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28/12/2008

Wade soutiendrait les putschistes guinéens

A lire ici.

21/12/2008

Presse écrite : ma nouvelle aventure

Après plus d'un an d'éloignement volontaire et d'immersion complète dans l'univers du web 2.0, j'ai décidé de revenir à mes vieilles amours : la presse écrite. Je travaille depuis plusieurs mois au lancement, en Côte d'Ivoire, d'un journal qui ne ressemblera pas à ce que j'ai fait jusqu'ici.

- Il sera de périodicité hebdomadaire.
- Il sera spécialisé dans le traitement de l'actualité des entreprises et des questions emploi/formation/entrepreneuriat.

La vie nous apprend à tirer les leçons de nos échecs. Mon nouveau "bébé" ne sera pas le produit d'une PME tournant autour de deux actionnaires-amis, mais d'un vrai pool d'associés complémentaires.

Ceux qui seraient intéressés par une participation à une telle aventure peuvent m'envoyer un email à l'adresse kouamouo (at) yahoo.com. Je leur répondrai et on discutera.

Côte d'Ivoire : grâce présidentielle pour Alafé

Le directeur du quotidien ivoirien (indépendant) l'Intelligent d'Abidjan, Wakili Alafé, dit Assé Alafé, condamné à 18 mois de prison ferme pour s'être prévalu de la nationalité ivoirienne, a été libéré jeudi soir, a-t-on appris vendredi auprès de son journal.

"Il a été libéré hier (jeudi) soir mais pour le moment il se repose un peu. Nous comptons organiser une réception pour dire merci à tous ceux qui ont oeuvré pour sa libération", a déclaré à l'AFP le rédacteur en chef de l'Intelligent d'Abidjan, Valéry Foungbé.

M. Alafé, deuxième vice-président de l'Union nationale des journalistes de Côte d'Ivoire (Unjci), a été gracié par un décret du président Laurent Gbagbo signé mercredi, a précisé M. Foungbé.

Il avait été condamné le 7 novembre à 18 mois de prison ferme et 100.000 FCFA (152 euros) d'amende par le tribunal de première instance d'Abidjan qui statuait sous la procédure des flagrants délits.

Le tribunal n'avait pas suivi le ministère public qui avait requis trois ans ferme, la peine maximale prévue pour le délit de "faux et usage de faux" retenu contre le journaliste.

Le directeur général de L'Intelligent d'Abidjan avait été interpellé sur dénonciation anonyme, pour avoir produit de faux extraits d'acte de naissance lui donnant la nationalité ivoirienne alors qu'il serait, bien que né en Côte d'Ivoire, de nationalité nigériane par ses parents.

17/12/2008

Cameroun : mort d'une figure du refus ?

Jean-Marc Ela, prêtre, sociologue et dissident engagé contre la "démocrature" camerounaise, la Françafrique et les errements de l'Etat postcolonial en Afrique, est décédé. Je l'ai rencontré une seule fois, à Abidjan, lors d'un colloque organisé pour dénoncer l'oeuvre mortifère des "réseaux" hexagonaux dans la Côte d'Ivoire de fin 2002. Il m'a donné l'image d'un écorché vif et d'un intellectuel à la recherche de la vérité et d'une forme de pureté. Pour en savoir plus, lire ici.

PS du 17 décembre 2008 : Aux dernières nouvelles, Jean-Marc Ela serait dans le coma mais vivant.

16/12/2008

Mugabe, générateur de passions

robert-mugabe-2.jpg
Aujourd'hui, j'ai lu deux papiers, tout aussi passionnés et affirmatifs l'un que l'autre. Le premier est du journal burkinabé L'Observateur, repris par Rue 89. Il est intitulé : "Le Zimbabwe, entre la peste Mugabe et le choléra".

"N’en déplaise à Robert Mugabe, le libérateur de l’ex-Rodhésie du Sud, le Zimbabwe continue son décompte macabre au cœur de l’épidémie de choléra, qui s’y propage à l’allure d’une marée noire.

Pendant que le cynique Papy Bob clame haut et fort que cette malédiction, un bonus sur la disette qui frappe son pays depuis des décennies, est sous contrôle, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et Médecins sans frontières (MSF) y dénombrent les morts par centaines et des malades par milliers.

Les derniers chiffres font, en effet, état de 800 morts et de quelque 17 000 cas depuis le déclenchement de l’épidémie en novembre dernier. Le choléra, maladie des eaux usées, est à l’image même de la déliquescence économique et sociale dans laquelle est plongée le Zimbabwe depuis que la relique qui préside à ses destinées après le départ du colonisateur anglais en a fait un patrimoine familial." Pour tout lire, cliquez ici.

