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06/12/2008

La folle histoire de David Nott, le chirurgien qui opère par SMS

C'est dans le Nord-Kivu en proie à la guerre que ça se passe... Lire ici.

Commentaires

déjà, ce qui me surprend c'est l'urgence de l'indication d'amputation. si tant est que ce jeune en avait pour deux ou trois jours à vivre du fait d'un risque de gangrène, n'était il pas possible en tant que ong de faire transporter ce malade vers un centre de santé en 24 heures? la monuc n'est elle pas là pour, accessoirement en combattant les mai mai, protéger les civils?

souvent, j'ai l'impression que l'humanitaire vient en afrique plus à la recherche de lui même que de l'africain.

Ce n'est pas le sms qui a sauvé (?) le patient c'est le fait qu'il avait en face de lui un spécialiste en chirurgie vasculaire.

scientifiquement saluons le geste quoi que je déconseille à nos "éminents" medecins africains de le reproduire sur le premier venu

Un peu de digression; c'est fou comme nos amis rebelles sont allergiques au mot désarmement. a entendre un ministre de la "republique" en charge de l'artisanat baver avec "son bouche vilain là" (dixit un de ses congénères mort brutalement avec une mutinerie), on a pitié de la cote d'ivoire

Écrit par : marianne | 06/12/2008

Théo
je suis surpris que tu reprennes les ritournelles des ONG occidentales sur les vies qu'elles sauveraient en Afrique. Au Kivu il y a de nombreux médecins, chirurgiens et autres professionnels de la santé congolais qui donnent le meilleur d'eux même pour traiter leurs compatriotes. Ces praticiens sont dans la vie réelle des congolais partageant leurs angoisses et misères, n'ayant pas une armée de gens à un siège européen pour leur remonter le moral pour le cas où ils auraient des moments de doutes. Ce sont des héros dont on ne parle pas!!!
Je comprends que du fait que tu ne sois pas du métier tu puisse reprendre l'info sur cette opération par SMS.
Mais les docteurs Kambanda et autre Kazadi font des prouesses autrement plus ardues.
Je parle , fort de mon expérience d'une quinzaine d'années de médecin où; J'ai vu comment des ONG internationales et surtourt MSF sont venus s'installer là où moi ou des confrères africains travaillons depuis des années dans la plus grande précarité en faisant croire qu'ils sont des précurseurs. Dans leurs sillages , il y a toujours des caméras, appareils photos et autres dictaphones qui vont accréditer l'idée qu'avant nos braves docteurs c'étaient le néant et après eux ce sera la catastrophe.

Écrit par : Djignab | 06/12/2008

@ Djignab,

Pour moi, ce n'est pas l'origine de ce docteur qui est intéressante, mais les bienfaits de la télémédecine qui peut effectivement permettre à un praticien isolé ou peu armé théoriquement (comme un infirmier de village) de sauver des vies par la collaboration par le net ou le SMS.
Qu'en penses-tu ?

Écrit par : Théo | 06/12/2008

Personnelement je ne crois pas à la télémédecine comme instrument de promotion de la santé publique en Afrique. J'entends par amélioration de la santé publique tout ce qui participe à faire vivre les gens plus longtemps et ceci en bonne santé. Dans certaines situations ponctuelles les moyens modernes de communication peuvent être d'un apport incontestables. Comme par exemple un sms pour faire venir une ambulance, faire appel à un médecin référent...L'enseignement médical pas ces méthodes est également une piste explorable.
Mais l'idée du bon docteur européen qui de Paris , Londres ou Genève va faire le bon diagnostic à partir de données envoyées depuis un coin perdu du sénégal ou du congo j'y crois pas trop. Ce que l'on oublie de dire de la médecine est qu'elle n'est pas une science mais plutot une technique et les anciens diraient même un art. Consulter pour poser un diagnostic c'est voir, entendre, toucher , sentir, gouter (bon ça c'est de la médecine ancienne). A partir de cet examen on a parfois une certitude et d'autre fois plusieurs pistes que l'on explore par des radiographies des analyses sanguines etc... Il y a une part de subjectivité qui ne peut être altérée par la distance.

Écrit par : Djignab | 06/12/2008

Dernière phrase de commentaire précédent bien lire : "Il y a une part de subjectivité qui ne peut qu'être altérée par la distance."

Écrit par : Djignab | 06/12/2008

@ Djignab, à Hilaire et aux autres toubibs,

Ne peut-on pas imaginer qu'un spécialiste de cardiologie à Abidjan briefe le généraliste de Divo sur telle ou telle configuration peu fréquente ? Qu'un système de wikis permette aux expériences médicales de s'échanger, y compris par le chat téléphonique ?...

