contrôle.

Écrit par : marianne | 31/01/2009

les Français ne partirons jamais de la côte d'Ivoire

lisez attentivement cet article :

la mafia dFlambée de l’immobilier, de la prostitution, trafic de ressources et soutien à la rébellion dans l’Est.

Véritable organisation d’occupation, l’ONU est omniprésente dans la capitale de la République Démocratique du Congo, sous les traits de la MONUC, depuis bientôt 10 ans. La Mission de l’Organisation des Nations Unies au Congo a établi son siège à Kinshasa, durant la période trouble qui a suivi la chute du président Mobutu et la prise de pouvoir par Laurent désiré Kabila, dont les troupes étrangères (du Rwanda et de l’Ouganda essentiellement) ont apporté sur le sol congolais une série de conflits, qui perdurent encore aujourd’hui dans l’Est du pays.


La MONUC était sensée pacifier un territoire dont les richesses constituent un enjeu mondial. Les conflits n’ont jamais cessé, se muant même en rébellion chronique avec les troupes de Laurent Nkunda qui se battent contre l’armée régulière et occupe le sud du Kivu, alors que dans le même temps, le personnel et les infrastructures de la MONUC à Kinshasa, c’est-à-dire très loin de la zone des conflits, ne cesse d’augmenter.

La MONUC est absolument partout dans la capitale, elle étale ses richesses, son pouvoir, à travers un parc automobile et immobilier impressionnants. Des condominiums, où résidences fermées, des villas de luxe, des immeubles aux loyers exorbitants ont été construits ou réquisitionnés expressément pour ses privilégiés, qui peuvent payer plus de 5000 $ de loyer sans ciller. Cette clientèle fait la fortune des riches constructeurs Libanais et des propriétaires congolais, et provoque par la même occasion une flambée des prix de l’immobilier telle que le Congolais moyen ne peut même plus se loger.

Il y a 6 ans, avec un salaire de 1 500 $ dollars on était riche en RDC, car même les villas de plus de 5 chambres ne se louaient pas à plus de 300 $. Depuis l’arrivée de la MONUC, qui peut offrir à son personnel un an de loyer à 3 000 $ , payé à l’avance, les Congolais de classe moyenne sont obligés de débourser les mêmes sommes, dans les même conditions, pour pouvoir se loger. Les locaux de la MONUC s’étalent sur de nombreux sites et sur des milliers de mètres carrés. Un véritable Etat dans l’Etat, avec son économie parallèle, dont on pourrait pardonner l’arrogance si on en connaissait l’utilité. Car depuis maintenant 9 ans, tout le monde se demande : « Que fait la MONUC en RDC ? ».

Entendez par là, que fait la MONUC en RDC à part se pavaner dans toutes les boîtes de nuit, les restaurants chics et les quartiers chauds de la capitale, au bras de « petites ». Avec l’arrivée permanente d’effectifs de la MONUC chaque année, la prostitution à Kinshasa ne se cache plus, pire elle a trouvé dans les largesses des « soldats de la paix » une certaine légitimité. De nombreux bars et boîtes de nuit se sont lancés sur le créneau de cette clientèle oisive et surpayée, et déclarent sans détour faire leur beurre sur l’ONU. Un célèbre bar connu pour être fréquenté par des prostituées, le « 3615 », a été à l’origine, pendant plus de 2 ans, d’embouteillages monstres sur l’artère principale de la ville, car des centaines de Jeeps, estampillées UN (ONU), stationnaient devant sur plus d’un kilomètre. Le scandale a atteint un niveau tel que les dirigeants de l’ONU ont été obligés de demander à leur personnel de faire preuve de plus de « discrétion »….

Rappelons que le plus gros du personnel de la MONUC se trouve dans la capitale, où il n’y a aucun conflit. En revanche, ses services sont montrés du doigt dans de nombreux reportages télévisés concernant des conflits sociaux. Le « petit personnel » congolais de la MONUC, c’est-à-dire domestiques, vigiles, gardes, etc. ne touche que 9 $ (environ 6, 5 €) par jour et se plaint régulièrement de ce petit salaire qui n’est pas toujours versé, alors qu’il suffit de sortir le soir pour voir les MONUSIENS claquer 200 à 300 $ de restaurants tous les soirs. L’humanitarisme est donc très loin des préoccupations de la MONUC, qui ressemble davantage au « job de rêve sous les cocotiers ». Les bureaucrates et les soldats de paille de la MONUC sont les rois du pétrole au Congo-Kinshasa.

Excédées, la population et la presse ne cachent plus leur hostilité à l’égard de la MONUC et de nombreux journaux réclament le départ de l’organisation, qui, elle, profite du conflit au Kivu pour s’installer confortablement dans le pays. Un conflit auquel la MONUC prend part de manière surprenante. Le contingent indien de la MONUC, notamment, défraie régulièrement la chronique pour ses trafics d’or et de ressources avérés, régulièrement dénoncés par la presse, avec preuves à l’appui, mais qui ne lui ont valu jusqu’ici qu’une petite tape sur les doigts de la part des dirigeants de l’ONU. Tout comme les mêmes dirigeants ont estimé il y a 2 ans que les "soldats de la paix" impliqués dans les viols et abus sexuels sur mineurs, filmés par eux-mêmes, dans la même zone de conflit, ne méritaient pas plus qu’un petit blâme….

Le chef du contingent indien a déclaré publiquement son soutien à Laurent Nkunda, dont les troupes déstabilisent l’est du pays depuis 5 ans, car il faut bien dire que cette guérilla arrange bien les trafics de ce contingent, totalement indépendant et incontrôlable. Cette dissidence donne même lieu à des situations totalement burlesques, qui voient le dit contingent se battre contre d’autres contingents de la MONUC (bataille rangée contre le contingent sénégalais notamment, au début du mois d’octobre 2008) pour protéger ses petites affaires. Les populations multiplient les appels au secours et réclament au gouvernement congolais, totalement ligoté par l’ONU, le retrait des troupes de la MONUC de cette région, où elles créent et enveniment plus de conflits qu’elles n’en « pacifient ».

A quoi sert donc l’ONU si ses troupes persécutent des populations qu’elles sont sensées secourir ? A quoi sert donc la MONUC, qui a installé un véritable « Club Med » en RDC ? Sa présence sur le sol congolais est tout simplement abusive et injustifiée, et le rôle de l’ONU semble se limiter à faire de communication et du marketing sur les droits de l’homme, son fond de commerce, mais surtout à assurer les intérêts des Occidentaux en RDC. Que dire de la présence de tous ces autres vautours que sont le FMI ou la Banque Mondiale, dont on n’a jamais vu la moindre réalisation en RDC depuis plus de 20 ans ? Ou encore des mercenaires comme Louis Michel (commissaire européen au Développement et à l’Aide humanitaire), drapé dans ses beaux habits de chevalier blanc des droits de l’homme ? Ses réseaux et sa main-mise sur l’État congolais, font passer les barbouzes de la Françafrique pour des amateurs.

Le cas de la RDC fait écho aux nombreux scandales dénoncés à Haïti ou encore en Côte d’ivoire lors des conflits de 2002.Quelle instance pourra donc réguler et contrôler, voir sanctionner, l’action et les abus des organisations internationales, lorsqu’elles n’assurent plus, ou plutôt alors qu’elles n’ont jamais assuré ce rôle ?


partout en Afrique

Écrit par : AMINATA | 02/02/2009

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