Le deuxième est de l'essayiste et ancienne ministre de la Culture malienne Aminata Traoré. Il est intitulé "Mugabe, l'insoumis et le bouc émissaire".

"Rien ne justifie l’humiliation de Robert Mugabé et les privations imposées à son peuple afin qu’il se soulève et le renverse. Il n’est pas paranoïaque puisque Gordon Brown et ses alliés après avoir poussé Morgan Tsvangiraï marchent à présent à visage découvert et sans complexe, lui demandant de démissionner. Nommer et défier ses agresseurs n’a rien à voir avec la haine des Occidentaux véhiculée par certains médias qui excellent dans le lavage des cerveaux quant a Robert Mugabe. Précisément parce qu’il se savait le dirigeant d’un pays composé de Blancs et de Noirs il a tenté de les fédérer en nommant des ministres zimbabwéens d’origine britannique dans le gouvernement.

Robert Mugabé n’est en aucun cas ce bourreau qui affame son peuple et le condamne à mourir du cholera et de je ne sais pas quelle autre maladie. Les quinze années durant lesquelles il avait les mains libres il a réussi à réaliser le taux d’éducation le plus élevé du continent en plus des performances économiques enregistrées. On ne peut lui reprocher non plus de s’être enrichi personnellement ; à l’instar de la plupart de ses homologues même si certains excès son reprochés à son épouse.

La persécution dont il est l’objet augure en réalité des difficultés à venir chaque fois qu’un dirigeant africain voudra se démarquer de la pensée unique en revendiquant la souveraineté économique, politique et alimentaire. Nous serons faibles et vulnérables tant que, face a une telle situation les peuples conscients des enjeux et des dangereux rouages du monde actuel ne prendront pas leurs destins en mains et ne défieront pas eux-mêmes leurs dirigeants mais aussi l’Union Européenne, les IFIs les anciennes puissances coloniales en quête de lieux d’ancrage ; de matières premières et de parts de marches. Nous sommes tous des Zimbabwéens face au défi de la nouvelle citoyenneté qui fera de nous les seuls et véritables responsables de l’alternance politique dans nos pays et de la défense de tous nos droits." Pour tout lire, cliquez ici.


15/12/2008

Côte d'Ivoire : un journaliste arrêté

maca1.jpgLa haute administration ivoirienne, par son insondable arrogance, est en train de donner une arme à tous ceux qui aimeraient bien "se faire" un Gbagbo qui n'a cessé de dire, depuis son élection, qu'il n'emprisonnerait jamais un journaliste. Ebenezer Viwami, un jeune journaliste dévoué à son métier, vit depuis plus de quarante-huit heures dans un violon de la gendarmerie de Yopougon, dénudé, au milieu des brigands de grand chemin, en violation totale d'un code de procédure pénale qui prévoit qu'une telle détention ne peut durer autant, et au mépris du droit de la presse. Ses collègues n'ont pas le droit de le voir, tandis que le Procureur de la République sélectionne les journalistes qui peuvent le rencontrer. Le crime de Alerte Info ? Avoir diffusé, sans les endosser, les propos d'un détenu affirmant qu'il y a eu trois morts dans les émeutes de la MACA, alors que selon la version officielle il y a eu six blessés. En quoi cette relation de propos peut-elle enflammer la Côte d'Ivoire ? En rien. Mais il faut bien que des fonctionnaires zélés se fassent les dents. Déplorable !



Un journaliste d'une agence de presse privée ivoirienne a été arrêté samedi et est en garde à vue pour avoir diffusé de "fausses nouvelles" sur la mutinerie survenue le même jour à la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan (Maca), a-t-on appris lundi de sources concordantes.
"Notre rédacteur en chef, Ebenezer Viwami, a été arrêté samedi par la police devant la Maca où il avait été dépêché pour les événements de la prison, puis incarcéré comme un vulgaire brigand", a déclaré à l'AFP le directeur commercial et marketing de l'agence Alerte Info, Trésor Affri.
"Nous avons frappé à toutes les portes en vain pour obtenir sa libération puisqu'il a été arrêté de manière arbitraire et en plus dans l'exercice de ses fonctions", a ajouté M. Affri, dont l'agence est spécialisée dans la diffusion de l'actualité par sms et sur internet.
Selon les services des ministères de l'Intérieur et de la Justice, M. Viwami a fait diffuser par sms une information selon laquelle "au moins trois prisonniers" avaient été tués samedi lors de la mutinerie de la Maca.
Six détenus ont été blessés, selon le bilan officiel, qui ne fait état d'aucun mort.
Le journaliste devrait être "entendu par le procureur de Yopougon", un quartier populaire d'Abidjan, où il est en garde à vue à la gendarmerie, a indiqué à l'AFP le service de communication du ministère de la Justice.
"Ils le détiennent dans des conditions exécrables comme s'il s'agissait d'un vulgaire criminel et refusent qu'on le voie", a déploré M. Affri, jugeant qu'"entre les discours officiels selon lesquels on n'emprisonne pas un journaliste en Côte d'Ivoire et la réalité, il y a un gouffre".
Le 18 août, le président ivoirien Laurent Gbagbo avait réaffirmé qu'il ne ferait pas emprisonner les journalistes, pour ne pas en faire des "héros".