Écrit par : Théo | 06/12/2008

oui je suis bien d'accord . Les nouvelles technologies peuvent être de puissants instruments de formation médicale continue. Le cardio d'abidjan expliquant au généraliste de Divo ce qu'il pense de tel tableau clinique ou d'image radiologique. Qu'ils aient des échanges qui permettent au second de prendre la bonne décision dans certains particuliers.
Mais la base de la médecine reste ce que l'on appelle le colloque singulier , cette relation au patient qui permet d'appréhender dans certains cas l'indicible, de soupçonner que tel examen complémentaire est ce qu'il y a de mieux pour poser le bon diagnostic.

Écrit par : Djignab | 06/12/2008

il ya un aspect qu'on semble négliger parceque évidemment on est en afrique: la responsabilité médicale!
Pour le malade c'est le résultat qui compte peu importe en fait les moyens, pour la loi ce sont les moyens mis en jeux. en d'autres termes le medecin, a ce moment précis a t'il mis en oeuvre l'ensemble l'ensemble des moyens dont il disposait? that the question.

La règle de base en medecine c'est de ne pas prendre de décision thérapeutique quand on a pas vu le malade avec "ses propres yeux".

la telemedécine dévéloppée dans les pays ...dévéloppés, s'appuie sur l'image fournie par des cameras au plus près du site opératoire. donc tous les spécialistes "voient" le malade et la lésion.

Dans les hôpitaux français par exemple, le "sms" dont on débat actuellement, c'est internet: un praticien qui a oublié des formules, des signes ou une démarche diagnostique ou thérapeutique ouvre son ordinateur entre deux visites et se met à jour puis il retourne voir le patient.

donc le sms peut servir au médecin dépassé par les évènements, à demander l'aide d'un autre praticien. mais l'autre n'ayant pas vu le malade, ne peux que se fier aux dires de son collègue avec tout ce que cela comporte de subjectivité.

déjà qu'en Afrique on trouve que c'est une faiblesse que de lire un vidal (=répertoire des médicaments) en présence d'un patient (alors que c'est gage de prescription sûre), je vois déjà les malades ne plus revenir au cabinet en disant "il est nul ce médecin"!)

En conclusion le principe de la médecine à distance c'est que chacun des praticiens voient le malade où qu'il se trouve, condition que ne réunie pas le sms. faudra peut être voir avec le visiopohone qui déjà suppose un environnement développé.

Maintenant si on est dans une situation exceptionnelle, tous les moyens sont utilisables mais en sachant qu'on ne peux impunément tout essayer chez le malade

Écrit par : mariannee | 07/12/2008

il ya un aspect qu'on semble négliger parce que évidemment on est en Afrique: la responsabilité médicale!
Pour le malade c'est le résultat qui compte peu importe en fait les moyens, pour la loi ce sont les moyens mis en jeu. en d'autres termes le médecin, à ce moment précis a t'il mis en œuvre ll'ensemble des moyens dont il disposait? that the question.

La règle de base en médecine c'est de ne pas prendre de décision thérapeutique quand on a pas vu le malade avec "ses propres yeux".

la telemedécine développée dans les pays ...développés, s'appuie sur l'image fournie par des cameras au plus près du site opératoire. donc tous les spécialistes "voient" le malade et la lésion.

Dans les hôpitaux français par exemple, le "sms" dont on débat actuellement, c'est internet: un praticien qui a oublié des formules, des signes ou une démarche diagnostique ou thérapeutique ouvre son ordinateur entre deux visites et se met à jour puis il retourne voir le patient.

donc le sms peut servir au médecin dépassé par les évènements, à demander l'aide d'un autre praticien. mais l'autre n'ayant pas vu le malade, ne peux que se fier aux dires de son collègue avec tout ce que cela comporte de subjectivité.

déjà qu'en Afrique on trouve que c'est une faiblesse que de lire un vidal (=répertoire des médicaments) en présence d'un patient (alors que c'est gage de prescription sûre), je vois déjà les malades ne plus revenir au cabinet en disant "il est nul ce médecin"!)

En conclusion le principe de la médecine à distance c'est que chacun des praticiens voient le malade où qu'il se trouve, condition que ne réunie pas le sms. faudra peut être voir avec le visiopohone qui déjà suppose un environnement développé.

Maintenant si on est dans une situation exceptionnelle, tous les moyens sont utilisables mais en sachant qu'on ne peux impunément tout essayer chez le malade

Écrit par : mariannee | 07/12/2008

Je crois que Kouamouo a point' le doigt là où il faut. A commencer par une revue de presse qui fait réagir. J'ai lu avec intérêt les points de vue de chacun et mon intervention à moi ne se fondera que sur des faits bien précis qui existent et qu'il ne faut pas ignorer, par patriotisme ou par fierté.