Avez vous remarqué...

... qu'à Abidjan, ce sont les voitures qui sont sous la bannière de forces représentant l'autorité (Police nationale, CECOS, ONUCI) qui sont conduites par les pires chauffards ?

11/12/2008

Pourquoi bloguer sur l'Afrique : le point avec L'Atelier des Médias

Un podcast sympa avec Philippe Couve de RFI, déjà disponible sur le site de l'Atelier. Une partie de cette interview sera diffusée en format radio


podcast

10/12/2008

Un post intéressant de "Chroniques sénégalaises"

Au sujet de l'épidémie de choléra au Zimbabwe, qui sème la mort et représente une opportunité de campagne anti-Mugabe pour l'Occident. A lire ici.

08/12/2008

Pourquoi bloguer sur l'Afrique : revue provisoire

africa.jpg
Il y a des chiffres qui ressemblent à des condamnations. Exemple : seulement 5,5% d'Africains utilisent Internet, un pourcentage qui aurait pu être bien plus bas si le Maghreb et l'Afrique du Sud ne relevaient pas un peu cette moyenne. Heureusement, les chiffres ne disent pas tout. Les pratiques liées au web et aux TIC (technologies de l'information et de la communication) font leur bout de chemin sur le continent, et il ne s'agit pas seulement de la recherche de l'âme soeur occidentale (pratique en vogue), de la consultation des emails ou de la téléphonie par IP.

Progressivement, la blogosphère africaine se structure, et gagne en assurance et en intérêt. Signe des temps : en 2007 et en 2008, ce sont deux Africains (Cédric Kalonji et Israël Yoroba) qui ont gagné la "Coupe du monde des blogs" organisée par la Deutsche Welle dans la catégorie "blogs francophones".

A quoi ressemblent les blogs afro-orientés ? Majoritairement consacrés à l'expression d'opinions politiques au départ, voire de colères - le Français Delugio a ainsi créé son blog parce qu'il contestait le rôle de Paris dans la crise ivoirienne -, ils se diversifient avec bonheur. Ainsi, le blog Africa2point0 évoque, comme son nom l'indique, les mutations liées au web 2.0 sur le continent. Kotonteej parle de musique, Gangeous et Raphaël Adjobi sont férus de littérature (et ne se cantonnent pas à l'Afrique). De plus en plus de blogueurs "postent" autour de leurs préoccupations professionnelles comme le marketing, la publicité et la finance dans leur pays ou leur région.

Où se trouvent les blogueurs afro-orientés ? Si un nombre important vit en Occident, de nombreux blogueurs se trouvent dans les grandes villes du continent, et même dans des villes de province. Churchill Mambe Nanje, qui dirige une entreprise dans le secteur des technologies de l'information à 24 ans, blogue depuis Buéa, dans le Sud-Ouest du Cameroun ; Hilaire Kouakou, dentiste, blogue depuis la zone semi-rurale de Divo, en Côte d'Ivoire.

Dans quelles langues les Africains bloguent-ils ? En anglais principalement (l'Afrique du Sud, première puissance du continent, est anglophone, et et les blogs se revendiquant Sud-Africains constituent plus de la moitié des quelque 4000 blogs recensés par l'agrégateur Afrigator), mais aussi en français voire dans des langues nationales comme le malgache.

Pourquoi bloguer sur l'Afrique ? Pour avoir les réponses des blogueurs afro-orientés, j'ai lancé l'idée d'une chaîne de posts autour de ce thème. Une chaîne de posts qui a tourné en conversation intéressante et riche à plusieurs égards. Les blogueurs afro-orientés bloguent parce que, pour nombre d'entre eux, ils réfutent l'imagine monolithique, emplie de pessimisme et de catastrophisme, que les grands médias mondiaux donnent de l'Afrique.

Etum, qui anime le blog Africa2point0 blogue pour "essayer de gommer la mauvaise image qui colle à ce continent" et pour "informer les autres peuples sur les réalités africaines". "De manière générale je blogue pour communiquer ma passion pour l’Afrique, le web, les nouvelles technologies, l’innovation et l’entreprenariat. Je pense que le blog est un très bon moyen d’expression facile à mettre en place et à maintenir, il devrait être mis dans les mains de tous les africains afin de libérer encore plus l’ expression des uns et des autres. Le blog étant accessible à presque tous de nos jours il représente une chance énorme pour les fils de notre continent de se rencontrer, d’échanger, d’agir et de faire avancer le débat", écrit-il.

Israël Yoroba, qui raconte au quotidien, avec textes et podcasts, le quotidien d'Abidjan et des Abidjanais, est sur la même ligne: "L’Afrique, ce n’est plus seulement les guerres et autres calamités. L’Afrique c’est de plus en plus un continent qui s’affirme et qui veut tenir une place stratégique sur la table du monde. Le blog donc me permet de mettre en valeur ce que l’Afrique a comme atout. Bloguer sur l’Afrique c’est aussi montrer les souffrances de l’Afrique, mais aussi les espoirs des Africains. Mais surtout de montrer aux yeux du monde, ce que les médias traditionnels refusent de montrer."

Plus militante, A travers elle écrit : "Pour que la mère ait enfin des personnes présentes pour la défendre, pour se refuser à ce qu’elle sombre dans un nouveau siècle de résignation et de souffrance. Les miens ne veulent plus se taire."

Bloguer est également pour les Africains une manière de participer à la conversation mondiale, au concert de l'universel. Hilaire Kouakou affirme qu'il blogue "parce que l'Afrique ne peut se soustraire du monde". Philippe Couve, qui anime la web-émission participative L'Atelier des médias sur RFI et en ligne, est persuadé que "l'écosystème de l'information est en train de se modifier en Afrique autant (et peut-être plus encore) qu'ailleurs dans le monde". Il s'explique : "Les outils de publication (les blogs notamment) sont désormais à la disposition de (presque) tous et cela permet à de nouvelles voix de s'élever, à de nouvelles relations de se nouer, d'une province à l'autre, d'un pays à l'autre, d'un continent à l'autre. Et sans en passer par aucun circuit institutionnel ou officiel. Sans subir aucune censure. Le mouvement n'en est qu'à ses débuts. Il va permettre à l'Afrique de prendre sa place sur la Toile, au coeur de la Toile, et non pas à sa périphérie parce que les voix d'Afrique sauront nouer des liens. Ces liens qui constituent l'essence même du web."

Bloguer pour l'Afrique peut également être un acte militant, un refus de la médiocrité et de la situation dans laquelle le continent patauge pour l'instant. L'auteur du blog D'Olinda Café l'exprime de fort belle manière : "En tant qu’Africain blogueur j’essaie de communiquer une combinaison d’appel au changement et d’amour profond pour mon continent. Ce continent se laisse mourir par son refus d’abandonner certains reflexes (la culture africaine n’est pas toujours émancipatrice) lui dictant sa destinée vers un avenir incertain, mais certainement pauvre. Je blogue parce que je pleure, je blogue parce que je veux partager ce brulant désir de mutation qui est enfoui en moi. On a été trop longtemps pauvres et, même si les idées seules ne peuvent changer mon Afrique, elles peuvent y contribuer. Je « blogue Afrique » parce que je suis fatigué d’accuser les autres, fatigué de maudire les présages divins, de justifier la misère de mon continent."

Mais le blog n'est-il pas, en Afrique, une pratique de privilégiés ? Les blogueurs peuvent-ils changer les choses, alors que la majorité n'a pas accès à Internet ? Randy Donny pense que oui. "Oui, tout le monde ne peut avoir accès à Internet. Mais justement, bloguer permet d'interpeller l'élite éclairée, ceux qui ont les moyens, financier et/ou intellectuel, donc des leaders susceptibles de transmettre le message ou, tout simplement, de réfléchir dans un élan commun sur l'avenir de l'Afrique dont la raison fondamentale du non-développement est logée, en définitive et cela n'engage que moi, dans la matière grise." La blogosphère, lieu d'accouchement de la renaissance africaine ?

Pour aller plus loin et découvrir les posts rédigés dans le cadre de notre chaîne, cliquez ici.

Pour découvrir la conversation malgache, à l'intérieur de cette grande conversation africaine, cliquez ici.

23:44 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (15)