Mon père était infirmier de brousse, il avait en charge, la maternité, le dispensaire et les "urgences"/ Il n'y a que la chirurgie qui ne le concernait pas. Je l'ai "assisté" à la lueur de lampe à pétrôle pour recoudre avec du fil, de grands blessés, il a sauvé de justesse des victimes de morsure de serpent, il a permis un sursis de deux ans à un grande bléssée (qui avait pris un coup de coupe coupe sur le cou par un forcené.... la liste est longue) N'oublions pas ceux qu'il n'a pu sauver.

Je viens pas pour faire des éloges de mon père mais un préambule à ce qui suit, ma position face à ce problème posé par la revue de presse Kouamono.

Je suis convaincue que nos médecins n'ont pas necessairement besoin de se faire chapoter par des médecins d'ailleurs. Cependant certains cas peuvent exiger une intervention externe. Et, le plus gros soucis que nous avons, (il ne faut pas se voiler la face) c'est cette médecine à deux vitesses qui fonctionne dans nos pays. Toujours pour en revenir, à mon père, il a fini sa carrière au CHU. Et je peux vous dire sans être mauvaise langue que des médecins, il y en a des bons mais aussi des mauvais et ceux là sont nombreux.

Quelques illustrations pour vous donner une idée de ce que peuvent être les conséquences d'une incompétence doublée de fierté mal placée. On vous demande un bilan préopératoire, tout va bien jusqu'au contrôle du groupe rhésus. Résultat supposé, A+, j'ai un doute, mon père qui a confaince en ses collègues me rassure, à la dernière minute, je file à l'anglaise. Sauvée par mon intuition, deux ans pus tard en france, lors de la dite intervention, on recherche à nouveau mon groupe rhésus et là. O+.

Deuxième fait: je reçois un coup de fil alarmant de ma nièce, ma mère serait très malade. Mourante même. J'essaie d'en savoir plus. Personne ne sait me dire quoi exactement. Son médecin, pas assez proche du patient et pas pédagoqgue pour un sous. Il avait posé ce diagnostic: cirrhose du foie. Il n'y a plus rien à faire. Le plus incompréhensible c'est qu'il lui a tout de même remis une ordonnance assez longue à faire dans sa clinique. Après des dépenses inutiles et importantes, j'ai tout de même tenu à parler à ce medecin, afin de savoir pourquoi il fallait faire tous ces examens après un diagnostic aussi décisif. Pas très heureux de me parler et de parler à ma soeur, évidement que tout le monde est intervenu, c'était le branle bas. Il a été incapable de m'expliquer comment il avait posé son diagnostic de cirrhose du foie.

Alors je fais intervenir un des médécins pour qui je travaille, les mêmes interrogations ont été faites par son confrère et là par correction sans doute, il a enfin expliqué ce qui a vallu ce diagnostic de femme en sursis à une dame âgé de 60 ans rescapée d'une guerre éffroyable et qui essayait de se refaire une santé.

Monsieur lui avait tout simplement palpé le ventre, et une simple constatation d'abdomen dur a déclenché tout un processus, et beaucoup de perte d'argent. Pour finir, mon médecin nous a demandé des examens complémentaires plus précis afin d'écarter tout diagnostic de cirrhose et de cancer du foie. Ce qui a été fait, plus le reste des examens arrachés de force au dit médecin, afin de poser un nouveau diagnostic en France, résultats envoyés par fax.

Je ne dénigre pas mais j'aime l'exactitude et la précision. Même en France, je perds de l'argent par refus de déclarer un médecin. Je veux me laisser le droit de changer si je ne suis pas satisfaite.

Désolée pour ce long commentaire, je n'interviens pas souvent ici mais ce sujet m'interpellait tout particulièrement.

Je viens juste faire la lumière sur certaines pratiques et la faille qui existe dans notre médecine, dans la médecine en général. Car, ne nous méprenons pas, partout l'on peut faire des miracles, mais ne jamais oublier qu'il existe aussi des charlatans.

Et par conséquent, il n'y a pas de mal à admirer les pratiques qui peuvent sauver des vies. Partout il y a des bons et des mauvais médecins. Demander de l'aide ou l'avis d'un confrère n'est pas une faiblesse en soi et, copiez la bonne idée des autres n'est pas mauvais non plus. L'essentiel c'est de savoir en faire bon usage.

Écrit par : willykean | 07/12/2008

Heu!? Willykean, ton expérience personnelle est très instructive sur les innombrables de medecins incompétents en Afrique (et ailleurs), mais il nous a un peu éloigné du point focal de ce sujet.

Il s'agit de considérer le bien fondé ou la prouesse technologique que représente l'utilisation d'un SMS au Kivu par un medecin blanc "humanitaire" pour amputer une chambe :

- La question des moyens a été très pertinemment posée par certains intervenants. N'y avait-il pas mieux à faire que d'en recourir à un SMS ? Il semble que si, qu'à Kivu des docteurs africains triment héroïquement pour sauver les leurs, et ont les compétences nécessaires pour conduire cette opération chirurgicale, sans recourir à un gadget, a fortiori si les moyens techniques minimums leur avaient été préalablement attribués.

Ainsi, le fait que le Blanc n'ait pas envisagé cette voie de coopération confraternelle avec ses pairs africains, EXPERTS DU TERRAIN, devrait nous interroger sur les conditions générales de la présence "humanitariste" sur le terrain africain, en l'occurrence du Kivu...

- L'utilisation d'un gadget technologique, dans un tel contexte d'urgence, sans en faire la preuve de la nécessité paraît (pour moi) être un signe de la désinvolture générale de ces busnessmen de l'humanitaire qui encombrent le théâtre des crimes commis ou encouragés par certains contre les populations africaines. Pendant que ces oisifs et autres joyeux drilles se pavanent en Rave 4 sur les théâtres tragiques africains, et ne ratent pas une coccasion de faire un "coup" de publireportage, des millions d'Africains en chair et en os meurent. Car, de toute évidence, les milliards de dollars engloutis au Kivu par "La communauté internationale" auraient très largement suffit à créer des insfratuctures hospitalières dignes de l'hécatombe extravagante de cette énième "sale guerre" infligée à l'Afrique par ceux auxquels profitent les ressources minières et minérales de cette région...

- Au total, pour moi ce SMS trahit le profond mépris pour la vie des Africains, dans un contexte d'extrême gravité, d'extrême urgence : depuis la deuxième guerre mondiale, aucun conflit dans le monde n'a fait autant de morts que celui qui ravage le Kivu, et est encore loin d'être terminé. Que dans ce contexte, un plaisantin n'est rien trouvé de mieux à faire que d'opérer par SMS indique toute la frivolité de ces parasites humanitaires qui prospèrent sur les mondceaux de cadavres de Nègres.

Noter que les criminels nazis réussissaient eux aussi des prouesses technologiques avec les cadavres de Juifs qu'ils assassinaient : utilisant notamment leurs graisses et cheveux à des fins industrielles, réalisant de grandes avancées dans la connaissance de l'anatomie humaine, A CAUSE de la dissection tous azimuts de ces innombrables cadavres...

Bref, la question cruciale est : A QUOI SERT L'HUMANITAIRE EN AFRIQUE ? QUEL EST LE BILAN DE SA PRESENCE SUR LE TERRAIN DU KIVU DEPUIS TANT DE TEMPS, AU REGARD DE L'ENORMITE DES DRAMES QUI S'Y NOUENT ????

Un gadget de plus pour distraire les africains!!!

Écrit par : ogotemmêli | 07/12/2008

je trouve les deux dernières réactions très instructivesz!

willykean, ce qui encourage les medecins à faire n'importe quoi, c'est le silence et la complicité passive des malades et de leurs proches. car en fait, l'objet de la consultation c'est quand même mon corps de malade qui m'appartient! j'ai donc (le malade) parfaitement le droit de demander au médecin comment il a posé son diagnostic, qu'est ce qu'il compte faire? j'ai parfaitement le droit de demander un second avis, de me renseigner (par sms avec un ami médecin ou un parent qui connait un médecin) ou par internet et DECIDER SI OUI OU NON j'autorise ce praticien à me soigner, tout en sachant que s'il a fait une erreur, je peux le poursuivre en civile comme en pénale. les mauvais médecins profitent de la passivité et de l'ignorance des malades.

Moi j'ai connu des confrères en france qui partait en humanitaire, c'est d'abord des gens qui sont à la recherche d'eux même.
le plus drôle c'est qu'ils prennent parfois l'avion avec des nationaux qui eux vont vendre des armes aux deux belligérants, assis à coté d'un bureaucrate de l'onu qui après avoir calculé ses indemnités de risques sourie sur son siège en lisant son journal!
l'humanitaire est comme l'onu, un gros manchin avec des contrats pour les sociétés des grandes puissances dites "donatrices"...

Écrit par : marianne | 07/12/2008

Salut,

Heureux de te retrouver, l'ami Ogo! Toujours un plaisir de te lire également!

Tu sais, brother, ces histoires-là sont si compliquées! Bien sûr, cela ne veut pas dire qu'il faut croiser les bras. Il faut AGIR! Et le plus tôt serait le mieux!

C'est vraiment écoeurant de savoir que tant de milliards sont investis à ne RIEN FAIRE dans cette partie de l'Afrique. Si, à faire du TOURISME SEXUEL!!!

Malheureusement, avec cette génération de politiciens au pouvoir, faut pas trop espérer. Avec la génération (maudite) qui circule présentement dans les allées des différents ministères, y'a quoi craindre pour l'avenir! Que faire?

...L'antique chant religieux de l'attentisme?

Écrit par : Lévy | 09/12/2008

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